ZERO SECONDE

Impacts d'Internet sur la communication, notre société, nos vies.

16 septembre 2008

Pré-diffusion TV

Lancer sa saison sur le web avant de la lancer à la télé? "Mange ta ville" le magazine d'Artv propose sa quatrième saison en exclusivité sur Internet cet automne.

mange ta villePaul Cauchon, dans le Devoir de ce matin, rapporte que l'émission Mange ta ville "entreprendra sa quatrième saison exclusivement sur Internet à la mi-octobre".

On y apprend que dix émissions hebdo seront lancés d'ici janvier, date où les trois derniers seront lancés simultanément à la télé et sur le web. Le reste de la saison télé sera composé de reprise des 10 émissions lancés précédemment sur Internet.

Étonnant?
Pas vraiment. Leur site web fait grand place aux réseaux sociaux. La série est déjà financée. Qu'ont-ils à perdre?

Franchement, c'est une bonne décision. L'émission est bonne, le contenu aussi, mais elle est diffusée sur un canal peu regardé (Artv). Le pari, à ce qu'il me semble, consiste à offrir l'accès au plus grand nombre, et provoquer un bouche à oreille qui entraînera probablement une plus grande cote d'écoute à la télé.

Crainte?
Que ceux qui craignent la dilution de l'auditoire (la télé vit dans l'insécurité permanente de la péremption accélérée de son contenu) ne s'en fassent pas.

Il est plus probable que ceux qui s'efforceront de regarder l'émission sur le web provoquent davantage de bruit autour de l'émission auprès de leur entourage que n'importe quelle publicité dont ils n'ont d'ailleurs sûrement pas le budget.

À la télé, l'auditoire aime le rendez-vous. Sur le web, l'usager butine à son gré. Ce n'est pas le même monde.

En élargissant leur bassin, l'émission peut espérer attirer du monde comme elle n'aurait pas pu le faire autrement. À suivre.

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09 septembre 2008

Fin du papier

On annonce régulièrement la fin des livres. Ce qui sera serait étonnant. Mais serait-ce plutôt la fin du papier qui s'annonce avant.

Plastic Logic, au DemoFall, hier, a montré un ultime démo, qui est un pas de plus vers la disparition du papier.



Le Kindle d'Amazon en comparaison semble grossier, lourdaud et pas très séduisant.

Donnez-moi une tablette comme celle-là (Plastic Logic n'a pas baptisé son bébé encore) qui aurait la dimension du papier (A4/US letter), solide et maniable, léger et autonome, avec les quelques fonctionnalités indispensables de Kindle (wifi notamment et mise à jour automatique) et je deviendrai le fossoyeur de l'industrie du papier.

Source: CNet (via Remolino sur Twitter)

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30 juillet 2008

YouTube Annotation

YouTube offre depuis peu "l'annotation vidéo", c'est-à-dire la possibilité de mettre du texte et des liens sur une vidéo.

Youtube AnnotationIl n'en fallait pas moins pour relancer le phénix de la vidéo interactive.

Interactive card trick
Interactive shell game
Interactive Godfather
(liens via Web Video Promoters tm)

La pub aussi s'y met :
Follow your instinct de Cossette Toronto (Via Greame)

Pas trop compris pour quelle marque c'était (mais je ne suis pas la cible), mais c'est quand même bien fait. D'ailleurs, un truc, je n'ai pas suivi mon instinct et c'était plus drôle.

Évidemment, c'est du "flash pour les pauvres" mais le côté viral qu'apporte Youtube n'est pas négligeable: pour les petites marques (mais même pour les grandes) c'est une façon simple de capter l'attention.

Je recommande l'usage de l'annotation pour vos prochaines campagnes web vidéo pour profiter de l'effet de nouveauté. Mais faites vite.

Annotation de bas de page
Et je m'attends à voir apparaître éventuellement, si ce n'est pas déjà fait, une chaîne "généré par les utilisateurs", comme un énorme cadavre exquis vidéo...

Youtube (Google) réussi là un bon coup. Je ne crois pas que les annotations marchent en "embed", alors il faut visiter le site. Encore une façon de capter l'attention...

Image: Habi
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16 juillet 2008

L'exception culturelle à l'épreuve du net

On apprend cette semaine que 17 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 251 millions de dollars sur Internet durant le mois de mai. Ça donne environ plus d'un million québécois qui ont dépensé en moyenne de 240 dollars ce mois -là.(Source VDL2-CEFRIO)

De ce total 58 % des achats ont été réalisés sur des sites situés à l'extérieur du Canada, c'est à dire 146 millions de dollars sont sorti du pays.

Pour les produits expédiés, les gloutons buraucratiques des États s'y retrouvent en taxant allègrement aux douanes. Mais pour les services, les logiciels ou la culture, c'est autre chose. Ça ne circulent pas aux douanes.

Culture d'exception
Comme la culture se dématérialise de plus en plus, il est cynique de voir ce triste retour de l'histoire: retirée du commerce globale (OMC) dans une clause d'exception (dite culturelle), la culture est traitée, en ligne, comme un pur produit. Mais cette fois-ci les États n'ont aucun plan...

"Ces dispositions [de la clause d'exception] ont pour but de spécifier que les États sont souverains et fondés à limiter le libre échange de la culture sur le marché pour soutenir et promouvoir leurs propres artistes, véhicules et porte-parole de leur culture". (source)

Je ne sais pas comment on peut "limiter le libre-échange" sans toucher à la neutralité du net... Une aide direct aux producteurs et moins de sous aux intermédiaires, peut-être?...

Finalement, on dirait que la culture est un produit comme les autres...

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14 juillet 2008

Le tourisme 2.0 passe par le 3D

Google Earth possède depuis un mois une version 3D du parc d'attractions Walt Disney World. Le site contient également 20 hôtels reconstitués et 1 500 modèles 3D. (via Actu Abondance).

Disney 3D

On se rappelle qu'il y a deux ans Google offrait SketchUp, un outil servant a créer une variété de modèles 3D de façon simple. J'avais flairé à l'époque cette ébauche de Google Earth comme plateforme.

Soudain, la planète comme interface
C'est l'émergence de Google Earth comme une plateforme de support d'information visuelle, de paysage d'information, qui tend à connecter les gens et les endroits se concrétise de jour en jour (voir mon billet)

Avec Disney World 3D, c'est une étape intéressante. Ceux qui ont visité Disney World en Floride pourront garder en mémoire plus longtemps la magie de leur séjour et, surtout, ils pourront la passer à d'autres qui ne connaissent pas les lieux. La (re)visite permet de voir en "flythrough" les magnifiques bâtiments. Même la végétation et le mobilier urbain n'a pas été oublié!

C'est ma foi une très belle initiative promotionnelle touristique. Justement, les associations touristiques se posent de sérieuses questions existentielles ces temps-ci à en croire Michelle Blanc dans son billet de ce matin.

Il serait bien possible que ce type d'initiative à la Disney se répande davantage. Du moins pour certaines villes ayant une architectures ou une configuration urbaine intéressante. Et à ce jeu, les premiers à s'y risquer s'offrent davantage de visibilité... avant que tout ça devienne banal...

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11 juillet 2008

The Guardien achète PaidContent

Pendant que la France (Paris?) s'enfonce dans d'impétueux débats sur la (non-) place des blogueurs influents dans le paysage intellectuel, leur voisin maritime achète un blogue au gros prix.

The GuardianLe vénérable The Guardien britannique achète PaidContent.org un blogue collectif très populaire pour 30 M$ pour étendre son emprise aux USA.

PaidContent est un blogue qui possède de forts revenus et fait partie de ContentNext (en fait c'est cette compagnie qui a été achetée). Il est reconnu pour la qualité de ses billets sur la nouvelle économie des nouveaux médias.

PaidContent porte maintenant bien son nom.

Cet achat montre une piste très claire pour les médias traditionnels : la dématérialisation de leur métier. Ils ne sont plus des vendeurs de papier, mais de contenu.

Sources
Scoop par Kara Swisher, débusqué par Marshall Kirkpatrick de readWriteWeb, via François Guité sur Twitter.
Annonce officielle: PaidContent.org.

Sur la polémique française, dite "Blogeurzinfluents", lire Mario Asselin: Le blogueur influent ou l'homme à abattre vu des médias pro du Net en France

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Etrangler net

"Bell ralentit volontairement le trafic sur le Web. Et cette pratique est «illégale» selon Google, qui a officiellement demandé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d’intervenir." (Source Les Affaires)

B le mauditCette histoire "d'étranglement" que le crypto-monopole Bell fait aux petits fournisseurs qui lui achètent en gros la bande passante est en soi lamentable, mais on rajoute en plus maintenant le déshonneur : c'est une compagnie étrangère qui doit taper sur la table.

Il y a deux mois je parlais justement de cette situation ridicule : Bell venait de lancer sa Boutique vidéo en ligne, un service bouffeur de bande passante, au même moment qu'il "modulait", pour garder l'euphémisme, les usages P2P.

La neutralité du net n'est pas négociable. Une compagnie étrangère se porte à la défense des citoyens canadiens. Le gouvernement a-t-il besoin de vraiment de ça pour agir? Ce n'est pas une question à laisser entre les mains des industriels. Point

Les enjeux
Que Google doive s'en mêler en dit long sur le dépérissement de la situation.

Évidemment, les enjeux sont immenses. Il faut comprendre que Google a tout intérêt à conserver la neutralité -tout comme nous. Mais dans leur cas, c'est que dans un accès libre à une abondance infinie d'information, seul un moteur de recherche permet de retrouver une information.

On a changé d'époque et le tri ne se fait plus en amont (ce que Bell souhaiterait, car les gatekeepers se prennent toujours une taxe) mais en aval (ce que Google souhaite, car il peut proposer sa publicité par mots-clés).

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10 juillet 2008

1 millions $ par Gig

Les cellulaire 3G comme le IPhone seront dans 2 ans tout à fait courants. Ce qui donnera une tout autre perspective à la notion de "se connecter" sur Internet.

À mon avis, l'intérêt réside dans l'accès à internet par cellulaire 3G : le réseau portable et mobile s'ouvre enfin au monde dans la vraie vie.

Sauf, à mon avis, au Canada.

Ou alors, vous êtes riche.
Ruined iPhone, un site de pétition en ligne, permet aux serfs numériques canadiens de rechigner (avec raison) que les tarifs pratiqués ici sont abusifs.

The next revolution will be (vraiment) payant
CFD, avec sa calculette, démontre que le tarif actuel de téléchargement de 6 Gig (sans forfait data, c'est-à-dire à 0,05$ du Ko) monte à 52 428,80$. Oui, 52K$ pour télécharger 6 Gig.

La protestation a tout de même provoqué du bon; Rogers, qui a l'exclusivité du iPhone au pays, a maintenant baissé le tarif à 30$ (C'était auparavant 300 Mo pour 30$, aujourd’hui pour le même prix c'est 6 000 Mo…).

Mais l'offre ne dure que pour un temps limité.

Ensuite, quand vous voudrez télécharger la page de Rogers (600Ko), ne soyez pas surpris de voir votre compte dans le rouge.

L'homme de 6 millions
CFD signale en passant que Bell et Telus veulent demander 0,15$ par message texte reçu (c.-à-d. pour 160 octets, ce qui revient à 0,96$ du Ko, donc plus de 6 000 000$ pour 6 Go. Oui, 6M$ pour 6 gig de data.

Jim Prentice, le ministre de l'Industrie canadien dit qu'il cherche à trouver "a solution that provides the best service to consumers at the best price,” une solution pour offrir le meilleur service au meilleur coût.

Appréhendant une révolte des moutons, le berger va dire aux loups de rentrer leurs crocs un tout petit peu...
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Lire aussi Michael Carpentier et son hilarant: Rogers et le iPhone : la tour de Babel du service à la clientèle.
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09 juillet 2008

Conversations avec Daniel Kaplan

Le 8 mai 2008, lors du passage à Montréal de Daniel Kaplan, délégué général de la Fing, j'avais animé un groupe de discussion organisé par Parole citoyenne, en collaboration avec INIS, portant sur diverses perspectives et prospectives web. Les capsules sont maintenant en ligne sur le site de l'ONF.

Les conversations à bâtons rompus qui ont durées 2 heures n'étaient pas centrées sur un thème en particulier, mais sur une multitude de sujets chauds touchant les créateurs sur le nouveau médium.

Quatre questionnements
Capsules par Daniel Roy et Ky Vy Le Duc

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27 juin 2008

Télépresence "holographique"

Ce mois-ci, sans trop faire de bruit, la téléprésence a fait un pas de géant. Couplant la technologie holographique 3D, de Pepper et un système de téléprésence, deux conférenciers de San Jose se sont retrouvés sur une scène au Bangalore, tout en restant chez eux. (167 mots; 45 sec)(modifié 27 juin)

Téléprésence HolographiqueLe Chef de la direction de Cisco John Chambers, en direct sur une scène d'amphithéâtre indien adapté pour la situation, a "téléporté" deux collègues de Californie pour un "face à face" interactif et holographique HD via le web. (vidéo)

Ceux qui ont grandi avec le capitaine Kirk et son "Beam me up" seront émerveillés. Si la technologie pouvait se développer à grande échelle, ce serait des centaines de milliers de tonnes de CO2 de moins que les "business men" envoyés en missions à l'autre bout de la planète pourront nous épargnées...

Daniel Kaplan relatait il y a peu "que le corps - biologique, charnel, sensible, physique - devient la prochaine frontière du numérique." Loin de réduire l'humain à une paire de yeux et dix doigts sur un clavier, les réseaux, de toute part, cherchent à "augmenter" l'humain.

La téléprésence holographique 3D HD, encore aujourd'hui sur les planches d'une scène, descendra inévitablement dans nos vies au travail, pour certains pans du marché, particulièrement l'industrie de la connaissance, de l'entertainment ou de l'information...

(via Sacha)

PS de 27 juin: voir commentaires à ce billet pour le détail de la technologie --et de l'abus du terme "holographique": je change donc le titre du billet pour y mettre des guillemets. L'expérience reste intéressante, mais pour d'autres raisons.

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17 juin 2008

On est pas né de la dernière recherche

Une rencontre avec un organisme ministériel ce matin m'a amené cette réflexion: venue présenter "a strategic approach to the US IT Market" l'attachée commerciale en provenance de New York devait nous proposer une vision du territoire IT new-yorkais en prévision d'une mission que des collègues d'ici feront en septembre là-bas.Il est apparu que le contenu ne dépassait pas une simple veille sur le web.

Tribu perdue sur InternetPeut-être était-ce dû au côté informel de la présentation ou peut-être que l'expertise exigeait une connaissance moins superficielle (mais peut-on dire que les TI est une niche?).

Mais elle avait devant elle des pros du web 2.0 et elle a rapidement repoussé sa "stratégie" pour se mettre à nous écouter.

Si une simple recherche sur le web permet de donner le même niveau de résultats que la personne sur le terrain en place... Mais attendez. Et si elle-même avait trouvé ses informations sur le web? Bon sang, mais c'est bien sûr!

Il y a des gens qui pensent que l'usage d'internet leur est réservé, comme un secret bien gardé. Ils vivent encore à l'époque où ne pas divulguer l'information (ou la divulguer, mais ne pas dire ses sources) représentait le pouvoir.

Hé bien, de la même façon qu'il y a deux semaines on a retrouvé une tribu en Amazonie qui n'avait jamais été en contact avec la civilisation, j'ai eu l'impression d'avoir eu le privilège d'observer de première main des membres d'un monde disparu, qui vivait sur la rareté de l'information, qu'ils dispensent au compte-goutte, en n'étant que l'heureux passeur qui a beau dire la vérité, parce qu'il vient de loin.

Je crois que des pans entiers de tels organismes tomberont en désuétude et ces postes seront rapatriés ici pour offrir un type de veille "réseau" . Il faut repenser le travail sur le terrain comme un rapporteur de première main d'une information encore non numérisée : l'intuition, les contacts humains, la visite in situ...

Sinon une armée de blogueurs, de tagueurs et de réseaux sociaux va s'occuper de faire percoler à leur place une information qui a maintenant fini d'entretenir des intermédiaires inutiles...

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04 juin 2008

Les réseaux sociaux comme extension de la culture de masse

Où je tire un peu les oreilles de Radio-Canada et explique pourquoi les réseaux sociaux poursuivent une lointaine guerre entre culture d'élite et culture populaire.

Image extrait de: Damian @ Gasoline GalleryJe suis toujours perplexe face à une certaine forme de rigidité que j'observe sur le site web de la Société Radio-Canada.

Pourtant innovatrice à plusieurs points de vue, expérimentatrice et pionnière sur les nouveaux médias, les traces de ce qui se nomme désormais web 2.0 se font encore attendre dans le secteur des nouvelles.

Aussi galvaudé que puisse être le terme web 2.0, il recoupe une notion qui ne semble pas plaire apparemment à la société d'État : la participation. Je précise, la "participation" dans la présentation du contenu.

Je ne saisit pas pourquoi, en 2008, il n'est toujours pas possible d'y trouver une section qui me permette de savoir les articles les plus consultés, les plus envoyés, les plus recherchés ou blogué sur le site.

Suivez le guide
Voilà belle lurette que le New York Times propose une section "most popular" à l'accueil où il est possible de savoir ce que les lecteurs se sont le plus envoyé par courriels, ou ce que les blogueurs ont le plus lié, ou ce que les internautes ont le plus recherché sur le site.

Il y a comme une culture de la "programmation" chez Radio-Canada qui les empêchent de laisser une "autre" façon de présenter les nouvelles.

Un onglet 2.0
Qu'est ce que ça coûte d'avoir un onglet secondaire qui me permet de connaître instantanément les nouvelles les plus consultées dans les dernières heures au lieu de passer par la mise en page arbitraire et totalitaire du chef de pupitre?

Il fait sûrement un bon travail, mais il ne peut pas remplacer l'efficience de toute une armée d'internautes. Pour un radiodiffuseur public national au service de la population, on peut se poser la question.

Bien sûr d'autres radiodiffuseurs ont le même travers, mais ils n'opèrent pas à même mes impôts.

Et surtout, surtout, si je choisis src.ca comme source d'information privilégiée, je suis de facto dans une communauté d'intérêts, celle qui estime cette grande institution culturelle. Et j'aimerais bien connaître le goût de mes conavigateurs. Après tout, nous estimons les mêmes choses. J'estime aussi par la bande leurs choix collectifs.

Les abonnés de leurs abonnés sont mes abonnés
Que Radio-Canada me donne accès à ces préférences ne serait que dans la suite des choses, que ça s'appelle web 2.0 ou non, la participation, même passive, comme les statistiques de consultation, me sont tout aussi précieuse, sinon plus, que ce que pense le chef de pupitre à un moment donné.

Cette gêne apparente (techniquement, ce n'est pas un problème, elle est d'ordre politique) cache peut-être chez Radio-Canada, au choix, un vertige, une incompréhension, un mépris ou une vision élitiste.

Je dis élitiste parce que probablement, si c'est le cas (et même si ce ne l'est pas, vous avez sûrement rencontré ce type de réflexion à propos de la "participation du public"), la "sagesse des foules" ne donne que de la culture populaire et la culture populaire ce n'est jamais bon.

Barbares aux portes de (Bernard) Derome
Comprenez-moi bien, ce type de réaction est normal: si on paye cher des experts pour "programmer" ce que le peuple veut, pourquoi demain des amateurs peuvent-ils venir dire ce qui est bon? Sinon à quoi servent les professionnels?

Ne me dites pas que cette idée ne vous a jamais effleuré l'esprit lors de la montée du web 2.0: tous ces amateurs incultes qui influencent par la base une structure alors que les institutions ont mis longtemps à former des spécialistes pour faire le travail.

Pensons aux médias citoyens (des va-nu-pieds qui prétendent être des journalistes) comme Agoravox, ou à Wikipédia (des barbares qui dictent l'encyclopédie du savoir).

Saint-Wikipédia, priez pour eux
Je me rappelle d'ailleurs la première fois que j'ai dû expliquer Wikipédia à une grande institution culturelle au pays en 2005: dès que j'ai mentionné que "tous pouvaient modifier l'encyclopédie", on m'a répondu, d'un geste brusque comme si on cherchait à chasser un moustique: "Ah! ce n'est pas crédible!" Et la conversation était terminée.

Je crois que ce type de réaction, normale au début, je le répète, est basé sur une méconnaissance de la culture populaire.

On sourit à l'idée que la télévision avait été auparavant le parangon de la culture populaire, bas de gamme, face aux autres "vraies" expressions culturelles (opéra, ballet, etc.).

Aujourd'hui, c'est elle qui cherche à se distinguer de la "culture populaire".

Guerre de cultures
Il faut comprendre ici que la consommation culturelle de l'élite, de tout temps, est un comportement de groupe restreint (dès qu'elle s'étend, elle devient "populaire" par définition) qui a l'avantage de resserrer les liens proches dans un réseau social. La valeur des conversations sur le thème culturel ne s'étend guère au-delà du cercle rapproché. Je ne crois pas que vous tiendrez une conversation très longtemps avec votre entourage à propos d'un Opéra de Verdi.

À l'inverse, la culture populaire a le pouvoir de transcender son réseau social rapproché et de connecter ce qui est appelé les liaisons faibles (weak-tie), ces connecteurs aux limites de notre réseau social qui donne accès à d'autres réseaux sociaux. Le sport est l'exemple parfait : vous pourrez surfer à travers tout le pays sans jamais manquer de conversation.

Il est tout à fait normal que la montée des réseaux sociaux dans le web 2.0 soit un engouement populaire, du bas vers le haut, puisqu'il est le fait d'individu issu de la culture populaire.

Les réseaux sociaux sont des cultures de masse
Autrement dit, la culture populaire permet l'extension du réseau à travers les maillons fiables, une croissance exponentielle que l'on aperçoit dans FaceBook, MySpace et SkyRock. La culture de l'élite renforce, elle, surtout, les liens existants.

La culture populaire joue sur le rapprochement des réseaux: la conversation se nourri de sujet qui traverse les réseaux sociaux. FaceBook n'est d'ailleurs qu'un jeu. Ni plus ni moins.

Un jeu de société
Le spectacle du monde est un spectacle sans fin, divertissant et instructif. On peut le faire à la table d'un café, en regardant la télévision, en lisant les journaux ou en voyageant. Et aujourd'hui en "réseautant".

Ce spectacle est un jeu : on décide quelle partie regarder, combien de temps on l'écoute et avec quel degré d'implication on s'investit. On distingue à ce jeu une portion "noble" et une portion "populaire": le spectacle du monde "sérieux" et un spectacle du monde "léger". La culture "sérieuse" et la culture "populaire"...

Il est normal d'avoir une crainte face à la montée de la "culture populaire". Mais dans une société en réseau, rester enfermer dans son petit cercle ne semble pas être la voie de l'avenir. C'est un jeu.

Alors j'aimerais bien que Radio-Canada me laisse jouer avec mes petits copains.
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Image : Damian
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26 mai 2008

Mais où trouvent-ils le temps?

À la recherche du temps perdu. Comment mal interpréter le temps investi dans les médias participatifs...

ShirkyNotre cerveau a bénéficié d'une réduction du temps de travail, à partir de la révolution industrielle, pour se "libérer l'esprit". Ce surplus a été par contre entièrement dilapidé par la consommation de contenu télévisuel, au cours du dernier demi-siècle...

Collectivement, l'ensemble de ce surplus cognitif a été passé à se distraire. Et une industrie du contenu soucieuse de remplacer le matériel aussitôt qu'il devient désuet a prospéré sur l'angoisse existentielle que crée ce vide occupationnel qu'offre la réduction du temps de travail quotidien.

Anecdote
Clay Shirky au dernier Web 2.0 Expo rapporte la savoureuse anecdote suivante: une productrice télé discutait avec lui à propos de Wikipédia, notamment de l'article sur Pluton, caillou du ciel qui a été remis à sa place, et dont le déclassement a créé un déluge d'écriture, de réécriture et de commentaires, tous conservés sur le site.

Et tout à coup, incrédule, elle demande : mais où trouvent-ils le temps? ("Where do they find the time?")

Il m'arrive aussi régulièrement d'être pris à expliquer "comment ils font" et "où prennent-ils tout ce temps"? Avec un léger sous-entendu qu'une telle folie va se résorber lorsque viendront les choses sérieuses, lorsqu'ils se mettront "à travailler sérieusement". Pour ne pas dire que tout ce temps est "gaspillé" à des choses futiles.

Calcul du temps perdu
Ce que Shirky a fait, c'est de calculer justement ce "temps perdu" à écrire sur Wikipedia. Tout Wikipédia. De la programmation aux créations de page, commentaires, discussions, et ce dans toutes les langues.

Il a calculé à vue de nez que tout ce temps représente environ 100 millions d'heures.

Disons que c'est un ordre de grandeur plus qu'un chiffre exact. 100 millions d'heures cerveau engouffré dans le projet Wikipédia jusqu'à ce jour.

Et ensuite, il calcule le "temps perdu" à la télévision: 200 milliards d'heures. Aux États-Unis. Chaque année.

Ce qui représente 200 projets Wikipédia par année. Passé actuellement à regarder la télévision à la place.

Mieux. 100 millions d'heures par week-end sont passées exclusivement à écouter des annonces publicitaires.

La société de participation
En fait, ce que Shirky veut signaler, c'est que le temps consacré à Wikipedia n'est qu'une goutte d'eau dans la dépense du surplus cognitif alloué par la révolution industrielle.

Le web, et son architecture de participation, donne simplement le ton de ce que pourrait être l'humanité si ce surplus cognitif pouvait s'affranchir de la télévision.

Nous sortons de la société des loisirs. Dieu merci. Nous entrons dans la société de participation. Les médias qui sauront harnacher la participation de l'audience s'en sortiront.

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24 mai 2008

Microsoft ferme Live Book Search

On apprenait hier que Microsoft fermerait ses projets "Live Search Books" et "Live Search Academic" la semaine prochaine. Signe de changement d'époque.

Les projets offraient un partenariat de numérisation des contenus pour les bibliothèques et les éditeurs. On sait que le nerf de la guerre était, il n'y a pas si longtemps pour les moteurs de recherche, de recueillir le maximum de contenu, quitte à aller le chercher dans les livres, pour créer une masse critique et attirer les internautes.

Numéri$er
La bataille que se livrait Google et Microsoft sur ce terrain relève maintenant d'une autre époque (bataille que Microsoft vient de perdre). Numériser pour les bibliothèques et les éditeurs étaient, avant, inabordable pour eux. Le financement des telles initiatives était nécessaire.

Que Live Search Book disparaisse indique qu'aujourd'hui la numérisation est entre les mains des ayants droit et que le mouvement de numérisation est bel et bien amorcé dans les milieux traditionnels. Peut-être que la numérisation des collections existantes reste à faire, mais les récentes parutions en quantité (et en valeur) plus grande forcent à recentrer les priorités

Aval€r
Bien sûr, Microsoft continue d'offrir l'accès aux livres dans son moteur de recherche, mais plus comme une base de données à part. On les retrouvent dans la base centrales des documents internet. On ne sait pas comment Google Books va réagir encore.

Mais il est à prévoir que les fonctions "recherche" et "découverte" de leurs livre relèveront probablement des éditeurs dans un très proche avenir. Le "rayonnement web" devient une tâche de l'éditeur de livre.

Internet vient d'avaler la sphère du livre. [Ajout du 11 juin: On pourrait y voir aussi un lapsus: Google vient d'avaler la sphère du livre.]
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Lire aussi : modèles économiques pour la gestion des droits numériques chez Martin Robert
et aussi la justesse de l'intuition d'Olivier Ertzscheid sur la marchandisation des catalogues bibliothécaires.
Mise à jour 11 juin: Interrogations à la suite de l’arrêt du programme Live Books de Microsoft d'Alain Pierrot

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20 mai 2008

3 jours de deuil sur l'internet chinois

Deuil national en Chine. Jusqu'au 21 mai, 3 jours durant, les Chinois ont reçu un mot d'ordre : "Pas d'amusement public". C'est que le gouvernement central a trouvé de mieux comme soutien en faveur des victimes du séisme de la semaine dernière. Mais voilà, Internet subit aussi ce "black out". Et vous qui pensiez qu'internet était du domaine privé.

Dès hier matin, les deux principaux portails chinois Sina.com et Sohu.com ont banni de leur page d'accueil tout contenu qui n'était pas de l'information. Même la couleur a disparu. Impossible d'accéder au moindre jeu sur The9, y compris World of Warcraft.

Selon Aujourd'hui la Chine, un ministère a déclaré "L'atmosphère sur Internet doit être respectueuse du deuil national. Tous les portails d'information et commerciaux doivent organiser une campagne de deuil en ligne qui favorise la participation de tous et reflète les maux et le patriotisme des internautes (...) Les sites qui ne s'y plient pas encourent la fermeture et des poursuites."

"Penser autrement" semblent ne pas refléter le "patriotisme des internautes"...

Les séismes entraînent toujours des risques d'épidémie. Sur l'Internet chinois, la menace est contenue, à ce que je vois...

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18 mai 2008

Le CRTC doit-il inclure internet?

Le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunication du Canada) a lancé vendredi dernier un Avis de consultation sur la radiodifussion et les nouveaux médias. À nous de leur expliquer.

Il y a quelques mois j'avais écrit quelques billets à ce sujet.
Maintenant c'est à votre tour de vous faire entendre auprès du CRTC:
Appel aux observations sur la portée d’une prochaine instance dédiée à la radiodiffusion canadienne par les nouveaux médias

Compte tenu de l’expansion et de la complexité du secteur de la radiodiffusion par les nouveaux médias, le Conseil sollicite des observations sur l’étendue des enjeux ainsi que sur les questions liées à ces enjeux. Toutes ces observations seront débattues lors d’une prochaine instance dédiée à la radiodiffusion par les nouveaux médias, y compris les questions suivantes :

* Quelle est la portée de la radiodiffusion par les nouveaux médias?
* Faudrait-il des mesures incitatives ou réglementaires pour créer et promouvoir le contenu canadien de la radiodiffusion par les nouveaux médias?
* Existe-t-il des barrières à l’accès au contenu canadien de radiodiffusion par les nouveaux médias?
* Quels autres objectifs stratégiques de radiodiffusion devraient être examinés dans le cadre de cette instance?

La date limite du dépôt des observations est le 11 juillet 2008.
En 1999, elle avait exempté les entreprises des nouveaux médias des règles imposées aux secteurs des télécoms et de la radio-diffusion. Aujourd'hui, le Conseil veut savoir si elle doit mettre au pas les nouveaux médias pour atteindre ses objectifs dans sa politique culturelle...

à suivre de très près...

(via Stéphane Waffo)

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Se faire "pourrielliser"

Un pourriel ("spam") est ce message nonsollicité que vous recevez dans votre boîte aux lettres électronique. Qui inonde votre boîte je devrais dire. Mais aujourd'hui je me demande si je ne dois pas l'intégrer dans une évaluation de ma notoriété. Je m'explique.

Un courriel circule en provenance de la Côte d'Ivoire vous annonçant que vous avez gagné 85k € dans une tombola. Et c'est signé "DIRECTEUR MARKETING: AVISO-CI Mr Martin Lessard"

On utilise mon nom maintenant. Remarquez que cela aurait aussi bien celui d'un autre. Mais la probabilité de voir mon patronyme apparaître est trop rare pour ne pas être un signe que ce nom a été choisi en random sur une liste existante de popularité.

Consécration? ;-) je vous avoue que se faire "pourrielliser" son nom est un indice de popularité dont je me serais bien passé...

Mais aujourd'hui avec la prolifération des profils de réseaux sociaux, tout le monde aura un jour le droit à 15 pourriels de gloire!

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06 mai 2008

Microsoft-Yahoo : et maintenant?

Hervé Le Crosnier sort un texte à chaud sur la fusion manquée entre Yahoo! et Microsoft, publié sur le blogue d'Affordance.

Il avait déjà écrit un texte lors de l'annonce il y a quelques mois où il relevait deux points importants :

  • La nécessité pour Microsoft de contrer la domination de Google sur le marché publicitaire
  • Le risque pour Microsoft de faire évoluer ses logiciels en tant que service
Dans son article d'hier, Hervé commence par passer en revue l'énergie dont Yahoo! a fait preuve dans le dernier mois pour montrer comment sa domination sur le marché de publicité de marque peut s'étendre aux autres formes de publicité : l'achat d'IndexTools, une société d'analyse marketing en ligne; les premières démonstrations de AMP, son futur système de place de marché publicitaire; le lancement de Yahoo!-Buzz un Digg-like, à la "puissance Yahoo!".

Cultures échangistes
Il insiste ensuite pour souligner comment les deux cultures d'entreprises, entre Yahoo! et Microsoft, diffèrent largement l'un de l'autre. Le surcoût de la fusion des deux structures par Microsoft aurait été en sus du coût d'acquisition des actions et aurait été non négligeable ("départ de chercheurs de chez Yahoo!, nécessité d'accorder des primes importantes pour garder les informaticiens clé...").

Microsoft a jeté l'éponge la semaine dernière, et c'est un signe, car l'argent ne peut pas tout acheter : une fusion de force aurait fait fuir les meilleurs éléments de Yahoo, un savoir-faire que Microsoft convoitait. Valeur négligeable autrefois, les ressources humaines sont considérées aujourd'hui bien avant l'actionnariat. Hervé fait bien de le noter : " l'intégration d'équipes ne peut se faire que de façon volontaire". Surtout dans ce domaine où les ressources de qualité sont rares.

Le coeur de l'enjeu
Il s'agit de "se positionner dans le cadre de la "délinéarisation" des médias (on va lire/écouter/regarder telle ou telle émission ou document suivant des "agrégateurs de programmes" et non suivant le flux régulier d'un média). (...) Chaque "article" ou "émission" devra trouver son lectorat en marge de l'audience générale de la (ou des) chaînes qui vont les diffuser."

Dans un tel contexte, la recherche, c'est bien, le buzz c'est mieux. Yahoo pouvait apporter à Microsoft un peu des deux.

Il n'en fait pas mention, mais il m'apparaît clair qu'un tel enjeu nécessite la maîtrise aussi des réseaux sociaux et de l'art de faire croître les échanges dans des communautés. L'investissement dans FaceBook devrait permettre de favoriser cet apprentissage.

Et maintenant?
Le cours des actions de YHOO a chuté hier (environ -15%), revenant grosso modo au chiffre d'avant l'offre de Microsoft (même un peu plus haut) alors que le actions de Microsoft ont monté (environ +1%) mais sans retrouver son niveau au moment de l'offre.

Scoble semble porté, dans un excès coutumier à la twitter, à déclarer Microsoft perdant (il considère la période entre la déclaration de l'offre et le moment de son retrait) en jugeant sur le cours des actions. Et pourtant, Yahoo a chuté et Microsoft monté hier. Je crois qu'il ferait mieux d'attendre : l'enjeu n'est surtout pas une question de valeur des actions...

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05 mai 2008

Profil unique vs granularité des centres d’intérêt

Hubert Guillaud d'Internet Actu porte à notre attention sur un billet sur la complexité des réseaux sociaux qui ne permettent pas la granularité des centres d’intérêt!

La plupart des réseaux sociaux estiment que nous sommes proches des gens avec lesquels nous sommes en contact. Mais l’intérêt que nous avons dans les autres (et les autres en nous) est rarement de 100 % et il est même plus rare encore que ce 100 % d’appréciation soit égal dans les deux directions”. (traduction de H.Guillaud)


Pour en lire plus:
Explaining the Granular Social Network : Social Tools Need to Embrace Granularity

Ce à quoi ça me fait réfléchir
Si vous construisez ou animez un réseau social, pensez au fait que l'individu puisse ne pas représenter la pierre angulaire du réseau social. C'est plutôt un (ou plusieurs) de ses champs d'intérêt qui représente(nt) la brique sur laquelle il faut bâtir les flux.

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01 mai 2008

Invitation : 5@7 pour Daniel Kaplan à Montreal le 8 mai

De la grande visite! Daniel Kaplan, délégué général de la Fing en France, vient à Montréal le 8-9 mai 2008 avec un peu de temps libre. M'enfin, plus vraiment, parce que je lui organisé son horaire pour qu'il rencontre le maximum de gens et il n'a plus aucun temps libre à lui ;-)
Heureusement, je lui ai réservé un 5 à 7, jeudi prochain le 8 mai 2008 au Café Méliès pour qu'il puisse vous rencontrer.

Venez discuter avec lui, venez réseauter. Voyez ça comme un Yulbiz spécial, ou un geek cocktail ou un Fing Meetup où vous êtes invité à venir lui parler et à rencontrer à ceux qui s'intéressent à la FING.

On ira manger dans un resto sympa, après, pour ceux qui veulent.
Qu'est-ce que la FING?
C'est la Fondation Internet Nouvelle Génération, créée en 2000, un organisme qui a pour mission de "faire de la France, en Europe, le creuset d'une dynamique d'innovation numérique au service de la performance économique et du développement humain".

Fing est un groupe de veille prospective technologique (je n'hésite pas à dire que c'est un Cefrio à la puissance 10), une association pour susciter une réflexion sur les usages de l'Internet de demain : multiunivers, ville 2.0 , identité numérique, et tous usages innovants des technologies (internet, téléphone, radio, télévision, énergie) y compris en lien avec l'éducation supérieure et les arts.

Ce que j'aime le plus par-dessus tout, c'est leur transparence, la FING est derrière le blogue InternetActu.net (blogue
collectif de veille) et l'Université du printemps (rencontre annuelle ouverte de réflexions ) dont la prochaine rencontre à lieu en juin sur le thème "Plus longue la vie, l'innovation par et pour tous les âges de la vie".

La FING est aussi derrière le Carrefour des possibles (une pépinière de projets techno) et aussi correspondants.org (échange Nord-Sud sur les nouveaux usages) et certains BarCamp (notamment sur l'identité numérique)

Daniel Kaplan a été désigné en 2002 par le magazine Newbiz comme l'une des 100 personnalités qui "font vraiment bouger la France". Il est membre de la Chambre d'experts du programme e-Europe, membre du Conseil stratégique des technologies de l'information (auprès du Premier ministre) et co-fondateur et administrateur du Chapitre français de l'Internet Society.

Vous voilà avec une occasion rêvée,en début de soirée, jeudi prochain, après le boulot, pour venir faire un tour et le rencontrer...

Groupe Facebook pour l'événement

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