ZEROSECONDE.COM: Blog corporatif (par Martin Lessard)

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Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

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[M2 #8] Conversation et entreprises (avec B. Descary)

Le Graal, c'est les médias sociaux. Toutes les entreprises veulent en profiter. Peu réussissent

Huitième balado de M2. Benoit Descary est un des blogueurs techno les plus suivis au Québec. Consultant, conférencier, formateur, il traite de l’actualité du Web2.0 et des médias sociaux depuis plusieurs années.



«Conversations, conversations, est-ce que j'ai une gueule de conversation?»

De la même façon que le web a changé la façon de faire du commerce dans les années 90-2000, les médias sociaux ont de 2005 à 2010 changé de nouveau la donne. La vitesse à laquelle tout cela change ne doit pas nous faire perdre de vue lʼapproche stratégique : le choix tactique dʼune plateforme doit se faire seulement après avoir développé sa stratégie, et cette stratégie doit être toujours être liée aux besoins de votre entreprise. Et non pas lʼinverse.

Benoit raconte sa vision des choses et partage son expérience. Il y a bien sûr, en partie, un effet de mode dʼêtre présent dans les médias sociaux, mais pour réussir à arrimer cette culture des réseaux avec celle de votre entreprise, ça demande plus que juste d'ouvrir un compte Twitter. Benoit nous dit pourquoi.  Nous l'avons rencontré au Café Cherrier un jour de pluie -- on devait l'interviewer au carré St-Louis.

Allez sur iTunes pour vous abonner à toute la série M2.

Pour écouter juste cette émission: M2 #8 :: Conversations et entreprises (Benoit Descary)

Cette émission vous est proposée par Martin Girard et moi-même. Plus d'info.

Qu'est-ce que M2?

M2, c'est M au carré, car nous nous sommes deux Martin derrière la réalisation de cette balado. M, aussi pour mutation. Mutation au carré, car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

M2 se veut des conversations autour des métamorphoses apportées par les technologies numériques. Cette baladodiffusion est un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique avec des gens qui pensent le numérique.

Abonnez-vous sur iTunes ou directement sur le fil XML (feedburner) de l'émission,

Pour accéder à tous les billets qui touchent la balado M2, cliquer ici

Credibilite de la blogosphere

Paru dans le lettre d'info de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) (Via Isabelle Quentin, mon éditrice qui commence à aimer les blogues ;-)
Blogues et médias : du pareil au même

L'équivalent australien du Bureau de la concurrence croit, en se basant sur une recherche de Technorati, que le public internaute tend à ne plus voir de différence en matière de crédibilité entre les blogues et les médias traditionnels.

Pour le président de l'organisme, Graeme Samuel, les médias traditionnels ne peuvent plus penser que le public va toujours finir par se tourner vers eux pour s'informer.

C'est ce point de vue qui amène notre CRTC à croire qu'il n'y a plus de raison de contrôler la propriété des médias puisque l'info, tout comme Dieu, est partout et notamment dans les blogues.
Source à l'origine de cette note : Blogs as reliable as mainstream media (ACCC)

Crédibilité versus confiance
J'écrivais justement dans le chapitre de mon livre sur l'influence:
"On s'entend généralement pour dire que la crédibilité est une perception. C’est un attribut donné par l’observateur à une information, à une personne, à une institution. Elle n’est pas une propriété innée d’une personne, mais une caractéristique attribuée par les autres. Cette faculté de donner de la crédibilité s’appelle la confiance." ("Bloguer pour influencer", in Pourquoi bloguer en milieu d'affaires, à paraître)
Dit plus crûment, la confiance est la méthode utilisée pour s’éviter de faire la preuve chaque fois, de vérifier chaque point. Parce qu'on lui donne notre confiance, à tort ou à raison, la blogosphère a une influence. On peut contester l'ampleur, mais pas le fond.

Blogues et médias : pas pareils, pas les mêmes
Cette acquisition de crédibilité notée dans l'article peut laisser pantois, mais il semble être devenu un fait. On fait confiance aux blogueurs, certes, mais il s'agit maintenant d'éduquer les citoyens à exercer une pensée critique, car les institutions traditionnelles avaient une éthique et un mécanisme qui justifiait leur crédibilité. Dans la jungle de l'information, il est facile de croire ceux qui nous bernent.

Que voulez vous?
Et en passant, à lire aussi sur le site de FPJQ : Les citoyens (américains) ne choisissent pas les mêmes informations que les journalistes

On y apprend que "les médias traditionnels concentraient leur attention sur une dizaine de grandes histoires qui occupaient à elles seules 51% des nouvelles".

Sur les sites de contenus générés par les utilisateurs (Reddit, Digg et Del.icio.us) "ces sujets étaient presque absents des trois sites citoyens étudiés, ils ne représentaient que 5% des thèmes abordés".

À noter aussi : "Le contenu international est par ailleurs nettement plus présent dans les médias traditionnels que dans les trois sites examinés." Tiens, tiens, tiens, le local est une préoccupation citoyenne...

En route vers l'imprimerie

Voici des nouvelles du livre "Pourquoi bloguer dans un contexte d'affaires", un collectif dans lequel j'ai écrit le chapitre "Bloguer pour influencer". La mise en page est terminée. Je viens de voir à l'écran ce à quoi ça ressemblera! (Voici une image de la p.17). La prochaine étape, c'est la planche à imprimer! Je vous en donne un petit extrait plus bas.

La sortie sur les étagères est prévue pour la mi- ou fin-novembre 2007 au Québec et en février 2008 pour la France.

On ne sera pas au salon du livre de Montréal, finalement, ah! conflit entre le distributeur et les administrateurs du salon -- Il y a tellement de gens impliqués dans la chaîne, si vous saviez! Ça me donne une tout autre perspective à l'acte "d'autopublier " qu'est celui de bloguer.

Mais avant la sortie publique, les premières copies sorties des presses, disponibles au début du mois de novembre, seront réservées et expédiées tout de suite à ceux et celles qui ont commandé leur livre en prévente. Question de leur donner la primeur ;-) On se prévoit une séance de dédicace en groupe pour ces privilégiés et les livres seront envoyés par la poste.

Extrait
Je crois que c'est "l'influence" qui donne l'aplomb à toutes les raisons de bloguer discutées dans le livre (bloguer pour vendre, informer, apprendre, se définir, se "réseauter", faire de la vidéo, communiquer, provoquer, se souvenir).

Bloguer pour influencer (extrait de mon chapitre)

Pourquoi Bloguer dans un contexte d'affairesVeut-on vraiment bloguer pour influencer? Rares sont les cas de figure où quelqu’un commence à bloguer avec cette idée à l’esprit. Tous remarquent que l’influence apparaît comme un effet secondaire. L’influence, à ne pas mélanger avec la manipulation, est un art qui se cultive et un pouvoir qui se mérite. C’est la base pour accomplir toutes les autres raisons de bloguer discutées dans ce livre.

Influencer, c’est le rayonnement moral et intellectuel, c’est l’autorité en tant que pouvoir social, un pouvoir d’exercer un effet sur l’opinion publique. Vouloir influencer, c’est la conséquence logique du leadership. Les blogueurs, qu’ils le veuillent ou non, dans leur sphère respective, sont des influenceurs. Les meilleurs le comprennent très vite et se positionnent rapidement dans leur créneau.

Je vous invite dans ce chapitre à comprendre les sources de l’influence des blogueurs. Nous verrons comment ce pouvoir émerge de la blogosphère et pourquoi cette dernière a acquis une légitimité aux yeux de son public. Vous serez vous-même en mesure de saisir les mécanismes pour devenir un influenceur dans votre domaine.

Nous allons ainsi remonter au début du processus, retrouver le véritable moment où tout bascule entre une simple page Web et un site visité par des milliers de personnes. Nous devons d’abord comprendre le fondement de la crédibilité et ensuite remonter le cours des choses jusqu’à la confirmation de l’autorité du blogueur dans la sphère publique.

(...)
Ceux qui me lisent voient déjà que je touche un des thèmes que j'aime aborder dans mon blogue. Pour comprendre la notion d'influence, dans mon livre, j'ai essayé d'aborder la notion de crédibilité comme une perception et qui se traduit communément par "confiance".

Dans nos sociétés hypermédiatisées, nous avons bâti des institutions de la crédibilite (les médias, des corporations,etc.). Sauf que voyons maintenant poindre une "perte de confiance" dans ces institutions. L'émergence de l’autopublication accessible à tous, qui dépeint le « monde tel qu’il est », ce monde vu par ceux qui y vivent (et non pas seulement qui le rapportent), n'y est pas étrangère.

On appelle ces gens qui autopublient les nouveaux intermédiaires et j'explique qu'il s'opère un transfert de légitimite quand ils pointent vers des ressources des institutions. L'abondance de l'information donne du pourvoir, non plus à ceux qui génèrent de l'information, mais à ceux qui la sélectionnent et la filtre pour nous.

Leur passage dans la sphère publique s'explique par un arrimage dans l'écologie de l'information où les médias ont besoin de sonder les interrogations ou les intérêts du peuple pour leur donner ce qui l'intéressent. L’autorité d’influencer l’opinion publique vient d'être donnée.
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Technoratitechnorati tags:

Pourquoi bloguer (dans un contexte d'affaires)

Voilà la couverture du livre dans lequel j'ai écrit le premier chapitre "Bloguer pour influencer". Il est maintenant en pré-vente en vente (MàJ nov '07). La sortie est prévue pour le salon du livre de Montréal le 15 novembre 2007.



L'influence du blogueur
Influencer, c’est le rayonnement moral et intellectuel, c’est l’autorité en tant que pouvoir social, pour exercer un effet dans l’opinion. Vouloir influencer n’est que la conséquence du leadership. Les blogueurs, qu’ils le veulent ou non, dans leur sphère respective, sont des influenceurs.

« Ce que les blogueurs ont remarqué, c'est que rapporter un événement, le crée plus qu'il ne le rapporte. C'est leur premier pouvoir : "créer" la réalité. Ensemble, par la force du nombre, ils donnent à voir ce qui se passe d'une autre façon. »

J'aborde dans mon chapitre les raisons de l’influence des blogueurs et ses mécanismes à l’oeuvre, comment la qualité émerge de la blogosphère et pourquoi cette dernière s’est forgée de toute pièce une légitimité auprès de son public.

Je remonte ainsi au début du processus, au véritable moment où tout bascule entre une simple page web et un site visité par des milliers de personnes. Il faut comprendre le mécanisme de la crédibilité en premier pour comprendre ensuite la reconnaissance de l’autorité des blogueurs.

Un collectif, dix blogueurs et une vision: bloguer!
Ce livre, édité chez IQ, a été écrit à vingts mains par des blogueurs influents sur la blogosphère québécoise. J'ai écrit le premier chapitre, bloguer pour influencer.

Voici leur nom et le titre de leur chapitre.

Michel Leblanc Bloguer pour vendre
Tristan Péloquin Bloguer pour informer
Mario Asselin Bloguer pour apprendre
Sylvain Carle Bloguer pour se définir
Marie-Chantale Turgeon Bloguer pour se connecter
Philippe Martin Bloguer pour être vu
Marc Snyder Bloguer pour communiquer
Martin Ouellette Bloguer pour provoquer
Claude Malaison Bloguer pour se souvenir

Video: lancement du livre.

« Achetez le livre avant le 15 octobre 2007 , faites autographier votre copie par l'auteur et obtenez en plus, un rabais de 4.95$ (sur le prix de vente de 29.95$ ) » (je me ferai un plaisir de vous l'autographier ;-)

La période de prévente est terminée, mais on peut encore commander en ligne.

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(dernière mise à jour: 8 jan 2008 11h47)

Source d'influence numero 1 : les blogs

Quand il s'agit de passer un message viral B2C ou B2B, la blogosphère est en première ligne. eMarketers montre, chiffre à l'appui, qu'utiliser les blogues comme courroie de transmission est la meilleure tactique. (via Yannick Manuri)

Ceci dit, il s'agit de voir comment intéresser les blogueurs à transmettre votre message. On n'attrape pas des mouches avec du vinaigre.

Tout cela pourrait engendrer une lassitude si nous croyons que les blogueurs se laissent influencer facilement. Une évolution nouvelle peut être pensée et transformer notre manière de communiquer. La culture des blogues, tôt ou tard, devra être suivi même dans les agences (relisez le Manifeste des Évidences de Cluetrain).

La blogosphère peut permettre ce renouveau, en autant que chacun se pense non pas comme un relais mais bien comme un filtre.
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Harnachez l’intelligence collective

On imagine souvent que l'intelligence collective est un monstrueux Einstein à mille têtes ou un piteux magmas de pensées divergentes, utile seulement pour résoudre des équations de Lorenz. Pourtant, on trouve de l'intelligence collective dans un ensemble de petits gestes innocents et qui donnent pourtant des insights très intéressants.

(je poursuis ici une série de billets suite à ma conférence donnée au Webcom2007 intitulé Exploiter les outils web 2.0 à votre avantage)


Anti-sèche #3
Voici une autre de mes "cheat sheets" pour repenser votre site en utilisant l'intelligence collective de façon toute simple.

L'intelligence collective, version nano
En évitant de voir l'intelligence collective seulement comme un secteur de la gestion des savoirs (KM) et en en conservant seulement une définition étroite, axée sur les gestes des usagers, vous vous permettez, de façon simple, d'accéder, via des inférences, à une connaissance de votre auditoire.

Cette intelligence (avec un petit i) est la somme statistique d'une multitude de petites décisions que vos utilisateurs ont prises en entrant, en naviguant et en sortant de votre site. On peut voir une forme d'intelligence dans le comportement des utilisateurs : le choix des mots-clefs pour entrer dans votre site; les pages visitées (ou non visitées) ; une séquence de clics particulière; le temps pour emplir un formulaire; l'heure à laquelle ils accèdent votre site; tous ces petits comportements décrivent un ensemble de patterns qui font émerger un ou des portraits types.

Amplifiez le signal
Ensuite, faites une boucle de rétroaction : redonner ces données aux utilisateurs. Par exemple, indiquez les sections les plus visitées, les plus appréciées (si vous avez un système de vote), les plus liées (via technorati, Google blog search ou del.icio.us). Mixez et remixez ainsi les informations obtenues pour créer du sens, une intelligence.

Votre banque de données s'enrichit au fur et à mesure que le temps passe, créant une richesse unique et exploitable qui peut servir en retour pour améliorer vos services.

lntelligence statistique
C'est offrant des choix qu'une certaine forme d'intelligence collective apparaît. Offrez la possibilité d'évaluer votre contenu (avec un système d'étoile par exemple) ou de le taguer, ou de le mettre en signet sur de nombreux systèmes sociaux. En offrant des chemins alternatifs pour se rendre à une information, vous offrez la possibilité qu'ils vous disent ce qu'ils préfèrent.

Flexibilité
Utilisez des outils "ouverts": si vous permettez le mashup de vos datas, il est possible que quelque chose d'imprévu émerge. Si vous avez un outil de sondage en ligne, pourquoi pas offrir la possibilité à l'usager de rédiger une question qui sera ajoutée? Mybloglog permet d'afficher la photo des abonnés au service, pouvez-vous y voir un intérêt si vous offrez un forum, une FAQ ou un blogue?

Il se peut que cette approche crée une nouvelle demande d'expertise. Vous aurez besoin, au choix, d'un sociologue, d'un statisticien, d'un anthropologue ou d'un animateur. Nous ne sommes plus dans la technologie, mais dans le web social...
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Technoratitechnorati tags: ,

Repensez-vous comme service

Les usagers cherchent à se faire servir. Repensez votre vitrine internet non pas comme un destination, une brochure ou un produit, mais comme un service. Par exemple, comprenez que votre visiteur n'est pas en train de naviguer votre site, mais d'utiliser vos services de documentation. Alors savez-vous comment améliorer ce service?

(je poursuis ici une série de billets suite à ma conférence donnée au Webcom2007 intitulé Exploiter les outils web 2.0 à votre avantage)


Anti-sèche #2
Utilisez cette"cheat sheet" lorsque vous cherchez à repenser votre site en grand...alors que vos moyens sont petits.

L'effet réseau
En bâtissant une architecture de participation (voir stratégie 1), vous captez la valeur ajoutée que vous procure le passage de l'usager sur votre site. Implicitement ou explicitement il laisse des traces. Permettez-lui, d'une façon ou d'une autre, d'ajouter du contenu à votre site: il sera plus prompt à revenir s'il y possède de l'information le concernant directement.

Here we are now, entertain us
C'est une faculté très humaine de vouloir (ou de se laisser) séduire. Me vous adressez pas seulement à la partie rationnelle de l'usager. Offrez un service "utilitaire", c'est bien, mais une touche de plaisir ne fait jamais de mal. Un vidéo, un jeu? Ou la météo locale, une webcam 24/7? Une trace de leur passage (mybloglog)? Parfois un simple détail original fera en sorte que votre site se répandra.

Site en (perpétuel) construction
Commencez tôt, sortez sur le marché, n'attendez pas que tous les features soient prêts.Vous ne savez pas quelles fonctions marcheront le plus. Commencez petit, alors. Et grossissez ensuite. Faites attention à la 'scalability' : que se passe-t-il quand le trafic du site décuplera? Devez-vous revoir toute l'architecture ou seulement changer des serveurs?

Service avant vente
Pensez abonnement. Quels sont le ou les services que votre site peut rendre? Est-il unique? Développez un API pour qu'ils puissent être utilisés à l'extérieur de votre site. Demandez-vous comment vous pouvez simplifier une tâche à un usager. Ce n'est pas pcq nous dans un libre-service, qu'ils doivent se plier en quatre.
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YulBiz s'étend

Yulbiz fait des petits. La rencontre mensuel de blogueurs d'affaires s'étend sur le continent et outre atlantique.

YulBiz-Paris, à l'initiative de Fred Cavazza, aura lieu vendredi Premier juin prochain. Claude Malaison y sera.
YulBiz-Québec, à l'initiative de Steph Guérin, aura lieu jeudi 30 juin. J'y serai.
YulBiz-San-Francisco est dans les mains de Loïc LeMeur qui, si le temps lui permet, n'a qu'à claquer des doigts pour que ça se produise.
YulBiz-Montréal, lui, continue sa routine: prochain rendez-vous 29 mai.
D'autres villes intéressées?

Un YulBiz, c'est un 5 à 7 qui regroupe tout ceux qui sont intéressés de près ou de loin au phénomène des blogues avec un côté plus "affaires" ("bizness") d'où le "biz" de yulbiz. YUL sont les trois lettres de l'aéroport de Montréal, ville où a commencé une des plus anciennes rencontres de blogueurs, le YulBlog. La rencontre a lieu toujours le même jour et dans le même lieu. C'est plus simple à gérer.

Bâtissez une architecture de participation

Les usagers ajoutent de la valeur à votre site. Ne serait-ce que par un effet réseau par défaut : leurs déplacements, leurs hyperliens, les références qu'il laissent ailleurs. Inutile de se lancer immédiatement dans la construction d'un site géré par les utilisateurs (User-Generated Content), commencez par gérer le data généré par l'usage même de votre site.

(ce texte fait suite à ma conférence donnée au Webcom2007 intitulé Exploiter les outils web 2.0 à votre avantage)


Anti-sèche #1
Utilisez cette"cheat sheet" lorsque vous cherchez à repenser votre site en grand...alors que vos moyens sont petits.



Bâtissez une architecture de participation
En reconnaissant que l'usager est en contrôle, qu'il n'est pas obligé de faire ce qu'il fait, c'est à dire, venir visiter votre site ou lire votre contenu, bref qu'il est en mode libre-service, rappelez-vous que l'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Un peu de miel alors?

Des nouveaux influenceurs
Nous sommes en face d'un phénomène où ce média de masse (par opposition à mass-média) appartient à ses utilisateurs. Le pouvoir de communiquer sur ce média n'est pas différent des autres médias ; une nouvelle catégorie d'influenceurs est apparue. Cherchez à connaître ceux de votre domaine. De la même façon dont les "RP" (relation publique) travaillent avec les influenceurs des médias traditionnels (et non contre eux), pensez à travailler avec ceux qui peuvent être des relais pour vous.

“Les marchés sont des conversations”
Les grands scandales financiers ont créé une vague de suspicion dans le grand public: comment faire confiance à ces entités inhumaines? Le retour vers la "conversation" veut dire que l'utilisateur tend à croire une personne en qui elle a confiance, avec qui elle peut avoir des conversations. Le web est un formidable média qui favorise ces échanges. Ce n'est pas seulement une bonne idée, c'est comme ça que ça fonctionne. Pour en savoir plus, lisez le manifeste des évidences.

Un site à valeur ajoutée
Il y a toujours moyen de faire en sorte que votre site puisse apporter plus que ce qui s'y trouve. Avez-vous déjà une petite communauté d'usagers qui reviennent souvent mais vous n'avez pas les moyens d'installer un forum? Intégrez MyBlogLog et rendez visibles leur visite: il y a de forte de chance que ces personnes aient des choses en commun. Vous aurez leur reconnaissance pour cette mise en contact. Ou intégrez ces petits tableaux de messages, pour qu'ils puissent lire des messages. On en trouve plein sur le web. Laissez-les facilement voter pour le contenu sur votre site (via Digg ou Nuouz). Favorisez le tagging et le bookmarking (del.icio.us). Rien ne vous oblige de partir en grand. Commencez par faire ces "mashups" à petite échelle.

Du data implicite ou explicite
Vous devez absolument prendre le contrôle de vos statistiques. Vous devez connaître d'où vos visiteurs arrivent, quels chemins ils parcourent sur le site et où ils abandonnent. Collectivement, ces visiteurs sont en train de vous donner de la valeur. Ils vous indiquent ce qu'ils aiment ou pas. Quels sont les mots employés dans l'engin de recherche? Où habitent-ils (si vous leur faites remplir un formulaire)? Quel est la grandeur de leur écran ou le type de logiciel de navigation (et comparez à la moyenne pour voir en quoi vous êtes différent). Offrez des minisondages. Vous serez surpris du nombre de gens qui seront prêts à répondre.

Votre architecture ne doit pas se faire contre le visiteur, mais avec lui. Réfléchissez sur la façon dont il peut "participer" avec vous.

Si ces ces idées vous allument, je ne saurais trop vous conseiller de commencer par lire O'Reilly et Gordon pour alimenter votre réflexion.
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Mon dailyWom, 2e partie

Deuxième partie d'une micro-entrevue que j'ai donnée à Pascal Beauchesne de DailyWOM.

J'y parle, en quelques mots, de la difficulté de comparer le marketing traditionnel et celle du web, où une campagne peut être complètement différente selon le produit et où doubler des budgets web faméliques ne donnera pas plus de résultat: seul un véritable investissement conséquent peut permettre d'obtenir de véritable résultats.

La difficulté, compréhensible encore, c'est de s'aventurer en dehors des sentiers battus sans garde-fous...



Visionner sur DailyWom.tv (en couverture pour quelques jours seulement).
(lien en téléchargement)

Maintenant seulement disponible sur Youtube

Mon 15 frames par seconde de gloire

Première partie d'une micro-entrevue que j'ai donnée à DailyWOM.

J'y parle, en quelques mots, du marketing web, où il y a beaucoup de clients appelés mais peu d'élus, et de mon carnet comme d'un livre où chaque billet est un chapitre.



Visionner sur DailyWom.tv (en couverture pour quelques jours seulement).
(lien en téléchargement)

Maintenant seulement accessible sur Youtube

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Blog d'entreprises: les erreurs à ne pas commettre

La blogosphère comme machine à RP? Ce rêve peut virer en cauchemars. Mode d’emploi pour la catastrophe.

La blogosphère ressemble à une grosse caisse de résonance dans la sphère publique. Et profitant d'un effet réseau (plus il y a de monde qui l'écoute et lui accorde du crédit, plus il y a de monde qui l'écoute et lui accorde du crédit), la blogosphère semble devenir un terrain incontournable pour accéder à un public averti, les décideurs et les influenceurs

Elle fait l'objet de multiples tentatives de manipulation par les compagnies. Les agences de publicité lorgnent sur elle, mais ce sont surtout les agences de relation publique qui sont les mieux placées pour s'y intéresser et la proposer à leurs clients.

Apprenez des erreurs des autres
Marc Synder nous propose une série de billets, sous forme de mode d'emploi à ne pas suivre, en listant les erreurs commises par des entreprises (de grande réputation!) dans leurs premiers pas dans la blogosphère. Édifiant. Marc est blogueur et spécialiste de relations publiques et il sait de quoi il parle.
Je retiens de Marc trois conseils:

1) Faites preuve de transparence : montrez vos cartes au grand jour, la sincérité apporte de la sympathie pour votre marque
2) N'achetez pas des blogueurs (ou n'en donnez pas l'impression) : la sincérité est un capital vital pour votre survie dans la blogosphère
3) Ne faites pas d'affirmations qui peuvent être contredites : il y aura toujours quelqu'un pour la contredire, quelque part. Et ça fait mal.
Questions à méditer
Moi, les questions (naïves) que je me pose, maintenant, sont les suivantes:
- Pourquoi doit-on donner ces conseils?
- Doit-on comprendre que, hors ligne, ces pratiques ne soient pas courantes?

Ou pour être plus précis:
- Est-ce que, hors ligne, la transparence n'est pas de mise?
- Achète-t-on des relayeurs d'information dans les médias traditionnels?
- Se permet-on des affirmations hors ligne que l'on ne se permettrait pas en ligne?

Prise de conscience et prise de parole
Dans l'affirmative pour n'importe quelle de ces questions, il est temps que la sphère publique, via Internet, puisse réagir fasse à ce qui ressemble à un viol des foules muettes par des commerçants qui monopolisent, avec leurs moyens financiers, les outils de la communication dans la sphère publique. La foule peut répondre maintenant en retour

En fait, grâce à la rétroaction dans les médias de masse traditionnels, il est fort probable que ces conseils devront bientôt s'adresser à tout type de RP, hors ligne compris...

Faisons lire impérativement à nos clients le manifeste des évidences : les marchés sont des conversations. (Cluetrain manifesto).

Les blogs corporatifs étudiés par la Deutsche Bank

La Deutsche Bank Research publie un document sur les blogs corporatifs (22 août 2005).

“Blogs - The new formula for the corporate communications?” (PDF)
(Version originale allemande / Auf Deutsch - PDF).

Un excellent (et crédible) tour d'horizon de la chose. Jusqu'à maintenant, surtout les petites entreprises ou les mégacompagnies s'étaient lancées dans l'aventure. Les compagnies entre ces deux pôles ont maintenant un document pratique et précieux pour réfléchir sérieusement sur la question.

Le document de 8 pages classe de façon éclairante les différents blogs corporatifs sur un tableau très clair. J'ai retrouvé une version plus à jour du classement des blogs corpos sur le site (www.meinungmacherblog.de) de l'auteur du tableau, Ansgar Zerfaß. Il contient un type de blog supplémentaire (Carnet à thèmes / Themen-blogs). (Le tableau est en allemand - référez-vous au PDF anglais si vous ne comprenez pas tous les mots.)

(Cliquez pour agrandir)

La conclusion se termine sur un long commentaire qui mérite d'être cité:

"Two questions are possible (and both must be answered!). The first (the one I would ask): So what?"; and the second (which is typically German): And now?"

(C'est moi qui souligne)

So what? : "(...)So what should we do? Get going! Be bold. Activate, access, act rather than react, create rather than repair. Set the agenda rather than having it set for you. Be a motivator, not a censor. Consider blogging to be a mindset, a philosophy of life. Be an entrepreneur, not a taskmaster. Let the genie out of the bottle."

And Now? : "(...) Let s face it without experience in the blog swarm we won t accomplish anything. If we don t skilfully exploit the opportunities and carefully avoid the pitfalls of the new medium, we will be lost. We need to develop a blog culture (just as we need to develop an email culture and a mobile culture, because both are sorely lacking)."

"Feedback culture must become second nature to us (...)"

Venant de la Deutsche Bank, voilà un point de vue qui décoiffe...

Le cluetrain manifesto commencerait-il à faire effet?

(English version of this post)

Weblogs als Business Anwendung

Weblogs als Business Anwendung

Thomas n. burg (http://randgaenge.net/) offre de petits résumés sur la question (+ un historique des blogues) : "Weblogsysteme sind die einfachste und billigste und meiner Meinung nach sinnvollste Form ein Intranet aufzubauen."

Il parle aussi du K-Log, le knowledge logging, terme que je n'avais jamais entendu encore ("Darunter versteht man ein simples Wissensmanagement-Tool, welches personen- und/oder arbeitsgruppenbezogen Wissen und Erfahrungen erfaßt und im Intranet publiziert.").

Le blogue est un PR-Log: "Im Gegensatz zu einer foren-basierten Community liegt hier die Kontrolle beim Unternehmen, bei Bedarf können allerdings Zweiweg-Kontaktmöglichkeiten bereitgestellt werden. Ein PR-Log ist ein maßgeschneidertes Portal mit Ausrichtung auf Kommunikation in Richtung der Kunden."

À lire aussi dans les commentaires (Feedback dans le bas) un lien vers un blog _touristique_ "http://www.saxtourjour.de/" qui a débuté à la semaine dernière.

Microcontent Management Systeme - Weblogs als Business Anwendung: "Weblogs als Business Anwendung"