Big Brother et la pizza
A quoi peuvent-elles bien servir? Voici un flash marrant sur comment pourrait être utilisé vos informations personnelles dans un futur rapproché. Ouvrez vos haut-parleurs : vous êtes sur le point de commander une pizza...
Rechercher n'est pas un acte technique sans conséquence
Vous trouvez normal de contrôler ce que vous communiquez sur votre site, alors qu'en est-il des résultats de votre engin de recherche?
Plusieurs webmestres définissent la fonction "recherche" sur un site comme l'endroit où l'usager fait une requête à la base de données. Les SERPs (Search Engine Results Pages) seraient la page contenant les données répondant à la requête. Grave erreur. Ce n'est pas du data! C'est un message que vous retournez.
C'est la réponse de votre entreprise sur l'état de ses connaissances à une question posée.
Faites une recherche du mot "cellulaire" sur le site de Fido.ca. Je suis tombé sur deux liens : le "portail fido" et les "Notes juridiques et Vie privée".
Essayez maintenant "cellulaire" sur Telus.ca. Rien.
Faites la même recherche sur Bell.ca. Bell semble s'en sortir un peu mieux (car la mise en page est élégante) mais l'offre n'est pas cohérente par rapport à ce qui existe réellement.
Si du point de vue de l'engin "cellulaire" n'est qu'un token à 10 lettres, il est pour ces entreprises un mot-clef central dans la transaction: il ne doit pas être traité comme les autres. Le système doit passer la main à une sous-routine qui retourne une réponse adéquate pour le client
Tout échange d'information est de la communication. Vos TI gèrent du data, vous gérez du sens. Je répète :quand vos utilisateurs utilisent l'engin de recherche, ils effectuent une transaction : ils posent une question à votre organisation. Ne laissez donc pas une machine répondre à votre place.
Il n'y a pas si longtemps encore, je m'attardais sur le sens de "pages résultats".
"Quand nous consultons une page Google, nous ne disposons pas seulement d'une page de résultat provenant d'un savant croisement combinatoire binaire, mais d'une représentation du monde dont la neutralité n'est pas démontrée. Derrière la liste se cachent des principes implicites de classification du savoir et d'organisation de la connaissance.
Rechercher n'est pas un acte technique sans conséquence. La recherche façonne notre conception du monde."
Rechercher, rechercher, il restera toujours quelque chose à trouver; 27 août 2004
C'est à la conférence Intracom 2004 que Bruno Lièvre (EDF) apportait cette précision sensible : la place qu'occupe les SERPs dans un intranet (son point s'applique en fait aussi bien aux sites Internet) relève de votre plan de communication. Pas des TI.
Si vous installez un engin de recherche sur votre Intranet (ou sur votre site web), assurez-vous que vous avez le contrôle pour pondérer les pages. La démocratie en entreprise n'est peut-être pas ce que vous recherchez : un algorithme basé sur la popularité, les référents ou la quantité des récurrence du mots clefs ne doit pas vous faire oublier que l'hierarchie ou la stratégie sont des vecteurs dont vous voulez vous préoccuper.
N'allez pas croire que je suis pour une manipulation des datas. Je dis seulement que pour un site corportatif ou un intranet, l'information n'est pas neutre et comme toute information dans une entreprise elle doit être régulée. Pensez aux rumeurs, aux "gossips", aux rapports de force interne. Ce sont des phénomènes de communication qui doivent être contrôlé.
Un SERP qui retourne du "garbage" en dit long sur votre entreprise (et que vos IT répondent "garbage in, garbage out" ne fait que confirmer qu'ils ne sont pas à leur place dans la discussion). C'est un client, un employé, un fournisseur, un investisseur qui vous pose une question à travers votre engin de recherche. Vous devez y mettre le même soin que pour vos pages web, vos messages téléphoniques ou votre rapport annuel.
Accepteriez-vous que le/la téléphoniste réponde du "garbage" sous prétexte qu'il/elle ne comprenait pas la question?
Vos TI peuvent vous aider à vous donner un bon engin de recherche, mais de grâce assurez vous que vous contrôlez les specs fonctionnels!
L'avènement des carnets corporatifs
Est-ce que cette progression vous fait penser à quelque chose? Vous vous souvenez de la progression des sites web en 1999? Si on se fie à cette progression, le nombre de carnet triplera l'an prochain...
Il n'est pas étonnant que les carnets soit maintenant sur le radar des compagnies. Technorati calcule qu'il existerait 5000 carnets corporatifs:
Remarquez vous quelque chose? Les (très) grosses compagnies sont présentes! Avec Microsoft en tête. Ceux qui ne croient pas aux vertues des carnets devront revoir leur croyance: je prédis que Microsoft, via ses carnets qui lui donnent une transparence et un visage humain, ne sera plus le Grand Satan. À tout le moins la perception sera beaucoup plus mitigée.
L'avènement des carnets corporatifs est le sujet de la conférence que j'ai donné hier à l'Intracom 2004 (je metterai le pdf de la présentation ici dans quelques jours).
Bien utilisé par une entreprise (j'ai parlé plus tôt d'un cas honteux) le carnet permet de connaître ce que les clients, partenaires et collègues pensent de vos produits, vos idées et vos services. Il permet de connecter avec les usagers, clients, partenaires. De les renseigner avec une approche et un langage moins marketing, moins "relation public" (qui deviennnent dans ce sens un défaut).
J'ai donné dans ma conférence les exemples de Opossum.ca et Éric Baillargeon. Mais je n'avais aucun exemple de grosses compagnies québécoises. Pourquoi? En discutant avec quelques participants, il devenait clair que l'obstacle n'est pas technique, mais humain : quand les gens vérifient, contre-vérifient leur courriel avant de l'envoyer de peur que ça se retourne contre eux, comment pouvez-vous espérer de demander à quelqu'un de s'exprimer librement dans un carnet?
"Les entreprises qui ne comprennent pas que leurs marchés sont désormais un réseau d'individus à individus, plus intelligents par conséquence et très impliqués dans un dialogue, passent à côté de leur meilleure chance".
(Cluetrain Manifesto #18)
Les carnets ne sont manifestement pas pour toutes les compagnies, mais celles qui oeuvrent dans le "knowledge work" devraient s'y intéresser maintenant. Elles devraient comprendre que les carnets sont une variante formelle du réseautage à l'ère de l'Internet...
---
"Emerging Corporate Blog Models" de PR blog
"Pourquoi votre entreprise doit avoir son carnet Web" par Sylvain Carle
Exemple d'un carnet d'événement : Journée de l'informatique du Québec (merci Opossum ! Youhou Intracom prenez note pour la prochaine fois!)
Autres exemples de blog de grandes compagnies :
GM : http://smallblock.gmblogs.com/
FORD Mustang : http://blog.ford.com/BLOG.CFM
Microsoft : http://blogs.msdn.com
Sun : http://blogs.sun.com/roller/
Morgan Stanley sur le blog et le RSS
et y a trouvé un potentiel d'affaire. (via Adverbe)
" The mainstreaming of Web syndication technology such as RSS through easy-to-use and popular services such as My Yahoo! could create a new business model / revenue stream for companies such as Yahoo!, as well as independent freelance Web journalists / content providers."
Télécharger le rapport (21 pages, format PDF, 1,5 Mo).
On y trouve quelques extraits en français du rapport sur PointBlog et quelques commentaires. (Via Opossum)
En anglais, Robin Good en fait un bon résumé dans The Blogs' Long Tail: Blogs And RSS Profit Potential avec quelques trackbacks...
Notez bien ici que nous parlons d'une banque d'investissement, pas d'une compagnie axée sur les technologies. Un autre pas vers l'avénement des blogs corporatifs et l'adoption du RSS par le grand public
Le courriel à tous? Pas n'importe comment
Le Federal District Court a déclaré récemment que General Dynamics n'a pas proprement communiqué à tous ses employés en leur envoyant un simple courriel à tous. Un des employés a même poursuivi la compagnie (ça se passe au États-Unis, ne l'oublions pas).
Via Shel Holtz
On ne répètera jamais assez : avec l'avalanche d'information, votre courriel vaut aussi peu que son entête. Avec comme objet "G. MeMuro - New Dispute Resolution Policy," il semble que l'importance du courriel n'était évident pour cet employé. La cours trouvait même que le "lead" était pas en évidence (encore ici, l'écriture écran demande de concevoir son message en pyramide inversé : la conclusion en premier, les détails, le contexte et l'introduction après).
Comment écrire pour le web, le courriel, les carnets, bref tout ce qui se lit sur un écran
Cognitique personnelle
Via
David Touvet qui en fait un résumé. Ma note sera donc un résumé d'un résumé (pourrez-vous faire plus court en me résumant? - j'aime bien cette mise en abyme).
La note de David survole les 2 grandes parties du document de Sébastien:
1. Les Weblogs
2. La cognitique personnelle en ligne
et cite aussi les 5 caractéristiques d’un weblog:
1. La responsabilité éditoriale de l’auteur
2. Une structure hypertextuelle
3. Mises à jour fréquentes et ordre chronologique inversé
4. Accès gratuit et public au contenu
5. L’archivage
David pousuit ensuite en donnant de large extraits (si vous n'avez pas le temps de lire le document au complet - vous avez tort) sur les carnets comme:
- intermédiaires de filtrage de l’information
- gestionnaires des connaissances personnelles
- fabricateur de sérendipité
Sur la cognitique personnelle citons Sébastien :
“…une tâche exécutée par un travailleur du savoir ou un chercheur, où il formule publiquement, au sein d’un carnet Web, ses observations, idées, points de vue, questionnements, et ses réactions aux écrits d’autres auteurs.”
La cognitique personnelle en ligne permet
- une rétroaction rapide
- l’interrelation entre les chercheurs
- et valorise les processus de recherche
À lire pour vous initier à ce phénomène.
Écrire sur le web
-Choose your voice and be consistent
-Make sure you understand your target audience before you begin
-Either write longer, high-quality posts less frequently, or shorter, low-quality posts more frequently
-Make it scanable and easy to read
-Humor gives your site an added mix of personality and makes your company seem
more human
-Honesty is the best policy. You can't trick the weblog community so don't even try
Sur ce dernier point, l'exemple de HalloweenM3 est donné comme (contre) exemple. Un carnet ne doit pas être de la promotion marketing. Mazda a tenté d'utiliser les blogs pour faire la promotion de sa nouvelle voiture.
An example of a weblog marketing guffaw is the recent "HalloweenM3" weblog put out by Mazda's marketing team. It was supposed to spark underground interest in the new Mazda3, but ended up making a fool out of the entire company with its fake content and marketingspeak. The "M3" bloggers pretended as though they
ran across some amazing car stunt videos on public access television, when actually they were simply Mazda car advertisements that tried to feature the Mazda3 in urban, hip surroundings. After they were outed, the site was pulled within hours. This is a great example of how not to use weblogs as a marketing tool.
Démarrer un carnet corporatif en 2004 est un très grand avantage stratégique. Sauf si on fait un faux pas. Mazda a été très mal conseillé. Le blog a été retiré. En fouillant sur Google pour encore quelques jours vous pourrez tomber sur la cache.
Il est grand temps que les gens de marketing lisent Cluetrain Manifesto afin qu'ils comprennnent pourquoi la communauté des bloggeurs a été aussi prompt à réagir.
comprendre le RSS
1- Quand les grands dictionnaires sortent leur nouvelle version automnale, comment font-ils pour vous dire quels sont les nouveaux mots? Les grands éditeurs publient à part cette liste pour faciliter la chose!
Le RSS, c'est la même chose. Une liste des nouvelles entrées sur un site.
2- Quand vous voulez suivre l'actualité dans un domaine scientifique, cherchez-vous dans les livres? Non, vous vous abonnez à une revue sur le domaine.
Le RSS, c'est la même chose. La revue des dernières nouveautés sur un site.
3- Quand vous voulez rester à l'affut des dernières actualités, cherchez-vous dans un livre d'histoire? Non, vous vous abonnez à un fil de presse.
Le RSS, c'est la même chose. C'est le journal des derniers ajouts à un site : le "fil web"
Le web se transforme. D'un univers foncièrement ponctuel (la page web), le web offre une dimension supplémentaire (le fil RSS): vous suivez non pas ce qui existe sur le web, mais ce qui est nouveau sur le web.
Le RSS permet donc de suivre plus facilement l'état de transformation d'un site, d'une page ou plus globalement de tout type de contenu. La page web représente "l'état d'un contenu existant". Le RSS représente le contenu qui diffère depuis le dernier "état du contenu exitant"
Comment n'y avons-nous pas pensé avant?
1. Il faut arriver à modulariser et standardiser l'information. Il suffit d'identifier des portions de contenu qui sont communes pour l'ensemble du corpus. Actuellement, les fils web découpent l'information de cette façon:
- titre
- corps du contenu
- auteur
- date de parution
- url du contenu
2. Il faut que l'ensemble de l'information soit contenu dans un système de gestion de contenu (CMS: Content System Management). Rien n'empêche de le faire à la main, si le coeur vous en dit. Mais la manipulation de l'information s'en trouve facilité.
3. Il faut le fil soit disponible dans un format standard, non pas pour les humains, mais pour les programmes. (C'est le XML, eXtensible Markup Language)
4. Il faut des programmes pour lire ce XML et le rendre (de nouveau) accesssible aux humains (un agrégateur de contenu).
Voici la beauté de la chose : en publiant avec un fil RSS, on s'adonne à rendre disponible l'information à tous. Rien n'empêche plus à l'information de circuler. Un programme pourrait aller lire votre fil RSS de votre site, retrouver seulement les nouveaux titres (par exemple) et les importer sur un autre site en les affichant ainsi:
Sur le site de XYZ voici les dernières nouveautés:Sur mon blogue, dans la colonne, j'importe de cette façon le contenu de mon carnet anglais
- AAA
- BBB
- CCC
C'est ce que l'on appelle en Lingua Anglica, la syndication. Syndication en sens de "publication/abonnement" où un contenu est redistribué à une multitude de publication (les bandes dessinées de Peanut dans votre journal correspond à de la "syndication" de contenu.
D'ailleurs RSS veut dire Real Simple Syndication. Certains disent encore Rich Site Summary, ce qui me semble plus être la façon dont le RSS est utilisé. Ceci dit je préfère dire le "fil web" et laisser l'acronyme aux programmeurs.
Dans la vie de tous les jours
Ce que vous faisiez avant: Vous visitiez régulièrement vos signets (bookmarks) pour essayer de voir sur la page web s'il y a du nouveau contenu (si il n'y en a du tout). Et vous reveniez régulièrement jusqu'à ce que quelqu'un vous parle des agrégateurs.
Les agrégateurs sont ces programmes qui vous permettent de vous abonner à ces fils web. Le programmes peut être un logiciel à part, intégré dan votre navigateur web, dans votre programme de messagerie instantanée ou de courriel. A vous de choisir.
La fonction de l'agrégateur? Vous permettre de vous abonnez aux fils web et d'afficher correctement le contenu. Plusieurs peuvent même tamiser l'information entrant et n'afficher que ce qui correspond à vos mots-clés choisis.
Entrevoyez-vous la puissance des fils webs? Vous n'allez plus à l'information. L'information vient à vous.
--
Liens [mise à jour 17 nov. 2004]:
Introduction:
RSS et syndication : définition et format Sur PointBlog
L'ABC du XML-RSS de Opossum
RSS : comment en profiter ? (Journal du Net)
What is RSS? De Mark Pilgrim (O'Reilley's XML.com)
Annuaires:
L'annuaire francophone de flux RSS de Retronimo
Principaux outils de recherche de fils RSS de Outils de veille
Agrégateur:
Vocabulaire : agregation de contenu, syndication et fils RSS de klogfr
Aggregator Quickstart Guide de Lockergnome
Comment lire les fils RSS de BlogOKat
Panorama des lecteurs RSS (Journal du Net)
Les carnets comme sources de nouvelles
(J'imagine qu'Éric Bailargeon, l'expert en engin de recherche, et tout autre bloggeur intensif le savent déjà. Mais qui pourrait me dire à partir de quand celà s'est produit? Ai-je dormi au gaz si longtemps?)
Évitant depuis quelques mois la presse de masse comme la peste, ces raseurs de forêts et ces mangeurs de beignes, je n'allais plus sur news.google.com.
Donc surprise, en francais comme en anglais, les carnets sont consacrées source d'information à part égale. Ah ! Si c'est Google qui le dit... (sur le même ton que quand on répètait "ah, si c'est la télé qui le dit")
(Note pour mon petit Arnaud, 2 ans et demi, : la télé c'est le gros écran pas-plats dans l'armoire qui ressemble à Internet mais tu ne choisis pas l'heure à la quelle tu veux voir ce qui t'intéresse et il y a plein de pop-up plein écran qui t'empêchent de voir ce qui t'intéresse. Si jamais ça arrive que ça t'intéresse...)
Humaniser votre compagnie
Les carnets d'entreprise permet d'humaniser l'entreprise. Aux récentes nouvelles, 5000 carnets corporatifs ont été recensés par Technorati. Savez-vous quoi : Microsoft arrive en tête! Depuis que le grand satan permet à ses employés de blogger, comment dirais-je, Microsoft n'est plus tout à fait le grand satan. Voir de l'intérieur change la perspective.
Les carnets sont idéals pour les petites et moyennes entreprises, mais les très grandes peuvent aussi y gagner.
Because the internet is humanising, and blogs help humanise a company.
To humanise your company, and if you don't, someone else will, whether it's your competitor, or customers. If you don't show the human face of the company, people are less likely to trust you, especially when other humanised web presences are talking about your product, industry or company. Blogs show the personality and authenticity of a company. This makes companies and employees more approachable.
Richard Giles
Richard Giles établit des tableaux sur la progression de l'internet social (partage, réseautage, colaboration, conversation), ce qu'il appelle la troisième vague d'Internet, l'humanisation
Take back the web
Spread Firefox est un site pour promouvoir l'alternative à IE : son but est de ramasser assez d'argent pour se payer une pleine page dans le New York Times pour le lancement officiel.
The Firefox Advocacy Ad Campaign — the first-ever, full-page advertisement in a major daily newspaper created and paid for by the open source community.
Chaque donation donne droit à une mention dans la page. Il reste trois jours pour participer et voir son nom apparaître dans le célèbre quotidien. Plus de 7000 personnes, réparties à travers l'Amérique du Nord, ont déjà participé.
Pour joindre l'utile à l'agréable, une série de party à travers le monde est déjà organisée pour fêter le lancement ! Même Montréal est de la fête.
IE a déjà perdu près de 2% de part de marché à la fin de l'été. Je ne serai pas surpris que ce chiffre passe à 10 % dans 6 mois.
Pour les geeks, je crois que cette résurrection de Mozilla (le moteur derrière Firefox qui est en fait la réincarnation de Netscape en libre) correspond au mythe de l'élu, la revanche du nerd contre le sytème, contre Microsoft. Tel Neo, dans le film The Matrix, laissé pour mort par les sbires de la Matrice, renaît de ses cendres et reprend le dessus. Je me demande si celà suivra la mythologie des frères Wachowski. Dans ce cas on devra attendre Firefox 3.0 pour voir la fin de la guerre des browsers... ;-)
Gestion ou Partage des connaissances
Nuançons: ne devrons-nous pas parler "d'échange de connaissance"? Donc, penser plutôt a des tactiques pour favoriser cette échange. Et non pas se faire croire que l'on peut la gérer...
Dave Snowden a dit :
"Knowledge can only be volunteered; it can't be conscripted."D'un certain point de vue, tout support à l'échange de la connaissance est du KM. Nous parlons alors non plus de technologies, mais de techniques (de procédures ou de processus peut-être) pour faciliter cetet échange. C'est dire : comprenons-nous bien la dynamique de groupe dans une organisation quand il s'agit de partager la connaissance?
"People always know more than they can tell, and can tell more than they can write."
"People only know what they need to know when they need to know it."
source via E-Content
Karl Sveiby définit la connnaissance ainsi: "Knowledge is the ability to act". Ton Zijlstra utilisait récemment cette définition pour essayer de définir ce qu'est un "knowledge worker". Le "gestionnaire" doit, il me semble, possèder autant sinon plus de connaissance en psychologie plutôt qu'en ingénierie, on s'entend. D'ailleurs le KM est souvent associé au département de ressources humaines.
Dans un tel contexte, l'Intranet se trouve au coeur du KM. Développer un Centre de la Connaissance n'a aucun sens. Sinon, c'est réduire l'Intranet à un Centre de distribution d'information, le dépossèder d'une valeur essentielle. L'Intranet est un vecteur d'échanges de la connaissance, idéalement bottom-up, qui englobe le KM. Donc, des outils simples, efficaces, légers, ouverts. Je reste encore très perplexe face au gros système centralisé de KM...
Lektora - un agrégateur 100 % francophone
(post remis à jour à 21h45)
Quel chemin parcouru depuis que j'en ai parlé la première fois( il s'appelait ClickTheNews il y a 6 mois ). Jean-François Nadeau a fait un excellent travail (assisté de Marie Pier Roy et Félix Lapointe).
J'avais listé trois conditions pour que le rss devienne grand public.
a) Que le mot RSS/XML disparaisse au profit d’un terme plus vaste (tout comme l’acronyme HTML est caché dans le mot ‘web’);
b) Que ‘l’abonnement’ à un fil RSS se fasse en 1 clic (afin de ne pas modifier l’expérience usager);
c) Que le fureteur web intègre la fonction d’agrégation (Intégré au navigateur, ou comme plug-in ou comme barre d’outil).
Par grand public, j'entend ma mère, une internaute qui m'appelle quand il y une fenêtre javascript qui pop. Mais elle est malheureusement sur Mac, elle ne pourra être ma testeuse...
Commençons par le dernier point: Lectora s'intègre à la barre de IE comme un charme. Lektora devient transparent. Un bouton et on y accède
Deuxième point: l'abonnement se fait en 1 clic. Ici aussi, c'est simple.
Premier point: le bouton d'abonnement dans Lektora affiche "XML. On ne peut pas les blâmer, il n'y a pas encore de convention pour nommer ça, pour le grand public s'entend. Webfeed, fil web, abonnement, seul le temps le dira (ou ma mère). "XML" est un choix pragmatique puisque les boutons orange porte souvent cet acronyme.
Pour moi, Lektora s'adresse au grand public, les fils pré-inscrits pointent vers des grands journaux et la métaphore conceptuelle tourne autour du "journal" : on crée son "journal" qui est ensuite "archivé". Ma mère va aimer ça.
Un outil de recherche permet de trouver rapidement un mot clef - et de le sauver pour une recherche ultérieure! Simple et rapide. Autre bon point.
Un bouton aussi permet de copier dans le post dans le presse-papier. Efficace pour blogger!
Le "journal" possède des catégories pré-déterminées mais qui peuvent être renommées.
Au niveaux techniques, on s'attend que les versions futures possèderont d'autres caratéristiques (sous-catégories, import/export OPML, etc). En entrée de jeux, Lektora passe la rampe. Et il est 100% francophonene l'oublions pas.
Ce qui m'amène à penser que les prochains défis seront plus d'ordre marketing que technologique. Les lecteurs de ce blog ont déjà un agrégateur et dans ce jeu, l'avantage est au premier arrivé. Le monde de l'agrégation a déjà 5 ans.
Opportunités
Je vois de belles opportunités coté entreprise public ou privée, ou institution d'enseignement qui doivent se procurer un agrégateur à la tonne. La carte du français va jouer en sa faveur. En intégrant des "features" qui pourraient permettre à un administrateur réseau de mettre en place et contrôler Lektora en batch (exemple : OPML de base officiel pour la compagnie, mise à jour de fil d'Intranet, catégories du Knowledge center ou de la bibliothèque virtuelle), il y a peut-être une niche. On a trop tendance à penser l'agrégateur comme étant un logiciel pour une personne unique. C'est vrai pour l'instant. Quand on passe grand public, il faut penser différemment...
---
Liens :
Lektora : http://lektora.com/
FAQ: http://lektora.com/lektora_faq.html
Blog: http://lektora.com/carnet/index.html
Téléchargement: http://lektora.com/telechargement.html
"A quand le RSS grand public?" : http://www.constellationw3.com/carnet/archives/000248.html
Une liste détaillée d’agrégateurs sur Google
Si le mot "agrégateur" vous fait penser à une visite chez le dentiste, lisez la page de Michel Dumais ou si RSS/XML vous semble être des noms de fusées, lisez la page de Opossum
RedFin: l'immobilier et le virtuel
1. l'endroit où se trouve le bâtiment
2. l'endroit où se trouve le bâtiment
3. l'endroit où se trouve le bâtiment
RedFin redéfinie comment on cherche une mainson sur le web.
L'idée est simple. Prenez une photo satellite, ajoutez une carte routière par dessus pour contextualiser l'image.
Ensuite, indiquez en rouge les maisons à vendre.
Voilà.


Tout ceux qui ont fait une recherche de maison via MLS savent comment le web facilite la découverte. Mais, ici, avec RedFin, nous sommes à des années lumières. Tout le monde sait que la recherche d'une maison se fait souvent sur un territoire bien précis : MLS s'arrête au niveau des "quartiers" et les maisons sont mises pêle-mêle dans cette catégorie floue. Le Plateau c'est bien, mais pas sur d'Iberville coin Sherbrooke.
Combien d'appels peuvent être économisés si l'on savait où se situait la maison. RedFin résout le problème.
--
Lien cité : Redfin : http://www.redfin.com/
Via : Karl Nelson : http://www.karlnelson.net/weblog/000853.html
English Version: http://martinlessard.blogspot.com/2004/10/future-of-real-estate.html
1 euro par jour pour Linux
De libération, via Trace (JJ's Sun blog)
"Les étudiants français, qui bénéficient depuis quelques jours de prêts et de tarifs préférentiels pour acquérir un ordinateur portable, peuvent désormais choisir une configuration utilisant le système d'exploitation Linux, a annoncé jeudi Mandrakesoft, un éditeur spécialisé."
"Cette opération, baptisée "Micro-portable étudiants" et lancée le 28 septembre dernier par le ministère de l'Education nationale, a pour objectif de doubler le nombre d'étudiants possédant un ordinateur portable."
"Tous les titulaires d'une carte d'étudiant peuvent faire une demande sur le site www.delegation.internet.gouv.fr et bénéficier d'un crédit à taux préférentiel, avec des remboursements à partir d'un euro par jour pendant trois ans."
"Le constructeur FGI propose deux modèles fonctionnant sous la distribution Linux de Mandrakesoft et équipés de la suite bureautique OpenOffice, à partir de 929 euros."
Paris hésite
Paris n'abandonne pas Microsoft. Du moins pas tout de suite, pas d'un coup. En phase.
Des sources officielles ont déclarées que Microsoft aurait couper de 60% leur prix pour stopper la migration vers le libre.
Il faudrait une colonne Leclerc pour nous libérer tout ça...
Wikalong, le wiki d'annotation de page web
Wikalong est une extension pour FireFox (Firefox est LE navigateur de l'avenir, disponible maintenant; compatible Mac, Windows et linux).
Wikalong apparait dans votre fenêtre annexe (sidebar) de votre navigateur et indexe les pages où vous aller: vous voulez faire une annotation, hop, vous ouvrez Wikalong, vous écrivez une note et vous sauvez.L'idée d'annotation de page web n'est pas nouvelle, mais l'utilisation du wiki à ce but est tout simplement ingénieux : simple et rapide comme bonjour. C'est un wiki portable, finalement.
En laissant Wikalong ouvert, vous pouvez voir les notes laissées par les autres au fur et à mesure que vous naviguez. Cet utilisation originale du wiki, il fallait y penser!
L'application pratique? vous construisez un site web ou vous visitez des pages et vous voulez partager des corrections ou des commentaires! Au lieu de s'échanger des courriels (qui se perdent) ou des messages MSN (que l'on oublie) ou écrire sur un wiki externe (on oublie toujours le url de la WikiPage). On utilise wikialong pour associer la page wiki avec la page web. Le travail de validation s'en trouve facilité! Ou le partage de lien se fait plus facilement.
L'application pédagogique? le professeur laisse des notes de ce genre : définition de mots, liens connexes, explications contextuelles (histoire, politique, technique), questions d'examen, etc.
Ou l'élève peut laisser de notes de ce genre : interrogation de vocabulaire ou de sens, hyperliens reliés, extraits pour citation ultérieure, etc.
L'application commerciale? moi j'y vois un bel avenir : car comme le site public de wikialong est ouvert à tous, vous voudrez peut-être payer pour avoir votre espace de travail à vous, privé. Les fermes de wiki devraient offrir cette extension, je crois qu'il y a un débouché très intéressant!
Installation:
Pas d'inscription, pas d'installation de logiciel.
1.Vous installez l,extension Wikialong en cliquant ici :http://wikalong.phunnel.org/wikalong-current.xpi (pour Firefox)
2. Vous redémarrez Firefox
3. Vous allez dans le menu::VIEW::Sidebar::+Wikialong
4. Et cliquer sur mon lien permanent et vous verrez les commentaires associées à ma page.
Paris, libéré?
Hier : La commision de l'Énergie atomique Français a annoncé hier son plan de développerment d'un logiciel sous Linux en collaboration avec le ministe Chinois de la Science et Technologie. ( via ZDnet et Le Nouvel Obs)
Demain : Install Party toute la journée, samedi, à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris, Métro Porte de la Villette.
Il fait bon par les temps qui courent dans la ville lumière!
Larry Pruzak sur le partage des connaissances
Larry Prusak est Executive Director à l'Institute for Knowledge Management, et est Managing Principal chez IBM Global Services, à Boston, abonde dans mon sens (en fait il ne le sait pas - disons plutôt que j'abonde dans le sien).
Larry Prizak sort la machine et place l'humain au centre :
[...] one of the things that they often try to do in big companies is to organize communities, force them together. Well, I'm sorry, it doesn’t work.
[...] issues like top-down approaches to knowledge sharing or information sharing [:] Forget about it! . People share in these communities, and these communities will form, if you give people enough bandwidth, enough connectivity. With enough time, space and technology, they find each other. It’s a much more effective way of doing things.
[...] And a real lesson we’ve all learned is that communities are the place where norms get enforced, not from top down, not from bottom-up. They’re enforced in small groups. Groups. You can call them “communities”. You can call “thematic groups” or “communities of practice” or communities of interest” or “communities of action”.
"[...] they will self-organize into communities and self-interest groups, You don’t have to force the issue. They will find it each other. And talk to each other. You don’t have to worry too much about incentive issues. It’s about sharing."
Lire la conférence : What are the enemies and enablers of knowledge management? de (Larry (Laurence) Pruzac)
PS 13 octobre: Martin Dugage commentait récemment : "Le Knowledge Officer, c'est l'éminence grise du patron. Celui qui organise son service de renseignement ne peut être que l'un de ses très proches. Quand on se fait appeler par un middle manager pour le faire, il vaut mieux fuir car c'est une perte de temps."
Ça rejoint Pruzak quand il parlait d'une femme qui lui disait : "I've been trying to make progress with knowledge for eight years at my firm, but no one cares." Il a répondu : "Get a different job!
Si vous êtes intéressé à connaître pourquoi c'est si difficile lisez le document de Martin.
PS 16 octobre: Dans la même veine, Petites réflexions sur les weblogues en entreprise où Padawan raconte les déboires du KM en entreprise. Et coup de gueule de Ludo en réplique. De la bonne réflexion critique pour ceux qui en redemande...
45 raisons d'intégrer les carnets dans une classe
Anne Davis de e-school news en recense 45 ! Les enchères montent!
Elle les classe sous ces 6 catégories:
1. You might like to create a reflective, journal type blog to...(note: Je trouve déjà démodé le terme "cybercarnet" (qui fait tellement "printemps 2004" ;-)
2. you used this technology in your own class.
3. You might like to start a class blog to...
4. You can encourage your students to blog...
5. You can have your students create their own weblogs to...
6. You can also ask your class to create a shared weblog to...
Lire Ways to use weblogs in education de Anne Davis








