ZEROSECONDE.COM (par Martin Lessard)

ZEROSECONDE.COM

Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

Les quintuplets bébés rieurs

bébés rieurs! J'ai enfin retrouvé l'extrait vidéo sur les quintuplets bébés rieurs! Quand ils se mettent à rire, c'est le bonheur! À écouter quand on veut faire fuire la déprime. À coup sûr! Personne ne peut résister!

PS du lendemain matin: j'ai tellement rigolé que j'en ai eu les larmes au yeux quand j'ai compté les bébés. Il n'y a que 4! Mais je garde le titre car j'aime le mot quintuplet...

JupiterResearch Conversations - podcast

Voici une série de podcast (en anglais) de la firme JupiterResearch sur des sujets qui pourraient étoffer vos recommandations auprès de vos clients (ou de vos patrons) qui ne comprennent pas pourquoi ce qui se passe sur le web peut changer beaucoup de chose...

02/22/2006
Web 2.0: What Does it Mean for Business?

So much is being written about Web 2.0 these days. The term is poorly defined, though. Is it a technology or a strategy? Is it an opportunity or a threat? JupiterResearch believes the Web 2.0 phenomenon presents excellent opportunities for new and existing businesses. Listen in.

Moderator: David Schatsky
Speakers: Michael Gartenberg, Barry Parr

Download: MP3 (29:29)

02/02/2006
IPTV: Assessing the Obstacles and Opportunities

Numerous experiments, announcements and media coverage attend the rampant investment and experimentation in delivering video content over the Internet. Is there really demand for new TV & filmed entertainment serivces? What are the business model barriers and opportunities? What strategies are leading companies following?

Moderator: David Card
Speakers: Joe Laszlo, Todd Chanko

Download: MP3 (25:17)

10/12/05
Marketing with Blogs: Dos and Don'ts

The hype surrounding blogs is deafening, even though according a recent JupiterResearch consumer survey, just 11 percent of the online population reads them regularly. What’s really happening out there and what do marketers and publishers need to know and do now?

Moderator:David Schatsky
Speakers: David Card, Michael Gartenberg, Gary Stein

Download: MP3 (31:24)

7/28/05
Buzz Marketing and Other Online Advertising Trends

New technologies are exploding onto the scene to help marketers track and quantify the buzz that's happening online--positive, negative or otherwise. Marketers need to know when their brand is being talked about and what is being said. What tools are available to help marketers to this? How do the tools stack up relative to the hype? What are the trends in ad formats, tactics and pricing?

Speakers: Gary Stein, Julian Smith

Download: MP3 (17:30)

6/13/05
Digital Home

Media and entertainment are becoming increasingly digital. And consumers are eating it up. The transformation of the media and entertainment landscape, and the meaning of computing in the home, present challenges and opportunities for vendors of hardware and software as well programmers and content owners. What's going on in the living room? How digital is it today? What are the leading vendors up to and where are the opportunities?

Moderator: David Schatsky

Speakers: Julie Ask, Michael Gartenberg

Download: MP3 (33:18)

5/23/05
Blogs and Brands

Marketers and media watchers are becoming increasingly aware of the impact of weblogs on the public discourse. Are they a fad, or an important trend? Are they a bane or a boon to marketers? What sorts of mistakes do brands make when they use blogs for marketing? Besides setting up their own blogs, how can brands take advantage of this medium? How can a brand just simply get their ad onto a blog?

Moderator: David Schatsky

Speakers: Michael Gartenberg, Gary Stein

Download: MP3 (32:24)

5/23/05
Paid Search and E-mail: Applying the Lessons of Online Direct Marketing

Advertisers are getting over the novelty of search and are beginning to view it as one more direct marketing tactic. Search spending will reach $3.2 billion this year in the US, driven largely by rising price per click, as advertisers deploy increasingly sophisticated strategies for managing bids and measuring the effectiveness of their search campaigns. What can they learn from e-mail marketing, the ultimate online direct-mail tool?

Moderator: David Schatsky

Speakers: David Daniels, Gary Stein

Download: MP3 (31:30)

Un mercredi soir bien rempli

Mercredi prochain, je vais commencer par aller au wikiwednesday puis j'irai au yulblog.

Si vous êtes à Montréal, joignez-vous à nous!


Liens en vracs (3)

Petit paquet de liens glanés à gauche et à droite dans ma collection de blogs préférés...

A Complete Guide To Web Analytics Solutions, par Pat McCarthy, offre (en anglais) un excellent panorama des outils disponibles pour gérer vos statistiques de fréquentation de vos sites web, tout gamme confondue.

How to Subscribe to TV Shows Using The Democracy Player, Bittorrent, and RSS par Jesse Newland (en anglais) sur une utilisation de Democraty, le player de TV Internet dont je parlais récemment.

Les valeurs et la télévision, sur le rôle grandissant que joue la télévision dans la vie familiale. Surtout si on y accède sur Internet.

Le phénomène blog, de Craowiki, un bon débrousaillage (pas complet et daté un peu) qui donne des pistes de réflexion sérieuse.

Le paradoxe de Robinson, François Flahault, compte rendu de Jean Zin.

Reflexions sur la blogosphère et ses promesses sur Docteur-web.

Scuttle un del.icio.us open-source, sous license GNU que vous pouvez héberger sur votre serveur, sur le web ou à l'interne, ou sur votre station. En anglais.

Google Introduces Web Page Creator , un aperçu (en anglais)

Deux bougies pour zéro seconde

Deux années se sont écoulées depuis mon premier billet sur zéroseconde. Bilan.

263 billets en tout
138 la première année, 125 la seconde. Un peu moins fréquent, un peu moins assidu, mais mes billets sont devenus plus consistants avec le temps. Le rythme s'est ralenti récemment, principalement parce que mes petits anges ne me réveillent plus la nuit (excellent rentabilisation des insomnies qui s'en suivaient inéluctablement). Mais aussi par une surcharge au travail.

28266 visites en tout
Ce qui donne une moyenne de 78 visiteurs par jour. Environ 75% sont des nouveaux visiteurs dont la moitié environ proviennent d'une recherche de Google (et repartent aussitôt). La moyenne n'a pas bougée depuis un an. Une pointe à 3200 visites en décembre dernier, et 2700 en janvier 2006.

170 abonnements par fils web
Selon feedburner. Peut-être un peu plus avec le fil atom de blogger, c'est dur à dire, mais sûrement pas au delà de 200. Une augmentation de 50 % depuis un an environ.

Commentaires
Le nombre de commentaires augmentent. Au rythme de la croissance de l'auditoire. Je commence à recevoir aussi des envois courriel directs de plus en plus. Souvent des personnes qui cherchent à attirer l'attention sur leur site. J'ai manqué de temps pour faire le suivi et vous en faire part (j'ai comme éthique de ne rien recommander si je n'ai pas visité en profondeur le site). On va y arriver un jour.

Mes billets dont je suis le plus fier dans la dernière année?

1. La série de billets sur le décryptage de la blogosphère.

2. Mes billets sur le Extreme KM


3. Définitions des nouveaux outils émergeants.

4. Mon intérêt pour l'autorité cognitive sur Internet

J'ai commencé à baliser le terrain pour démarrer une recherche sur l'autorité cognitive en vue de faire éventuellement des études au doctorat.

5. Les blogs et les médias

6. Inclassables

La blogosphère francophone
Plutôt atypique, au début, de persister à blogger dans une langue marginale comme le français, je me coupais nécessairement de la blogosphère des idées en écrivant dans une langue vernaculaire nullement comprise par ceux que je lisais. La communauté francophone d'irréductible bloggeurs était fort limitée au début.

Depuis 2005, il y a eu un essort considérable et suis content de voir qu'il y a moyen d'utiliser les nouveaux outils de communications planétaires dans sa propre langue. J'ai hésité plusieurs fois de "pasteuriser" mon blog (allusion à l'institut Pasteur, un fleuron scientifique de la France qui ne publie plus qu'en anglais depuis 20 ans). Maintenant que la blogosphère francophone est forte, je suis heureux d'en faire partie.

Image de www.rochambeau.org/physique/

Plateforme ouverte de TV internet

La version Windows de DemocracyPlayer (v0.8), la plateforme ouverte de TV internet, est sortie aujourd'hui. Ceux qui s'intéresse à la télé sur le web devrait se pencher imparativement sur cet outil qui permet de visionner gratuitement des vidéos, de les partager et de les diffuser sur le web.


La qualité de l'image est impec! Le concept d'un player permet d'être définitivement plus flexible qu'un site web de vidéos. Le "channel guide" est la home page et on peut "surfer" d'un canal à l'autre, d'un vidéo à l'autre et créer ainsi sa propre programmation.

Je pourrai comparer cette plateforme à un iTune pour la vidéo ou un TiVo sur internet. On se monte facilement une grille horaire (grâce notamment au fils RSS vidéos). Le simple citoyen est aussi à un clic de devenir un diffuseur.

La télévison libre va ébranler le dernier bastion des mass medias contrôlés par les grosses corporations (mais attendez-vous à ce qu'elles réagissent et utilisent en retour cet outil aussi)

La plateforme Internet TV est composée du Democraty Player, du site Video Bomb (le palmarès pour voter pour les meilleurs morceaux), la Broadcast Machine, pour créer son propre cannal et le Channel Guide.

Dix personnes sont à l'origine de Participatory Culture Foundation, une organisation à but non-lucratif américaine, l'équipe derrière tout ça. La plateforme est Open-source, et fondée sur des standards.

"La prochaine révolution sera télévisée". On n'a jamais cru si bien dire.

(via Robin Good)

Pourquoi les jeunes bloguent-ils?

Quand je dois expliquer l'émergence des blogues, je ne peux passer sous silence le fait que l'immense majorité des blogues sont l'oeuvre de jeunes ados "exibitionistes" ou, du moins, qui font peu de cas de l'étalement publique de leur vie intime (et parfois triviale) sur le réseau Internet. Ce qui ne m'indispose nullement.

Jusqu'à présent j'escamotais la raison qui poussait les jeunes à s'exposer ainsi sur la toile.

Mais, voilà. Mes interlocuteurs, manifestement, ne sont pas des ados et ils se font alors, souvent, une idée préconçue du phénomène des blogs. Ce qui m'indispose royalement. J'adapte maintenant mon discours pour désamorcer leur vision.

Expression d'une identité
Le phénomène de l'auto-exposition sur Internet (à l'écrit ou en photos) est tellement significatif qu'il ne peut se résumer à un aspect purement technologique. Oui les outils sont simples à utiliser, mais cela n'explique pas tout.

Je crois que l'exposition numérique de soi sur la toile est une extension d'un comportement typique des jeunes. Les baby boomers, à l'époque se sont exprimés à travers leur vêtement, leur consommation d'opinacé, leurs moeurs sexuelles et la vie en commune. Les "hippies" loin de représenter la majorité des jeunes en étaient tout de même leur symbole.

Les jeunes aujourd'hui utilisent de nouveaux moyens de forger leur identité et l'expression ne s'effectue plus nécessairement à travers les vêtements pour la simple et bonne raison que cette voie a été revendiquée dans le passé et que surtout, avec la mode omni-présente, elle n'a plus rien de révolutionnaire (ou du moins, rien de provocant).

Confort devant une audience inimaginable
Cette jeunesse, issue de la civilisation de la communication, semble plus confortable devant une auto-exposition publique. Que ce soit par écrit (blog), en photo (flikr), en vidéo ou en son (podcast) le jeune ne voit pas de barrière là où les plus vieux voit une gène (un tabou?) ou plutôt une immaturitée dans l'acte de s'exposer à la vue de tous pour des détails relevant du domaine de la sphère privée. On voit les parents lever les yeux au ciel.

Mais les cheveux longs, les vêtements, l'attitude "hippies" des jeunes des années 60, participaient du même élan de provoquer sur la place publique en exhibant une identité forgée de toute pièce et forcément revendicatrice d'une liberté s'émancipant du canon des "vieux". En leur temps, leurs parents eux aussi levaient les yeux au ciel.

Il faut comprendre le phénomène du journal intime (écrit ou en photo) sur le web comme un écho d'émancipation commencé par les baby-boomers et que chaque génération renouvelle à sa façon...
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Lire davantage
Here I Am Taking My Own Picture (New York Times -abonnement). Une analyse de l'auto-portrait via les téléphones portables chez les ados.
La blogosphère nue où je commente le fait que 82% des bloggueurs français n'auraient même pas 25 ans.
Coup de jeune dans la blogosphère française où j'analyse la culture autobiographique et la culture d'échange de la blogosphère.
Les statistiques de Médiamétrie sur la proportion de jeunes dans la blogosphère française.
L’innocence des jeunes sur le Web de François Guité
Sensibiliser les jeunes à l’éthique de la publication de François Guité
Les métadonnées : la face cachée des TIC de François Guité

L'image est le célèbre auto-portrait de Escher

Comment développer un site web



The Website Development Process en images (et en anglais).

À garder à la portée de la main quand un client ne comprend pas pourquoi il n'a pas son site lundi matin quand il passe la commande le vendredi soir... ;-)

Wiki et le savoir colligé

WikipediaLes blogues "constituent une agrégation des savoirs individuels, les wikis, eux, en sont l'intégration" (Jean-Francois Noubel). C'est à dire que les wiki accumulent, amalgament et font l'agrégation des savoirs individuels pour en faire émerger un savoir collectif.

"L'accumulation des interactions sur une page conduit soit vers une "optimisation maximale" et consensuelle du savoir collectif, soit à des débats pouvant donner naissance à des contenus contradictoires mais complémentaires, sources de nouvelles branches et de nouvelles profusions." (JF Noubel source)

Optimisation maximale est en guillemets. Car le savoir collectif devrait plutôt se dire "savoir colligé". Un wiki, évidemment, ne conserve que ce que l'on y écrit. Les absents n'ont pas voix au chapitre mais pourtant appartiennent et participent (offline) au savoir collectif.

La co-construction des savoirs se prête bien au jeu du wiki, mais comme je le mentionnais dans mon billet sur la négociation du sens sur un wiki de l'année dernière, il n'est pas le seul endroit où il entre en jeu. Le wiki est aujourd'hui utilisé pour formaliser et conserver une trace écrite (ce qui ne restera tout de même qu'une partie des savoirs) des connaissances des participants.

Le blogue, comme agrégateur du savoir personnel, permet d'exposer un savoir sans co-construction explicite dans un groupe. Le blogueur, comme dans tout processus d'écriture, se forge un compréhension incarnée de ce qu'il communique (que j'oppose à l'oralité qui peut parfois entraîner des convictions superficielles).

La blogosphère maintient donc un ensemble de vérités individuels, formelles, explicités, mais non confrontées. Ce qui est différent de ce que la "wikisphère" (?) intègre, et qui est forcément un compromis, donc une co-construction. Mais ce savoir explicite, co-construite, peut se révéler plus faible car certains peuvent avoir perdu la parole face à des individus qui maîtrisent bien l'outil ou la rhétorique.

Le blogue au contraire permet de les laisser libre de s'exprimer. Ce qui donne une sphère de savoirs (virtuellement) plus vaste (mais pas nécessairement validé).

Ça me fait penser à la nuance sémantique entre : "Une collectivité composée de plusieurs personnes" et "Plusieurs personnes composent la collectivité". L'un focus sur l'émergence du groupe, l'autre sur la primauté des individus...

PS du 17 fev 2006.
Lire aussi l'excellent article d'Arnaud Klein : Wikipédia et la légitimité de la construction collective du savoir sur internet

En français dans le post

Eric BaillargeonUn des blogueurs, que je suis régulièrement, retourne à sa langue maternelle. Éric Baillargeon, spécialiste des engins de recherche, passe au français et publie un nouveau blogue : Intercommunication. Il écrivait surtout depuis près de deux ans dans la langue de Larry Page des courts "blurp" de l'actualité du mystérieux monde des optimiseurs de site.

La vocation de son blogue francophone développera davantage des sujets de réflexion, si on en croît ce que l'on y trouve...

Son premier billet offre un survol de l'histoire de la publicité sur Internet : L'Association Mondiale des Journaux se réveille-t-elle trop tard ?

Une belle acquisition pour la blogosphère francophone qui prend de plus en plus d'importance. Welcome back, man!

Un tournant pour la blogosphère allemande

La blogosphère germanophone en parle sans arrêt depuis l'automne dernier. "Du bist Deutschland" (l'Allemagne, c'est toi) est une campagne de pub sociale à grand déploiement qui défraie chroniques et manchettes à répétition.

"Du bist Deutschland" est le groupe de mots parmi les plus recherché sur Technorati.com ce mois-ci. Et la campagne possède en plus une entrée sur Wikipedia.de. La communauté internet du pays était affairée dès le début à détourner la campagne avec des parodies postés sur Flickr,

Réaction épidermique sur le web

Le concept original de la campagne est simple : "rendre un peu de sa confiance et de sa fierté à une nation en proie au doute ou à l'inquiétude". Mais l'exécution "Du bist [insérez ici le nom allemand qui a du succès]" a provoqué quelques sarcasmes (notamment le fait que l'on utilise Einstein, lui qui a dû pourtant fuir l'allemagne). Lire l'excellent compte rendu- et le seul à ma connaissance en français- d'André Gunthert.

Or voilà qu'un forum découvre en novembre qu'une campagne nazi utilisait un slogan similaire en 1935 (Denn Du bist Deutschland) et un bloggeur poste la photo controversée.

Évidemment, compte tenu de la sensibilité allemande, dès que l'on fait appel au sentiment national, il y aura toujours quelqu'un quelque part pour relancer le débât sur leur passé fasciste - dans ce cas-ci, encore, l'ego allemand reste toujours sous le traumatisme.

La blogosphère s'empare de l'image et repart de nouveau en guerre contre la campagne.

Les empêcheurs de publiciser en rond
Or le concepteur de la campagne, Jean-Rémy von Matt, dans un email (original allemand, traduction anglaise), attaque ceux qui dénigrent sa campagne. Qui pointent-ils?

  1. les publicitaires (qui ne croient pas que l'on peut "marketer" un sentiment national).
  2. les bloggeurs (qu'il traitent au passage d'écrivains de murs de chiottes - "den Klowänden des Internets)
  3. les intellectuels (les journalistes qui ne sont pas privés de se moquer de la campagne)
Les bloggeurs arrivent avant les journalistes ! Pour des écrits de murs de toilette, c'est leur donner beaucoup d'importance!

La réplique de blogosphère allemande ne s'est pas fait attendre. D'où l'apparition du tag sur technorati. Ce qui a eu pour effet de contaminer les autres blogosphère linguistiques -anglaise notamment- et donner une visibilité "mondiale" à la contre-campagne sur le web*.

Herr von Matt s'est ensuite excusé (en allemand), ce qui a eu pour effet d'associer la blogosphère allemande à une force d'opinion crédible.

Il faut savoir qu'il y a peu la blogosphère teuton était tournée en ridicule par des affirmations du genre "il y a plus de bloggeurs que de lecteurs", des statistiques qui montraient que l'Iran (65 000) avait plus de blogues que l'Allemagne (42 000) et autre liste d'excuses pour ne pas bloguer en Allemagne.

Du bist die Deutsche Blogosphäre
La blogosphère allemande a contrecarrée une campagne médiatique de 20 millions d'Euro. "Politique et publicité ne font pas bon ménage lorsque, pour tirer ce pays en avant, on veut nous faire croire que la seule chose dont nous souffrons est une mauvaise image. Parfois, il peut aussi y avoir une image de trop." (conclusion d'André Gunthert traduite de Fotostoria).

L'image en question était peut-être, au final, anecdotique (il y aura toujours dans le passé nazi quelque chose que l'on peut relier au présent allemand) mais la blogosphère germanique vient, maintenant, de faire son entrée dans la sphère publique comme une opinion citoyenne assez mature pour avoir voix au chapitre (Der Spiegel, en anglais). Wilkommen, Sie sind die Deutsche Blogosphäre.

(*) Je m'empresse de souligner, tout de même, que le déclencheur c'est le fait que la blogosphère allemande a déplacé le débat sur Technorati et Flickr, c'est à dire dans des chambres d'écho de portée mondiale. Que le "monde" ait peu réagi importe peu. C'est la portée qui crée une crédibilité palpable. Et du même coup ces sites de recherches ciblés aussi gagnent en crédibilité...

Navigation par grappe

TouchGraph GoogleBrowser est un outil graphique permettant de visualiser des sites similaires (selon Google).

Il crée des aggrégations de sites, comme des nébuleuses de sites, que l'on peut naviguer globalement, facilement, sautant d'un groupe à l'autre afin de voir les nuages autour de sujets, de communauté de sujets.

Développé par Alex Shapiro, à partir de la version initiale du Google Graph Browser de Christian Langreiter, basé sur l'applet Java Vanilla-Vista.

Entrez un url de départ, votre blog ou un site de contenu et voyez les relations se développer. Instruction en français si vous avez des questions...

Vision of ashes and snow

La plus belle exposition de photo sur le web qu'il m'a été donnée de voir.

ASHES and SNOW


Le site web offre une expérience magnifique, simple, efficace qui transmet une émotion rare sur Internet. Une poésie à couper le souffle. Des images du paradis, inoubliable!



C'est le site officiel du musée itinérant de l'artiste Gregory Colbert, qui s'est transporté à Santa Monica la semaine dernière (après être passé à new York et débuté à Venise en 2002). Un musée temporaire où des affiches géantes tapissent un espace magique où les animaux et les hommes vivent dans un temps arrêté.

Il y a aussi des vidéos à travers les photos qui rendent le tout tout simplement intense et envoutant.

ASHES and SNOW version haute vitesse ou basse vitesse.

Avancée de Firefox en Europe

Une étude de Xiti montre que Firefox, le navigateur internet libre, gagne du terrain en Europe. Les chiffres semblent dépasser le taux de geek par pays. Donc le grand public embarque dans le mouvement...

Stopbadware.org

Vous connaissez tous l'histoire : vous téléchargez quelque chose d'Internet sur son ordi. Inoffensif? Commence alors la descente aux enfers, l'ordinateur ralenti, bugue, bombe, s'écroule sous une avalanche de publicités instantanés sortant de nulle part.

Vous venez de télécharger un cheval de Troie qui a installé un logiciel espion! Bonjour les dégâts. Et essayer de le retirer même avec un logiciel anti-spyware n'est pas un sinécure.

Ne restez plus un victime, seule dans votre coin : Stopbadware.org ("Regaining Control of Our Computers") est le regroupement pour lutter, identifier et dénoncer ces voyoux qui squattent vos ordis (vos PC sous Windows, en fait, car sur Linux, il n'y a pas ce problème).


Stopbadware.org est organisé par Consumer Reports WebWatch, Berkman Center, Oxford Internet Institute et sponsorisé parSun Microsystems, Lenovo et... Google

Tiens! Microsoft n'est pas présent...Mais Google, oui. Mmm, intéressant comme message... Qu'en pensez-vous?

netvibes

Netvibes - Choisissez votre contenu et faites en votre page d'accueil. Vous connaissez le concept? Mais pas avec Ajax, n'est-ce pas? Le meilleur à date. En Français (en Hindou aussi). Pas besoin d'explication : tout est paramétrable. Le fait de visiter la page, ça devient votre page. Adopté!

Trouvé par hasard sur Franchement
Lien vers le blog de netvibes

Repas électoral - cinq services

Ce soir, je vous propose un menu gatronomique pour accompagner les élections canadiennes. Au diable la dépense, ce sera un menu à cinq services.

Premier service : petite salade verte à la sauce Kyoto
Vous ne ferez qu'une bouchée de ce parti vert en céleri rémoulade à la sauce moutarde. Pour la sauce Kyoto, on repassera, car le Canada n'a pas atteint les quotas prévus.
  • 2 cuillerées de citron fraîchement pressé (comme les citoyens à qui on demande de réduire d'une 1 tonne le gaz à effet de serre)
  • 2 cuillerées de moutarde de Dijon (qui nous monte royalement au nez)
  • 1 tasse (25 cl) de crème fraîche
  • Sel, poivre
  • 500 grammes de pieds de céleri
Ajouter tous les ingrédients sauf les céléris dans un bol. Bien mélanger. Assaisonner au goût.
Passez dans un robot les céléris et ajouter immédiatement à la sauce moutarde.
Servir sur de la laitue frisée ou verte.



Deuxième service : Nouveau Pain Démocratique
Sur votre gauche, une autre petite bouchée qui se mange sans faim. C'est un plat toujours apprécié mais pourtant jamais élu dans les grandes cuisines. Vous verrez, il ne devrait rester aucune trace après le repas.
  • 2 courgettes (bien ordinaires)
  • 4 cuillerées d'olives noirs
  • 1 cuillerée de câpres au vinaigre
  • 1 piment rouge (pour enrager les grosses fortunes)
  • Pain de campagne (qui ne lève pas)
  • Huile d'olive
Cuire et éplucher les courgettes puis les écraser à la fourchette dans une terrine. Laisser refroidir. Ajouter les olives noirs, les câpres et le piment rouge. Hâcher le tout finement, bien mélanger et arroser le tout d'huile d'olive.

Cuire 4 tranches de pain de campagne.

Couper chaque tranche en quatre et étaler le hâchis sur les morceaux. Servir


Troisième service : bloc d'agneau québécois mariné dans une sauce 40%
Il est bien important de laissé mariner sur les arrières bancs pendant de longues années. Surtout ne jamais mettre une sauce plus riche, ça pourrait faire séparer le pays. Mais pas moins non plus sinon ça manquerait de cohérence.
  • 1/4 tasse (60 ml) d'huile
  • cubes d'agneau
  • sel, poivre
  • 2 oignons
  • Fines herbes du bas du fleuve
  • 2 tasses (500 ml) de crème 40%
Hacher les oignons et faire revenir dans l'huile. Ajouter la crème et les fines herbes. Faire cuire longuement à petit feu les blocs d'agneaux. Après 1 heure, ajoutez une autre tasse de crème. Couvrir et cuire tout doux encore 1 heure environ.

Servir sur des nouilles plates et nées pour un petit pain.


Quatrième service : Requin libéral dans sa déconfiture rouge
Déservir rapidement le poisson car il a tendance à se corrompre. La technique est de prendre les commandites avant l'arrivée des invités pour en redistribuer un maximum aux amis (mais peut causer l'amnésie). En général, c'est le plat de résistance pour la gastronomie référendaire.
  • 1/4 tasse (60 ml) d'huile
  • 6 échalottes
  • 1/4 tasse (60 ml) de pot de vin blanc
  • 3 cuillerées de crème 35%
  • canneberge
  • 1/2 tasse (125 ml) de beurre
  • darnes de requins (150 gr par personne)
  • 3 tasses (750 ml)de riz au jasmin
  • 3 carottes (sans le bâtons)
  • 4 tasses (1 l) d'épinards frais
  • huile d'olive
  • Sel, poivre

Dans une casserole, cuire la moitié des échalotes avec le vin à feu moyen jusqu'à évaporation presque complète. Ajouter la crème et les canneberges. Laisser mijoter jusqu'à ce que la crème soit réduite de moitié. Faire cuire les carottes, coupées en juliennes.

Ajouter le beurre par morceau en fouettant sans arrêt. Saler et poivrer. Réserver. Griller le requin doucement. Saler et poivrer. Réserver au chaud.

Sauter les épinards et le reste des échalotes dans l'huile d'olive. Saler et poivrer. Ajouter le riz et bien mélanger. Déposer les darnes de requins sur le lit de riz. Naper le poisson de sa déconfiture rouge. Server.

Cinquième service : Vague de bleue
Au final, servir 5 types de fromage bleue, amalgame extrème et regroupé sous une seule bannière, d'un fromage qui pue, qui goûte mauvais mais que nous devrons tous se mettre au fond de la gorge et dire qu'on aime parce "ça fait changement".
  • roquefort
  • gorgonzola
  • stilton
  • bleu bénédictin
  • bleubry
Servir avec un alcool fort pour bien assommé et justifier la gueule de bois que nous aurons tous demain en nous levant.

A la recherche du sommeil perdu

Marcel ProustLongtemps, j'ai blogué de bonne heure. Parfois, à peine mon billet publié, ma fenêtre se fermait si vite que je n’avais pas le temps de me relire : « Je m'endors. »

Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de me corriger m’éveillait ; je voulais reposter le billet que je croyais avoir encore dans les archives et passer mon correcteur ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais d'écrire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que je n’avais pas moi-même écrit ce dont étalait mon carnet: fautes d'orthographes, accord du participe passé, coquilles et temps de verbe.


Ces fautes survivaient pendant quelques secondes à ma relecture; elles ne choquaient pas ma raison mais pesaient comme des écueils sur mes lecteurs et
les empêchaient de se rendre compte que le blog n'est pas une rédaction de journal. Puis elles commençaient à me devenir inintelligibles, comme après la lecture des pensées d'une ado sur skyblog; le sujet du billet se détachait de moi, j'étais libre de m'y appliquer ou non; aussitôt que je rouvrais le billet et j'étais bien étonné de trouver dans le corps du texte une erreur, grammatique et syntaxique pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une faute sans cause, incompréhensible, comme une erreur vraiment élémentaire.

Je me demandais quelle heure il pouvait être; j'entendais le ronflement des enfants qui, plus ou moins éloigné, comme le tictac d'un trotteuse dans une horloge, relevant les distances, me décrivait l'étendue du web où le curseur se hâte vers le lien prochain; et la conversation que je suis va être gravé dans mon souvenir par l'excitation qu'il doit à des hyperliens nouveaux, à des blogs inaccoutumés, à la causerie récente et aux commentaires sous des langues étrangères qui me suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du réveil.

J'appuyais tendrement mes doigts contre les belles touches de mon clavier qui, lisses et froides, sont comme les touches d'une Underwood. Je clique un bouton pour regarder l'heure. Bientôt 3 heures AM.


(Alors qu'exténué, souvent j'écris mes obsédants billets sur des sujets passionnants quand tout le monde est couché, sur mon temps de sommeil, irrécupérable, pour évacuer de ma tête trop sollicitée les envies irrépressibles de formuler efficacement une pensée naissante.

En haut, je paraphrase Proust avec un malin plaisir, vous l'avez tout de suite vu, sachant pertinemment que s'il avait été blogueur, on lui aurait reproché ses longueurs qui ont fait justement son bonheur en édition papier. Mais aussi pour signaler que les blogueurs n'ont pas accès à la même machine que dans le monde de l'édition - lecture, relecture, correction, conseils, etc.- et sommes donc obligé de tout faire nous même - de l'encouragement à la correction.

Je vous saurez gré d'excuser les fautes qui, dans mon carnet ouvert à votre curiosité, se glissent par maladresse - et par méconnaissance de la langue - en ces heures tardives, comme c'est le cas pour la majorité de mes billets et j'implore votre indulgence pour celles passées et à venir. Car je mets parfois trop de soin sur le fond, et la fatigue aidant, j'escamote la forme. Je corrige le matin venu quand j'ai plus que... zéro seconde. )

(photo et texte de Proust sur Wikipedia)

23:59:60

Seconde intercalaireCeux qui ont la chance de faire le décompte du nouvel an sur le méridien de Greenwich devront compter une seconde de plus: 5,4,3,2,1,1,0 !

Une seconde intercalaire est un saut de seconde pour ajuster une seconde du temps universel coordonné (UTC) pour qu'il reste à moins de 0,9 seconde du temps universel (UT) défini par l'orientation de la Terre. (voir wikipedia:seconde_interaclaire).

Cette année une seconde intercalaire sera rajoutée le 31 décembre. Pour en savoir plus

Ce soir, à minuit en temps universel (Greenwich) ou 19h00 (heure de Montréal car la seconde est ajoutée globalement, d'un coup) la seconde suivant 23:59:59 sera marquée 23:59:60 qui elle même sera suivie de 00:00:00 en date du lendemain.

Donc, aujourd'hui, 31 décembre 2005, c'est une journée de 86401 secondes au lieu des 86400 habituelles.

(source de l'image)

Catégorie reloaded

Il semble y avoir une corrélation entre la longueur d'un billet et le nombre de commentaires rattachés, remarque Laurent Gloaguen suite à mon billet d'hier sur les "catégories" de blogs...

"Intuitivement, plus un article est long, moins de lecteurs prennent le temps de le lire au complet (...) un article long met plus de pression sur le lecteur, qui estimerait que s'il doit commenter alors il serait obligé de développer sa réponse en un temps proportionnellement équivalent au temps que l'auteur aurait mis à rédiger son article. D'où découragement." précise Houssein Ben-Ameur.

Houssein a alors voulu vérifier empiriquement son hypothèse pour son Hou-Hou blog.

Hou-Hou Blog : ratio Billet-Commentaire

(graphique original tirée de Hou-Hou Blog)

Pour Houssein la conclusion est : "la taille optimale des articles sur mon blog se situe entre 3000 et 4000 caractères. Ces articles sont susceptibles de recueillir le maximum de commentaires."

Il existe donc une corrélation entre la longueur d'un billet et le nombre de commentaires laissés, mais pas nécessairement que les billets les plus courts en ont davantage (il faudrait augmenter l'échantillonnage pour vérifier ça).

Mais je crois que l'on peut affirmer sans trop se tromper que chaque blog possède son propre plateau, une taille optimale du billet, qui attire un maximum de commentaires.

Il faut donc que je revois la notion de catégorie dont je parlais hier à la lumière des commentaires et des billets à ce propos. Le ratio du rapport billets/commentaires commentaires/billet (merci Marc) me semble une bonne façon de mieux distribuer les blogs en écrivant seulement le ratio...

Embrun serait de catégorie +5.6
Hou-Hou Blog serait de catégorie +4.7
Alex Lauzon serait de catégorie +4.4
Tim Berner- Lee serait, lui ;-), de catégorie +227.5

Quelqu'un avec un taux négatif inférieur à 1 (merci Houssein) aurait plus de billets que de commentaires...

Mmm. Quel plaisir de réintroduire de la compétition dans la blogosphère ;-)

Mais le plateau de la taille idéale du billet pour recevoir nombre maximal de commentaires me semble une donnée plus intéressante à développer, car elle permet de mieux comparer les blogs similaires...