ZEROSECONDE.COM: Perso (par Martin Lessard)

ZEROSECONDE.COM

Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

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Zéro Seconde a 10 ans (et déménage sur ZeroSeconde.com)

En février 2014, mon blogue a soufflé ses 10 bougies. C'est une décennie complète à observer les impacts du numérique sur nos vies, découpés en 1200 billets! Si je compte aussi ceux de Triplex (environ 250), ça fait près de 1500 billets en 10 ans!
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Source Photo: Jurvetson
Pour l'occasion, mon blogue déménage à ZeroSeconde.com. Oui, je quitte Blogspot et j'ai importé tous les billets sur Wordpress.

Je garde ce blogue-ci ouvert pour ne pas briser les liens entrants, mais il ne sera PLUS MIS À JOUR.

Tous les futurs billets seront publié à ZeroSeconde.com

Veuillez changer vos signets. Côté RSS, je vais faire une redirection et vous n'aurez rien à faire.

Communautés sociales & contenu média

J’aurai la chance d’animer les deux panels d’experts lors d’un événement du Regroupement des producteurs multimédia la semaine prochaine: «Communautés sociales & contenu média».

L’événement aura lieu à la SAT, endroit que j’adore. Les thèmes abordés sont aux confluents de deux domaines qui m’intéressent beaucoup (au moins depuis que j’ai fait ma maîtrise en communication multimédia il y a plusieurs années): la rencontre d’internet et de l’audiovisuel. 

Pour être plus précis, car les termes employés dans le paragraphe précédent sont devenus désuets, c’est la rencontre des communautés socionumérique et des contenus média. Ça été ma motivation première, croyant que cette convergence allait se produire quelque chose de nouveau et innovant. Ça tarde un peu, mais c'est dans la bonne direction.


Vous avez dit communauté?

La communauté en ligne, c’est l’incarnation du bouche à oreille. La notion de communauté, au sens large, doit inclure les conversations qui ont lieu hors de votre site web.

J’avais discuté avec un producteur l’an passé. Il cherchait à «ramener sa communauté» sur son site. Pourquoi? Parce qu’elle se trouvait dispersée sur d’autres forums que le sien, disait-il. Erreur. La gestion de communauté se passe aussi bien sur ces « forums externes », et peut-être mieux. La gestion de communauté se fait aussi ailleurs que sur son site.


Il y a une erreur d’interprétation quand on parle de «communautés» aux producteurs. Si vous devez faire un film d’horreur, pour prendre un exemple facile, il n’y a peut-être pas lieu de bâtir vous-même une communauté. Elle existe déjà sur des forums de discussion, comme celle qui entoure Patrick Sénécal par exemple. Il est plus facile de proposer votre contenu à une communauté existante que de la bâtir de toutes pièces. Durant la progression de votre projet, cette communauté est aussi la vôtre.

Deux approches seront discutées durant cette journée.

1) Communauté et promotion

Le premier panel (impact des communautés sur la promotion d’un contenu média) touchera sur la façon directe et indirecte que les communautés en ligne ont une influence sur le succès d’un oeuvre.

Entre autres, des études de cas seront présentées par Paul Allard de #engagementlabs autour de marques médias (émissions de télé, films, jeux vidéo).

Il peut sembler étrange dans un marché de l’audiovisuel subventionné comme le nôtre que les productions puissent avoir moindrement un souci de ce que des communautés en ligne pensent. Après tout, on pourrait penser que si on présente un projet de film sur mon nombril et qu’il est accepté par les instances de subventions et les télédiffuseurs, qu’a-t-on à cirer de ce que les gens sur Facebook pensent?


En fait, c’est avant l’acceptation d’un projet et à sa diffusion que le poids d’une communauté se fait sentir. Sans tomber dans le populisme, il y a probablement là une forme de légitimation (au moins partiel) d’un projet qui pourrait reposer sur le fait qu’une communauté en ligne manifeste son appui en amont. Si j’ai X milliers de fans qui s’intéressent à mon projet de film sur mon nombril, il y a là matière à regarder de plus près (tous les autres critères d’évaluation étant égales par ailleurs).

Il y a aussi à la diffusion où l’effet sur le public peut être mesuré finement, ou du moins quantitativement, et presque en temps réel sur les médias sociaux. Le brouhaha autour d’un mot-clic (#) n’est pas sans laisser impressionner. Nous verrons avec #engagementlabs le forces et les limites de ces conversations.

2) Communauté et financement

Le sociofinancement, popularisé par Kickstarter, est une façon encore plus concrète de mettre à contribution la communauté. C'est le thème du deuxième panel (Impact des communautés sur le financement d'un contenu média).

Sur place il y aura  Fabien Fournier et Anne-Laure Jarnet, producteurs et créateurs chez Olydri Studio qui nous parleront du financement participatif pour leur long métrage « Noob ».  Cette marque a levé 680 000€ sur Ulule, un record européen. (Alexandre Boucherot d'Ulule sera d’ailleurs aussi sur place pour la conférence d’introduction).


La principale erreur commise avec le sociofinancement. c’est d’ignorer que la communauté précède la demande de participation. On ne lance pas le projet de sociofinancement pour trouver ensuite une communauté qui serait prête à mettre la main à la poche. C’est l’inverse. C’est parce que vous avez une communauté que vous pouvez penser qu’elle peut mettre la main à la poche.

Promo pour les lecteurs de Zéro Seconde

Si ça vous tente, laissez-moi votre courriel dans les commentaires et je vous enverrai un code promo de 25% sur le prix d’entrée de l'événement (sur Eventbrite). Vous pouvez aussi m'écrire à martinlessard (à) gmail.com avec 'code promo' dans le titre.

Pour les autres, je vous tiens au courant sur ce blogue de mes discussions avec les intervenants dans les prochains jours, car je compte bien vous partager ce dont nous discuterons plus profondément sur les panels.

Juin 2013: Mes billets sur Triplex

Un autre mois, un autre tour du côté de Triplex, mon blogue sur le site de Radio-Canada. Vous ne manquerez pas de lecture durant les vacances.



[Média] Structurer la fosse aux commentaires
Les commentaires dans les sites de presse sont souvent des égouts à ciel ouvert. En lançant un « qu’en pensez-vous? » le journaliste ne fait qu'empirer le débat. Pour que les journaux puissent « domestiquer la bêtise des foules» il doit d'avoir structurer et rendre visible «l'intelligence des foules».

À peu près tout le monde qui sait moindrement ce qu’est une console de jeu le pense aussi : offrir une console qui doit se connecter toutes les 24 heures pour fonctionner est une idée idiote. Microsoft a reculé, mais a-t-il tout dit?

[Vie privée] Coupable par corrélation
Le travail de surveillance est sous-traité à des jeunes de 29 ans, comme Edward Snowden, que les services secrets n’arrivent même pas à contrôler! Mais pour un Tintin comme lui, qui s'est révolté pour le « bien commun », il y a combien de Rastapopoulos qui profitent dans notre dos?

[Médias sociaux] Facebook : le mot-clic devient vraiment multiplateforme
Longtemps considéré comme illisible par le grand public, le hashtag a été associé à un groupe étrange qui s’échange des messages codés. Aujourd’hui, grâce à Facebook, il entre dans la culture générale comme le lol et le fail

L’identité numérique n’est pas seulement vos traces visibles en ligne. Il y a des traces qui ne sont pas des messages volontaires. Votre ombre est composée des données que vous laissez automatiquement quand vous interagissez avec le réseau. Pour les services secrets, plus besoin de taper votre ligne.

Dans les relations internationales contemporaines, l’informatique ressort comme un instrument de guerre et Internet est son champ de bataille. La cyberguerre de demain peut prendre au moins une des quatre formes possibles que j'explique.



M2 - la balado

C'est à l'été 2012 que je rencontre Martin Girard qui est réalisateur radio à la Radio-Canada. Lui et moi avions chacun le goût de s'essayer à faire une balado (que les Français appellent podcast). Grâce à Sylvain Carle, qui nous a mis en relation, on a, de fil en aiguille, réussit à trouver du temps pour démarrer notre projet, M2.


M2 c'est M au carré, car nous nous sommes deux Martin. M, aussi pour mutation. Mutation au carré, car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

M2 se veut des conversations autour des métamorphoses apportées par les technologies numériques. Cette baladodiffusion est un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique.

Nous rencontrerons des universitaires et des praticiens qui pensent le numérique. C'est moi qui propose les rencontres à mon collègue qui lui enregistre et monte ensuite l'entretien et en fait quelque chose d'écoutable.

Je vous invite à rencontrer les gens qui font le numérique à Montréal et au Québec --et dans le monde aussi, quand ils passent par chez nous.

Abonnez-vous sur iTunes ou directement sur le fil XML (feedburner) de l'émission,

Le lien court est ici: http://bit.ly/balado-m2

Pour accéder aux billets qui touchent la balado M2, cliquer sur le mot-clé m2

[panel en direct] Les communications numériques: émancipation ou aliénation?


Je participe à un débat ce soir, organisé par l'Université du Québec à Montréal. Ce sera diffusé en direct sur le web ce soir 18h00 à 19h30 (lundi 18 février 2013)

Thème :Les communications numériques : émancipation ou aliénation ?

(Mise à jour du 11 mars 2013: Lien vers la vidéo intégrale en ligne)

C'est à la salle Salle DS-1950 pour ceux et celles qui ont pu réserver leur place, car c'est à guichet fermé depuis vendredi. La webdiffusion a justement été mise en place pour ouvrir le débat à tous.

Sur le panel, je serai avec: 

professeur à l’École des médias de l’UQAM et 
directeur du nouveau baccalauréat en communication, médias numériques

doctorant en informatique cognitive et 
chercheur en communication

Je suis heureux de croiser le fer avec des académiciens qui partagent la même passion que moi, la communication numérique.

Au salon du livre de Montréal

Venez nous voir au kiosque du distributeur Dimedia (no 433) ce soir (vendredi 16 novembre) de 19 h 30 à 20 h 30 (Marie-Claude y sera avec Guillaume), ou dimanche le 18 novembre de 13 h à 14 h (nous y serons tous les trois).

Guillaume a compilé les liens de tout ce qui a été dit sur le livre jusqu'à maintenant et Marie-Claude l'a mis en forme sur son site :


À quelle question, votre entreprise est-elle la réponse?

La soirée de lancement s'est réellement bien passée, j'en reçois encore beaucoup d'échos. Je lève mon chapeau aux organisateurs, Infopresse.

Je vous partage le petit mot que j'ai dit sur le podium durant la soirée. Ce mot à moi, mot de la fin des quelques petits discours de la soirée, est simple: c'est «pertinence»

J'ai fait ce livre, car je croyais qu'il était pertinent de le faire. Quand Guillaume m'a demandé de participer à la rédaction du livre, avec Marie-Claude, j'avais demandé l'assurance que ce ne soit pas "juste un livre de plus".  On était tous sur la même longueur d'onde.

Ce qui circule dans les médias sociaux doit être pertinent, sinon cela ne circule pas.

Quand on comprend ça, et qu'on comprend que sur les réseaux sociaux les gens sont demandeurs de contenu pertinents, des contenus qui répondent à leurs questions... Alors on comprend que ce sont les réponses aux questions qui circulent.

Si on veut faire affaire dans les médias sociaux, il faut se demander «ma compagnie, mes produits, mes services, à quelle question répondent-ils»?

Nous on sait que notre livre réponds à ce besoin de comprendre les médias sociaux pour les entreprises.

Photo: Infopresse

400 personnes au lancement du livre Les médias sociaux en entreprise

Lancement de livre et atterrissage en douceur. C'est l'aboutissement de plusieurs mois de travail qui a culminé hier soir avec le lancement du livre Les médias sociaux en entreprise que j'ai co-écrit avec Guillaume Brunet et Marie-Claude Ducas aux éditions Infopresse.


Avec un travail sur les médias sociaux en amonts par les auteurs et un travail sur le terrain par l'éditeur, cette soirée a été un succès. Il m'aurait fallu bien plus de temps pour rencontrer et parler à tout le monde.



Merci de votre présence. Si vous avez des questions, utilisez le mot-clic #msee sur Twitter.

Le livre se trouve maintenant disponible en librairie et en ligne (Amazon.ca, Archambault.ca, Renaud-Bray)

Les médias sociaux en entreprise

Je vous invite au lancement de mon livre “Les médias sociaux en entreprise” que j'ai co-écrit avec Marie-Claude Ducas et Guillaume BrunetDépêchez-vous de vous inscrire pour participer à cet évènement (c'est gratuit)!



Quand : mercredi 24 octobre prochain dès 17h30 chez Infopresse, l'éditeur, dans leur nouvelle salle d'événement (rez-de-chaussée) 4310, boulevard Saint-Laurent, Montréal (Québec).

INSCRIVEZ-VOUS ICI EN CLIQUANT

Au plaisir de vous y voir!


Table des matières (152 pages)


TABLE DES MATIÈRES DU LIVRE 

AVANT-PROPOS : Comprendre, puis agir

PREMIÈRE PARTIE : Comprendre. Se questionner. Écouter.

INTRODUCTION : Les médias sociaux ne sont pas un but en eux-mêmes

1. COMPRENDRE : Que sont au juste les médias sociaux?

2. SE QUESTIONNER : Ce que les médias sociaux viennent transformer

3. ÉCOUTER : Qu’avez-vous à apprendre sur les médias sociaux?

INTERMÈDE : Faites rayonner votre expertise

DEUXIÈME PARTIE : Agir. Entretenir. Évaluer.

4. AGIR : Se lancer avec succès sur les médias sociaux
5. ENTRETENIR : Gérer sa communauté et poursuivre les conversations
6. ÉVALUER : Mesurer l’efficacité de ses actions
CONCLUSION : Le défi de la pertinence



À propos du contenu du livre

Ce livre s’adresse aux dirigeants de petites entreprises ou de grandes organisations, ainsi qu’à tous leurs gestionnaires ou employés qui auront à être présents en ligne. Le but premier du livre est de permettre à ses lecteurs de bien comprendre et maîtriser cette nouvelle réalité. Le sous-titre («les comprendre, les utiliser, en tirer profit») correspond à nos trois envies, complémentaires, d'expliquer à quoi servent les médias sociaux.

Guillaume, par son curriculum en agence, cherche à expliquer comment en tirer profit, Marie-Claude, qui cherchait au début à augmenter ses compétences dans le domaine, veut expliquer comment les utiliser, et moi je cherche, comme toujours, à faire comprendre le phénomène. Le tout donne une bonne introduction au phénomène des médias sociaux en entreprise.

S'il y a une chose à retenir, c'est que les médias sociaux ne sont pas un but en soi. C'est un outil, comme un autre, au service de vos objectifs d'affaires. Le livre explique les diverses façons qu'ils peuvent se greffer à vos objectifs. Mais si on y cherche un bouton automatique «Rendez-moi célèbre» ou «Convertir vidéo en viral» ou «Vendez mes produits sans effort», mieux vaut reviser vos attentes.

Là où on doit porter une grande attention, même si on peut penser ne pas vouloir / pas pouvoir s'impliquer à fond dans les médias sociaux, c'est de comprendre que, de toute façon, les médias sociaux risquent, quand même, d'avoir un impact sur votre compagnie, vos employés ou même l'environnement concurrentiel de votre industrie.

Notre livre propose de comprendre «pourquoi écouter» (et en premier lieu, pourquoi, pour certains, écouter peut être une révolution) et les façons de «faire rayonner son expertise» (en abandonnant notamment le «langage marketing»).

On doit voir les médias sociaux comme un endroit peuplé de gens à la recherche de réponses à leurs questions, des gens qu’on pourrait surnommer des « demandeurs de connaissances ». Qui répond à leur demande ? Les compagnies deviennent, si on peut dire, des « fournisseurs de connaissances ».

Alors, vous, votre entreprise, vous êtes la réponse à quelle question?



À propos de la genèse du livre

Nous avons commencé à écrire le livre en juin 2011 et nous l'avons terminé au printemps dernier. Avec la mise en page, la correction, la vérification, nous voilà à l'automne 2012, enfin, sur papier.

Écrire un livre est processus bien différent de bloguer. Quand nous avions commencé, G+ n'était pas sorti. On se demandait comment intégrer la nouvelle plateforme de Google. Puis à la fin, neuf mois plus tard, la plateforme qui avait été promu à avenir radieux n'avait pas tout à fait décollé encore, comme on aurait pu s'attendre. Entre temps, Pinterest, cette nouvelle coqueluche, était sur toutes les lèvres. Le domaine des médias sociaux change si soudainement et toujours sans prévenir.

Quand on blogue sur les nouvelles technologies, on fait une suite d'instantanées. On a beaucoup moins le souci de la continuité. Un livre est plutôt construit dans la longueur. Il doit survivre à son sujet. Nous croyons qu'après une décennie de croissance exponentielle, les médias sociaux sont arrivés à une étape de consolidation et de début de maturité.

Sur la base des formations en médias sociaux que donne Guillaume Brunet, Marie-Claude Ducas a mis en mot sa structure en 6 étapes, structure qui me semble la meilleure façon de se faire introduire au phénomène: les entreprises pourront de se faire ainsi une idée claire du potentiel des médias sociaux.

Mais il serait difficile de voir où s'arrête et où commence la contribution de l'un de l'autre des auteurs de ce livre. En gros, c'est Marie-Claude qui a porté sur ces épaules une grande part de la rédaction. Ma contribution au livre se situe surtout au niveau de trois chapitres (introduction, l'intermède et la conclusion). Il serait dur maintenant de savoir quel contenu vient de qui, tant nos idées se sont mélangées. Mais en gros, la trame vient de Guillaume, les mots de Marie-Claude, et certaines réflexions («plus philosophiques», pour reprendre l'expression des deux autres auteurs) sont de moi (exemple: le «défi de la pertinence», le «rayonnement de l'expertise», le «filtrage social»...).

On a eu maintes discussions sur le degré de précisions et des détails qu'il fallait garder. Nous avons été assez prudents pour ne prendre que des exemples qui vont, on l'espère, traverser le temps.

Ce livre se veut concret sans être un livre de recettes. Il n'est pas un livre d'opinion ou d'humeur du moment, mais bien un tour guidé où on prend par la main le lecteur pour donner une idée du chemin idéal à prendre pour visiter le continent des réseaux sociaux dans une perspective d'affaires.


MISES À JOUR:
Sites qui parlent de notre livre:
Les Affaires, Olivier Schmouker De quelle question êtes-vous la réponse?

Des signaux, du bruit et des décodeurs

J'anime le mercredi 3 octobre 2012 l'atelier du #ProjetColumbus: «Actualités 2.0 - signaux, bruits et décodeurs» avec Josée Plamondon et Sébastien Provencher.

Pour inscription, allez sur le site Le Lien Multimédia



L'arrimage entre les médias de masse et ceux dits «sociaux» a été fait après une décennie de progression exponentielle des réseaux socionumériques. Arrimage réussi, mais pour quel résultat?

On voit continuer à péricliter l'économie du journalisme. Elle s'accélère même. Alors qu'au même moment où l'institution vacille, les journalistes n'ont jamais été aussi présents et importants. La montée de la société de l'information ne peut être que l'âge d'or du (nouveau?) journalisme.

Mais à quoi ressemble cette actualité dans un monde hyperconnecté? Comment capter les «signaux faibles» qui émanent de toutes les «conversations» en ligne. Ces signaux sont riches de potentialités et méritent d’être entendus et mis à contribution. Écouter. Mais quoi, mais où, mais comment?



Le Projet COLUMBUS organise cet atelier d’une journée pour en discuter. Outre Josée Plamondon et Sebastien Provencher, nous aurons Fabien Deglise (Le Devoir), Patrick White (Huffington Post Québec) et Fahim Moussi (CUTV) pour amorcer des pistes de réflexion.

En groupe, nous allons tenter de dessiner (littéralement) cette carte du territoire, de ce nouvel écosystème de l'information:
  • Qu'est-ce qui pointe vers la nouvelle? 
  • Où circule-t-elle? 
  • Quels nouveaux acteurs ont émergé?
  • Quel type de forme, quelles mutations a subies la nouvelle après l'arrimage? 
  • Quels sont les mécanismes qui permettent de rétrécir le temps entre le premier signal faible et sa propagation dans les grands médias?
  • Quels sont les invariants et les nouveaux vecteurs?
Ce qui me semble émerger, c'est une possible sortie de crise victorieuse pour certains méga joueurs dans de nouveaux espaces continentaux (NYTimes en Amérique, The Guardian en Europe) --parce qu'ils ont les poches profondes et tentent de nouvelles choses--- et des joueurs niches qui se faufilent entre les pattes des géants (Le Devoir au Québec, Rue89 en France, Huffpost dans la blogosphère et CUTV durant Le Printemps Érable) --parce qu'ils ont de faibles dépenses pour une bonne qualité de contenu adapté. Ceux entre les deux? Hum...

Mais entretemps, le datajournalisme refait surface (Deglise rappellera le matin qu'il n'est qu'un retour de qui s'est déjà fait) et l'open journalism fait que les salles de nouvelles collaborent ensemble. Ce ne sont que le point de départ et non l'objectif de la journée. Le journaliste peut-il se retrouver à repenser sa place parmi les signaux, les bruits et les décodeurs?

Cette journée d'atelier n'est pas une conférence de Yalta où on se sépare le monde. C'est plutôt un caucus entre coureurs des bois, sur un continent à découvrir, qui se disent qu'ils ne vont pas attendre les ordres de la capitale pour explorer et trouver le passage vers l'Ouest.

Pourquoi je vote

Le DGE (Directeur général des élections du Québec) fait une campagne de promotion tout azimut en ce moment pour encourager le vote (des jeunes surtout) pour l'élection en cours.




J'ai participé à une de leurs campagnes où on nous demande d'expliquer la raison pourquoi on devrait voter. Je n'y vais pas par quatre chemins.

La voici:

Plus d'informations : pourquoijevote.qc.ca et monvote.qc.ca/fr

Bien entouré

Je suis bien entouré dans cette micro-campagne qui débute aujourd'hui. Le DGE a demandé à trois autres blogueurs de renom, comme mon collègue Benoît Descary:

Et Gab Roy


Et Julie Desormaux

N'hésitez pas à faire partager ces vidéos dans vos réseaux! Les études montrent que la façon la plus sûr de faire voter quelqu'un qui ne sait s'il va voter ou non est d'être soi-même convaincu d'aller voter. Partagez vos convictions pour la démocratie.

Animation au Forum mondial de la langue française

Je vais animer deux tables rondes ce jeudi (5 juillet 2012), dans le cadre du premier Forum mondial de la langue française (#fmlf2012) qui se déroule à Québec toute cette semaine.



L'Organisation internationale de la francophonie offre à des centaines de participants francophones de la société civile des échanges et des réflexions portant sur les enjeux relatifs à la place et à l’avenir du français.

Un des quatre grands thèmes du Forum est le « nouvel univers numérique » qui sera débattu durant une journée complète, le 5 juillet prochain (lire mon billet sur Triplex)

Dans ce cadre, l'Institut français et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) proposent le Rendez-vous numérique des cultures de la Francophonie, qui se décline en deux activités que j'ai l'honneur d'animer.
En avant-midi : une table ronde qui vise à brosser un portrait des projets de coopération numérique dans les milieux culturels de la francophonie.
En après-midi : des organismes de la francophonie sont invités à faire connaître des projets visant à créer, diffuser ou partager des contenus culturels francophones en ligne.


1) Table ronde en avant-midi
« Paysages numériques des cultures de la Francophonie » 


De grands panellistes ont été invités à présenter leurs expériences, leurs visions, leurs pratiques en matière de coopération numérique pour favoriser les échanges culturels entre les communautés francophones.

Pierre Ouédraogo, directeur de la Francophonie numérique à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il est considéré comme le père de l'Internet au Burkina. Il montrera comment les biens communs de la société de l'information peuvent apporter un début de réponse à cette problématique.

Milad Doueihi, titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures numériques à l'Université Laval de Québec. Il a publié deux ouvrages soit La Grande Conversion numérique en 2009 et Pour un humanisme numérique en 2011. C'est lui qui donne la grande conférence qui ouvre la journée du numérique

Uros Petrevski, designer chez Nodesignlab, qui vient présenter entre FabWall, le premier papier peint de réalité augmentée.

Luc Courchesne, artiste en arts numériques de renommée internationale, membre fondateur de la Société des arts technologiques (SAT) et professeur à l'École de design industriel de l'Université de Montréal.

Simon Villeneuve, enseignant et contributeur à Wikipédia, très actif au sein du Comité Québec de Wikimédia.




2) Table ronde en après-midi
« Babillard numérique » 

Une table ronde de présentation de projets numériques de collaboration en arts et en culture. Les représentants des organismes porteurs de projets numériques seront là pour parler de leur projet, site ou plateforme.

 ifverso.com,  présenté par Annick Lederlé. IF Verso est une plateforme numérique qui offre à la fois une base de données de titres français traduits en langues étrangères et un espace réseau collaboratif destiné aux membres du réseau culturel français et aux professionnels du livre en France et à lʼétranger.

nt2.uqam.ca, présenté par Alice van der Klei. Nouvelles technologies, Nouvelles Textualités est un laboratoire qui sʼintéresse aux nouvelles formes de textes et dʼœuvres hypermédiatiques.

Teatricus.com, présenté par Simon Gauthier, son fondateur. Teatricus soutient lʼaction des acteurs du milieu des arts et de la culture en proposant aux diffuseurs, aux producteurs et aux artistes de toutes les disciplines des outils numériques pour faciliter leur développement professionnel.

Vitheque.com, présenté par Jason Paré. Vithèque est une plateforme en ligne qui donne accès à des documents vidéographiques, comme des essais, des documentaires, des fictions ou des vidéos dʼart, réalisés par des artistes indépendants.

Airelibre.tv, présenté par Simon Paradis. Airelibre.tv est une webtélé pour la littérature, les arts visuels et les arts de la scène.

Ci-diguente.net, présenté par Marion Louisgrand Sylla, La plateforme collaborative Ci-Diguente a été développée pour encourager le partage de ressources et de connaissances en lien avec lʼart et la technologie et relie lʼAfrique et les Caraïbes.

(Addendum: voir mon bilan ici)


Poésie de mots clés

Les algorithmes anglo-américains n'ont pas tous encore intégré les «mots vides» («stop-words») pour la langue française. Dans des nuages de mots-clés, il n'est pas rare de voir des mots comme «le», «la», «à» qui n'ont aucun sens (comparez à «Web», «émergence», etc.). Un mot vide sert plus de liant grammatical ou linguistique et n'offre pas de contenu significatif.

Quand l'algorithme est unilingue anglais, on ne se retrouve avec un nuage pollué de mots vides pour les contenus francophones, alors que les nuages de mots-clés pour les contenus en anglais donnent un bon résultat...



Mais parfois, ça peut donner beaucoup de poésie.

Voici le nuage de mots sur mes derniers tweets, selon Kred. Les mots vides côtoient certains mots clés. Et ça peut avoir l'air d'être un poème. (J'ai mis des «/» pour ressembler davantage à un poème).
les sur des par vous pour branchez une dans c'est chute signifie @rctriplex /
#rctriplex est données google #inisms pas #gmail québécois /
merci qui avec grand #radiolondres @katerinerollet billet mon nord /
social centres facebook même aussi gmail #crm809 /
voitures notre sont http twitter @inisfpc être aujourd'hui /
consciemment street enregistraient nouvelle view son très france
j'ai mais selon @michelleblanc
Bon d'accord, ça fait un peu geek...

Balado #5: La mobilité et le SoLoMo

Voici le cinquième balado de Triplex, l'extension podcast du blogue collectif que je tiens avec Laurent et Gina sur le site de Radio-Canada. 

Cette fois-ci, ça porte sur le concept de mobilité et en particulier sur celui de SoLoMo, terme qui désigne cette convergence de trois grands courants du web actuel : le social (so), le local (lo) et le mobilité (mo).

Bien qu’Internet nous ouvre sur le monde entier (en nous permettant de nous connecter avec le reste de la planète), on se rend bien compte que c’est à une échelle hyperlocale qu’on se branche le plus souvent (avec nos amis, avec les lieux et avec les services de proximité).

La mobilité des outils émergents change notre approche au territoire et aussi au temps qu'il faut pour le parcourir. Les interactions qu'on y laisse sont les premières tentatives de mêler le réel et le virtuel, floutant les contours de ce qui était de monde autrefois séparé (le 'en-ligne' et le 'dans-la-vraie-vie').

Bonne écoute!

Voici la version sur Youtube:
 

Balado no 5 : la mobilité ou la montée du SoLoMo 

Vers 01:45 : On définit ce qu’est le SoLoMo.

Vers 06:30 : On échange sur les avantages et les désavantages des applications mobiles qui offrent des services de géolocalisation (lire aussi le billet de Gina).

Vers 10:00 : Le SoLoMo, avant tout une philosophie?

Vers 17:45 : La place de Facebook dans le SoLoMo

Vers 24:14 : L’avenir du SoLoMo passe-t-il par la réalité augmentée? 

Vers 29:00 : Les codes QR sont-ils utiles? 

Vers 32:00 : Questions en rafale : nos applications favorites

Vous pouvez vous abonner à Triplex en balado sur iTunes. Si vous utilisez un autre agrégateur de contenu, copiez-collez l’adresse du fil RSS à l’endroit approprié. Vous pouvez aussi le télécharger ici (.m4a).

Pour voir les autres balados de la série «Triplex en balado»

Follement techno!

«Technophiles ou néophytes, petits et grands curieux, venez découvrir et expérimenter sur le thème des technologies de l’information»




Je me suis dit, ouais, génial, allons découvrir l'exposition «Follement techno!» au Musée de la civilisation à Québec. Ce sera une belle sortie avec les enfants durant la semaine de relâche!

Sauf que, voilà! Toutes les activités présentées, Google Earth, Skype, etc, on le fait déjà à la maison!

Pour le dépaysement, on repassera!

Mais voilà qu'une des activités, inédite, incroyable, géniale vole la vedette!

La suite sur Triplex

Balado Triplex: Les technologies rendent-elle dépendantes?

Voici la deuxième balado de Triplex avec Philippe Marcoux, Gina Desjardins, Laurent Lasalle et moi-même.

«Si la technologie nous rend aujourd’hui plus efficaces au travail ou dans nos communications, est-ce qu’elle est pour autant essentielle à notre existence? Sommes-nous dépendants, voire accros, à nos divers appareils intelligents?»

L’émission est divisée en 8 sections :

00:00 – Introduction
01:34 – Sommes-nous dépendants des nouvelles technologies?
05:32 – Nouvelles technologies : les dangers et inconvénients
12:14 – La pression de suivre le rythme
17:04 – À quand les syndicats de l’esprit?
22:56 – Google nous rendrait-il stupide?
32:59 – Questions en rafale
34:14 – Fin

 

Abonnement via iTunes ou copiez / collez l’adresse du fil RSS dans le menu Avancé / ajouter un podcast. Une version MP3 sera bientôt disponible, pour l'instant vous pouvez télécharger un .m4a
Une nouvelle dépendance?
«Dépendance» est probablement un mot trop fort. C'est un mot valise dans lequel on peut mettre beaucoup de choses, et je crois que nous avons évité de tomber dans une définition «bon versus mauvais»
La médecine décrit la «dépendance» comme un «besoin de continuer à absorber certaines substances toxiques pour chasser le malaise dû au sevrage» (source Antidote), c'est à dire, la consommation de substance (ou l'usage) devenue nécessaire due à une pression physiologique malsaine. Une drogue, quoi.
Par extension, on dit alors que dépendance s'applique à ces trucs dont «on ne peut se passer». Dans le cadre de notre balado, on peut se demander si la techno et les nouveaux gadgets ne sont pas une dépendance. Il aurait été insensé d'y répondre par l'affirmative tout de go. La technologie apporte beaucoup de bienfaits et pas seulement des malaises. D'où la bifurcation à un moment donné dans la balado vers la notion de «risque».
La dépendance aux jeux ne date pas de l'arrivée du web, donc la technologie n'est pas une condition unique pour générer cette dépendance; il faut toutefois reconnaître que la technologie a créé ces jeux en ligne (les MEUPORG) qui peuvent toucher et affecter des gens --vous trouverez toujours un média pour nous le rappeler--. Donc oui, dans ce cas, il y a des risques. Mais la technologie est-elle la cause.
Une dose d'intraveineuses d'info
Moi, la question qui m'intéresse le plus concerne cette addiction à l'information devenue soudainement plus accessible, plus abondante.
Il me semble que cette «dépendance» à l'information touche deux choses:  


(1) le web vient répondre et provoquer à la fois notre soif de savoir, notre curiosité infinie. L'accès à une infinité de documents ne fait qu'empirer notre soif comme l'eau salée que l'on boit en pensant étancher sa soif.
 


(2) une information quand elle est associée à nos réseaux sociaux me semble plus qu'une nouvelle, plus qu'une simple donnée, c'est le liant entre des gens, un liant qui donne sens à l'actualité, à la culture et à la vie. 
Ce deuxième point est particulièrement fascinant. Il est à mon avis vraiment nouveau d'avoir si facilement et si abondamment accès à une information sociale qui vient remplir tous nos interstices de nos vies. 
Le poids des infos, le choc du social 
La raison de la dépendance pourrait être la peur de passer à côté de quelque chose, de ne pas être dans le coup. Les médias sociaux nous mettent au courant d’événements que nous sommes «en train de manquer»! En fait les médias sociaux ne sont que des traces que nous laissons dans nos moments libres (quand on est occupé, on n'est pas en train de tchatter). Les réseaux sociaux nous envoient en pleine face tout le temps libre (et seulement celui-ci) de toute notre communauté. Il y a de quoi être effondré en fait devant ce fait surtout quand on le compare à son propre agenda
Dans nos sociétés hyperproductives, le temps libre, c'est notre vie. Les réseaux sociaux donnent l'illusion que la vie (le temps libre) s'y trouve, comme une bouffée d'air frais, vitale au milieu de l'asphyxie productiviste.
Et comme les réseaux socionumériques reposent plutôt sur la notion plaisante de gratification (notoriété, échange) et nourrissante (apprentissage croisé et mutuel), on a tendance à être en manque quand on n’y a pas accès...
Quand on fini par comprendre que le sens minimal des échanges dans un réseau social comme Facebook c'est l'appartenance, alors on associe le manque d'échange de message à une perte de sens et de lien...
«Social media addiction»
Je vous donne quelques liens pour lire davantage sur le sujet qui intéresse de plus en plus les scientifiques et les académiciens (quoi que peut-être pas assez encore):

Social Network Addiction – A Scientific No Man’s Land? (Brain Blogger) où on s'interroge sur quelques cas où l'addiction à Facebook a fait perdre tout sens rationnel à des quelques personnes et où on se demande si en tant que drogue il n'y aurait pas aussi des effets positifs.

Facebook, Twitter Are Harder to Resist Than Cigarettes, Alcohol (Medical Daily) où une étude récente démontre qu'il serait possiblement plus facile de se priver d'alcool, de cigarette et de sexe que de Facebook. Je ne suis un peu dubitatif --et suspicieux, surtout à la veille du lancement en bourse de Facebook, j'ai tendance à voir de la manipulation médiatique pour rentre attractif les futures actions.


5 Signs of Social Network Addictions (GeekSugar) où on donne une idée des symptômes pour que vous puissiez vous auto-diagnostiquer et 1 ou 2 trucs pour que vous puissiez vous en sortir.
Réseaux sociaux : La maladie des temps modernes, un (trop) court extrait de "L'éloge de la vitesse" de Rafik Smati, qui va, dans ce texte, à mon avis, un peu trop vite pour dire que les réseaux sont addictifs, mais ça permet tout de même de prendre au sérieux la question.


Pour voir les autres balados de la série «Triplex en balado»

Formation de gestionnaire de communauté

L'INIS propose un microprogramme «Devenir gestionnaire de communauté» pour transmettre les connaissances entourant ce nouveau métier, ou à tout le moins, une nouvelle compétence à l'ère des médias sociaux. J'animerai le premier volet cette fin de semaine, accompagné des meilleures spécialistes du domaine à Montréal.
C'est l'aboutissement de plusieurs mois de travail. En travaillant dès la fin du printemps dernier avec l'équipe de Véronique Marino à l'INIS et aussi avec Sacha Declomesnil, à élaborer les bases d'une formation qui serait pertinente pour l'industrie, nous sommes arrivés à mettre en place les bases d'un microprogramme en trois volets.

À l'automne dernier, s'est ajouté l'apport de quatre gestionnaires de communauté reconnue dans le domaine pour préciser les contenus et les rendre le plus proche possible de la réalité terrain du gestionnaire de communauté.

Gestionnaire / animateur

Gestionnaire de communauté («community manager») est le terme consacré pour décrire le rôle des ces gens, à l'intersection des relations publiques, du service clientèle, des communications et du marketing.

Le terme "animateur de communauté" serait peut-être plus approprié si on évitait de restreindre son sens à un aspect simplement récréationnel. Animateur, dans le sens de celui qui se pratique dans les médias (pensez à un talk-show, une speakerine ou porte-parole) est là pour faciliter les échanges, le partage, la prise de parole et le passage de message.

Un gestionnaire de communauté, c'est comme un animateur d'un show dont la ville, la région, le monde sont son studio et où cette personne gère (littéralement) les flux de conversations sur un thème donné.

Dans le cadre de cette formation à l'INIS, on entend par communauté, non pas celle qui existe dans des forums ou des groupes virtuels (ou réels) mais celle des médias sociaux. Donc via les outils des réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook.


Buts du microprogramme

Vous trouverez la description du microprogramme ici. Je résume ci-dessous .
  • Habiletés nécessaires pour créer, développer et animer une communauté;
  • Compétences pour interagir efficacement avec les membres d’une communauté et les mobiliser autour d’une marque;
  • Connaissances et les moyens d’évaluer l’efficacité des actions, mesurer l'influence et aptitude en gestion de crise.
Contenu du premier volet : Mission et fonctionnalités (12 heures)

Ce premier volet de douze heures se veut une incursion, les premiers pas, à la fois théorique et pratique dans l’univers du gestionnaire de communauté. Définition du métier, champ d’activités, gestion d’une page fan, utilisation des outils socionumériques, etc.

Je vous invite à faire ce plongeon dans les bases du métier en compagnie de quatre spécialistes qui tour à tour vont venir vous présenter les principaux piliers du domaine.

Bianka Bernier (@biankabernier), gestionnaire de communauté au Quartier des spectacles, abordera les spécificités et traits caractéristiques des différentes plateformes de médias sociaux. Elle touchera aussi la notion de "e-reputation", cette notoriété en ligne et les diverses façon de la comprendre.

Nellie Brière (@nelliebriere), gestionnaire de communauté à Radio-Canada, quant à elle, démystifiera tout ce qui concerne le nuances de Facebook, son paramètrage et la gestion de pages de fans dans un cadre de relation avec le public.

Katerine-Lune Rollet (@katerinerollet), stratège web 2.0 et anciennement de La vitrine culturelle, précisera les différents profils que peuvent avoir un animateur de communauté (titres, tâches, "pedigree"). Elle expliquera les différences entre le domaine des arts et les organismes à but lucratif/marques commerciales
Zelia Lefebvre (@Zelia), gestionnaire de communauté au Groupe Pages Jaunes, présentera des cas concrets (autant succès comme échecs) et la veille stratégique. Elle vous proposera des exercices concrets à faire durant le week-end.



Je serai l'animateur durant toute cette fin de semaine. Je vous attends. Il reste encore quelques place, dépêchez-vous!