ZEROSECONDE.COM: Conference (par Martin Lessard)

ZEROSECONDE.COM

Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

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Communautés sociales & contenu média

J’aurai la chance d’animer les deux panels d’experts lors d’un événement du Regroupement des producteurs multimédia la semaine prochaine: «Communautés sociales & contenu média».

L’événement aura lieu à la SAT, endroit que j’adore. Les thèmes abordés sont aux confluents de deux domaines qui m’intéressent beaucoup (au moins depuis que j’ai fait ma maîtrise en communication multimédia il y a plusieurs années): la rencontre d’internet et de l’audiovisuel. 

Pour être plus précis, car les termes employés dans le paragraphe précédent sont devenus désuets, c’est la rencontre des communautés socionumérique et des contenus média. Ça été ma motivation première, croyant que cette convergence allait se produire quelque chose de nouveau et innovant. Ça tarde un peu, mais c'est dans la bonne direction.


Vous avez dit communauté?

La communauté en ligne, c’est l’incarnation du bouche à oreille. La notion de communauté, au sens large, doit inclure les conversations qui ont lieu hors de votre site web.

J’avais discuté avec un producteur l’an passé. Il cherchait à «ramener sa communauté» sur son site. Pourquoi? Parce qu’elle se trouvait dispersée sur d’autres forums que le sien, disait-il. Erreur. La gestion de communauté se passe aussi bien sur ces « forums externes », et peut-être mieux. La gestion de communauté se fait aussi ailleurs que sur son site.


Il y a une erreur d’interprétation quand on parle de «communautés» aux producteurs. Si vous devez faire un film d’horreur, pour prendre un exemple facile, il n’y a peut-être pas lieu de bâtir vous-même une communauté. Elle existe déjà sur des forums de discussion, comme celle qui entoure Patrick Sénécal par exemple. Il est plus facile de proposer votre contenu à une communauté existante que de la bâtir de toutes pièces. Durant la progression de votre projet, cette communauté est aussi la vôtre.

Deux approches seront discutées durant cette journée.

1) Communauté et promotion

Le premier panel (impact des communautés sur la promotion d’un contenu média) touchera sur la façon directe et indirecte que les communautés en ligne ont une influence sur le succès d’un oeuvre.

Entre autres, des études de cas seront présentées par Paul Allard de #engagementlabs autour de marques médias (émissions de télé, films, jeux vidéo).

Il peut sembler étrange dans un marché de l’audiovisuel subventionné comme le nôtre que les productions puissent avoir moindrement un souci de ce que des communautés en ligne pensent. Après tout, on pourrait penser que si on présente un projet de film sur mon nombril et qu’il est accepté par les instances de subventions et les télédiffuseurs, qu’a-t-on à cirer de ce que les gens sur Facebook pensent?


En fait, c’est avant l’acceptation d’un projet et à sa diffusion que le poids d’une communauté se fait sentir. Sans tomber dans le populisme, il y a probablement là une forme de légitimation (au moins partiel) d’un projet qui pourrait reposer sur le fait qu’une communauté en ligne manifeste son appui en amont. Si j’ai X milliers de fans qui s’intéressent à mon projet de film sur mon nombril, il y a là matière à regarder de plus près (tous les autres critères d’évaluation étant égales par ailleurs).

Il y a aussi à la diffusion où l’effet sur le public peut être mesuré finement, ou du moins quantitativement, et presque en temps réel sur les médias sociaux. Le brouhaha autour d’un mot-clic (#) n’est pas sans laisser impressionner. Nous verrons avec #engagementlabs le forces et les limites de ces conversations.

2) Communauté et financement

Le sociofinancement, popularisé par Kickstarter, est une façon encore plus concrète de mettre à contribution la communauté. C'est le thème du deuxième panel (Impact des communautés sur le financement d'un contenu média).

Sur place il y aura  Fabien Fournier et Anne-Laure Jarnet, producteurs et créateurs chez Olydri Studio qui nous parleront du financement participatif pour leur long métrage « Noob ».  Cette marque a levé 680 000€ sur Ulule, un record européen. (Alexandre Boucherot d'Ulule sera d’ailleurs aussi sur place pour la conférence d’introduction).


La principale erreur commise avec le sociofinancement. c’est d’ignorer que la communauté précède la demande de participation. On ne lance pas le projet de sociofinancement pour trouver ensuite une communauté qui serait prête à mettre la main à la poche. C’est l’inverse. C’est parce que vous avez une communauté que vous pouvez penser qu’elle peut mettre la main à la poche.

Promo pour les lecteurs de Zéro Seconde

Si ça vous tente, laissez-moi votre courriel dans les commentaires et je vous enverrai un code promo de 25% sur le prix d’entrée de l'événement (sur Eventbrite). Vous pouvez aussi m'écrire à martinlessard (à) gmail.com avec 'code promo' dans le titre.

Pour les autres, je vous tiens au courant sur ce blogue de mes discussions avec les intervenants dans les prochains jours, car je compte bien vous partager ce dont nous discuterons plus profondément sur les panels.

[panel en direct] Les communications numériques: émancipation ou aliénation?


Je participe à un débat ce soir, organisé par l'Université du Québec à Montréal. Ce sera diffusé en direct sur le web ce soir 18h00 à 19h30 (lundi 18 février 2013)

Thème :Les communications numériques : émancipation ou aliénation ?

(Mise à jour du 11 mars 2013: Lien vers la vidéo intégrale en ligne)

C'est à la salle Salle DS-1950 pour ceux et celles qui ont pu réserver leur place, car c'est à guichet fermé depuis vendredi. La webdiffusion a justement été mise en place pour ouvrir le débat à tous.

Sur le panel, je serai avec: 

professeur à l’École des médias de l’UQAM et 
directeur du nouveau baccalauréat en communication, médias numériques

doctorant en informatique cognitive et 
chercheur en communication

Je suis heureux de croiser le fer avec des académiciens qui partagent la même passion que moi, la communication numérique.

Des signaux, du bruit et des décodeurs

J'anime le mercredi 3 octobre 2012 l'atelier du #ProjetColumbus: «Actualités 2.0 - signaux, bruits et décodeurs» avec Josée Plamondon et Sébastien Provencher.

Pour inscription, allez sur le site Le Lien Multimédia



L'arrimage entre les médias de masse et ceux dits «sociaux» a été fait après une décennie de progression exponentielle des réseaux socionumériques. Arrimage réussi, mais pour quel résultat?

On voit continuer à péricliter l'économie du journalisme. Elle s'accélère même. Alors qu'au même moment où l'institution vacille, les journalistes n'ont jamais été aussi présents et importants. La montée de la société de l'information ne peut être que l'âge d'or du (nouveau?) journalisme.

Mais à quoi ressemble cette actualité dans un monde hyperconnecté? Comment capter les «signaux faibles» qui émanent de toutes les «conversations» en ligne. Ces signaux sont riches de potentialités et méritent d’être entendus et mis à contribution. Écouter. Mais quoi, mais où, mais comment?



Le Projet COLUMBUS organise cet atelier d’une journée pour en discuter. Outre Josée Plamondon et Sebastien Provencher, nous aurons Fabien Deglise (Le Devoir), Patrick White (Huffington Post Québec) et Fahim Moussi (CUTV) pour amorcer des pistes de réflexion.

En groupe, nous allons tenter de dessiner (littéralement) cette carte du territoire, de ce nouvel écosystème de l'information:
  • Qu'est-ce qui pointe vers la nouvelle? 
  • Où circule-t-elle? 
  • Quels nouveaux acteurs ont émergé?
  • Quel type de forme, quelles mutations a subies la nouvelle après l'arrimage? 
  • Quels sont les mécanismes qui permettent de rétrécir le temps entre le premier signal faible et sa propagation dans les grands médias?
  • Quels sont les invariants et les nouveaux vecteurs?
Ce qui me semble émerger, c'est une possible sortie de crise victorieuse pour certains méga joueurs dans de nouveaux espaces continentaux (NYTimes en Amérique, The Guardian en Europe) --parce qu'ils ont les poches profondes et tentent de nouvelles choses--- et des joueurs niches qui se faufilent entre les pattes des géants (Le Devoir au Québec, Rue89 en France, Huffpost dans la blogosphère et CUTV durant Le Printemps Érable) --parce qu'ils ont de faibles dépenses pour une bonne qualité de contenu adapté. Ceux entre les deux? Hum...

Mais entretemps, le datajournalisme refait surface (Deglise rappellera le matin qu'il n'est qu'un retour de qui s'est déjà fait) et l'open journalism fait que les salles de nouvelles collaborent ensemble. Ce ne sont que le point de départ et non l'objectif de la journée. Le journaliste peut-il se retrouver à repenser sa place parmi les signaux, les bruits et les décodeurs?

Cette journée d'atelier n'est pas une conférence de Yalta où on se sépare le monde. C'est plutôt un caucus entre coureurs des bois, sur un continent à découvrir, qui se disent qu'ils ne vont pas attendre les ordres de la capitale pour explorer et trouver le passage vers l'Ouest.

CRM 809 Enjeux des technologies émergentes

Je donne un cours à la maîtrise à l'Université de Sherbrooke en communication appliquée cet hiver. Le thème est cousu main pour moi: les enjeux des technologies émergentes. Le cours sera donné les lundis soir au Campus Longueuil. La particularité de ce diplôme est qu'il est ouvert aux adultes dans une optique de formation continue. Il reste des places. Plus d'info ici ou écrire à Dany Baillargeon, coresponsable de programme.
Crm809
Objectifs

Développer une compréhension globale des enjeux associés aux technologies émergentes et aux environnements médiatiques en mutation.

Contenu

Après une décennie qui a vu la montée et l’imposition des médias sociaux comme un ensemble de technologies émergentes incontournables dans la société, les communications et sur le marché, nous assistons à une consolidation de ces nouvelles pratiques et l'émergence de nouveaux modèles d'affaires

Nous verrons comment rester critique face à la montée des nouvelles technologies, mais sans cacher qu'elles indiquent des points de rupture à plusieurs niveaux dans les médias, la société et les entreprises.

La surabondance des contenus générée par les nouvelles technologies émergentes change les rapports de force entre les individus, les consommateurs, les organisations et les compagnies. Nous aborderons ces nouveaux changements via ce qui est convenu d'appeler les médias sociaux et examinerons les impacts dans la société civile en général et les entreprises en particulier et sur les notions d’autorités et d’expertise.

Plan de cours

La première partie du cours portera sur les impacts des médias socio-numériques sur la communication. La deuxième partie sera axée sur les stratégies d'entreprises pour être présente dans les réseaux sociaux. La dernière partie touchera la culture du web 2.0.

Les travaux permettront aux étudiants de se familiariser avec les outils dans un but de comprendre empiriquement comment réussir une présence en ligne selon des objectifs qu'ils se sont fixés. L'emphase est moins mise sur l'établissement d'un plan rigide que de rester flexible pour l'adapter aux réalités.

Le processus devrait mener un étudiant novice dans les médias sociaux à posséder un ensemble de compétences qui lui permettra de rayonner dans sa sphère d'expertise au bout de quelques mois.

Plan de cours CRM 809 Enjeux des technologies émergentes 2012

Bande de veinards

Pour les lecteurs de Zéro Seconde, je vais publier, autant que faire se peut, tout au long de ces 15 cours des documents complémentaires au cours que vous pourrez consulter gratuitement et vous êtes les bienvenus pour commenter. Si vous suivez le mot clé #crm809, vous serez même en mesure de profiter des conseils que je vais prodiguer à la classe.

(source image)

Compte rendu (partiel) du Web-in 2011


Petit retour (partiel) sur le Web-in de lundi dernier dont je vous avais parlé. Je reprends un partie de ce que j'ai écrit sur Triplex pour le bénéfice des lecteurs de Zéro Seconde!
Jean-François Poulin met la table dès le début : sur l’échelle de Kardashev, méthode de classement des civilisations basée sur la quantité d’énergie qu’elles sont capables de capter, nous ne serions qu’une civilisation inférieure au type I (civilisation capable de bien gérer toute l’énergie de sa planète mère).
Notre civilisation est loin d’avoir atteint son plein potentiel (après le type I, une civilisation de type II parvient à capter toute l’énergie de l’étoile centrale : vous voyez le chemin à parcourir!  – et je vous laisse deviner ce qu’il faut pour appartenir au type III!). Elle n’en est même qu’à ses tous premiers balbutiements.
Dans ce contexte, Internet s’avère probablement le meilleur moyen pour conserver l’expérience et la retransmettre afin de s’améliorer collectivement. Pour ce qui est de rassembler cette masse d’information, Luc Gauvreau se propose de commencer par colliger tout ce qui concerne Montréal dans son Montréalscope, une énorme base de données (images et textes) concernant exclusivement Montréal. En rêvant de capturer aussi tous les gazouillis et les géopositionnements librement consignés par ses habitants, il veut laisser au futur des traces du présent.
Il soulève en passant que si la problématique de la géolocalisation est désormais bien réglée, grâce à une multitude d’outils disponibles aujourd’hui, la « chronolocalisation » reste un enjeu (et on voit, avec Facebook Timeline, les premières tentatives pour situer des événements dans le temps). Représenter les mouvements géographiques sur une ligne chronologique n’est pas quelque chose de très développé encore (plus de détails ici).
Vous voyez un peu le niveau. On était seulement à la mi-matinée! Le reste de la journée s’est écoulé sur le même ton, en s'accélérant!
Véronique Marino propose de faire le parallèle entre deux désarrois : celui que nous ressentons face à la surabondance d’information et celui que peuvent ressentir des personnes autistes. Parce qu’ils éprouvent de la difficulté à concevoir des notions abstraites, ils ont du mal à donner du sens à ce qui les entoure – probablement un sentiment partagé par plusieurs d’entre nous lorsque nous sommes confrontés au tsunami de l’information et à l’accélération de l’innovation.
Il y aurait beaucoup à apprendre des techniques que les autistes ont appris à utiliser pour survivre au bombardement d’information (voir le programme TEACCH). Alvin Toffler annonçait déjà dans les années 70 que la brièveté, la nouveauté et la diversité (exactement ce qui effraie les autistes) étaient d’importantes sources d’angoisse et que les illettrés au 21e siècle se trouveront parmi ceux qui ne sauront pas « apprendre, désapprendre et réapprendre ».
Une des manières d’apprendre, justement, serait de le faire par l’intermédiaire de ces communautés en ligne, ces forums ou réseaux sociaux. Bruno Boutot, lui, considère ces médias sociaux comme complémentaires aux médias traditionnels. En créant un lieu virtuel d’échange en ligne (de commentaires, de photos, etc.) en périphérie des médias traditionnels, on ne les remplace pas (car ils sont et doivent fondamentalement rester unidirectionnels), mais on leur donne la possibilité de connaître l’identité de leur auditoire, qui cesse donc d’être une simple statistique.
Il signale alors l’erreur d’appréciation qui a généré tant de tension au moment de l’arrivée du web dans la sphère des médias : il ne faut pas voir ces communautés virtuelles comme une extension des médias, mais comme un espace voisin, les deux vivant en symbiose. Il est même souhaitable que ce ne soit pas nécessairement les mêmes qui gèrent les deux extrémités de cette chaîne médiatique.
Ce n'est qu'une vue partielle de qui s'est dit au Web-in! Vous pouvez voir l'entièreté de l'événement ici.
Vivement Web-In 2012!

Web-in 2011 à Montréal

L'Alliance numérique, le réseau d’affaires de l’industrie des nouveaux médias et des contenus numériques interactifs du Québec, organise le cadre de MTL DGTL un web-in d'une journée complète pour «réinventer le web de demain, aujourd'hui».
Web-In Montréal 2011

«Web-In veut stimuler les artisans de l’industrie à innover et à réinventer le Web de demain».

C'est lundi prochain, 31 octobre 2011 au Hilton Bonaventure de Montréal. La programmation du Web-In comprend deux ou trois conférences et surtout des présentations éclair (5 à 10 minutes chacunes) qui «vont au-devant des constats et qui proposent de changer les paramètres qui redéfiniront le Web».

Je suis sur le panel du matin

Je suis fier d'avoir participé à l'élaboration du Web-In en début d'année avec Josée Plamondon, présidente d'Alliance Internet, Sylvain Carle, ex-président d'Alliance Internet, Stéphane Bousquet, Directeur, Entreprises numériques, ONF, et plusieurs autres.

Avec les trois premiers, j'ouvrirai le panel de 9h00 sur le thème de «Entre web social et web des données, comment naviguer le futur du web?», un remue-ménige live sur la façon d'interpréter ces enjeux.

Conférences express

Les conférenciers "brefs" sont tout simplement incontournable. Vous verrez entre autres:

et plusieurs autres: programme complet

À suivre sur Twitter ou sur place ($).


Ma présentation «Crédibilité[s] : construction de l’autorité dans les médias sociaux»

Avec la montée de l'Internet comme fabuleux réservoir de savoir, on apprend à devenir autonome comme "demandeur de connaissance". Mais émerge alors la question: comment avoir confiance en une information sur le web en dehors des institutions «légitimantes»?

Une institution «légitimante» est une institution qui donne à des individus un pouvoir instantané de crédibilité. Un nouveau journaliste dans un journal n'a pas à «faire ses preuves": on considère qu'il a été justement recruté parce qu'il avait les qualités nécessaires pour exercer sa profession.

Ce n'est pas le cas d'un nouveau blogueur. Et ce n'est pas le cas nécessairement d'une information que l'on retrouve sur le réseau. On doit probablement faire l'exercice de déterminer la crédibilité a posteriori, par nous même, seul.

Quel est ce processus? Qu'est-ce qui est à l'oeuvre quand on décide de s'informer par nous-mêmes sur internet? Comment arrivons-nous à donner crédit à ce qui est dit sur le réseau en l'absence de système de validation classique (bibliothèque, journaliste, professeurs, etc.)

Voici la présentation que j'ai donnée au PodCamp Montréal ( #pcmtl) samedi dernier (voir un extrait vidéo)



Je me suis basé sur trois documents pour construire ma présentation. Oui, trois documents qui ont été validés par une institution légitimante qu'est l'Université. Mais, pour la petite histoire, c'est via le réseau, sans référence d'institutions académiques que je les ai trouvé, par sérendipité pourrait-on dire (qui est en soi l'autre facette, que nous ne discuterons pas ici, du processus d'auto-apprentissage généré par l'accès libre au contenu déposé sur Internet).

The Element of Computer Credibility, par B.J. Fogg et H. Tseng (PDF)

L'aspect de la crédibilité véhiculé par les produits informatiques est au coeur de la préoccupation du docteur Fogg, chef du Persuasive Technology Lab. Il cherche à comprendre et à expliquer de quelle façon l'usage de l'ordinateur change notre comportement (temporairement ou de façon permanente). Autrement dit, comment la manipulation mécanique d'information virtuelle en dehors de tout apport social direct (sans intermédiaire humain) aboutit à un changement de comportement ( comment il «persuade» l'usager).

Ce rapport de recherche, écrit en 1999, fait le point sur le phénomène en définissant les termes principaux et en synthétisant les recherches dans le domaine. Il ouvre ensuite la possibilité d'explorer ce que l'usager fait pour croire en ce qu'il manipule à l'écran. C'est don un bon point de départ.

Construction de l'autorité informationnelle sur le web, par E. Broudroux (PDF)

Le repérage et l'indexation des documents ont radicalement changé depuis l'adoption massive d'internet par le grand public. Des outils «sociotechniques» sont venus classer d'une manière nouvelle l'information en donnant plus de visibilité à ceux qui sont le plus référencés. Cette contribution plus récente d'Évelyne Broudoux sur les “systèmes bâtisseurs de réputation et de notoriété” et les “outils sociotechniques d’autorité cognitive” font émerger ce qui sera discuté dans la troisième source les autorités cognitives. Ce concept débouche sur celui d'influence et est le résultat d’un jeu de forces. La nuance ici qu'elle apporte consiste à signaler qu'une l’autorité informationnelle est plutôt «susceptible d’être portée par un individu ou un groupe, un objet ou un outil cognitif ou encore un média, n’a pas pour fonction principale l’influence, mais celle d’in-former (donner une forme)».

On ne parle pas ici donc d'une autorité traditionnelle (soumission volontaire, sans violence, à une hiérarchie), ou celle fondée sur le droit (autorité institutionnelle légale) ou même une autorité charismatique (fondé sur la seule personne, d'abord par attrait, puis souvent ensuite par coercition). La construction de l’autorité informationnelle sur le web se bâtit à partir d'un mélange d'autorité énonciatrice, institutionnelle, de contenu et de support, bouleversés par l'auto-publication et la baisse relative du filtrage institutionnel qui permet l'arrivée de nouveaux acteurs, et remet en question l'attribution de confiance classique.

Second-hand knowledge: an Inquiry into cognitive authority, par Patrick Wilson (Amazon)

Publié en 1983 par le regretté professeur de Berkeley, ce livre couvre un vaste domaine épistémologique. Si nous devions ne dépendre que de nos propres connaissances personnelles, nous serions sérieusement limités pour comprendre le monde qui nous entoure. En fait, nous dépendons des autres pour la majorité de nos idées et connaissances. Avec les informations que les autres nous rapportent, nous construisons une vision du monde qui nous permet d'agir. Cette connaissance qui nous permet aujourd'hui d’agir est de «seconde main», c'est à dire pas acquise de «première main». Nous devons faire confiance à une «autorité cognitive» car celle-ci ne possède un savoir accumulé (réponses aux questions closes) ou une opinion éclairée (réponses aux questions en suspens) pour nous guider quand nous n'avons pas toute la connaissance ni l'expertise pour juger.

C'est une influence légitime (on ne parle pas d'influence par la publicité par exemple). Partout où l'information et les connaissances circulent librement, le problème du filtrage personnel commence. L'usager, en dehors de sa sphère de compétence, doit sélectionner comme pertinente une connaissance via une source qu'il trouvera crédible dans son domaine. Ce qui pose la question de la fiabilité de l'information disponible sur les réseaux et de la compétence des usagers pour la traiter. Le choix se fait par crédulité ou dogmatisme. Mais il se fait aussi par plausibilité du texte. Quand celui-ci entre en résonance avec le monde que l'on s'est construit, il acquiert davantage de crédibilité. Si tout se résume à de la pure subjectivité, et l'auteur ne cache pas qu'il n'y a pas d'assise objective pour nommer de façon absolue une autorité cognitive, il reste néanmoins que le processus de «crédibilisation» est un fait réel et observable. C'est que ce que j'ai tenté d'observer dans ma présentation.

Je peux développer dans un autre billet si le thème vous intéresse.

Un extrait de la conférence Crédibilité[s] donnée au PodCamp Montréal

J'ai donné une présentation sur les Crédibilité(s) (construction de l’autorité et de la notoriété dans les médias sociaux) au Podcamp (#pcmtl) samedi dernier. Voici un en extrait vidéo.

L'axe choisi tourne autour d'un monde où, dans la surabondance de sources, émergent des formes de construction de crédibilité sur médias sociaux qui se font en l'absence d'institution "légitimante" (un journal transmet de facto une crédibilité au journaliste au jour 1). Comprendre le mécanisme de "crédibilisation" permet alors de voir comment certains, sur un réseau permettant l'autopublication, peuvent devenir une autorité cognitive en se bâtissent une notoriété autour d'un contenu de qualité a posteriori (en absence de validation a priori des pairs).

Je remercie toute l'équipe de Podcamp d'avoir filmé et mis un extrait de la conférence sur UStream. Les aléas de la technique ont fait que la première partie n'est pas disponible (c'est le risque d'être le premier à ouvrir le bal si tôt le matin), mais vous avez la deuxième moitié et ça reste compréhensible quand même.

Crédibilité[s] Martin Lessard. PodCamp Montréal, 11 septembre 2010 (extraits)



Je vous promets de faire un (ou des?) billet(s) reprenant les contenus de la conférence si ça vous intéresse. Laissez moi des commentaires ou des liens vers des pages pour approfondir la réflexion.

Mise à jour: Ma présentation est disponible ici
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Guy Kawasaki et l'entrepreneuriat 2.0 à Montréal

Guy Kawasaki était à Montréal la semaine dernière pour l'événement Rendez-Vous 2009 de ChallengeYourWorld.com.

ChallengeYourWorld.com est un site de crowdsourcing d'idées encourageant les idéateurs à entreprendre des projets réconciliant le social, l'environnement et les profits. Le Rendez-vous était leur premier événement phare servant de lancement. J'accompagne ce client depuis plus d'un an afin de lui bâtir leur présence en ligne et sur réseaux sociaux, ainsi que lui développer les mécanismes de crowsourcing.

- «Le crowdsourcing qu'est-ce que c'est?» ( Sur Zéro Seconde, 15 septembre 2009)
- «Crowdsourcing: mettre la foule à profit » ma conférence donné à WebCom 2009 concernant ChallengeYourWorld
- «Ma conférence sur le crowdsourcing, version vidéo»
La soirée a accueilli près de 700 personnes, une performance hors pair pour un premier événement de la part d'une compagnie inconnue du grand public. Je vous raconterai un peu plus tard ce qu'est Challenge Your World, une compagnie à but non lucratif que j'aime beaucoup --et qui m'a tenu dans les deux derniers mois assez à l'écart de ce blogue ;-)

Dès que j'aurai compilé quelques statistiques sur les réseaux sociaux et l'achalandage sur le web ce soir-là, je vous en ferai part (nous sommes arrivé numéro 2 sur les hash tag twitter franco ce soir-là!)

Guy! Guy! Guy!
Guy KawasakiLa soirée accueillait Guy Kawasaki, célèbre évangéliste chez Apple et maintenant partenaire et entrepreneur résident de Garage Technology Ventures, société de capital risque initial présent à Montréal.

J'aime bien quand il parle de "sauter à la prochaine vague" (to jump to the next curve): il ne suffit pas de créer une meilleur produit, ou d'augmenter de 10 % l'efficacité d'un produit ou d'un service. Un entrepreneur doit carrément chercher la prochaine vague, la créer même. C'est que que ChallengeYourWorld propose: voir le développement durable comme la prochaine grande courbe (que de toute façon nous allons tous prendre de force...)

Le contenu de la conférence de Guy a été admirablement bien résumé ensuite par une foule de personnes compétentes présentes dans la salle:

Guy Kawasaki donne 10 conseils pour innover au Rendez-vous 2009 de Challenge Your World, par Jean-Sébastien Chouinard (Adviso)
Guy Kawasaki : la sagesse d'un hockeyeur de 55 ans, par Alex Lesieur
Ship, then test!” says Guy Kawasaki, by Lisa Chandler
10 conseils pour les entrepreneurs par Guy Kawasaki, by Thoma Nadeau
Challenge Your World : inspirer pour réaliser, par Audrey Myrand-Langlois (Les Affaires)
Guy Kawasaki : «Foncez, les jeunes», par Audrey Myrand-Langlois (Les Affaires)
Le tour de force de Guy Kawasaki…, par Claude Malaison (Émergenceweb)
Rendez-Vous 09 - Challenge Your World avec Guy Kawasaki, par Emmanuelle Vincent
Top 10 tips for innovative entrepreneurs from Guy Kawasaki, by Julie Matlin (NFB)
Guy Kawasaki « Il n’a jamais été aussi facile de démarrer une entreprise. », par Vallier Lapierre (RezoPointZero)

We are off to see the wizard of us
Même si on a déjà vu Guy Kawasaki, je crois qu'il y avait une atmosphère ce soir-là assez magique, rendant la conférence inspirante et fraîche, qui nous permettait de le redécouvrir et de se laisser imprégner par son discours entrepreneurial. J'adore quand il y a un petit "plus" qui rend un événement véritablement "expérientiel " et non seulement "consommable".

Sûrement que la salle (le théâtre Impérial, aux allures du Rex) et la gestion de l'événement par Lulu&Castagnettes étaient pour beaucoup. ChallengeYourWorld a bien réussi son entrée au monde. On s'en reparle.

Crowdsourcing: mettre la foule à profit

J'ai donné une conférence hier sur le crowdsourcing au Webcom de Montréal. Vous trouverez le lien vers la présentation ici.

Le crowdsourcing qu'est-ce que c'est? C'est un terme inventé par Jeff Howe dans le Wired de juin 2006.
Outsourcing = sous-traitance à l’externe

Crowd = foule
donc
Crowdsourcing = sous-traitance à “la foule”

L’externalisation de la participation permet de puiser dans la longue traîne des talents (Pisani), ce qui s'appelle “La sagesse des foules” (Surowiecki) où un choix de groupe, en général, se révélerait meilleur, en moyenne, que celui d'un seul individu en tout temps. Ou plutôt, il émergerait des connaissances sur un état qu'un individu seul n'est pas toujours apte à connaître, tout seul, tout le temps.
Accès à la vidéo de la conférence


Un type d'usage du crowdsourcing
Dans ma présentation, j'illustre un type d'usage du crowdsourcing où groupe doit appartenir à une communauté d'intérêts (Seth Godin) et utilisé pour sélectionner, ou plutôt faire émerger, des éléments qu'un individu à l'interne n'a pas le temps, les connaissances ou les capacités de faire seul. L'individu en question ne fait que récupérer ce qui percole dans la communauté.

Le coût d'entrée pour gérer un groupe d'intérêt a beaucoup diminué (Clay Shirky). Toutes activités qui auparavant demandaient beaucoup de coordination se voient maintenant propulsées sur Internet.

Est-ce bon pour vous?
Pour savoir s'il l'on doit avoir recours au crowdsourcing pour son projet, il faut savoir répondre à ces deux questions:

- Comment les usagers peuvent ajouter de la valeur?
- Comment faire en sorte qu’ils ajoutent du data au projet (implicitement ou explicitement)?

Et si vous démarrez une communauté pour faire du crowdsourcing, dites vous que c'est vous qui êtes votre première communauté . Vous ne créez pas une communauté, vous accueillez les autres

Entrevue avec Seth Godin

J'ai rencontré Seth Godin il y a deux semaines lors de son passage à Montréal. Il était venu à Infopresse 360 pour parler des opportunités en temps de crise [présentation ici]. Voici (enfin) l'interview transcrit.

Seth GodinSon discours tournait autour de la puissance des "tribus": quand un changement majeur se fait sentir dans une industrie, il s'accompagne souvent de changement de règles, donc de transfert de pouvoir. Dans une économie d'interruption (publicitaires) en déclin, les marques entourées de "tribus" sauront s'en sortir.

J'ai eu la chance d'avoir un entretien d'un quart d'heure avec lui, voici le condensé de notre courte discussion.

Martin Lessard:
Où peuvent se trouver les tribus? Comment une telle communauté peut se mettre en place?

Seth Godin:
Robin Dunbar, un sociologiste, calcula un jour que nous sommes conçus pour ne pas pouvoir connecter plus de 150 relations. En anthropologie, on remarque les tribus ancestrales, au-delà de 150 membres se scindaient en sous-groupe pour former une nouvelle tribu. 150 semble être cette limite neurologique que nous nous pouvons supporter à entretenir des relations avec des gens à qui l'on fait confiance et que l'on aime.

Ce qu’Internet a fait c'est de prendre ce nombre et de permettre de le pousser à 1000 [le web offrant une extension à nos connecteurs cérébraux en quelque sorte]. Et du coup, il autorise de voir de nouvelles façons de penser et d'agir. En ayant personnellement un ami à Mumbai, lors des récents attentats terroristes, ma vision de l'événement change totalement. De la même façon quand le réchauffement planétaire menacera les côtes du monde entier, un ami de votre réseau sera éventuellement affecté. Cette expansion de notre réseau jouera un rôle sur notre côté tribal pour nous mettre en action.

Notes sur la question 1
[une intro sur le nombre de Dunbar [en] sur Wikipedia et l'article fondateur [en] ; ce nombre a été popularisé auprès du grand public par Galdwell dans son Tipping point ; la limite du réseau centré sur l'intimité semble par contre beaucoup plus basse (7); pour avoir un exemple du réseau en action autour de l'attentat de Bombay, voyez mon analyse du phénomène du microBlogage dans l'écosystème de l'information) ]

Martin Lessard:
Vous insistez pour dire qu'une tribu doit posséder un leader, pourquoi?

Seth Godin:
Si le nombre de connexions permises a augmenté, il faut aussi voir que le nombre d'opportunités pour les leaders augmente. L'expansion des connexions entrantes dans la communauté intéressera un leader qui pourra s'y consacrer, la nourrir, la faire grandir, et en faire lui donner encore plus d'opportunité d'investir en elle.

On peut se reconnaître partout dans le monde comme faisant partie d'une tribu. Une tribu peut se faire autour d'une idée et la question n'est pas comment la faire exister, mais pourquoi: par passion, ou par bénéfice personnel, ou parce que c'est notre description de tâche d'employé. Toutes les raisons sont bonnes. Il s'agit de savoir laquelle.

ML:
Mark Cubain [ le projet de financement Open Source Funding de Cubain ] and Richard Branson [le projet Pitch.tv] propose de rassembler des idéateurs pour pondre des idées sur lesquelles ils offrent d'investir. Sont-ils vraiment des leaders de tribus ou est-ce une simple foule? [une "crowd" ne se rentre pas dans la catégorie "tribe" selon Godin, notamment à cause de l'absence d'appartenance commune.]

SG:
Mark Cubain ne cherche pas à bâtir une tribu. Car il ne cherche pas les faire collaborer ensemble. Ce n'est qu'un moyen pour arriver à ses fins [plus d'info sur le blogue de Godin]. Richard Branson, lui, différemment, ne fabrique pas plus une tribu, mais plutôt une histoire. Il cherche plutôt à raconter une histoire à une audience plus large. Une tribu a ses "insiders" et ses "outsiders", ses membres se reconnaissent entre eux. Ici aucun des projets ne permet d'offrir de tels signes de reconnaissance. Ce qui n'enlève rien à ces brillantes initiatives, mais ce ne sont pas des tribus...

ML:
L'économie va mal. Côté social, on entend tous ces craquements. L'environnement montre des signes troublants. C'est le Jour de la Terre aujourd'hui [l'interview a été faite le 21 avril 2009] toute future idée ne devrait-il pas exclusivement être en fonction de bâtir des projets durables qui prennent en compte...le futur?

SG:
Le problème du jour de la Terre, d'une certaine façon, est que nous n'avons pas d'ennemi. Pour bouger, il faut un ennemi. Gandhi avait un ennemi, les forces colonisatrices. On doit se poser la question: que cherchons-nous à arrêter? Recycler quelques bouteilles aujourd'hui n'est pas la réponse. Dans quoi allons-nous investir pour que la chose fonctionne?

Un jour de réflexion n'est pas assez, il faut agir. Une idée brillante: Obama a proposé que chacun doit contribuer à rendre un service communautaire pour une heure, quelque part. Ce type d'engagement change les gens. Et ce n'est pas difficile.
J'ai ajouté un petit graphique dessiné à la volée sur les étapes qui définit un mouvement de tribu.

Tribe cycle
- Premièrement , il s'agit de créer une histoire (storytelling),
- De connecter la tribu (notamment en offrant une "place" pour se rencontrer),
- Puis de leader le mouvement (la tribu demande de se faire diriger),
- Pour ensuite accéder au changement.

Pour en savoir plus sur Godin et sa pensée
- Mon billet où je pointe vers plein de liens pertinents

Voici quelques vidéos
"All Marketers are Liars" - Seth Godin speaks at Google (48 minutes) 28 févr. 2006
Seth Godin at Gel 2006 (20:26) - 9 août 2006
TEDTalks Seth Godin: Sliced bread and other marketing delights (17 minutes) février 2003
Seth Godin at eBay Live 2008 (5 minutes) Juin 2008
(mise à jour 11 mai 2009) :
Seth Godin TEDTalks Tribes are what matters now Février 2009

Voici quelques liens
Site officiel : sethgodin.com
Son blogue : sethgodin.typepad.com

Voici quelques réactions à sa conférence et à la journée InfoPresse.
Fil twitter lors de la conférence
Adviso: Retour sur la journée Infopresse 360 : «Saisir les nouvelles opportunités d’affaires »
Patricia Tessier: Conférence Seth Godin
Normand Miron: Le Seth Godin Tribes Tour: un Mégashow God(in) Rock mémorable
(2 ajouts du 10 mai)
Isabelle Chrun Seth Godin Lost his Montreal Tribe
Marie-Claude Ducas Seth et moi

Voici d'autres entrevues que j'ai faites
Fred Cavazza (2007) : commentateur et spécialiste Internet. FredCavazza.net
Michael Geist (2007) : professeur en droit d’Internet et du e-commerce. MichaelGeist.ca
Daniel Kaplan (2008): délégué général de la Fing

Préparation pour l'interview avec Seth Godin

Je rencontre Seth Godin, l'auteur américain prolifique et orateur célèbre par son côté motivateur et innovateur dans son approche marketing en réseau. En préparant l'interview que je ferai avec lui demain, j'ai repéré quelques contenus que je trouve pertinent à partager avec vous.

L'entrevue aura lieu grâce à la gentillesse d'Infopresse qui organise une conférence demain (journée Infopresse 360) sur les opportunités d'affaires en période de crise. Je vais publier l'entrevue demain sur zéro seconde ou dès que j'aurais du temps ici.

Son dernier livre
Tribes: We Need You to Lead Us.
Le premier chapitre sur Amazon.
La version complète audio gratuite en ligne.
Version powerpoint qui présente de livre, par Seth Godin lui-même.
Un document d'accompagnement : CurrentTribesCasebook 240 pages, écrit par et autour des tribes.
Review of Seth Godin's Tribes (SEObook)

Vidéos
Seth Godin On How To Build And Lead Your Tribe: une conférence d'une heure, filmé tout croche, mais le contenu est là. Ne vous inquiétez pas, Seth apparaît après la première minute et demi.
Interview entre Andrew Warner de Mixergy.com et Seth Godin (version complète des 5 interview plus bas: 45 min)
Série de 5 interviews avec Seth Godin (extraits de la précédente vidéo)
1- Why You Need To Lead A Tribe (la version courte du précédent vidéo)
2- What Happens When No One Cares About What You Launched?
3- Should You Use “Bribes” To Get New Community Members?
4- How Hard Should You Pursue Money In Business?
5- We’re In An “Ask Economy.” So How Do You Ask?
Loic Lemeur interview Seth : Seth Godin Explains Why You Need a Tribe (et vous saurez aussi pouquoi il porte le nom de Godin).

Interviews
TED Interview: Tribes Author Says People, Not Ads, Build Social Networks
"The people who are successful at it, what they have in common is they take action for the tribe and with the tribe as opposed to doing things to the tribe"
Seth Godin on Tribes (Bigg Success podcast) en 3 parties (avec transcription)
1- What is a tribe? "A tribe is very different than a crowd. A crowd is just a bunch of people (...)A tribe is a group of people that are connected by a common goal, a common language, and common rituals."
2- The Power of One "One person is able to now leverage the work and enthusiasm and passion of hundreds or thousands of people"
3- Change and chaos creates opportunity "There’s no doubt in my mind that we’re going to see newly minted millionaires all over the world because of this chaos."
The Seth Godin Interview:How to Become a Leader by Brian Clark (copyblogger). Vous y trouverez des principes universaux pour bâtir une commuauté:

* People want to belong, they want to be missed when they don’t show up.
* Charisma doesn’t make you a leader, leading gives you charisma.
* Most of all, people care about themselves.
* Faith is belief in the future and it is critical. Religion is a set of rules designed to amplify faith at the same time it guarantees the status quo. As you can guess, heretics have a lot of faith, but not so much patience with religion. And heretics are the ones who make change.
* When in doubt, work with small groups. If you can’t find 5 followers, how will you find 1000?
* Talk to people with respect, don’t advertise at them.
* Transparency is your only option, because the tribe will smell artifice.

Soirée Discussion : Internet et... cinéma, télévision, vidéo

Annonce. Vous voulez voir un panel d'experts invités qui partagent leurs questions et réflexions sur la transformation qu'apporte internet à leur industrie, à leur pratique?

Le panel sera composé de :

* Yannick B. Gélinas, réalisatrice indépendante et artiste en nouveaux médias, pionnière de la vidéo sur le web
* Catalina Briceño, productrice et directrice des opérations de Salambo Productions (tetesaclaques.tv) et récipiendaire du prix 2008 de la Relève de l'association Femmes du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias
* François Jacob, co-directeur Artistique de Kino
* Claire Dion, Fonds indépendant de production, Fonds Cogeco de développement d'émissions et Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias de Bell

Les échanges seront animés par Sylvain Carle, Praized Média.

Date : Mercredi 1er avril, à partir de 18 h
Lieu : O Patro Vys - 356, avenue Mont-Royal Est (au-dessus du Bily Kun) - Métro Mont-Royal (Montréal)
Entrée : gratuite (une consommation offerte)

Organisé par Alliance Internet

Etre web entrepreneur en Europe

Tariq Krim (NetVibes) nous partage ce qu'il a appris en étant un entrepreneur web 2.0 en Europe au cours des 3 dernières années. Il voit qu'internet est un marché déjà saturé et que l'attention média se fait actuellement doubler par "l'attention sociale" (et se fait gruger ses revenus). (via Elsua)

Lors du dernier web 2.0 expo à Berlin Tarik a donné une courte intervention de 10 minutes très intéressante. Voici la prestation complète sur Youtube, 9 minutes, en anglais



Voici quelques conseils qu'il donne aux startups que je juge pertinents:

-Internet est un marché saturé: faites-vous à l'idée.
-Les techniques relatives aux vieux médias (SEO, marketing, distribution, etc.), laissez-les aux vieux médias.
-Se baser sur la publicité? Mieux vaut s'en passer, sinon concentrez-vous sur des niches (connaître très bien son audience en moment de mauvaise passe économique devient une valeur recherchée)
-Médias sociaux: un très grand avantage pour les petites compagnies. Aussi, le premier geste est de répondre aux besoins des consommateurs friands des médias sociaux (participation).

La francophonie : le défi numérique

Si une langue offre une weltanschauung unique, les francophones ont tout intérêt à s'assurer qu'elle perdurera dans le tsunami numérique qui s'abat sur les cultures.

FrancophonieLes participants à la "XIIe Conférence des chefs d'État et de gouvernement ayant le français" en partage (pour faire moins sévère, on dit "francophonie") se réunissent à Québec aujourd'hui et débattront de quatre enjeux : la démocratie et l'État de droit, la gouvernance économique, l'environnement et la langue française.

J'espère qu'il prendront acte que le numérique est plus qu'une mode et qu'il redéfinie à peu près tout sur son passage. Ou efface tous les artefacts inutiles du passé.

Monde internet
Dans un internet-monde, le français est-il nécessaire sur le réseau quand on peut lire et s'exprimer dans une autre langue qui nous donne accès au monde?

La francophonie offre plusieurs programmes concernant le numérique, mais rien qui prend réellement en compte la nouvelle réalité : le numérique est plus que simplement scanner et rendre accessible un texte. Une nouvelle écriture numérique et une nouvelle solidarité existe sur le réseau qui reste fondamentalement incompris. L'écrit ne se résume pas à ce qui s'imprime sur des arbres morts.

Prenons deux cas:

RFBNN
Le portail Internet du Réseau francophone des bibliothèques nationales numériques est un pas vers une Grande Bibliothèque numérique francophone. Mais c'est surtout une sauvegarde du passé, qui donne accès aux "richesses patrimoniales des grandes institutions documentaires de la Francophonie" et ignore qu'une nouvelle institution documentaire libre (blogosphère, twittosphère, wikisphère) offre des contenus d'une modernité inouïe. Inouïe, mais enfouie, car le ratio signal/bruit est trop faible. À quand une initiative pour aider à remonter ce ratio?

IFN
L’Institut de la Francophonie numérique contribue à "l’élargissement de la place de la langue française sur la Toile". Depuis 2007, elle a financé 17 projets via par le Fonds francophone des inforoutes, (185 depuis sa création en 1998), projets qui servent à favoriser l'appropriation et l'usage des technologies. Je crois qu'il est bien beau de favoriser la création des contenus. Mais il faudrait qu'il y ait un effort soutenu d'agréger ces contenus ou d'assister d'une façon ou d'une autre ces contenus pour qu'elle puisse percoler au-dessus du bruit ambiant des autres langues, principalement la langue anglaise, si riche en contenu.

Une piste
Je ne donnerai qu'une piste: à quand un "way back machine", un Internet Achives de la francophonie qui colligerait la création de contenu d' internet (et notamment écrite de la blogosphère).

J'ai lu des sites web que vous, académiciens de la langue, ne croirez pas. Des partages entre humains qui ne se connaissent même pas et qui expriment ce qu'il y a de plus beau à cette époque. Des réflexions qui font exploser les idées reçues dans des recoins insoupçonnés de la blogosphère. Tous ces moments seront à jamais disparus dans le bruit grandissant du numérique... comme une note de bas de page égaré dans l'Histoire.
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Mise à jour 15h30:
"Internet au service de la Francophonie 2.0" (par Bruno Guglielminetti)
Bruno nous propose une entrevue avec Pietro Securo. Directeur de l'Institut de la Francophonie numérique, un organisme rattaché à l’Organisation internationale de la francophonie, qui nous fait voir "le rôle important de l'Internet pour l'avenir de la francophonie, la Francophonie 2.0". (source)

Billets gratuits pour le WebCom

Ça vous dit d'aller au WebCom-Montréal? J'ai deux billets qui donnent accès à toutes les conférences (repas et cocktail compris).

Je les donne à ceux qui répondent à la question suivante :

«En quelques paragraphes quelle serait, pour vous, la parfaite conférence WebCom ?».

Je choisirai les deux meilleures réponses (vous pouvez les écrire ici ou m'envoyer un courriel à martinlessard(arobas)gmail.com)

Je publierai les noms des gagnant(e)s ainsi que leurs commentaires le 20 octobre 2008 et transmettrai les noms aux organisateurs pour qu’ils les inscrivent à la conférence.

Les billets sont une gracieuseté de WebCom-Montréal.

La question posée est une idée des organisateurs, toujours à la recherche d'idée pour améliorer leur rendez-vous semestriel.

Mais c'est moi qui choisis ce qu'est la "bonne réponse", et j'aime bien des idées très pointues, osées, branchées sur des sujets que l'on ne voit pas partout. Mais tout ce qui peut faire que cette conférence soit un incontournable me plaît.

Évolution des médias intéractifs

Ne manquez pas l'événement l'évolution des médias interactifs, prévu le 16 octobre prochain à Montréal. Organisé par le RPM, il réunit neuf panélistes et présentateurs très connu (dont LG15 et Dailymotion). L'entrée est libre, mais il faut réserver.

Au programme

14h00
Nouvelles pratiques en narrativité et fiction :
trois créateurs canadiens présentent...


Émilie Grenier – Nouvelles interfaces cinématographiques,
sonores et sans écran – Transient.
Jean-Christophe Yacono – Scénographie interactive – Wonderland.
Ghassan Fayad – Les villes nous parlent ! – CitySPK.
Présenté par Fady Atallah (Président, Bluesponge).

15h00
Financement et diffusion des nouveaux contenus.
Expériences et « brainstorm » sur les modèles émergents.


Bernard Claret (Directeur, Vidéographe, Montréal).
Julien Côté (Président, 33mag, Montréal).
Marc Eychenne (Responsable de la programmation, Dailymotion, Paris).
Jennifer Ouano (Président, Elastic Entertainment, Vancouver).
Romen Podzyhun (Président, Movieola, Toronto).
Animé par Fady Atallah (Président, Bluesponge).

17h00
Présentation spéciale d’une invitée d’honneur.


Amanda Goodfried (Productrice exécutive, LG15, Los Angeles).
Responsable de la franchise LG15 et productrice exécutive de LG15 : The Resistance, une nouvelle série sortie en septembre 2008. Amanda a été la productrice de la série lonelygirl15 et co-productrice exécutive de KateModern, série à succès au Royaume Uni.

17h30
Cocktail

Espaces et services branchés

Interface[s] Montréal, les rencontres du génie numérique et des affaires à Montréal, rendu[s] à sa troisième saison, propose[nt] mardi prochain sa deuxième table ronde sur le déploiement accéléré des systèmes intelligents et interconnectés dans les espaces de vie. L'internet des "objets" est à nos portes... avant d'y être complètement dedans.

J'y serai présent si tout s'enligne bien. «Le réseau des objets» correspond à un monde d’appareils interconnectés. Et il me semble que ce moment s'annonce pour la prochaine décennie.



Conférence 2 :
ESPACES ET SERVICES BRANCHÉS
Le maillage des espaces

Mardi 19 février
17h30-21h30, à la SAT

INTRODUCTION
Sylvain Carle - Vice-Président Technologies, Praized Media

ESPACES BRANCHÉS : LA PROCHAINE FRONTIÈRE IP?
René Barsalo, Directeur recherche et stratégies, Société des arts technologiques [SAT]

E-CITÉ: LA DYNAMO DU CYBERESPACE DE LA VILLE DE MONTRÉAL
Jean-François Brucel - Conseiller inforoute, division des relations avec les citoyens, Ville de Montréal

NE MOURREZ PAS PAR ERREUR…
Claude-Michel Morin et Philippe Panzini - Président et Co-fondateur, Medical.MD

LE TOUR DU QUÉBEC EN MOINS DE 50 MILLISECONDES
Michel Côté, Directeur de l'exploitation, RISQ

www.interfacesmontreal.org

Tarifs incluant le buffet (taxes incluses)
Prévente
Conférences-démo = 15 $
Tarif étudiant = 10 $

À la porte
Conférences-démo = 20 $
Tarif étudiant = 10 $

Conference au Parlement

Je vais donner une conférence la semaine prochaine à Ottawa, au 5e Forum de leadership de la greffière, au Parlement sur des thèmes comme le pouvoir des technologies réseau comme outil de communication, de persuasion, de partage et de crédibilité.

Environ 150 leaders participeront à ma conférence plénière sur la nouvelle communication, le nouveau partage avec les outils émergents.

Ça se passe au Parlement même, dans l'une des plus anciennes salles. Le web a créé de nouveaux joueurs à la périphérie des centres traditionnels de pouvoir et mine d'une certaine façon les rapports de forces actuels, ce qui ouvre probablement la voie à une nouvelle redistribution des rôles. Sans aucun doute, ce centre du pouvoir désirera comprendre ce qui se trame sur ce réseau où les règles ne sont pas les mêmes.

Sur internet, il est prôné une vision décentralisée, ouverte, et coopérative du partage des connaissances et de l'information. Ce qui est tout à fait différent pour une organisation comme la leur (ils sont 2000, je crois, à servir les députés), car les enjeux ne sont pas les mêmes. Et avec raison.

Dans un réseau comme Internet, la visibilité joue un grand rôle et la monnaie d'échange est le « lien ». Échanger devient une nécessité afin de créer ces liens. Il est essentiel de communiquer un savoir ou une information afin que le reste du réseau sache que vous possédez ces compétences ou cette information. Ne pas partager empêche toute forme de reconnaissance, car vous devenez « invisible ».

Bien sûr, je devrai faire comprendre que partager ne signifie pas se faire dépouiller de son expertise. Ni qu'il faille appliquer ces nouvelles règles dans leur domaine. Mais il faut comprendre que le leadership, le pouvoir, la communication, la collaboration se déclinent autrement sur le réseau. Pour des leaders, il est bon de le comprendre afin de voir venir les défis de demain.

Facebook marketing (Forrester)

Charlene Li de Forrester Research vient de mettre en ligne une présentation 'Big Brands & Facebook: Marketing Case Studies & Best Practices.' où elle dit principalement : "Facebook marketing requires communication not advertising."

Annonce de Charlene ici (avec en prime un mini-test de publicité avec facebook flyer où elle découvre qu'elle a eu un taux de réponse de 2.5%).

Un bon résumé ici, de Read/Write Web.

Et la présentation est ici. Un bon récapitulatif de l'état des choses, avec un angle marketing. Mais les conclusions ne sont pas transcendantes ("Application best practices: create useful apps that models what friends do naturaly; plan out how to make your app viral; ...") et s'apparentent à des vérités de La Palice. Il faut croire que certaines choses doivent être dites et redites pour que les gens en pub comprennent ;-)

Suivez le fil
Cette présentation est tout chaud sortie du Graphing Social Patterns: The Business & Technology of Facebook, une conference pour développeurs et gens d'affaires pour construire et développer des widgets sur la pateforme F8 de Facebook. Ça se poursuit jusqu'à ce soir.
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