ZEROSECONDE.COM: Marketing (par Martin Lessard)

ZEROSECONDE.COM

Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

Aucun message portant le libellé Marketing. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Marketing. Afficher tous les messages

Loïc Le Meur: «Les 10 prochaines années vont être encore plus incroyables»

Petite vidéo du dimanche. Un entretien avec le fondateur de LeWeb, la plus grande conférence techno d'Europe. 



Si vous avez trouvé les 10 dernières années bouleversantes, les 10 prochaines le seront encore davantage. Internet a surtout bouleversé les communications jusqu'à maintenant. Maintenant que l'information est numérique, tout ce qui s'appuie sur l'information pour fonctionner sera potentiellement affecté.

La vidéo est courte et agréable à écouter. Bien sûr, toute prospective est un risque, mais ce que Loïc raconte correspond au Zeitgeist du domaine en ce moment. Et ça exprime bien l'effervescence actuelle en technologie.

Je suis bien d'accord pour dire qu'on n'a encore rien vu...

 
"Les 10 prochaines années vont être incroyables" par FranceInfo

Qu'est ce qu'une communauté en ligne

La notion de «communauté» qui semble être clairement au coeur du web et des contenus est en fait un terme un peu flou. 

Dans l'industrie du contenu, on est habitué à l'appeler audience.

Pour le grand public, on le mélange avec foule ou un groupe. 

Pourtant, une foule dans une gare n’est pas la même chose que la foule réunie à la SAT aujourd'hui pour participer à l'événement Communauté social et contenu média


Un groupe d’individus qui partage les mêmes intérêts sur un forum est-il la même chose qu’un groupe dans une liste d’envoi de courriels?

Les communautés en ligne peuvent être entendues au sens large comme des groupes qui, à un moment donné, ont un intérêt en commun et surtout qu’on peut rejoindre individuellement. C'est la différence avec l'audience, que l'on traite en terme statistique.

Effectivement, une communauté en ligne, ce n’est pas une audience anonyme, c’est un groupe que vous avez le potentiel de connaître et d’être en moyen de rentrer en relation avec chaque individu si vous le souhaitez.

Quand on parle de promotion de contenu avec les communautés, on parle en fait de bouche à oreille. Depuis la montée fulgurante des médias sociaux, il est possible pour tout producteur de contenu d’avoir des moyens de rejoindre son auditoire qui était autrefois réservé surtout aux diffuseurs.

D'où l'impératif absolu de se débarrasser des codes, conventions et habitudes héritées du marketing traditionnel quand il s'agit de communiquer avec votre communauté.

Post-Scriptum: La réflexion a commencé ici: Communautés sociales & contenu média

Communautés sociales & contenu média

J’aurai la chance d’animer les deux panels d’experts lors d’un événement du Regroupement des producteurs multimédia la semaine prochaine: «Communautés sociales & contenu média».

L’événement aura lieu à la SAT, endroit que j’adore. Les thèmes abordés sont aux confluents de deux domaines qui m’intéressent beaucoup (au moins depuis que j’ai fait ma maîtrise en communication multimédia il y a plusieurs années): la rencontre d’internet et de l’audiovisuel. 

Pour être plus précis, car les termes employés dans le paragraphe précédent sont devenus désuets, c’est la rencontre des communautés socionumérique et des contenus média. Ça été ma motivation première, croyant que cette convergence allait se produire quelque chose de nouveau et innovant. Ça tarde un peu, mais c'est dans la bonne direction.


Vous avez dit communauté?

La communauté en ligne, c’est l’incarnation du bouche à oreille. La notion de communauté, au sens large, doit inclure les conversations qui ont lieu hors de votre site web.

J’avais discuté avec un producteur l’an passé. Il cherchait à «ramener sa communauté» sur son site. Pourquoi? Parce qu’elle se trouvait dispersée sur d’autres forums que le sien, disait-il. Erreur. La gestion de communauté se passe aussi bien sur ces « forums externes », et peut-être mieux. La gestion de communauté se fait aussi ailleurs que sur son site.


Il y a une erreur d’interprétation quand on parle de «communautés» aux producteurs. Si vous devez faire un film d’horreur, pour prendre un exemple facile, il n’y a peut-être pas lieu de bâtir vous-même une communauté. Elle existe déjà sur des forums de discussion, comme celle qui entoure Patrick Sénécal par exemple. Il est plus facile de proposer votre contenu à une communauté existante que de la bâtir de toutes pièces. Durant la progression de votre projet, cette communauté est aussi la vôtre.

Deux approches seront discutées durant cette journée.

1) Communauté et promotion

Le premier panel (impact des communautés sur la promotion d’un contenu média) touchera sur la façon directe et indirecte que les communautés en ligne ont une influence sur le succès d’un oeuvre.

Entre autres, des études de cas seront présentées par Paul Allard de #engagementlabs autour de marques médias (émissions de télé, films, jeux vidéo).

Il peut sembler étrange dans un marché de l’audiovisuel subventionné comme le nôtre que les productions puissent avoir moindrement un souci de ce que des communautés en ligne pensent. Après tout, on pourrait penser que si on présente un projet de film sur mon nombril et qu’il est accepté par les instances de subventions et les télédiffuseurs, qu’a-t-on à cirer de ce que les gens sur Facebook pensent?


En fait, c’est avant l’acceptation d’un projet et à sa diffusion que le poids d’une communauté se fait sentir. Sans tomber dans le populisme, il y a probablement là une forme de légitimation (au moins partiel) d’un projet qui pourrait reposer sur le fait qu’une communauté en ligne manifeste son appui en amont. Si j’ai X milliers de fans qui s’intéressent à mon projet de film sur mon nombril, il y a là matière à regarder de plus près (tous les autres critères d’évaluation étant égales par ailleurs).

Il y a aussi à la diffusion où l’effet sur le public peut être mesuré finement, ou du moins quantitativement, et presque en temps réel sur les médias sociaux. Le brouhaha autour d’un mot-clic (#) n’est pas sans laisser impressionner. Nous verrons avec #engagementlabs le forces et les limites de ces conversations.

2) Communauté et financement

Le sociofinancement, popularisé par Kickstarter, est une façon encore plus concrète de mettre à contribution la communauté. C'est le thème du deuxième panel (Impact des communautés sur le financement d'un contenu média).

Sur place il y aura  Fabien Fournier et Anne-Laure Jarnet, producteurs et créateurs chez Olydri Studio qui nous parleront du financement participatif pour leur long métrage « Noob ».  Cette marque a levé 680 000€ sur Ulule, un record européen. (Alexandre Boucherot d'Ulule sera d’ailleurs aussi sur place pour la conférence d’introduction).


La principale erreur commise avec le sociofinancement. c’est d’ignorer que la communauté précède la demande de participation. On ne lance pas le projet de sociofinancement pour trouver ensuite une communauté qui serait prête à mettre la main à la poche. C’est l’inverse. C’est parce que vous avez une communauté que vous pouvez penser qu’elle peut mettre la main à la poche.

Promo pour les lecteurs de Zéro Seconde

Si ça vous tente, laissez-moi votre courriel dans les commentaires et je vous enverrai un code promo de 25% sur le prix d’entrée de l'événement (sur Eventbrite). Vous pouvez aussi m'écrire à martinlessard (à) gmail.com avec 'code promo' dans le titre.

Pour les autres, je vous tiens au courant sur ce blogue de mes discussions avec les intervenants dans les prochains jours, car je compte bien vous partager ce dont nous discuterons plus profondément sur les panels.

[M2 #8] Conversation et entreprises (avec B. Descary)

Le Graal, c'est les médias sociaux. Toutes les entreprises veulent en profiter. Peu réussissent

Huitième balado de M2. Benoit Descary est un des blogueurs techno les plus suivis au Québec. Consultant, conférencier, formateur, il traite de l’actualité du Web2.0 et des médias sociaux depuis plusieurs années.



«Conversations, conversations, est-ce que j'ai une gueule de conversation?»

De la même façon que le web a changé la façon de faire du commerce dans les années 90-2000, les médias sociaux ont de 2005 à 2010 changé de nouveau la donne. La vitesse à laquelle tout cela change ne doit pas nous faire perdre de vue lʼapproche stratégique : le choix tactique dʼune plateforme doit se faire seulement après avoir développé sa stratégie, et cette stratégie doit être toujours être liée aux besoins de votre entreprise. Et non pas lʼinverse.

Benoit raconte sa vision des choses et partage son expérience. Il y a bien sûr, en partie, un effet de mode dʼêtre présent dans les médias sociaux, mais pour réussir à arrimer cette culture des réseaux avec celle de votre entreprise, ça demande plus que juste d'ouvrir un compte Twitter. Benoit nous dit pourquoi.  Nous l'avons rencontré au Café Cherrier un jour de pluie -- on devait l'interviewer au carré St-Louis.

Allez sur iTunes pour vous abonner à toute la série M2.

Pour écouter juste cette émission: M2 #8 :: Conversations et entreprises (Benoit Descary)

Cette émission vous est proposée par Martin Girard et moi-même. Plus d'info.

Qu'est-ce que M2?

M2, c'est M au carré, car nous nous sommes deux Martin derrière la réalisation de cette balado. M, aussi pour mutation. Mutation au carré, car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

M2 se veut des conversations autour des métamorphoses apportées par les technologies numériques. Cette baladodiffusion est un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique avec des gens qui pensent le numérique.

Abonnez-vous sur iTunes ou directement sur le fil XML (feedburner) de l'émission,

Pour accéder à tous les billets qui touchent la balado M2, cliquer ici

[M2 #5] Les nouvelles hiérarchies (avec J.Husband)

Jon Husband est en ville!

Cinquième balado. Nous vous proposons de rencontrer Jon Husband de passage à Montréal, ville où il aime bien s'attarder. Il pense le numérique depuis bien avant qu'on appelle ça le numérique. Il confirme que la montée du numérique érode les hiérarchies en place. Rencontre avec un érudit du numérique qui est entré dans le 21e siècle bien avant nous.



Connexion et collaboration horizontales

On parle de "partager la gouvernance", "d'accroître l'étendue de l'autonomie des gens" et de "créer une démocratie de l'information". Tout ceci se trouvait déjà depuis longtemps dans le concept de wirearchy, l'hiérarchie en réseau, de Jon Husband, qu'il a développé il y a une dizaine d'années. Il en profite pour nous parler de la société et de ce qu'elle a été, de ce qu'elle devient, et vers où nous allons. Nous l'avons rencontré à la Société des Arts technologiques de Montréal.

Allez sur iTunes pour vous abonner à toute la série M2 ou écouter juste cette émission:

M2 #5 :: Nouvelles hiérarchies, entretien avec Jon Husband

Cette émission vous est proposée par Martin Girard et moi-même. Plus d'info.

Qu'est-ce que M2?

M2, c'est M au carré, car nous nous sommes deux Martin derrière la réalisation de cette balado. M, aussi pour mutation. Mutation au carré, car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

M2 se veut des conversations autour des métamorphoses apportées par les technologies numériques. Cette baladodiffusion est un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique avec des gens qui pensent le numérique.

Abonnez-vous sur iTunes ou directement sur le fil XML (feedburner) de l'émission,

Pour accéder à tous les billets qui touchent la balado M2, cliquer ici

«C'est vrai, je l'ai vu»

La "Conversation visuelle" est le nom d'une conférence de Martin Ouellette, l'esprit libre qui propulse l'agence Commun. C'est aussi un concept qu'il propose à l'ère du visuel tous azimuts: quand les mots ne suffisent plus, les images prennent le relais. C'est ce qui se passe à #OccupyGezi

Je vous laisse le regarder, car ce serait dommage de résumer en mots ce qui relève du visuel.

 

Martin relance l'idée de l'image publicitaire en lui donnant une twist très médias sociaux. Les gens n'ont pas toujours les "mots pour le dire". Alors ils pointent du doigt par image: «c'est ça!». Ils peuvent aussi «converser avec des images». Plus que jamais, l'image sert à passer des messages.

On pourrait penser qu'il ne fait que revêtir de nouveaux oripeaux au concept classique de l'image publicitaire.

Ce qui me semble l'élément central de son concept tient dans cette expression: «C'est vrai, je l'ai vu». Si je le vois, je le crois. Pour un peuple d'incrédules à la Saint-Thomas, Instagram, c'est la réalité.



Stratégiquement, c'est la raison pourquoi on voudrait faire de la "conversation" + "l'image", c'est-à-dire de la «conversation visuelle»: parce que la crédibilité passe aujourd'hui passe par le visuel, mais aussi par le nombre et non plus (juste) par une autorité.

"Instagramiser" ne veut pas dire "Une image vaut 1000 mots, version 2.0"

Non, ça veut dire "1000 images ne peuvent mentir".



Le nombre fait foi

Selon les époques, certaines formes de communication décrivent plus adéquatement la réalité du monde. Le 19e siècle comptait sur l'écrit: la grande presse et ses reportages. Le 20e siècle proposait l’image photographique: c'était «objectivement» plus vrai à travers un "objectif".

Au 21e siècle, avec une société de plus en plus au fait des manipulations médiatiques et des exploits de Photoshop, nous voyons progressivement dans la multiplication des sources une façon de vérifier un événement.

Probablement qu'il est difficile de se faire une idée de ce qui se passe à Istanbul et en Turquie en ce moment, mais avec les réseaux sociaux, et la multiplicité des sources, il est possible de se faire une idée de ce qui se passe. Avec les médias de masse? Impossible si vous êtes seulement nourri d'un entrefilet d'Associated Press en page 37 ou avec des images de gaz lacrymogène pendant 10 secondes au TJ.



L'image regagne sa crédibilité par le nombre de sources. Les médias sociaux sont au cœur de la contestation en Turquie (lien audio sur Soundcloud) comme le rappelle Alain Gerlache sur RTBL.

L'image au coeur du flux

Les organisme qui veulent crédibiliser une caractéristique de leur produit/service/événements (c'est bon, c'est beau, c'est cool, c'est populaire, c'est...) vont alors tenter de le faire par la «conversation visuelle».

Stratégiquement, ce n'est pas dans le choix ou la création d'images que se trouve la valeur du concept de "communication visuelle" mais bien dans la réflexion stratégique de vouloir "imager quelque chose qui ne se dit pas".



En marketing, si votre produit est le fun, laissez vos clients le montrer (et peut-être que je vais l'acheter). Si votre personnel est joyeux, montrez-le-moi (et je vais peut-être vouloir travailler chez vous).

Le visuel est peut-être le langage le plus adapté au flux permanent du «maintenant» médiatisé dans les réseaux. Le texte, c'est pour les archives!

On n'a pas attendu Martin Ouellette pour mettre des images dans nos pubs, nos événements, etc. Mais on sait maintenant pourquoi c'est important: «C'est vrai, je l'ai vu».

À voir : Conversation visuelle par Commun sur Vimeo.

Note: Martin y croit tellement qu'il offre à la première marque de CPG, de produit de consommation courante, un essai gratuit. À qui la chance?

À lire sur Zéro Seconde, dans la même veine, où je m'interrogeais sur les nouveaux types de communication de masse :



À quelle question, votre entreprise est-elle la réponse?

La soirée de lancement s'est réellement bien passée, j'en reçois encore beaucoup d'échos. Je lève mon chapeau aux organisateurs, Infopresse.

Je vous partage le petit mot que j'ai dit sur le podium durant la soirée. Ce mot à moi, mot de la fin des quelques petits discours de la soirée, est simple: c'est «pertinence»

J'ai fait ce livre, car je croyais qu'il était pertinent de le faire. Quand Guillaume m'a demandé de participer à la rédaction du livre, avec Marie-Claude, j'avais demandé l'assurance que ce ne soit pas "juste un livre de plus".  On était tous sur la même longueur d'onde.

Ce qui circule dans les médias sociaux doit être pertinent, sinon cela ne circule pas.

Quand on comprend ça, et qu'on comprend que sur les réseaux sociaux les gens sont demandeurs de contenu pertinents, des contenus qui répondent à leurs questions... Alors on comprend que ce sont les réponses aux questions qui circulent.

Si on veut faire affaire dans les médias sociaux, il faut se demander «ma compagnie, mes produits, mes services, à quelle question répondent-ils»?

Nous on sait que notre livre réponds à ce besoin de comprendre les médias sociaux pour les entreprises.

Photo: Infopresse

Les médias sociaux en entreprise

Je vous invite au lancement de mon livre “Les médias sociaux en entreprise” que j'ai co-écrit avec Marie-Claude Ducas et Guillaume BrunetDépêchez-vous de vous inscrire pour participer à cet évènement (c'est gratuit)!



Quand : mercredi 24 octobre prochain dès 17h30 chez Infopresse, l'éditeur, dans leur nouvelle salle d'événement (rez-de-chaussée) 4310, boulevard Saint-Laurent, Montréal (Québec).

INSCRIVEZ-VOUS ICI EN CLIQUANT

Au plaisir de vous y voir!


Table des matières (152 pages)


TABLE DES MATIÈRES DU LIVRE 

AVANT-PROPOS : Comprendre, puis agir

PREMIÈRE PARTIE : Comprendre. Se questionner. Écouter.

INTRODUCTION : Les médias sociaux ne sont pas un but en eux-mêmes

1. COMPRENDRE : Que sont au juste les médias sociaux?

2. SE QUESTIONNER : Ce que les médias sociaux viennent transformer

3. ÉCOUTER : Qu’avez-vous à apprendre sur les médias sociaux?

INTERMÈDE : Faites rayonner votre expertise

DEUXIÈME PARTIE : Agir. Entretenir. Évaluer.

4. AGIR : Se lancer avec succès sur les médias sociaux
5. ENTRETENIR : Gérer sa communauté et poursuivre les conversations
6. ÉVALUER : Mesurer l’efficacité de ses actions
CONCLUSION : Le défi de la pertinence



À propos du contenu du livre

Ce livre s’adresse aux dirigeants de petites entreprises ou de grandes organisations, ainsi qu’à tous leurs gestionnaires ou employés qui auront à être présents en ligne. Le but premier du livre est de permettre à ses lecteurs de bien comprendre et maîtriser cette nouvelle réalité. Le sous-titre («les comprendre, les utiliser, en tirer profit») correspond à nos trois envies, complémentaires, d'expliquer à quoi servent les médias sociaux.

Guillaume, par son curriculum en agence, cherche à expliquer comment en tirer profit, Marie-Claude, qui cherchait au début à augmenter ses compétences dans le domaine, veut expliquer comment les utiliser, et moi je cherche, comme toujours, à faire comprendre le phénomène. Le tout donne une bonne introduction au phénomène des médias sociaux en entreprise.

S'il y a une chose à retenir, c'est que les médias sociaux ne sont pas un but en soi. C'est un outil, comme un autre, au service de vos objectifs d'affaires. Le livre explique les diverses façons qu'ils peuvent se greffer à vos objectifs. Mais si on y cherche un bouton automatique «Rendez-moi célèbre» ou «Convertir vidéo en viral» ou «Vendez mes produits sans effort», mieux vaut reviser vos attentes.

Là où on doit porter une grande attention, même si on peut penser ne pas vouloir / pas pouvoir s'impliquer à fond dans les médias sociaux, c'est de comprendre que, de toute façon, les médias sociaux risquent, quand même, d'avoir un impact sur votre compagnie, vos employés ou même l'environnement concurrentiel de votre industrie.

Notre livre propose de comprendre «pourquoi écouter» (et en premier lieu, pourquoi, pour certains, écouter peut être une révolution) et les façons de «faire rayonner son expertise» (en abandonnant notamment le «langage marketing»).

On doit voir les médias sociaux comme un endroit peuplé de gens à la recherche de réponses à leurs questions, des gens qu’on pourrait surnommer des « demandeurs de connaissances ». Qui répond à leur demande ? Les compagnies deviennent, si on peut dire, des « fournisseurs de connaissances ».

Alors, vous, votre entreprise, vous êtes la réponse à quelle question?



À propos de la genèse du livre

Nous avons commencé à écrire le livre en juin 2011 et nous l'avons terminé au printemps dernier. Avec la mise en page, la correction, la vérification, nous voilà à l'automne 2012, enfin, sur papier.

Écrire un livre est processus bien différent de bloguer. Quand nous avions commencé, G+ n'était pas sorti. On se demandait comment intégrer la nouvelle plateforme de Google. Puis à la fin, neuf mois plus tard, la plateforme qui avait été promu à avenir radieux n'avait pas tout à fait décollé encore, comme on aurait pu s'attendre. Entre temps, Pinterest, cette nouvelle coqueluche, était sur toutes les lèvres. Le domaine des médias sociaux change si soudainement et toujours sans prévenir.

Quand on blogue sur les nouvelles technologies, on fait une suite d'instantanées. On a beaucoup moins le souci de la continuité. Un livre est plutôt construit dans la longueur. Il doit survivre à son sujet. Nous croyons qu'après une décennie de croissance exponentielle, les médias sociaux sont arrivés à une étape de consolidation et de début de maturité.

Sur la base des formations en médias sociaux que donne Guillaume Brunet, Marie-Claude Ducas a mis en mot sa structure en 6 étapes, structure qui me semble la meilleure façon de se faire introduire au phénomène: les entreprises pourront de se faire ainsi une idée claire du potentiel des médias sociaux.

Mais il serait difficile de voir où s'arrête et où commence la contribution de l'un de l'autre des auteurs de ce livre. En gros, c'est Marie-Claude qui a porté sur ces épaules une grande part de la rédaction. Ma contribution au livre se situe surtout au niveau de trois chapitres (introduction, l'intermède et la conclusion). Il serait dur maintenant de savoir quel contenu vient de qui, tant nos idées se sont mélangées. Mais en gros, la trame vient de Guillaume, les mots de Marie-Claude, et certaines réflexions («plus philosophiques», pour reprendre l'expression des deux autres auteurs) sont de moi (exemple: le «défi de la pertinence», le «rayonnement de l'expertise», le «filtrage social»...).

On a eu maintes discussions sur le degré de précisions et des détails qu'il fallait garder. Nous avons été assez prudents pour ne prendre que des exemples qui vont, on l'espère, traverser le temps.

Ce livre se veut concret sans être un livre de recettes. Il n'est pas un livre d'opinion ou d'humeur du moment, mais bien un tour guidé où on prend par la main le lecteur pour donner une idée du chemin idéal à prendre pour visiter le continent des réseaux sociaux dans une perspective d'affaires.


MISES À JOUR:
Sites qui parlent de notre livre:
Les Affaires, Olivier Schmouker De quelle question êtes-vous la réponse?

Transparence et candeur en temps réel

Étonnante histoire de transparence appliquée à une entreprise prise dans une crise.

À 15h42 (heure du Pacifique), un employé de Storify efface par mégarde la base de données de tous les comptes (il croyait qu'il effaçait une copie sur son poste). Le 404 ne se fait pas attendre. Storify tombe.

Les réactions sur Twitter sont immédiates.



Et alors se produit l'incroyable: Storify revient en ligne et utilise son propre service pour commenter sa gaffe et récolter les commentaires des internautes à ce propos. Le processus de backup y est expliqué et rien n'est caché. Dans la plus pure transparence: Storify raconte ce qui s'est bêtement passé.

Une erreur aussi banale qui a des conséquences aussi graves aurait fait plonger une compagnie en bourse. Ici, ils ont réussi à la jouer autrement, sans utiliser la langue de bois et les pieux mensonges.

Et les internautes semblent avoir passé l'éponge.

Qu'auriez-vous à leur place? Est-ce vraiment une bonne façon de gérer une telle crise qui touche la sécurité même de leur service? Le niveau de sympathie semble a voir été épargnée, pourquoi selon vous? La candeur paye-t-elle a tous les coups? Est-ce un exemple à suivre?

(via @emilejosselin et @unjoyeuxluron)

Formation de gestionnaire de communauté

L'INIS propose un microprogramme «Devenir gestionnaire de communauté» pour transmettre les connaissances entourant ce nouveau métier, ou à tout le moins, une nouvelle compétence à l'ère des médias sociaux. J'animerai le premier volet cette fin de semaine, accompagné des meilleures spécialistes du domaine à Montréal.
C'est l'aboutissement de plusieurs mois de travail. En travaillant dès la fin du printemps dernier avec l'équipe de Véronique Marino à l'INIS et aussi avec Sacha Declomesnil, à élaborer les bases d'une formation qui serait pertinente pour l'industrie, nous sommes arrivés à mettre en place les bases d'un microprogramme en trois volets.

À l'automne dernier, s'est ajouté l'apport de quatre gestionnaires de communauté reconnue dans le domaine pour préciser les contenus et les rendre le plus proche possible de la réalité terrain du gestionnaire de communauté.

Gestionnaire / animateur

Gestionnaire de communauté («community manager») est le terme consacré pour décrire le rôle des ces gens, à l'intersection des relations publiques, du service clientèle, des communications et du marketing.

Le terme "animateur de communauté" serait peut-être plus approprié si on évitait de restreindre son sens à un aspect simplement récréationnel. Animateur, dans le sens de celui qui se pratique dans les médias (pensez à un talk-show, une speakerine ou porte-parole) est là pour faciliter les échanges, le partage, la prise de parole et le passage de message.

Un gestionnaire de communauté, c'est comme un animateur d'un show dont la ville, la région, le monde sont son studio et où cette personne gère (littéralement) les flux de conversations sur un thème donné.

Dans le cadre de cette formation à l'INIS, on entend par communauté, non pas celle qui existe dans des forums ou des groupes virtuels (ou réels) mais celle des médias sociaux. Donc via les outils des réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook.


Buts du microprogramme

Vous trouverez la description du microprogramme ici. Je résume ci-dessous .
  • Habiletés nécessaires pour créer, développer et animer une communauté;
  • Compétences pour interagir efficacement avec les membres d’une communauté et les mobiliser autour d’une marque;
  • Connaissances et les moyens d’évaluer l’efficacité des actions, mesurer l'influence et aptitude en gestion de crise.
Contenu du premier volet : Mission et fonctionnalités (12 heures)

Ce premier volet de douze heures se veut une incursion, les premiers pas, à la fois théorique et pratique dans l’univers du gestionnaire de communauté. Définition du métier, champ d’activités, gestion d’une page fan, utilisation des outils socionumériques, etc.

Je vous invite à faire ce plongeon dans les bases du métier en compagnie de quatre spécialistes qui tour à tour vont venir vous présenter les principaux piliers du domaine.

Bianka Bernier (@biankabernier), gestionnaire de communauté au Quartier des spectacles, abordera les spécificités et traits caractéristiques des différentes plateformes de médias sociaux. Elle touchera aussi la notion de "e-reputation", cette notoriété en ligne et les diverses façon de la comprendre.

Nellie Brière (@nelliebriere), gestionnaire de communauté à Radio-Canada, quant à elle, démystifiera tout ce qui concerne le nuances de Facebook, son paramètrage et la gestion de pages de fans dans un cadre de relation avec le public.

Katerine-Lune Rollet (@katerinerollet), stratège web 2.0 et anciennement de La vitrine culturelle, précisera les différents profils que peuvent avoir un animateur de communauté (titres, tâches, "pedigree"). Elle expliquera les différences entre le domaine des arts et les organismes à but lucratif/marques commerciales
Zelia Lefebvre (@Zelia), gestionnaire de communauté au Groupe Pages Jaunes, présentera des cas concrets (autant succès comme échecs) et la veille stratégique. Elle vous proposera des exercices concrets à faire durant le week-end.



Je serai l'animateur durant toute cette fin de semaine. Je vous attends. Il reste encore quelques place, dépêchez-vous!

Le contenu n'a plus de valeur (diapos)

J'ai donné un petite conférence à la rencontre du Community Camp / YulContenu mercredi soir. Suite à mon billet sur Le Contenu n'a plus de valeur, on ma demandé d'expliquer mon point de vue.

J'ai fait une petite présentation. Voici les diapos.


Le Digital Launch Pad 2011

Le Digital Launch Pad est maintenant ouvert pour inscriptions. Ils recherchent «les meilleures innovations dans la sphère numérique québécoise». 


 « L’attention du consommateur est maintenant dirigée vers les plateformes émergentes telles la vidéo en ligne, les réseaux sociaux, les tablettes mobiles et les applications dont les marques recherchent pour trouver de nouvelles manières de rejoindre leurs publics », dixit Mark Greenspan, producteur exécutif de nextMEDIA, dans un communiqué de presse que j'ai reçu il y a quelques instants.

Comme le communiqué était long, je vais vous le faire court: « Le Digital Launch Pad vous offre la chance de connecter avec des agences à la recherche de nouvelles avenues et outils pour coller leurs marques à des consommateurs passionnés du numérique. Le Québec est un foyer d’innovations dans ce secteur et nous sommes impatients de présenter les membres de la communauté québécoise à de nouveaux partenaires potentiels. » Rien de moins.

Je crois que certains lecteurs de Zéro Seconde seront intéressés, particulièrement les étudiants de mon cours à l'UQAM. Ça reste foncièrement quelque chose qui relève de la sphère marketing et publicitaire, mais en l'absence d'aide étatique à la relève numérique, c'est peut-être un bon tremplin pour des talents d'ici pour être vu ailleurs - en autant que vous n'y perdiez pas votre âme.

Le Digital Launch Pad est présenté dans le cadre de nextMEDIA les 5 et 6 décembre prochain à Toronto. Ils attirent les gros noms torontois du secteur tels « MediaCom, Starcom MediaVest, Ogilvy Entertainment, Rethink Toronto, Initiative, Quizative, Proximity, JWT, Tribal DDB et henderson bas kohn ». La récompense consiste en des commentaires des professionnels et leaders de l’industrie,  et les six finalistes se verront offrir des entrées gratuites à nextMEDIA Toronto et aux Digi Awards.

 Les catégories 2011 sont «Hot web sites »(Sites web d’avant-gardes populaires) et « Hot Webseries» (Séries Web d’avant-gardes originales). La date limite est le 21 octobre 2011 et vous trouverez plus d'infos ici: www.nextmediaevents.com/toronto/digital-launch-pad

C'est mon petit coup de pouce à la relève.

Les chambres de commerce

Les chambres de commerce: c'est du réseautage. Les «club business»en ligne aussi.


Le premier favorise la «présence» et le second les «idées». L'un n'exclut pas l'autre évidemment. Mais chaque structure avantage une approche. Il n'y en a pas une qui est meilleure que l'autre. Ça dépend du groupe.

Mais il est clair que le déplacement vers le numérique des relations d'affaires place les chambres de commerce dans une situation de «concurrence» avec les médias sociaux sur certains côtés.

Synchrone vs asynchrone

Les conversations asynchrones et archivées offrent une «mémoire» (un «accès» à la connaissance emmagasinée) qui n'existe pas dans une rencontre «synchrone» en personne (on ne peut capter la conversation que si on est là)

Dans une rencontre «synchrone», il y au une grande part d'émotion et de relationnel. On brasse des affaires en personne et ça se règle par une poignée de main.

Dans une communauté en ligne, c'est plus un brassage d'idée et un rapprochement des affinités. L'émotif compte moins que le rationnel dans une certaine mesure (l'écrit appelle une rhétorique basée sur la logique). Et émerge nécessairement d'autres leaders : on ne brille pas de la même façon en personne ou par écrit. En laissant «des traces écrites», on est mieux en mesure de juger de la pertinence de quelqu'un...

Émergence d'une nouvelle classe de leaders

Ce à quoi on assiste c'est donc une émergence d'une nouvelle classe de leaders qui brillent non pas par leur «présence» mais par leurs «idées».

Et comme les contacts sont plus fluides en ligne, donc plus efficace, donc valorisé, un réseau alternatif de gens d'affaires peut émerger et faire des affaires différemment...

Linkedin Québec, la «chambre de commerce» en ligne

Le groupe Linkedin Québec géré par Simon Hénault est un bon exemple. Le groupe sur Viadeo sur la microentreprise aussi.

Durant vos vacances, allez-y faire votre tour. La plage, c'est tellement out! ;-)

À 5000 mètres d'altitude, on peut trouver que, comme la surface de l'eau, un club semble impénétrable (et c'est le cas) mais de plus près et lentement, comme la surface de l'eau, on peut s'y plonger sans problème...

Diagnostic de Diagnostic

Une pleine page. Voilà ce que la Fédération des Médecins Omnipraticiens du Québec (FMOQ) se sont payé. Une pleine page dans le journal aujourd'hui. Pour annoncer quoi? La diffusion d'un «documentaire-choc» sur YouTube! Quand la santé embarque dans les réseaux sociaux.

YoutubeUn exemple de la mutation du paysage audiovisuel, c'est ce «documentaire» de la FMOQ sur le manque de médecins de famille au Québec (1102 exactement -- précision chirurgicale si vous me permettez le jeu de mots).

La mise en page de la pub rappelle celle que Radio-Canada propose parfois pour des grandes émissions ponctuelles. Ton dramatique dans l'image et le texte («la pénurie de médecins de famille s'est aggravée de 45%») et un titre frappant «Diagnostic: un documentaire-choc à visionner sur youtube.com/medecindefamille».

Diagnostiquons «Diagnostic»!

Bon, mettons au clair, avant toute chose: ce n'est pas un documentaire, mais bien une publicité. Un documentaire doit être signé par un cinéaste et ici, ça sent la commande. Il manque totalement le traitement «journalistique» habituel (il n'y a pas de point de vue de politiciens ou d'experts) et le message est clair: c'est un moyen de pression de la fédération pour former davantage d'omnipraticiens.

Au lieu de se ruiner à passer 30 secondes à la télévision, la FMOQ a pu se payer à la place une série de 8 clips bien léchés pour la promotion de leur message. Les clips laissent toute la place pour voir le témoignage de certains docteurs sur la question du manque de médecins de famille et on nous invite à aller s'abonner à la page Facebook pour faire pression sur le gouvernement.

Diagnostic

Côté Youtube

Page dédiée et URL unique, la FMOQ joue toute de suite la carte de crédibilité. Leur canal YouTube est sans pub, avec une image de fond corporative. La vidéo principale reste tout juste en dessous du 10 minutes maximum et une série de 7 vidéos supplémentaires (de 2 à 3 minutes) sont disponibles (principalement des interviews/témoignages).

Les signes d'autorités sont partout (le stéthoscope est dans le design de la page et il n'y a pas un docteur qui ne la porte pas autour du cou). Les témoignages des médecins permettent de montrer leur quotidien, d'une façon peut-être moins stéréotypée que dans une pub ou à travers un reportage télé. En ayant plus de temps pour passer leur message, ils peuvent espérer toucher le coeur des gens (le côté rationnel, lui, est touché par les statistiques qui sont en surimpression par moment sur les vidéos -- «2M de Québécois n'ont pas accès à un médecin de famille»).

Mais je ne crois pas que ce pseudo «documentaire-choc» soit l'objet de la pub pleine page. La pub papier est l'amorce, et YouTube est la page d'atterrissage (landing page). Le véritable appel à l'action (call-to-action) est le groupe Facebook

Côté Facebook

Page Facebook traditionnelle. Environ 1590 personnes ont «aimé la page» (Facebook Like) quand je suis passé ce midi. C'est là que ça devient intéressant. Les gens peuvent aussi donner leur témoignage: « nous sommes 6 dans notre famille des enfants de 13 ans jusqu'a 2 ans et pas de médecin de famille... faut vraiment pas être malade».

Alors que YouTube pouvait faire «arrangé», sur YouTube, les commentaires sont réputés authentiques. Pcq ceux qui postent leurs commentaires le font aussi dans leurs réseaux personnels. Même si cela ne garantit pas de «faux témoignages», la différence ici est que ceux-là le feraient devant leur propre communauté. Les réseaux sociaux induisent une imputabilité de l'émetteur. Il est plutôt difficile de créer une désinformation de masse.

Dans l'ensemble ces témoignages montrent leur perception qu'ils ont d'avoir (ou plutôt de ne pas avoir) un médecin de famille. Et c'est bigrement plus efficace qu'un vidéo de commande. La santé est un thème très porteur, donc il n'est pas difficile de toucher le monde. Les réseaux sociaux peuvent alors permettre de capturer le pouls de la population.

Côté campagne

Le pari de lier une publicité traditionnelle pour démarrer un viral numérique est toujours risqué. La vidéo principale sur YouTube a été visionnée 1500 fois (chiffre de ce midi)[MàJ2 27000 deux jours plus tard et 51000 neuf jours plus tard] }MàJ3: 111 000 2 mois plus tard]. Quand on sait que la rétention est très courte dans les médias traditionnels et que le drive-to-web n'est pas très élevé. Ça ne s'annonce pas bien? Il est encore trop tôt pour conclure, car il existe peut-être d'autres tactiques médias, mais si la pleine page n'a pas joué un rôle de «drive-to-Youtube», elle a bien joué son rôle de marque.

Si la pleine page fait un effet de marque, alors c'est le groupe Facebook qui créera le viral. Leur compte Twitter annonçait que «la FMOQ lance une conversation dans les médias sociaux qui donne la parole aux médecins de famille». Cette conversation se tiendra très probablement que sur Facebook, Twitter n'ayant que peu relayé l'information actuellement (et la limitation de 140 joue pour beaucoup). Comme Facebook est une énorme caisse de résonance, dès qu'elle se met à vibrer, elle attire rapidement l'attention.

Côté apprentissage

La campagne média a été probablement l'initiateur du mouvement du partage de témoignages sur Facebook. Mais elle servira probablement plus à des cibles traditionnelles: les journalistes et les politiciens. «Hey regardez ce que l'on montre aux citoyens» et force est de constater que cette cible ira probablement voir les témoignages sur Facebook.

Mais ce que je vois d'intéressant aussi, c'est l'effet secondaire que ça a engendré. On lance un «document» audiovisuel sans passer par les grandes chaînes de télé, et directement du YouTube, qui se trouve être un canal qui «légitime» la diffusion (et paye la bande passante). Techniquement, un site web aurait pu faire la même chose. Mais la simplicité de laisser Youtube gérer la diffusion l'a emporté.

Le «diffuseur» ne fait plus office d'intermédiaire-filtreur, mais de simple relais. Les politiciens Obama et Harper l'on compris et court-circuitent les «gate-keeper» de la «parole télévisuelle», qu'ils soient journalistes ou chaînes de télé. Ils accèdent ainsi directement à la population sans filtre.

Faire ainsi permet non pas manipuler l'opinion publique, mais de provoquer des réactions qui peuvent être bénéfiques à une cause, sans devoir passer par l'aval d'un gate-keeper.

En engendrant un mouvement de foule médiatiquement orchestré, dont l'apothéose est cette «pétition des témoignages FaceBook», quelqu'un peut réussir à créer un rapport de force contre un acteur social.

Dans le cas présent, pour la FMOQ, ils tentent de mettre leur problématique à l'ordre du jour du gouvernement, un acteur social très sensible aux pouls de la population... À suivre.

Smartsourcing

Si on comprend que le but de toute entreprise est d'acquérir une clientèle, alors il faut accepter qu'elle n'ait seulement que deux fonctions de base: la commercialisation (marketing) et l'innovation (R&D). « Le marketing et l'innovation produisent des résultats, tout le reste : des coûts.» Crowdsourcer l'innovation serait un non-sens selon Graham Hill. Smartsourcing est mieux.

http://www.flickr.com/photos/freeparking/1279927021/Graham Hill, (How Understanding Customer Jobs turns Crowdsourcing into Smartsourcing) ne croit pas que pour l'innovation certaines entreprises peuvent utiliser leurs clients pour générer des idées de nouveaux produits.

Cette pratique est connue sous le terme «crowdsourcing» ou «idéagoras», comme le nomme si joliment Claude Malaison (voir son dernier billet) ou «l’approvisionnement par la foule», pour être plus prosaïque comme Alexis Mons (voir son dernier billet).

Hill démonte deux entreprises de crowdsourcing pour montrer qu'il faut faire du «smartsourcing», c'est-à-dire repérer que les perles et ignorer le gravier...

Les foules peuvent-elles innover?
Par exemple, pour Dell IdeaStorm, les idées qui ont été mises en œuvre à ce jour montent à 2,9% du total. Faible.

My Starbuck idea a uniquement mis en œuvre 315 idées à ce jour, un maigre 0,4% du total. Encore plus faible dit-il.

  • 1er constat: les clients, en très grande majorité, produisent typiquement des idées «moyennes», sans génie particulier, des innovations incrémentales, plutôt que des sauts innovants que les compagnies espèrent.
  • 2e constat: le très faible taux de mise en œuvre, car les clients n'ont en général qu'une faible connaissance du véritable fonctionnement de l'entreprise et de ses capacités d'affaires.
Qui peut innover?
En contraste frappant avec les exemples précédents, Hill donne l'exemple de Toyota qui met en oeuvre plus de 1.000.000 idées des salariés, chaque année, 95% d'entre eux dans les 10 jours de son introduction. Les employés savent exactement où sont les meilleures possibilités d'innovation et ce qui peut raisonnablement être mise en œuvre.

Si on cherche à remplacer son département de R&D, Hill a raison: n'attendez pas que votre consommateur vous donne tout cru dans la bouche la solution à vos déboires. Cela dit, on aurait tort de décrier le crowdsourcing comme inefficace comme il le fait, même si son point est pertinent concernant l'innovation. Sinon comment expliquer que Google Product Ideas permet sur une grande échelle la réception de feedbacks sur leurs produits.

Smartsourcez!
Par contre, son idée de « smartsourcing » consistant à se concentrer sur des idées, sur des points particuliers, sur des «douleurs» (comme on dit dans le métier) ou des opportunités peut se révéler une vraie mine d'or en information sur sa clientèle (qui est le but premier de l'entreprise, rappelons-le).

Il faut donc bien avoir quel type de retour on espère avoir, de façon réaliste. Des fois, une amélioration quantitative est nécessaire (Le Guardian demande à ses lecteurs de parcourir les comptes de dépenses des députés) ou qualitative (voir l'enquête qui démontre le réseautage viaTwitter/Facebook avec les consommateurs est payant).

Le seul fait que la plupart des utilisateurs ne disposent tout simplement pas de bonnes idées n'est pas une bonne raison de ne pas vouloir « harnacher » le désir des usagers à vous aider.

Est-ce que les foules innovent? Je crois que non. Entrez dans une grande surface, regardez la foule faire leurs emplettes. Solliciter leur aide ne fera pas de vous le prochain IKEA.

Mais ne pensez-vous pas qu'ils sont aux premières loges pour vous partager des améliorations sur le management, la disposition, les produits, etc.?

Référence
How Understanding Customer Jobs turns Crowdsourcing into Smartsourcing
ComMetrics on Crowdsourcing Innovation: You’re Doing It Wrong
Crowdsourcing: Three Ways to Find a Great New Company or Product Name Free or at Low Cost
(PDF) Ranking the Top 100 Global Brands. Who’s most engaged?
Facebook et Twitter font bondir les profits

Source image

"Web Analytics" de Malo et Warren

Mesurer le succès et maximiser les profits de votre site web, c'est ce que propose le livre de Nicolas Malo et Jacques Warren, Web Analytics, qui sort ces jours-ci. Après 20 ans, bâtir un site web demande une telle diversité de ressources et de compétences que l'on se demande s'il peut exister des "petits sites". L'analyse des résultats de votre site web, elle aussi, demande un oeil exercé et un minimum de bagage.

Web Analaytics de Malo & WarrenVoilà pourquoi j'ai été enchanté du livre "Web Analytics", aux Éditions Eyrolles: un livre simple, clair et en français.

La première fois que Jacques m'a parlé du concept Web Analytics, il y a quelques années, j'étais loin de me douter qu'allait y naître une industrie.

Pas que ce soit, en soi, compliqué - il n'y a rien de vraiment cryptique- mais les éléments forment maintenant un ensemble qui s'apparente à une science.

Ou du moins, à une méthode et des paramètres mesurables. Et ce n'est plus toujours facile de s'y retrouver.

La formule de base est simple:
Traffic --> Site web --> Résultats

Mais les auteurs varient ensuite divers paramètres pour nous faire voir l'importance de tel ou telle valeur. Évidemment, ils insistent sur cette équation Web + Analytics = Profit. Je ne sais pas si je vais devenir riche avec ce livre, mais je le lis avec profit.

Le livre est bâti de façon plus académique que le livre de Avinash Kaushik : Web Analytics, One hour a day. Ce dernier, très axé sur la pratique, empêche de se bâtir un point de vue stratégique. Si vous voulez une comparaison, le livre de Kaushik serait pour l'analyste terrain et le livre de Malo & Warren serait pour le cadre ou le stratège qui cherchent à acquérir une nomenclature commune pour converser avec son équipe et bâtir des plans stratégiques. (Pour voir à quel moment on doit réfléchir à la chose en bâtissant un site web, lisez mon guide des meilleures pratiques web.)

La première partie liste les raisons d'être et les objectifs de votre site web. Même un site artistique possède des "raisons d'être". Et cela peut se mesurer. Mais on imagine bien que les sites de cybercommerce ont plus à y gagner. Comme pour les autres secteurs de l’entreprise, le web demande ces indicateurs clés de performance et son propre tableau de bord.

"Il n'y a aucun bénéfice à mesurer quelque chose que l'on ne peut pas changer" disent les auteurs.
Un indicateur de performance possède 10 qualités:

1- S'aligner sur la vision stratégique (si la haute direction ne tient pas en compte vos données dans leur décision, il fort à parier que votre plan sera déchiqueté à la première bourrasque)
2- Être assigné à un individu ou une équipe (Management 101: si personne n'est responsable ou ne possède pas les leviers pour influencer une mesure, elle tombera en désuétude au premier rush)
3- Permettre la prédiction (c.-à-d., une donnée aléatoire n'apportera rien de neuf à la compréhension du système).
4- Susciter l'action (on devrait toujours savoir comment influencer une donnée dans le sens voulu
5- Être peu nombreux (au maximum une quinzaine)
6- Être facile à comprendre (Éviter les indices à plusieurs variables, sous peine ne pas pouvoir isolé ce qui modifie l'index)
7- Être déclencheur de changement (Les données doivent être utilisées pour s'améliorer)
8- Être standardisé (La signification d'une mesure est la même à toute les hiérarchies -- ne sous-estimé pas ce point)
9- Être mis en contexte (Une donnée seule ne signifie rien: quel est l'historique, quel seuil faut-il surveiller, quelle cible faut-il atteindre)
10- Être pertinents (Les indicateurs ne sont pas éternels; il faut les revoir régulièrement

J'aime bien la base décimale, mais je m'en tiendrais à cinq: les numéros 1 à 3, 5 et 8. Pourquoi faire plus compliqué.
Je vais sûrement y faire référence à ce livre dans mes prochains billets, tellement je le trouve stimulant. Le livre offre des compléments en ligne : http://www.webanalyticsprofits.com/fr/complements.html

Je crois vraiment que c'est un livre de base, essentiel, à ceux qui veulent connaître le web analytics. Ceux qui ont aimé mon guide des meilleures pratiques web. et qui s'intéresse à l'étape 1 (stratégie) ou 5 (maintenance) seront ravis. Bravo aux auteurs.

Réalité augmentée chez les commerçants

Je vous parlais des premiers essais de la réalité augmentée en mai dernier. Les marchants s'y mettent déjà: bestbuyin3d.com

Réalité augmentée chez Best Buy

En recevant une carte spécialement marquée, l'acheteur peut se faire une idée du type d'objet que le marchand propose.

Tous ceux qui sont dans la publicité, en particulier le marketing direct, auront de quoi à suggérer à leurs clients pour la rentrée scolaire. Comme toute nouveauté, dans le domaine de la pub, ça ne durera pas longtemps.

En général, ça développe l'expertise dans l'industrie et la connaissance est ensuite partagée dans les autres sphères.

Plusieurs usages peuvent en découler :

  • On peut imaginer des intranets d'entreprise l'offrir à leurs employés dans le cadre de formation ou d'indications demandant un aspect de visualisation spatiale.
  • On peut voir dans les manuels de classe de sciences des exemples "poppant" réellement hors du livre pour expliquer la structure d'une molécule, d'une organe ou d'un objet mathématique.
  • On peut croire que certains agents d'immeuble vont proposer des vues 3 D de propriété éloignée.
  • On peut espérer que les sculpteurs ou les musées présenter des oeuvres dans leur portfolio de cette façon.
  • On peut peut-être raconter des histoires à des petits.
D'autres pistes?

PS (19 août 2009) voir aussi l'excellent récapitulatif de ce qui se fait en termes de réalité augmentée... sur le blogue du longboard-Montréal

Tribus -version française

À l'occasion de la sortie du livre Tribus, la version française de Tribes de Seth Godin (voir mon interview avec lui), voici un extrait de la préface, écrite par Marylène Delbourg-Delphis, tirée du blog de l'éditeur Diateino.

TRIBUS de Seth GODIN« Seth Godin a publié son livre avant l’élection d’Obama (en octobre 2008) et note simplement que « dans le monde d’aujourd’hui, Barack Obama parvient à lever 50 millions de dollars en 28 jours ». De fait, Obama a levé 500 millions de dollars au cours de ses 21 mois de campagne pour la Maison-Blanche. Un record, à coup sûr. Mais comment se fait-il qu’Obama ait été si extraordinairement efficace et que ni Hillary Clinton (lors des primaires des démocrates) ni John McCain (lors de l’élection présidentielle) n’aient su bénéficier d’Internet dans des proportions comparables ? »

«(...) Jusqu’en 2006, Internet est essentiellement un media ayant pour fonction d’informer et d’accéder aux masses – avec le présupposé que plus on touche de gens, mieux c’est. Avec Obama, Internet est une plateforme pour identifier et générer des réseaux différenciés de fans, des micro-mouvements d’activistes, des tribus très différentes entre elles, mais qui sont interconnectées par un message. Ce message, exprimé au travers d’informations transmises en temps réel, a opéré comme une sorte de protocole de communication établissant un langage de base commun. Les internautes auxquels s’est adressée la campagne Obama n’étaient pas seulement des millions de paires d’yeux, mais une myriade de petites tribus dans chacun des 50 États des États-Unis, chacune étant susceptible de se retrouver sous un angle ou sous un autre dans la tribu Obama globale. »

« (...) L’approche Obama, ajoute David Plouffe [le directeur de campagne d’Obama], « a déchaîné l’imagination et le talent de millions d’Américains dans la détermination du résultat ». Ces millions d’Américains se sont approprié le message d’Obama en restant dans leur sphère à eux et leur imaginaire. Internet n’a pas seulement consisté à diffuser le même mot d’ordre à tout le monde, mais un même message que les gens pouvaient traduire dans leur langage à eux sur le terrain, ce qui est très différent. Comme l’écrit Seth Godin : « Ce que font les leaders : ils donnent aux gens des histoires qu’ils peuvent raconter eux-mêmes. Des histoires sur le futur et le changement. »

« (...) L’important n’est peut-être pas tant dans le fait qu’une tribu est toujours une tribu, qu’elle soit ou non numérique ; l’important est le type de coopération qu’un leader établit entre sa tribu dans le monde physique d’une part et sa représentation Internet de l’autre. »

« Le versant Internet d’une tribu est son architecture organisationnelle, qui permet une communication immédiate et à tout le monde de savoir quoi faire à tout moment : Internet ajoute une dynamique et une réactivité impossibles à imaginer hors-ligne et peut donc changer l’impact d’une tribu d’une façon considérable. »
La version électronique peut être achetée ici. Le livre papier devrait atteindre les tablettes à partir de la mi-août 2009.

Pour en savoir plus sur Seth Godin, voir mon billet.
Pour lire l'interview que j'ai fait avec lui en avril 2009.

Entrevue avec Seth Godin

J'ai rencontré Seth Godin il y a deux semaines lors de son passage à Montréal. Il était venu à Infopresse 360 pour parler des opportunités en temps de crise [présentation ici]. Voici (enfin) l'interview transcrit.

Seth GodinSon discours tournait autour de la puissance des "tribus": quand un changement majeur se fait sentir dans une industrie, il s'accompagne souvent de changement de règles, donc de transfert de pouvoir. Dans une économie d'interruption (publicitaires) en déclin, les marques entourées de "tribus" sauront s'en sortir.

J'ai eu la chance d'avoir un entretien d'un quart d'heure avec lui, voici le condensé de notre courte discussion.

Martin Lessard:
Où peuvent se trouver les tribus? Comment une telle communauté peut se mettre en place?

Seth Godin:
Robin Dunbar, un sociologiste, calcula un jour que nous sommes conçus pour ne pas pouvoir connecter plus de 150 relations. En anthropologie, on remarque les tribus ancestrales, au-delà de 150 membres se scindaient en sous-groupe pour former une nouvelle tribu. 150 semble être cette limite neurologique que nous nous pouvons supporter à entretenir des relations avec des gens à qui l'on fait confiance et que l'on aime.

Ce qu’Internet a fait c'est de prendre ce nombre et de permettre de le pousser à 1000 [le web offrant une extension à nos connecteurs cérébraux en quelque sorte]. Et du coup, il autorise de voir de nouvelles façons de penser et d'agir. En ayant personnellement un ami à Mumbai, lors des récents attentats terroristes, ma vision de l'événement change totalement. De la même façon quand le réchauffement planétaire menacera les côtes du monde entier, un ami de votre réseau sera éventuellement affecté. Cette expansion de notre réseau jouera un rôle sur notre côté tribal pour nous mettre en action.

Notes sur la question 1
[une intro sur le nombre de Dunbar [en] sur Wikipedia et l'article fondateur [en] ; ce nombre a été popularisé auprès du grand public par Galdwell dans son Tipping point ; la limite du réseau centré sur l'intimité semble par contre beaucoup plus basse (7); pour avoir un exemple du réseau en action autour de l'attentat de Bombay, voyez mon analyse du phénomène du microBlogage dans l'écosystème de l'information) ]

Martin Lessard:
Vous insistez pour dire qu'une tribu doit posséder un leader, pourquoi?

Seth Godin:
Si le nombre de connexions permises a augmenté, il faut aussi voir que le nombre d'opportunités pour les leaders augmente. L'expansion des connexions entrantes dans la communauté intéressera un leader qui pourra s'y consacrer, la nourrir, la faire grandir, et en faire lui donner encore plus d'opportunité d'investir en elle.

On peut se reconnaître partout dans le monde comme faisant partie d'une tribu. Une tribu peut se faire autour d'une idée et la question n'est pas comment la faire exister, mais pourquoi: par passion, ou par bénéfice personnel, ou parce que c'est notre description de tâche d'employé. Toutes les raisons sont bonnes. Il s'agit de savoir laquelle.

ML:
Mark Cubain [ le projet de financement Open Source Funding de Cubain ] and Richard Branson [le projet Pitch.tv] propose de rassembler des idéateurs pour pondre des idées sur lesquelles ils offrent d'investir. Sont-ils vraiment des leaders de tribus ou est-ce une simple foule? [une "crowd" ne se rentre pas dans la catégorie "tribe" selon Godin, notamment à cause de l'absence d'appartenance commune.]

SG:
Mark Cubain ne cherche pas à bâtir une tribu. Car il ne cherche pas les faire collaborer ensemble. Ce n'est qu'un moyen pour arriver à ses fins [plus d'info sur le blogue de Godin]. Richard Branson, lui, différemment, ne fabrique pas plus une tribu, mais plutôt une histoire. Il cherche plutôt à raconter une histoire à une audience plus large. Une tribu a ses "insiders" et ses "outsiders", ses membres se reconnaissent entre eux. Ici aucun des projets ne permet d'offrir de tels signes de reconnaissance. Ce qui n'enlève rien à ces brillantes initiatives, mais ce ne sont pas des tribus...

ML:
L'économie va mal. Côté social, on entend tous ces craquements. L'environnement montre des signes troublants. C'est le Jour de la Terre aujourd'hui [l'interview a été faite le 21 avril 2009] toute future idée ne devrait-il pas exclusivement être en fonction de bâtir des projets durables qui prennent en compte...le futur?

SG:
Le problème du jour de la Terre, d'une certaine façon, est que nous n'avons pas d'ennemi. Pour bouger, il faut un ennemi. Gandhi avait un ennemi, les forces colonisatrices. On doit se poser la question: que cherchons-nous à arrêter? Recycler quelques bouteilles aujourd'hui n'est pas la réponse. Dans quoi allons-nous investir pour que la chose fonctionne?

Un jour de réflexion n'est pas assez, il faut agir. Une idée brillante: Obama a proposé que chacun doit contribuer à rendre un service communautaire pour une heure, quelque part. Ce type d'engagement change les gens. Et ce n'est pas difficile.
J'ai ajouté un petit graphique dessiné à la volée sur les étapes qui définit un mouvement de tribu.

Tribe cycle
- Premièrement , il s'agit de créer une histoire (storytelling),
- De connecter la tribu (notamment en offrant une "place" pour se rencontrer),
- Puis de leader le mouvement (la tribu demande de se faire diriger),
- Pour ensuite accéder au changement.

Pour en savoir plus sur Godin et sa pensée
- Mon billet où je pointe vers plein de liens pertinents

Voici quelques vidéos
"All Marketers are Liars" - Seth Godin speaks at Google (48 minutes) 28 févr. 2006
Seth Godin at Gel 2006 (20:26) - 9 août 2006
TEDTalks Seth Godin: Sliced bread and other marketing delights (17 minutes) février 2003
Seth Godin at eBay Live 2008 (5 minutes) Juin 2008
(mise à jour 11 mai 2009) :
Seth Godin TEDTalks Tribes are what matters now Février 2009

Voici quelques liens
Site officiel : sethgodin.com
Son blogue : sethgodin.typepad.com

Voici quelques réactions à sa conférence et à la journée InfoPresse.
Fil twitter lors de la conférence
Adviso: Retour sur la journée Infopresse 360 : «Saisir les nouvelles opportunités d’affaires »
Patricia Tessier: Conférence Seth Godin
Normand Miron: Le Seth Godin Tribes Tour: un Mégashow God(in) Rock mémorable
(2 ajouts du 10 mai)
Isabelle Chrun Seth Godin Lost his Montreal Tribe
Marie-Claude Ducas Seth et moi

Voici d'autres entrevues que j'ai faites
Fred Cavazza (2007) : commentateur et spécialiste Internet. FredCavazza.net
Michael Geist (2007) : professeur en droit d’Internet et du e-commerce. MichaelGeist.ca
Daniel Kaplan (2008): délégué général de la Fing