ZEROSECONDE.COM: Quebec (par Martin Lessard)

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Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

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[M2 #11] De quoi le numérique est-il le nom? (avec f.&co)

Qu'est-ce que "le"numérique ? 

Francis Gosselin et Louis-Félix Binette, de f.& co sont mes invités pour cette balado afin de commencer un nouveau cycle thématique autour de ce que devrait être ou ne pas être un plan numérique pour le Québec. #planqc

Pour écouter:

Numérique, adjectif ou nom, est-ce pareil?

Avez-vous remarqué? La révolution en cours porte maintenant le nom de numérique, après avoir porter celle ou révolution informatique ou révolution internet.

En fait, plus que l'informatique et plus que l'Internet, le numérique découle des deux à la fois et les dépasse même. Pourtant, nous sommes bien en mal de définir ce que recouvre ou non le terme de numérique. Au fond, de quoi numérique est-il le nom?

C'est le titre d'un cours billet de Francis Gosselin publié en janvier 2014. On y lit que le numérique comme phénomène autonome porte la promesse de nouvelles possibilités, de nouveaux espaces. En fait, pourquoi substantiver l'adjectif numérique ? De quoi le numérique est-il le nom, paraphraserais-je?

Ayant moi-même participé à la rédaction finale d'un rapport sur le virage numérique des industries culturelles du Québec (où numérique est un adjectif) et dont le ministre de la Culture a donné suite dans ses grandes lignes aujourd'hui même (3 mars 2014), je vois que la première Stratégie culturelle numérique québécoise (PDF) conserve le numérique aussi comme un adjectif.

Le numérique en tant que nom n'est pas quelque chose comme une entité à part.

Mais devrait-il l'être? Qu'entend-on vraiment par le numérique. À quoi peut bien ressembler tout plan numérique quel qu'il soit?

Je vous partage l'enregistrement que j'ai fait il y a 2 semaines d'une conversation que j'ai eu avec Francis Gosselin et Louis-Félix Binette à leur bureau du Vieux-Montréal autour du mot numérique et de sa culture et si éventuellement il faut un plan ou non pour baliser notre entrée dans le numérique...

Qu'est-ce que M2?

M2, c'est M au carré. M pour mutation, mutation au carré! car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

M2 se veut des conversations autour des métamorphoses apportées par les technologies numériques. Cette baladodiffusion est un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique avec des gens qui pensent le numérique.

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Changement de cycle / Élites hors circuit numérique


Après l’agriculture et l’industrialisation, nous sommes dans la troisième grande révolution que l’humanité a connue, pour reprendre le titre du livre de Toffler. 


Dans le Monde d'aujourd'hui (26 déc 2013): à propos des «élites débordées par le numérique»:

 « A la différence du XVIIIe siècle, où Voltaire et Rousseau (fait prisonnier pour l’un, conspué par le système pour l’autre) étaient très connectés et ont produit des thèses qui ont eu un écho dans la société, les livres équivalents sur l’époque actuelle ne sont pas encore sortis. Cela va sûrement passer par les réseaux sociaux, qui vont produire ce qui est invisible aux yeux des élites. De là surgiront les intellectuels qui vont donner des mots au monde qui vient. »

Pour sa part, Lyonel Kaufmann, dans son blogue, relève plutôt dans un autre article du Monde (« L’écart entre gouvernants et gouvernés atteint un maximum »), que:

« [Les] liens numériques massifs entre citoyens internautes donnent l’impression que la volonté collective de faire société est davantage assumée par les gens ordinaires que par les élites, qui sont proprement débordées. (...) Le mot qui rend le plus objectivement compte de la situation est bien celui d’« oligarchie » : le gouvernement d’un petit nombre dont les autres doutent qu’ils soient les meilleurs (par opposition à l’aristocratie). [...] On peut imaginer que l’essor mondial d’une société numérique va servir de contre-pouvoir. C’est en tout cas une réalité sur laquelle les élites risquent fort de se casser le nez.»

Le numérique est bien plus que le simple écoulement de marchandises informatiques en ligne durant le temps des fêtes.

Il y a un ministère pour l’agriculture et il y a un ministère pour l’industrie, tous deux chargés de la politique adaptée aux deux premières grandes révolutions de l'humanité.

Et la troisième révolution en cours?

Les nations qui ne négocient pas bien leur entrée dans le numérique se verront colonisées par les forces qui sauront dominantes dans le numérique.

« Il suffit de se rappeler le sort de la Chine au 19e siècle. Cette nation, jusqu’alors de loin la plus riche et la plus puissante, refusa l’industrialisation : elle devint bientôt une proie pour les pays industrialisés », rappelle l’économiste français Michel Volle.

Ne prenons que trois exemples :
  1. Où les tablettes que vos concitoyens vont acheter en masse durant le temps des fêtes ont-elles été imaginées, designées, conçues?
  2. Qui prend son pourcentage quand les créateurs de chez vous déposent livres, films, applications sur une plateforme numérique?
  3. Qui harnache et profite de notre présence en ligne, de nos likes, de nos commentaires, de nos humeurs? En d’autres termes, essayez de voir, pour votre coin de pays, qui possède les leviers de cette nouvelle économie et vous saurez qui dominera demain...
#planQc

Suite: Changement de cycle [2] / Élites? Quelles élites?

[M2 #7] Les mutations tranquilles (avec S. Carle)

Quand Sylvain Carle est en ville, il ne faut pas le manquer. Quand on peut prendre une bière avec lui, c'est encore mieux!

Septième balado de M2. Nous avons rencontré Sylvain Carle cet été sur une terrasse alors qu'il était de passage à Montréal. Il parle de Twitter, de San Francisco et comment Montréal n'est pas loin. De fil en aiguille, vous allez connaître toute la sagesse qu'il a acquise avec les nouvelles technologies et sa passion de partager ses découvertes.



Les mutations tranquilles

La dernière décennie a été celle où la population s'est mise au diapason des techkies de la côte ouest. Et quand tout le monde a ces nouveaux outils, ça ne prend plus grand temps pour que la société change complètement, Voilà pourquoi il est urgent d'avoir un Plan numérique au Québec. Sylvain Carle, même loin là-bas à San Francisco où il travaille pour Twitter, s'intéresse à ce que le Québec va devenir sur le continent numérique.

Pour la petite histoire, c'est Sylvain qui a été à l'origine de notre rencontre, Martin Girard et moi. On s'était rencontré au party de départ de Sylvain pour San Francisco. Il nous a mis en relation quand il a su que chacun de notre côté on voulait faire une balado. De cette rencontre est né M2. Voilà qu'un an plus tard, on le retrouve.

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M2 #7 :: Les mutations tranquilles (Sylvain Carle)

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[M2 #6] Le iPad à l'école (avec A.Gagné)

Est-ce faire entrer le loup dans la bergerie?

Nous voilà en septembre. Bon moment pour discuter de l'expérience des iPad en classe, qui ne sont plus à l'étape des projets, mais bien des bilans. Alexandre Gagné (conseiller TIC, historien, journaliste, communicateur, prof) a assez de chapeaux pour ne pas parler à travers le sien.



Une tablette pour apprendre?

Sans exception, les élèves qui travaillent avec un iPad en classe affirment qu'ils ne pourraient plus s'en passer. Mais aucun d'entre eux ne souligne que la tablette favorise l'apprentissage. Au Québec, plus de 5000 élèves utilisent de façon quotidienne la tablette en classe. Quels sont les principaux avantages et défis rencontrés? Alexandre en discute franchement. On l'a rencontré au printemps dernier à l'école Jean-Eudes à Montréal.

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M2 #6 :: Le iPad à l'école (Alexandre Gagné)

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[M2 #4] La rupture numérique (avec M. Cartier)

Ce n'est pas anodin. Nous venons de passer le plus grand changement récent dans l'histoire de l'humanité.

Quatrième balado. Nous vous amenons cette fois-ci dans l'antre de celui que l'on a nommé le Grand-père du multimédia au Québec, Michel Cartier, professeur à la retraite, qui a enseigné longtemps les communications et formé toute une génération à la société qui s'en venait.



Hypothèses pour un futur déjà en place

Nous basculons vers l'inconnu, un monde où l’accès à la connaissance est ubiquitaire, tapissé d’écrans et d’objets intelligents, noyé dans un tsunami en temps réel d’informations non validées a priori. Comment allons-nous pouvoir apprivoiser la vie dans une telle société? Michel Cartier a analysé les signes de cette rupture et cherche à nous donner un cadre cohérent pour expliquer ce qui nous arrive.

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M2 #4 ::  La rupture numérique, entretien avec Michel Cartier (balado #4)

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Le MOOC, désir de révolution

Le phénomène des MOOC,  apparu récemment dans les universités les plus prestigieuses des États-Unis, est une mutation peu ordinaire dans l'enseignement à distance. Ce n'est pas une simple mise à jour technologique. Expliquons.


Quand Jean Michel Billaut titre un de ces billets « MOOC : "LA" révolution de l'éducation au niveau Monde», on sait qu'on touche quelque chose qui enflamme les imaginations. Lorsqu'ensuite Claude Coulombe ajoute sur G+ que les «[MOOC] vont tout changer! Croyez en M. Christensen si vous ne me croyez pas... En fait, je ne vous demande pas de me croire, je vais m'efforcer de le démontrer dans mes prochains billets.», on voit que ça touche les passions!

Il y a de quoi! Les MOOC représentent le dernier avatar de l'esprit des Enyclopédistes et des Lumières

Les MOOC arrivent!

On appelle ces nouveaux cours des «cours en ligne ouverts et massifs», traduction littérale de l'anglais «massive open online course» ce qui donne l’acronyme «MOOC». Certains disent CLOM en français. Pas sûr si cette traduction littérale sera retenue.

Ce qui frappe l'imagination? Il arrive fréquemment que 100 000 personnes de partout à travers le monde soient réunies pour un MOOC. Ce n'est pas banal.

Internet est-il en train de bouleverser l’enseignement supérieur? Est-ce que ce phénomène va venir toucher nos universités francophones?

J'ai écrit deux billets sur le sujet des MOOC récemment sur mon autre blogue, Triplex à Radio-Canada

À quand les MOOC en français?
La course au MOOC

Made in Canada

L’acronyme «MOOC» en anglais est apparu en 2008 lors d’un cours organisé par Georges Siemens de l’Université d’Athabasca en Alberta et Stephen Downes du Conseil national de recherches du Canada

Ils devaient cours à 25 étudiants de l’Université du Manitoba, mais durant l’été 2008 mais ils ont décidé également d’ouvrir en  ligne et plus de 2000 participants ont décidé d’embarquer.



Est-ce si différent?

Ça ressemble à première vue à une formation à distance comme on peut en trouver dans une télé-université (Yoohoo, Teluq!!). Mais les MOOC ont un petit quelque chose de différent des cours à distance traditionnel.

1) La fréquence des cours se donne comme un cours en classe normal, c-à-d à chaque semaine, durant 10 à 15 semaines, et non tout d’un coup comme un cartable bourré de notes de cours qu’on reçoit par la poste (ou par dans un lien courriel)
2) On peut être des milliers à le suivre le cours en même temps, d’où sont nom de «cours massif»
3) Ils sont gratuits, d’où le nom de «cours ouverts»

On peut en rajouter un 4e:  le fait que les MOOC utilisent souvent les outils déjà en place dans l’écosystème du web 2.0  comme Facebook ou Google + Hangout, les forums, les bulletins, etc.

Plusieurs tentatives lancées par Yale, Oxford ou Stanford durant les années 2000 ont fait patate. Ces cours à distance étaient sommes toutes assez classiques: une longue vidéo d’une heure et beaucoup de textes à lire. Et l’étudiant travaille seul dans son coin, seul.

De plus, les cours étaient payants et ne donnaient pas de crédits universitaires. Et vous, une vidéo d’une heure d'un prof qui parle? Est-ce stimulant?

Le premier MOOC de Siemens et Downes avait une approche assez stimulante: on ne sentait pas que le cours était statique, immuable: il vivait en fonction des interactions des étudiants. Cette façon de faire est devenue la base de ce qu’est un cours vraiment innovateur.

- Leur cours reposait sur un partage des savoirs entre les apprenants et sur un simple transfert de connaissance du professeur vers les élèves.

- Les objectifs d’apprentissage sont définis par chaque participant pour lui-même. Les professeurs étaient là aussi pour apprendre du processus.

- La plateforme d’échange permettait aux étudiants d’être en relation entre eux en même temps qu’avec les professeurs.

En pédagogie, on appelle cette approche le «connectivisme»: c’est un apprentissage qui se fait en groupe, en réseau, et qui tient pour acquis que les liens que l’on va bâtir avec les autres pour apprendre sont plus importants que les connaissances elles-mêmes, car ces informations dans un monde en mutations changent constamment.

C'est l'approche des gens comme Mario Asselin et probablement aussi ceux qui se réunissent à Clair une fois par année.

Not your cup of tea?

Ce n’est pas toutes les matières qui se prêtent à cette pédagogie ou tout le monde qui peut aimer cette approche pédagogique.

C'est pour ça qu’on distingue deux genres de MOOC

1) les cMOOC (c pour connectivisme). C'est ce que Siemens et Downes ont fait ! C’est parfait pour se bâtir des connaissances dans un domaine en émergence, nouveau, pas encore bien balisé. Leur premier cours était d’ailleurs un cours sur le concept même du connectivisme. C'est dire le niveau de mise en abîme! Durant toute la session, ils ont exploré les possibilités du concept et ces limites

2) les xMOOC (x je crois pour Xfer, transfer). Si on veut apprendre la programmation ou la neuroscience médicale, une approche plus classique est davantage appropriée: ces cours se concentrent sur la transmission de savoirs déjà existants d’une façon plus magistrale.

Ces xMOOC a une forme beaucoup plus modulaire: les vidéos des professeurs ne font que quelques minutes et non pas une heure,  le temps de présenter un point ou un concept, et hop, ensuite on fait un exercice pour savoir si on a bien intégré la leçon et on passe à la leçon suivante.

Les cours sont déposés chaque semaine. Mais on peut les suivre à son rythme. Par contre il y a quand même une date limite pour remettre les devoirs, même si ce n’est pas chaque semaine. Quoique si on prend trop de temps, on perd des points.

Le but, quand même, est de recevoir son attestation de suivi du cours. Ça n’a pas nécessairement la même valeur qu’un diplôme, mais tout de même: quand l’attestation vient de Harvard ou MIT, ça impressionne.

Bouleversement de l'université en vue?

Il est encore trop tôt pour le dire, mais ce qui est clair, c’est que pour la première fois, les cours en ligne gagnent vraiment en popularité. Et pas juste parce que c’est gratuit. Le certificat d’attestation et la notoriété des universités jouent pour beaucoup.

Moi je ne hais pas l’idée de rajouter à mon CV le fait que j’ai suivi un cours au MIT!

Mais ces xMOOC en soi ne vont pas révolutionner l’université en tant que telle.

C’est plutôt la façon de fréquenter l’université qui pourrait partiellement changer. C’est quelque chose qui va se développer en parallèle des activités existantes.

Les cours en ligne vont représenter une part non négligeable de la formation dans un monde où on sera obligé d’apprendre en permanence.

Dans mes deux billets sur Triplex j'insistais pour dire que le véritable enjeu pour les universités, c’est la popularité que MOOC procure. Les bénéfices financiers que les universités peuvent espérer tirer des MOOC sont plutôt minces dans l’état actuel des choses.

Plus les cours à distance deviennent chose commune, plus la distance géographique n’est plus un élément important dans le choix d’une université. Créer une notoriété avec un MOOC n'est pas à négliger.

Le véritable problème, c’est que les universités francophones n’ont pas de stratégies en place, sauf quelques tentatives. C'est encore embryonnaire.

Les MOOC américains attirent toutes les personnes qui veulent vraiment apprendre, mais qui n’ont pas les moyens financiers, ni la possibilité de se déplacer vers un grand centre d’enseignement.

Pour l’instant, ce sont les Américains qui attirent ces gens assoiffés de connaissance. Y compris les francophones. (Allo l'Afrique. Allo la Francophonie!)

Espérons que ces initiatives ci-dessous vont faire boule de neige.
  • HEC Montréal a offert son premier cours l’automne dernier : Introduction au marketing (avec 40000 participants). Et, le 12 mars prochain, débutera Comprendre les états financiers (45000 personnes y sont déjà inscrites).
  • ITYPA: acronyme pour « Internet : tout y est pour apprendre », le premier cours portant sur le thème Comment fonctionne un MOOC a eu lieu en 2012.
  • L’École centrale de Lille :  Gestion de projet.
  • L’École Polytechnique fédérale de Lausanne : Introduction à la programmation orientée objet (en Java), sur Coursera
Les plateformes américaines

Il existe 3 grandes plateformes populaires en ce moment:

Udacity
C’est un professeur de Stanford (Sebastian Thrun) qui a quitté son poste de professeur, quand il a vu que les cours en ligne que son université offrait attirait des milliers de personnes. Il a créé sa plaforme et fait ses propres cours avec des collègues. Il y a pour l'instant une quinzaine de cours, de  l'intelligence artificielle à la programmation en passant à la statistique. Il y a presque un demi-million d’inscriptions.

Coursera
Avec le succès d’Udacity est sorti en avril 2012 Coursera. Mais à la différence d’Udacity, qui bâtit ses propres cours,  Coursera préfère du partenariat avec des universités comme l’université de Toronto, Standford, Duke et Princeton. On y trouve des cours moins orientés technos comme la sociologie, la philosophie, ou des cours sur la chimie. 2 millions d’internautes se sont inscrits.

edX
C’est le MIT qui est derrière cette plateforme, associée avec Harvard et Berkeley entre autres. C'est une réaction de ces universités pour éviter de laisser le terrain libre à Coursera. Les cours sont centrés sur l’informatique et les disciplines scientifiques, comme des cours d’intelligence artificielle et d’introduction à la programmation.

Réinventer l'université?

Commence bientôt le Sommet de l'éducation supérieure, ici au Québec. Les MOOC comme solution? Hum.  Je crois que ce sont les cours de base, répétitifs, que de toute façon les professeurs laissent aux chargés de cours qui partiront dans les MOOC si on devait aller de l'avant. Alors je suis craintif pour leur jobs de ces chargés de cours.

Mais au delà?

Claude Coulombe y va franchement:
«Ce n’est qu’une première étape. La partie invisible des [MOOC] est la collecte massive des données sur le comportement des étudiants. On parle ici du traitement de données massives (en anglais Big Data) dont les résultats serviront à améliorer les [MOOC] de la prochaine génération.» (Source)
Je ne sais pas si vous saisissez, mais l'enjeu ne se trouve pas nécessairement au niveau de l'individu. Peut-être même pas au niveau de l'université, mais de toute une société. Connaître les patterns d'études permet de mieux adapter l'enseignement. Voilà peut-être une façon de voir les bénéfices d'un MOOC.

Claude Coulombe a fait un calcul rapide et ça montre que les MOOC ne revient pas si cher à produire par étudiant (s'ils sont massivement là, évidemment).

Si la Francophonie se mettait à y penser, il y a là une façon de retenir ce qui nous lie encore ensemble...

C'est donc à suivre

Voici un extrait de La Sphère où on en parlait en début d'année:

Québec: une immunité techno-virale?

Michelle Sullivan publiait cette semaine (ah, heureusement qu'il y en a qui bosse!) un petit résumé des statistiques que Rogers a amassé sur les Québécois en 2012.  C'est sur un joli tableau ici, sur son billet.

J'ai retenu deux faits.  Il semble que le Québec réagisse différemment des autres à deux phénomènes viraux dans deux sphères bien différentes. Je ne parle pas de la grippe. Mais de mode virale.

Commençons par la première statistique.

28% des Québécois ont visionné Gangnam Style

Je n'aurai jamais pensé que quelqu'un poserait ce genre de question dans un sondage: ne reculant devant rien, Rogers l'a posé pour nous!

Donc, oui, c'est 28% des Québécois qui ont succombé au vidéo viral! Tiens, tiens, à peine 1/3. Moi qui croyais que tout le monde, jusqu'à Saint-Élie-de-Caxton, dansait sur la K-pop! Bon, Ok.

Faisons alors un peu de statistique croisée, question de voir ce qu'on peut en tirer d'autres.

Le Québec compte 8 millions d'âmes au pays (selon L'ISQ), alors, on peut estimer qu'environ 2,25 millions de Québécois ont visionné la vidéo virale. (Nota, environ 80% des Québécois utilisent Internet (selon CEFRIO) donc c'est 35% des internautes Québécois qui ont visionné la vidéo virale).

Sachant qu'Internet compte 2,5 milliards d'Internautes (selon IWS), et qu'il y a un milliard de visionnements sur la vidéo de PSY sur YouTube (selon Google), c'est donc, grossièrement, 40% des internautes mondiaux qui ont vu la vidéo.

De ce nombre, donc, 0,2% de ces visionnements seraient dus à mes compatriotes.


Évidemment, ce sont des calculs théoriques:

  • (a) une personne pouvant être compté deux fois par YouTube et 
  • (b) les pays sous-développés, ainsi que les pays techno-ermites, comme la Chine ou l'Iran, sont comptabilisés dans la population d'internautes mondiale, mais n'ont pas (toujours) accès à YouTube pour des raisons de censures ou de bande passante.

Mais ce qui est vraiment étonnant, c'est que la statistique pancanadienne, elle, montre que c'est 43% des Canadiens qui ont visionné cette même vidéo (selon Rogers)

Donc, si on retire les Québécois du lot, c'est presque 1 Canadien sur 2 qui se serait adonné aux joies du visionnement de la vidéo la plus virale de tous les temps. (Ce sont les provinces maritimes qui ont le plus écouté la vidéo, avec 48% --les stats de Rogers sont plus précises et séparent par genre et âge).

Les Canadiens ont été environ deux fois plus «infectés» que les Québécois, soit environ 13 millions, si mes calculs sont bons. Les Canadiens ont plus visionné la vidéo que la moyenne mondiale, et les Québécois moins.

Et selon l'âge, sans surprise, c'est près de 86% de tous les Canadiens âge entre 18 et 26 ans qui ont écouté la vidéo. Les jeunes clairement adorent -- les 55 ans et plus, beaucoup moins avec seulement 19%, pancanadien.

Cette vidéo étant le viral la plus rapide et la plus fulgurante de tous les temps, elle donne une certaine indication de la pénétrabilité virale selon les cultures à travers le monde.

Une certaine tolérance à la musique pop, au kitch/ridicule, à la parodie est nécessaire pour apprécier et partager cette vidéo. La culture anglo-saxonne y serait-elle plus perméable, et la québécoise (francophone?) y carburerait moins?


À l'émission La Sphère de samedi dernier, Matthieu et Catherine se sont vantés en onde de n'avoir jamais vu la vidéo et se sont bien promis de ne pas l'écouter. Je n'en ferais pas une règle générale, mais ça donne une piste de réflexion: est-ce qu'il serait possible que les Québécois soient ainsi immunisés contre ce type de viral par pure méfiance de ce qui est un viral venant d'ailleurs, une distraction puérile, un vain jeu sociale sans pertinence?

À mon avis, Gangnam Style est incompréhensible si on ne voit pas aussi l'écosystème des parodies qu'il a généré. Vouloir visionner à froid la vidéo de PSY génère plus de questions que de plaisir. C'est l'effet qui accompagne la vidéo qui lui donne une aura. Les Québécois n'ont peut-être pas le même sens de l'humour. Ils sont en tout cas résistants à ce virus venu d'ailleurs.

Passons à la statistiques plus sérieuse.

74% des Québécois croit qu'en 2013, plus de gens seront sur le mobile


J'adore ces sondages qui sondent le plus sérieusement du monde des gens pour connaître les tendances de demain. Toutes les questions sont bonnes à poser!

Donc, les 3/4 des Québécois pensent que plus de gens seront connectés à Internet par le mobile.

Je ne crois pas qu'il faille demander à qui que ce soit de penser quoi que ce soit des tendances de connexion de 2013. C'est 100% sûr que davantage de gens seront sur le mobile l'an prochain!

Que monsieur ou madame Tout-le-monde pense pareil ne prouve qu'une chose: que le message des gourous internet, des journalistes technos et des marchants de bidules électroniques s'est bien rendu à leurs oreilles! Comment peuvent-ils autrement connaître ces statistiques?!

Non, la vraie surprise, c'est que 20% ont répondu non. Non, ils ne pensent pas que plus de gens seront connectés à Internet via un mobile. Mais sur quelle planète vivent-ils? Quoi? Le marché des smartphones serait saturé au pays? Non! Au mieux, cette statistique montre que les répondants à cette question sont incompétents -- mais comment peut-il en être autrement, de toute façon?


En fait, la seule façon de comprendre cette statistique, c'est de la voir comme étant une "intention d'achat" d'un smartphone (on projette sur la société ses propres désirs ou ceux de son entourage).

Là, ça devient clair! : seulement 76% des jeunes Canadiens entre 18 et 24 % pensent que plus de gens seront connectés à Internet par le mobile contre 82% chez les 55 ans et plus. Rogers sait maintenant où se trouve son segment le plus prometteur. Un smartphone n'étant pas à la portée de toute les bourses, plus de jeunes prendront leur mal en patience.

Mais quand on remarque la différence entre les provinces, on découvre autre chose. La moyenne canadienne est de 80% contre 74% au Québec. Est-ce qu'on doit comprendre que la vague mobile sera moins présente au Québec qu'ailleurs en 2013?

Le Québec semble, autant du côté mobile que du côté de vidéo, ne pas suivre le même rythme que le reste de la planète techno. Une certaine immunité techno-virale peut-être...

Avez-vous des pistes d'explications?

--
Pour plus de statistiques, consultez directement le Powerpoint sur Slideshare.

Bilan du plan France Numérique 2012

Pour mémoire, puisqu'on parlera du plan numérique québécois dans les prochains jours, je poste ici quelques belles réussites du plan «France Numérique 2012» (PDF) mis en place en 2008.




Ce plan prévoyait 154 actions concrètes, et 80% ont pu être mises en œuvre selon le site officiel du Ministère de l'économie.

Les plus significatives réussites sont :
  • L’accès universel à Internet haut débit, pour moins de 35 euros par mois équipement compris, qui est désormais effectif sur l’ensemble du territoire.
  • Le haut débit et le très haut débit mobile : 95% des Français ont désormais accès à l’Internet mobile haut débit.
  • L’amélioration de la gouvernance de l’économie numérique, avec la création du Conseil National du Numérique

Le prochain plan numérique vise 2020 comme échéance et touchera ces points:
  • La fracture numérique -- surtout les personnes connaissant des difficultés sociales, un handicap, ou des territoires enclavés ;
  • Protection des données personnelles et de la vie privée ;
  • Neutralité d’internet ;
  • Cloud computing ;
  • Amélioration de de l'écosystème du numérique, pour stimuler les initiatives, soutenir l’innovation, et accompagner les entrepreneurs.

Les quatre priorités stratégiques pour 2020
  • Permettre à tous les Français d’accéder aux réseaux et aux services numériques ;
  • Développer la production et l’offre de contenus numériques ;
  • accroître et diversifier les usages et les services numériques dans les entreprises, les administrations, et chez les particuliers ;
  • Moderniser la gouvernance de l’économie numérique.

Les 6 demandes du plan numérique pour le Québec


Enfin, c'est lancé! Voici une amorce d'un plan numérique pour le Québec d'aujourd'hui!

Envoyé sous forme d'une lettre d'opinion aux 4 dirigeants de parti, Mme Pauline Marois, M. Jean-Marc Fournier, M. François Legault et Mme Françoise David et aux journalistes, et écrite par  Mario Asselin, René Barsalo, Michelle Blanc, Cyrille BéraudSylvain Carle, Michel Cartier, Monique Chartrand, Michel ChioiniJean-François Gauthier, Vincent Gautrais, Hervé Fisher, Claude Malaison et Monique Savoie.

Les  13 «étonnés» dénoncent du Québec d'aujourd'hui : un grand retard  et une inaction du gouvernement Québécois sur le plan numérique. Ils formulent 6 demandes. Attendez-vous à plus de détails éventuellement, mais pour l'heure, il est temps de faire le premier pas...

Nos six demandes

• Créer une Agence du numérique qui relèverait de l’Assemblée nationale (comme la Société Hydro-Québec qui a pour mission de gérer toutes les questions énergétiques). Cette agence relèverait du Parlement et devrait transcender les partis politiques et le pouvoir exécutif.

• Co-construire un Plan numérique avec l'ensemble des acteurs et la population de toutes les régions du Québec, capable de développer à la fois l’économie, la culture et les savoirs, dans notre société qui doit s’adapter, comme toutes les autres, au XXIe siècle.

• Créer un Conseil national du numérique qui serait formé des représentants reconnus de l'ensemble des secteurs d'activités et de la société civile. Il serait obligatoirement consulté par le Parlement et les ministères pour toutes questions concernant le développement du numérique sur le territoire québécois. Nous pensons au modèle du Conseil supérieur de l'éducation à l'intérieur de la Loi sur l'instruction publique...

• Créer un forum de participation citoyenne indépendant du gouvernement, soutenu par celui-ci et une fondation par exemple, avec une gouvernance assurant sa neutralité. Un modèle inspirant : NESTA en Angleterre ou http://www.worldwatch.org/

• Investir prioritairement dans le savoir, et non dans l’avoir, c’est-à-dire principalement dans les transferts et la mutualisation des connaissances.

• Investir aussi dans le déploiement de réseaux à très haute vitesse (100 Mb symétrique et plus) et gérer selon les règles "OpenAccess" afin de rendre nos infrastructures interopérables, ouvertes et performantes pour communiquer entre nous et avec l'ensemble des pays avec qui nous entretenons des relations politiques, sociales et économiques.
On digère et on en reparle la semaine prochaine, un point de presse est prévu par ces 13 "étonnés" jeudi!

(Mise à jour: juste pour mettre un peu plus de contexte, voici un billet de 2010 à propos du même sujet. Ça ne date pas d'hier)

Mon bilan du #fmlf2012

De retour du Forum mondial de la langue française, où j'ai pu animer deux activités sur le rayonnement de la culture francophone et de la langue française dans l’univers numérique, voici mon bilan.

Pour les auditifs, j'ai donné une entrevue sur le sujet à la radio de Radio-Canada (émission La Sphère)
Le nouvel univers numérique

Les questions entourant spécifiquement le « nouvel univers numérique » ont été débattues au Forum durant la journée de jeudi. Le numérique est l’une des 4 grandes thématiques du Forum (les autres étaient l’économie, la culture et la diversité linguistique). Normal que le numérique soit présent. Comme il s’insère maintenant partout dans la société, parler de la langue française sans parler de numérique n’a pas de sens.

C’est d’ailleurs de cette façon que le conférencier principal, le professeur Doueihi a présenté la place du numérique dans la francophonie. (Milad Doueihi est titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures numériques à l’Université Laval. Il a été ma plus belle découverte du Forum. Érudition, vulgarisation et avec une bonne vision synthétique pour résumer le passé et nous projeter dans l'avenir).


M. Doueihi a commencé en rappelant que le numérique est arrivé si vite qu’on a de la difficulté à bien voir ce que c’est. Est-ce un outil? Une technique? Il a bien identifié qu’aujourd’hui c’est aussi (sinon plus) quelque chose comme une nouvelle forme de sociabilité, ce qu’il appelle une sociabilité numérique.

Cette sociabilité numérique est une nouvelle manière d’être ensemble, et donc voilà pourquoi ça concerne la francophonie. La francophonie a donc un rôle à jouer dans le numérique.

Le rôle que la Francophonie peut jouer


Puisque le monde anglophone domine grâce aux outils et aux plateformes que l’on retrouve partout en ligne, M. Doueihi, dit qu’il faut non pas trop se concentrer sur les contenants, mais bien sur les contenus. Il faut à tout prix assurer la visibilité du contenu francophone: les rendre repérables, trouvables, partageables.  Il faut développer et maitriser des stratégies de visibilité efficaces. 

Il a raison, 5% des contenus en ligne est en français, c’est beaucoup, mais pas assez pour qu’on les retrouve tout seuls. Sinon, un à un, les francophones vont se noyer dans du contenu non francophone. La Francophonie (avec un F majuscule, on parle de l'Organisation), en tant que représentant, a un rôle de catalyseur à jouer. Mais elle ne trouvera pas le rôle facile.

Crise de la représentation



M. Doueihi dit que le défi est doublé d’une crise de la représentativité. Les modèles de la représentation classique ne tiennent plus en ligne. 


On est passé d’un modèle hérité de la tradition siècle des lumières, basé sur la représentation de la volonté générale, c'est-à-dire qu’on élit des gens qui eux sont mandatés pour parler en notre nom et nous représenter. Aujourd’hui cette sociabilité numérique fragilise le modèle de la représentation traditionnelle. Le numérique opère une rupture dans la société.

Avec le numérique, il y a un retour à la base, vers l’horizontal, où les gens se représentent eux-mêmes.

Ce qui «délégitimise» les institutions qui disent nous représenter. (C'est de la musique à mes oreilles. Les lecteurs de mon blogue savent qu'on y discute ici depuis 2004 de ces mutations politiques, culturelles et sociales).


La Francophonie, selon M. Doueihi, doit surtout encourager le modèle collaboratif et participatif et donner à la sociabilité numérique une légitimité. C’est en favorisant l’agilité des gens avec le numérique que la francophonie peut améliorer la circulation des contenus francophones.


Les trois défis de la francophonie

En animant les deux panels durant la journée de jeudi, des intervenants m'ont fait remarquer qu’il existe d’autres défis. À part la visibilité des contenus francophones, j’en ai retenu deux.


Ces défis sont (1) la fracture numérique et (2) la conservation du patrimoine. Ils ont été évoqués durant le premier panel. Ce panel était organisé par l’Institut français et le Conseil des Arts et Lettres du Québec où des intervenants ont été invités à présenter leurs expériences, leurs visions et leurs pratiques en matière de coopération numérique. (voir mon billet précédent)

1- La fracture numérique



M. Pierre Ouédraogo, directeur de la Francophonie numérique à l’Organisation internationale de Francophonie, a rappelé qu’il existe des pans entiers de la société qui n’ont pas accès à Internet, notamment en Afrique. Or ce continent représentera la moitié de la francophonie au milieu du 21e siècle.


Comme le numérique s’insère maintenant partout dans la société, une fracture numérique annonce donc, aussi, comme une fracture dans la francophonie.

2- La conservation du patrimoine.

Le patrimoine est souvent considéré comme tel quand «il a survécu à l’oubli» (pour reprendre la belle image de M. Doueihi sur le panel). Or aujourd’hui la technologie nous a volé le besoin de faire appel à notre mémoire. C’est elle qui décide ce qui est conservé.

M. Doueihi appelle ça la blessure numérique. Nous nous sommes fait spolier une partie de nos compétences. Il ajoute ensuite qu'il ne nous reste alors plus que la «possibilité d’oublier». Oublier est une autre façon de dire qu’il faut faire des choix pour trier et sélectionner.


La francophonie a un besoin urgent de «plateformeurs»*

(*MàJ: J'ai modifié l'intertitre pour reprendre l'expression de Bruno Boutot)


La conclusion concernant le patrimoine me semble être un des beaux effets concrets du Forum.

Les élites des institutions, en haut, ont une conception classique du patrimoine (« c’est ce qui a survécu à l’oubli ») et se voient confronté à cette énorme masse de contenu qui se créée spontanément partout en ligne.Beaucoup de projets en ligne sont développés et portés à bout de bras par des francophones, bénévoles et entrepreneurs, fiers et passionnés, exsangues, mais batailleurs.


Tous des projets et contenus produits par la base. Or il ne leur manque que le financement pour continuer. 


Mais les structures de financement des institutions comme la SODEQ ou le CALQ ne sont pas encore structurées pour répondre à une culture numérique qui ne remplit pas les critères industriels traditionnels.

À la fin de la journée, M. Gauthier, directeur général du CALQ est venu dire un mot de la fin. Il a clairement été impressionné par le courage et l'ingéniosité de projets (voir la liste sur mon précédent billet) qu'il a vu. 

Il a créé le joli terme "plateformeur" pour identifier ces gens qui crée des plateformes, structurantes et collaboratives, qui permettent de relier les gens, les artistes, ensemble. 

Il a reconnu que sa structure de financement n'est pas réellement adaptée pour les accueillir, mais qu'à partir de maintenant il allait voir comment son organisme pourrait leur faire une place.

Juste pour avoir entendu ça, ce premier Forum mondial de la langue française avait un sens.

Le rapport Gautrin 2012

Voici les recommandations proposées dans le rapport Gautrin pour « que le gouvernement du Québec prenne le virage du Web 2.0 et devienne ainsi un gouvernement ouvert, transparent, participatif et collaboratif.»

Je mets intégralement les recos ici. j'analyserai une autre fois. Le document complet est ici. Via Michelle Blanc.

Rapport Gautrin [extraits]

RECOMMANDATIONS POUR UN GOUVERNEMENT 2.0

Recommandation 1 : Que le gouvernement divulgue progressivement et de manière proactive, sur un site unique, l’ensemble des données gouvernementales. Ces données devraient être disponibles dans des formats libres et compatibles avec les logiciels de traitement de données.

Recommandation 2 : Que le gouvernement du Québec s’engage à stimuler et à favoriser la participation citoyenne à l’élaboration et à l’évaluation de ses actions et de ses politiques.

Recommandation 3 : Que le gouvernement s’engage à utiliser le potentiel du Web 2.0 pour stimuler et faciliter la collaboration des employés au sein et entre les différents ministères et organismes gouvernementaux.

Recommandation 4 : Que le premier ministre du Québec affirme dans une déclaration sa volonté d’orienter son gouvernement sur la voie du Web 2.0 et de faire de son gouvernement un « gouvernement ouvert ».

LA MISE EN ŒUVRE DU GOUVERNEMENT 2.0

Recommandation 5 : La mise en œuvre du projet doit se faire de façon progressive et coordonnée ; cependant, il importe que, dès le départ, chaque unité fixe des objectifs clairs, un échéancier précis et des moyens d’en mesurer la réalisation.

LA TRANSPARENCE GOUVERNEMENTALE

Recommandation 6 : Que soit instauré un portail unique donnant accès aux données gouvernementales et que, dans un premier temps, celles-ci soient celles inscrites dans le Règlement sur la diffusion de l’information et sur la protection des renseignements personnels.

Recommandation 7 : Que l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) soit le dépositaire de toutes les données statistiques des organismes publics, qui satisfont aux critères de l’Institut.

Recommandation 8 : Que l’ensemble des données gouvernementales qui n’ont pas un caractère statistique soit archivé par Bibliothèque et Archives nationales du Québec qui aura la responsabilité d’en vérifier la qualité.

Recommandation 9 : Que ces données gouvernementales soient traduites dans un langage ouvert qui en permettra le traitement et la recherche par ordinateur et que soit développé un moteur de recherche à cet effet.

Recommandation 10 : Que les données gouvernementales déposées sur le site unique « données.gouv.qc.ca » soient placées sous licence libre, du type Licence gouvernement ouvert, un outil juridique qui accorde des droits étendus aux utilisateurs de la plateforme pour la réutilisation des données sans toutefois priver le gouvernement de son droit de paternité.

LA PARTICIPATION CITOYENNE

Recommandation 11 : Que soit mis en place, parallèlement au site de divulgation des données gouvernementales, un système de rétroaction qui permettra de mieux cibler les besoins des citoyens et ceux des entreprises.

Utilisation des données ouvertes

Recommandation 12 : Que soient développés des incitatifs pour encourager une utilisation innovatrice et créatrice des données gouvernementales. Communication gouvernementale

Recommandation 13 : Que dans toute stratégie de communication, les ministères et organismes incluent une dimension médias sociaux et qu’ils élaborent une méthode de gestion de la rétroaction citoyenne pour stimuler le dialogue.

Recommandation 14 : Que l’administration publique se dote d’un système de veille commun afin de réagir aux commentaires formulés sur les réseaux sociaux.

Espaces de débats sur les grands projets gouvernementaux

Recommandation 15 : Que les ministères et organismes, grâce aux outils du Web 2.0, conçoivent des espaces de débats autour de leurs grands projets pour permettre aux citoyens d’y participer, tant dans l’élaboration que dans la prise de décision, et que ces mécanismes fassent partie de leur déclaration de services aux citoyens.

Recommandation 16 : Que soit développé un moyen informatique permettant d’analyser la participation citoyenne et que les ministères et organismes, dans leur stratégie de communication, informent les citoyens sur la façon dont ils tiennent compte de la participation obtenue.

Forum citoyen

Recommandation 17 : Que le gouvernement crée un forum citoyen de dialogue et que celui-ci soit administré au niveau central par le Secrétariat à la communication gouvernementale.

 LA COLLABORATION

Un réseau social interne

Recommandation 18 : Que soit amélioré l’intranet gouvernemental pour y inclure un outil de collaboration du type réseau social, qui permet des fonctionnalités comme le partage de documents, la stimulation du brassage d’idées, la bonification de l’information et les interactions entre les employés de la fonction publique.

Une nouvelle gestion des ressources humaines

Recommandation 19 : Que le gouvernement développe, grâce aux outils du Web 2.0, une vision de l’amélioration de la qualité de ses services qui implique les employés de l’État.

Recommandation 20 : Que l’administration publique québécoise amorce un véritable changement de sa culture organisationnelle en encourageant le partage de l’information, la cocréation de nouvelles connaissances et une plus grande responsabilisation des employés de l’État.

Recommandation 21 : Que le gouvernement fournisse au personnel le soutien nécessaire pour intensifier l’utilisation des outils du Web 2.0 en respectant les normes de l’éthique et l’intégrité professionnelle.

Recommandation 22 : Que le gouvernement responsabilise ses employés en leur accordant sa confiance pour innover et profiter des possibilités offertes par les outils du Web 2.0.

LA GOUVERNANCE

Recommandation 23 : Que la gouvernance du projet soit placée sous l’autorité directe du premier ministre afin qu’il fasse connaître, dans une déclaration, sa volonté quant à la réalisation du projet, tout en rappelant que les changements doivent se faire progressivement.

Recommandation 24 : Que soit constitué un comité de gouvernance formé du représentant du premier ministre, du secrétaire à la communication gouvernementale et du dirigeant principal de l’information ou de leurs représentants.

Recommandation 25 : Que le comité de gouvernance ait pour fonction, en collaboration avec les sous-ministres et les dirigeants d’organisme, d’amorcer et de coordonner les actions menant à la mise en œuvre des différentes phases du projet.

Recommandation 26 : Que dans son travail, le comité de gouvernance soit soutenu par deux structures administratives hébergées au ministère du Conseil exécutif, l’une pour soutenir les ministères et organismes dans l’élaboration des projets de mise en œuvre, l’autre pour établir les échéanciers et valider ces projets.

LA SÉCURITÉ

Recommandation 27 : Que le gouvernement prenne les mesures appropriées pour protéger son identité sur les médias sociaux et ne transmette, sur ceux-ci, qu’une information ciblée compte tenu des risques inhérents aux problèmes d’authentification.

Recommandation 28 : Qu’une attention particulière soit accordée à la protection des renseignements personnels au moment de la mise en place des espaces de réseautage gouvernementaux et qu’une politique de confidentialité ainsi que des conditions d’utilisation respectant la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels et la Loi sur les documents personnels et les documents électroniques soient établies.

LA FRACTURE NUMÉRIQUE

Recommandation 29 : Que le Québec poursuive ses efforts afin de donner accès à la bande passante à haute vitesse sur la totalité de son territoire.

Recommandation 30 : Que les contenus publiés et les espaces de dialogue gouvernementaux soient adaptés à la réalité des citoyens souffrant de handicaps.

Recommandation 31 : Que le coût d’accès à Internet et aux outils technologiques reste raisonnable.

Recommandation 32 : Que des séances de formation soient offertes aux citoyens, quelle que soit leur condition (âge, handicap, exclusion sociale), pour mieux maîtriser ces nouvelles technologies.

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 Le document complet est ici.
Site de Gautrin 2012

Formation de gestionnaire de communauté

L'INIS propose un microprogramme «Devenir gestionnaire de communauté» pour transmettre les connaissances entourant ce nouveau métier, ou à tout le moins, une nouvelle compétence à l'ère des médias sociaux. J'animerai le premier volet cette fin de semaine, accompagné des meilleures spécialistes du domaine à Montréal.
C'est l'aboutissement de plusieurs mois de travail. En travaillant dès la fin du printemps dernier avec l'équipe de Véronique Marino à l'INIS et aussi avec Sacha Declomesnil, à élaborer les bases d'une formation qui serait pertinente pour l'industrie, nous sommes arrivés à mettre en place les bases d'un microprogramme en trois volets.

À l'automne dernier, s'est ajouté l'apport de quatre gestionnaires de communauté reconnue dans le domaine pour préciser les contenus et les rendre le plus proche possible de la réalité terrain du gestionnaire de communauté.

Gestionnaire / animateur

Gestionnaire de communauté («community manager») est le terme consacré pour décrire le rôle des ces gens, à l'intersection des relations publiques, du service clientèle, des communications et du marketing.

Le terme "animateur de communauté" serait peut-être plus approprié si on évitait de restreindre son sens à un aspect simplement récréationnel. Animateur, dans le sens de celui qui se pratique dans les médias (pensez à un talk-show, une speakerine ou porte-parole) est là pour faciliter les échanges, le partage, la prise de parole et le passage de message.

Un gestionnaire de communauté, c'est comme un animateur d'un show dont la ville, la région, le monde sont son studio et où cette personne gère (littéralement) les flux de conversations sur un thème donné.

Dans le cadre de cette formation à l'INIS, on entend par communauté, non pas celle qui existe dans des forums ou des groupes virtuels (ou réels) mais celle des médias sociaux. Donc via les outils des réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook.


Buts du microprogramme

Vous trouverez la description du microprogramme ici. Je résume ci-dessous .
  • Habiletés nécessaires pour créer, développer et animer une communauté;
  • Compétences pour interagir efficacement avec les membres d’une communauté et les mobiliser autour d’une marque;
  • Connaissances et les moyens d’évaluer l’efficacité des actions, mesurer l'influence et aptitude en gestion de crise.
Contenu du premier volet : Mission et fonctionnalités (12 heures)

Ce premier volet de douze heures se veut une incursion, les premiers pas, à la fois théorique et pratique dans l’univers du gestionnaire de communauté. Définition du métier, champ d’activités, gestion d’une page fan, utilisation des outils socionumériques, etc.

Je vous invite à faire ce plongeon dans les bases du métier en compagnie de quatre spécialistes qui tour à tour vont venir vous présenter les principaux piliers du domaine.

Bianka Bernier (@biankabernier), gestionnaire de communauté au Quartier des spectacles, abordera les spécificités et traits caractéristiques des différentes plateformes de médias sociaux. Elle touchera aussi la notion de "e-reputation", cette notoriété en ligne et les diverses façon de la comprendre.

Nellie Brière (@nelliebriere), gestionnaire de communauté à Radio-Canada, quant à elle, démystifiera tout ce qui concerne le nuances de Facebook, son paramètrage et la gestion de pages de fans dans un cadre de relation avec le public.

Katerine-Lune Rollet (@katerinerollet), stratège web 2.0 et anciennement de La vitrine culturelle, précisera les différents profils que peuvent avoir un animateur de communauté (titres, tâches, "pedigree"). Elle expliquera les différences entre le domaine des arts et les organismes à but lucratif/marques commerciales
Zelia Lefebvre (@Zelia), gestionnaire de communauté au Groupe Pages Jaunes, présentera des cas concrets (autant succès comme échecs) et la veille stratégique. Elle vous proposera des exercices concrets à faire durant le week-end.



Je serai l'animateur durant toute cette fin de semaine. Je vous attends. Il reste encore quelques place, dépêchez-vous!

Internet remplacera-t-il la télévision en 2012 ?

Comme source d'information? Peut-être. «En seulement douze mois, Internet comme principale source d’information des Québécois a connu une progression fulgurante, passant de 15 % en 2010 à 30 % en 2011.»

La nouvelle étude NETendances du CEFRIO montre que chez certains groupes d’âge Internet a dépassé la télévision, quoique, de façon globale, la télévision constitue toujours la principale source d’information utilisée pour consulter l’actualité et les nouvelles par les adultes québécois (41%).


Plus de détails ici sur le site du CEFRIO: Internet comme source d'information (PDF)

CRM 809 Enjeux des technologies émergentes

Je donne un cours à la maîtrise à l'Université de Sherbrooke en communication appliquée cet hiver. Le thème est cousu main pour moi: les enjeux des technologies émergentes. Le cours sera donné les lundis soir au Campus Longueuil. La particularité de ce diplôme est qu'il est ouvert aux adultes dans une optique de formation continue. Il reste des places. Plus d'info ici ou écrire à Dany Baillargeon, coresponsable de programme.
Crm809
Objectifs

Développer une compréhension globale des enjeux associés aux technologies émergentes et aux environnements médiatiques en mutation.

Contenu

Après une décennie qui a vu la montée et l’imposition des médias sociaux comme un ensemble de technologies émergentes incontournables dans la société, les communications et sur le marché, nous assistons à une consolidation de ces nouvelles pratiques et l'émergence de nouveaux modèles d'affaires

Nous verrons comment rester critique face à la montée des nouvelles technologies, mais sans cacher qu'elles indiquent des points de rupture à plusieurs niveaux dans les médias, la société et les entreprises.

La surabondance des contenus générée par les nouvelles technologies émergentes change les rapports de force entre les individus, les consommateurs, les organisations et les compagnies. Nous aborderons ces nouveaux changements via ce qui est convenu d'appeler les médias sociaux et examinerons les impacts dans la société civile en général et les entreprises en particulier et sur les notions d’autorités et d’expertise.

Plan de cours

La première partie du cours portera sur les impacts des médias socio-numériques sur la communication. La deuxième partie sera axée sur les stratégies d'entreprises pour être présente dans les réseaux sociaux. La dernière partie touchera la culture du web 2.0.

Les travaux permettront aux étudiants de se familiariser avec les outils dans un but de comprendre empiriquement comment réussir une présence en ligne selon des objectifs qu'ils se sont fixés. L'emphase est moins mise sur l'établissement d'un plan rigide que de rester flexible pour l'adapter aux réalités.

Le processus devrait mener un étudiant novice dans les médias sociaux à posséder un ensemble de compétences qui lui permettra de rayonner dans sa sphère d'expertise au bout de quelques mois.

Plan de cours CRM 809 Enjeux des technologies émergentes 2012

Bande de veinards

Pour les lecteurs de Zéro Seconde, je vais publier, autant que faire se peut, tout au long de ces 15 cours des documents complémentaires au cours que vous pourrez consulter gratuitement et vous êtes les bienvenus pour commenter. Si vous suivez le mot clé #crm809, vous serez même en mesure de profiter des conseils que je vais prodiguer à la classe.

(source image)

Mon palmarès blogues québécois

Dans quelques jours, Wikio va changer son palmarès mensuel pour refléter les blogues inscrits qui seraient les plus populaires au Québec. Vous avez ci-dessous la liste en «avant-première» qui sera affichée le 5 juillet. Et ma version perso plus bas.

Le palmarès Wikio de ce mois contient grosso modo les mêmes noms que les autres mois (voir les palmarès que je mets en ligne depuis quelques mois). Vous trouverez dans mon billet sur Triplex mes commentaires sur l'intérêt et les limites de telles listes (voir Besoin de palmarès).

Je vous donne le palmarès générique en premier et ensuite le mien.

Ce qui est in, ce qui est out du top 20

Vous remarquerez que Wikio est impitoyable sur le nombre de liens entrants. Plus vous publiez, plus vous courrez la chance de recevoir des liens entrants. Et plus vous montez sur le palmarès Wikio.

La grande absente du palmarès est Michelle Blanc. Un petit ralentissement et hop, impardonnable, on se fait éjecter du top 20.

Jean-François Lisée est _le_ blogue montant sur l'actualité et colle maintenant aux fesses du numéro 1 québécois de tous les temps, Vincent Abry.

Le Boa bleu continue son ascension (apparue en mai, la blogueuse se taille maintenant une place en 13e position).

Tchoubi prend des vacances de blogues jusqu'en août. On imagine tout de suite l'implacable descente qu'elle fera au prochain mois. Wikio lex, sed lex.

Blogues les plus populaires, tous genres confondus, selon Wikio au 1 er juillet 2010

1 Blog Marketing Web 2.0 et Techno
2 Le blogue de Jean-François Lisée
3 les gourmandises d'isa
4 Descary.com
5 Blogue Patrick Lagacé
6 My Beauty Québec
7 ANTONI, BORYS & CIE
8 Poste de veille
9 Le palais gourmand
10 Les mille et un délices de Lexibule
11 Les plats cuisinés de Esther B
12 Richard Hétu
13 leboableu
14 Pause lecture avec Kikine
15 Richard Therrien
16 Bibliomancienne
17 marevueweb
18 DominicArpin.ca
19 Tchoubi
20 Hollywood, P.Q.

Classement réalisé par Wikio

Une liste «populaire» me laisse toujours pantois, car elle révèle des choses étonnantes (par exemple, My beauty Québec qui dépasse les blogues de Richard Hétu et Richard Thérien).

Une liste subjective, bâtie par une personne dont vous respectez l’opinion, a probablement plus d’intérêt qu’une sélection algorithmique secrète. Voilà pourquoi que je vais vous partager ma liste des blogues québécois les plus intéressants.

Mes tops québécois sur Wikio, selon moi

Elle est créée à partir des 100 blogues les plus populaires au Québec selon Wikio au premier juin 2010 mais où je n'ai conservé que ceux reliés à ma sphère d'intérêt.

Ce sont des blogues techos qui sont inscrits dans Wikio. Je vais donc conserver l'ordre de Wikio (le chiffre entre [crochet] indique son rang dans Wikio) et lister tous les blogues les plus lus de ma sphère.
01 [01] Blog Marketing Web 2.0 et Techno
02 [02] Descary.com
03 [14] Michelle Blanc
04 [17] Bibliomancienne
05 [18] DominicArpin.ca
06 [19] Adviso
07 [30] Maxime Johnson
08 [38] Zéro Seconde (je suis ici, et vous aussi)
09 [48] Web Marketing
10 [53] Synchro Blog
11 [58] N'ayez pas peur
12 [60] Blogue de geek
13 [61] Ze Laurent
14 [71] Bloc-notes de Jean-Michel Salaün
15 [72] KimAuclair.ca
16 [83] Triplex (mon blogue collectif à Radio-Canada)
17 [85] Mieux Connaître (Les bénéficess du web 2.0)
18 [89] Mario Tout de Go
19 [94] Patrick Dion
20 [95] Diane Bourque

Bon, notez encore une fois, que ce ne sont que les blogues inscrits à Wikio. Il en manque beaucoup. Et des meilleurs. Mais ce sera pour une prochaine fois.