ZEROSECONDE.COM: techno (par Martin Lessard)

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Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

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La pire invention 2013: la balistique assistée par ordinateur

Voilà une arme qui possède une différence majeure avec les autres : quand vous appuyez sur la gâchette, elle ne tire pas tout de suite. 

C’est le fusil qui décide du moment idéal pour tirer, en prenant en compte plusieurs paramètres, comme le vent, le mouvement et la distance de la cible.


Équipée d’un laser (pour évaluer les distances) et d’un ordinateur balistique (pour effectuer les calculs) cette "arme intelligente" peut faire mouche à tout coup à plus de 600 mètres.

Le tireur appuie sur un bouton, le laser « marque » la cible et la balle ne part que lorsque les conditions pour l’atteindre sont réunies.

Même un novice devient un tireur d’élite après seulement quelques heures d’entraînement.

La "balistique assistée par ordinateur" fait froid dans le dos. 2013 aura été une année, encore fois, qui a fait basculer la technologie un peu plus du côté sombre.


« Think of it like a smart rifle. You have a smart car; you got a smartphone; well, now we have a smart rifle, » (source)
  • L’arme possède un moniteur qui affiche des informations, comme la distance de la cible, la vitesse du vent, l’angle d’inclinaison du canon, une boussole et le niveau des piles. 
  • L’arme est munie de WiFi et d’une prise USB. Il est possible de capturer une vidéo et de l’envoyer en temps réel à une tablette à proximité. Puis ensuite sur Twitter, Facebook, YouTube. 
Un mot de passe permet d'empêcher l’accès aux fonctionnalités balistiques avancées à une personne non autorisée – il faut bien justifier l’expression "smart rifle".


Encore hors de prix (22K$ en début d'année 2013), il ne fait pas de doute que c'est une question de temps avant que le prix de la technologie devienne plus abordable.

Télékinésie assistée par ordinateur

C'est le genre de démo qui nous font émerveiller devant la technologie

Placez une grande surface remplie d’une série de broches. Un peu comme le bidule où on place notre main ou notre visage et ça épouse la forme.

Imaginez maintenant que vous bougiez vos mains et qu'à l’autre bout, ces broches reproduisent le mouvement de vos mains.

Vous pourrez ainsi faire bouger une balle à distance.

Regardez cette vidéo du MIT:

inFORM - Interacting With a Dynamic Shape Display from Tangible Media Group on Vimeo.

Comment ça marche

D’un côté, une kinect qui capture le mouvement de vos mains et devant vous, un écran pour voir le résultat.

À l’autre bout, vos mouvements de mains sont reproduits sur une surface pleine de broches et une caméra qui filme le tout pour vous renvoyer l’information.

Le capteur est capable de cartographier avec précision et interpréter la position des objets 3D.

Le MIT appelle ça le Radical Atoms (Atomes radicales). D'abord conceptualisée il y a plus d'une décennie , les atomes radicales sont ce que MIT croit être l'avenir de l’interactivité: «tous les renseignements numérique possèderont une manifestation physique».

On a hâte!

[M2 #8] Conversation et entreprises (avec B. Descary)

Le Graal, c'est les médias sociaux. Toutes les entreprises veulent en profiter. Peu réussissent

Huitième balado de M2. Benoit Descary est un des blogueurs techno les plus suivis au Québec. Consultant, conférencier, formateur, il traite de l’actualité du Web2.0 et des médias sociaux depuis plusieurs années.



«Conversations, conversations, est-ce que j'ai une gueule de conversation?»

De la même façon que le web a changé la façon de faire du commerce dans les années 90-2000, les médias sociaux ont de 2005 à 2010 changé de nouveau la donne. La vitesse à laquelle tout cela change ne doit pas nous faire perdre de vue lʼapproche stratégique : le choix tactique dʼune plateforme doit se faire seulement après avoir développé sa stratégie, et cette stratégie doit être toujours être liée aux besoins de votre entreprise. Et non pas lʼinverse.

Benoit raconte sa vision des choses et partage son expérience. Il y a bien sûr, en partie, un effet de mode dʼêtre présent dans les médias sociaux, mais pour réussir à arrimer cette culture des réseaux avec celle de votre entreprise, ça demande plus que juste d'ouvrir un compte Twitter. Benoit nous dit pourquoi.  Nous l'avons rencontré au Café Cherrier un jour de pluie -- on devait l'interviewer au carré St-Louis.

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Pour écouter juste cette émission: M2 #8 :: Conversations et entreprises (Benoit Descary)

Cette émission vous est proposée par Martin Girard et moi-même. Plus d'info.

Qu'est-ce que M2?

M2, c'est M au carré, car nous nous sommes deux Martin derrière la réalisation de cette balado. M, aussi pour mutation. Mutation au carré, car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

M2 se veut des conversations autour des métamorphoses apportées par les technologies numériques. Cette baladodiffusion est un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique avec des gens qui pensent le numérique.

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[M2 #7] Les mutations tranquilles (avec S. Carle)

Quand Sylvain Carle est en ville, il ne faut pas le manquer. Quand on peut prendre une bière avec lui, c'est encore mieux!

Septième balado de M2. Nous avons rencontré Sylvain Carle cet été sur une terrasse alors qu'il était de passage à Montréal. Il parle de Twitter, de San Francisco et comment Montréal n'est pas loin. De fil en aiguille, vous allez connaître toute la sagesse qu'il a acquise avec les nouvelles technologies et sa passion de partager ses découvertes.



Les mutations tranquilles

La dernière décennie a été celle où la population s'est mise au diapason des techkies de la côte ouest. Et quand tout le monde a ces nouveaux outils, ça ne prend plus grand temps pour que la société change complètement, Voilà pourquoi il est urgent d'avoir un Plan numérique au Québec. Sylvain Carle, même loin là-bas à San Francisco où il travaille pour Twitter, s'intéresse à ce que le Québec va devenir sur le continent numérique.

Pour la petite histoire, c'est Sylvain qui a été à l'origine de notre rencontre, Martin Girard et moi. On s'était rencontré au party de départ de Sylvain pour San Francisco. Il nous a mis en relation quand il a su que chacun de notre côté on voulait faire une balado. De cette rencontre est né M2. Voilà qu'un an plus tard, on le retrouve.

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M2 #7 :: Les mutations tranquilles (Sylvain Carle)

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[M2 #3] Journalisme et nouvelles technologies (avec C.Mathys)

Les journalistes sont sur la ligne de front de l'avancée des technologies. Pour le meilleur et pour le pire.

Troisème balado de M2, avec Catherine Mathys, journaliste et chroniqueuse à Radio-Canada qui a terminé sa maîtrise récemment. Elle a rencontré une série de journalistes québécois pour les interroger sur l'évolution de la technologie dans leur métier.



Le rôle des nouvelles technologies dans le travail des journalistes politiques de la presse écrite

Internet, les nouvelles technologies mobiles, et les médias sociaux ont-ils un effet tangible sur les habitudes de travail des journalistes politiques de la presse écrite? Comment les journalistes s'adaptent-ils aux incessantes vagues de changement technologique? Catherine Mathys nous parle de son mémoire de Maîtrise sur le sujet.

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M2 #3 :: Journalisme et nouvelles technologies, entretien avec Catherine Mathys

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Qu'est-ce que M2?

M2, c'est M au carré, car nous nous sommes deux Martin derrière la réalisation de cette balado. M, aussi pour mutation. Mutation au carré, car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

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M2 - la balado

C'est à l'été 2012 que je rencontre Martin Girard qui est réalisateur radio à la Radio-Canada. Lui et moi avions chacun le goût de s'essayer à faire une balado (que les Français appellent podcast). Grâce à Sylvain Carle, qui nous a mis en relation, on a, de fil en aiguille, réussit à trouver du temps pour démarrer notre projet, M2.


M2 c'est M au carré, car nous nous sommes deux Martin. M, aussi pour mutation. Mutation au carré, car le numérique accélère comme jamais les changements en société.

M2 se veut des conversations autour des métamorphoses apportées par les technologies numériques. Cette baladodiffusion est un pont entre les savoirs des réseaux numériques, des universités, des médias et de la politique.

Nous rencontrerons des universitaires et des praticiens qui pensent le numérique. C'est moi qui propose les rencontres à mon collègue qui lui enregistre et monte ensuite l'entretien et en fait quelque chose d'écoutable.

Je vous invite à rencontrer les gens qui font le numérique à Montréal et au Québec --et dans le monde aussi, quand ils passent par chez nous.

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Le lien court est ici: http://bit.ly/balado-m2

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Les médias sociaux en entreprise

Je vous invite au lancement de mon livre “Les médias sociaux en entreprise” que j'ai co-écrit avec Marie-Claude Ducas et Guillaume BrunetDépêchez-vous de vous inscrire pour participer à cet évènement (c'est gratuit)!



Quand : mercredi 24 octobre prochain dès 17h30 chez Infopresse, l'éditeur, dans leur nouvelle salle d'événement (rez-de-chaussée) 4310, boulevard Saint-Laurent, Montréal (Québec).

INSCRIVEZ-VOUS ICI EN CLIQUANT

Au plaisir de vous y voir!


Table des matières (152 pages)


TABLE DES MATIÈRES DU LIVRE 

AVANT-PROPOS : Comprendre, puis agir

PREMIÈRE PARTIE : Comprendre. Se questionner. Écouter.

INTRODUCTION : Les médias sociaux ne sont pas un but en eux-mêmes

1. COMPRENDRE : Que sont au juste les médias sociaux?

2. SE QUESTIONNER : Ce que les médias sociaux viennent transformer

3. ÉCOUTER : Qu’avez-vous à apprendre sur les médias sociaux?

INTERMÈDE : Faites rayonner votre expertise

DEUXIÈME PARTIE : Agir. Entretenir. Évaluer.

4. AGIR : Se lancer avec succès sur les médias sociaux
5. ENTRETENIR : Gérer sa communauté et poursuivre les conversations
6. ÉVALUER : Mesurer l’efficacité de ses actions
CONCLUSION : Le défi de la pertinence



À propos du contenu du livre

Ce livre s’adresse aux dirigeants de petites entreprises ou de grandes organisations, ainsi qu’à tous leurs gestionnaires ou employés qui auront à être présents en ligne. Le but premier du livre est de permettre à ses lecteurs de bien comprendre et maîtriser cette nouvelle réalité. Le sous-titre («les comprendre, les utiliser, en tirer profit») correspond à nos trois envies, complémentaires, d'expliquer à quoi servent les médias sociaux.

Guillaume, par son curriculum en agence, cherche à expliquer comment en tirer profit, Marie-Claude, qui cherchait au début à augmenter ses compétences dans le domaine, veut expliquer comment les utiliser, et moi je cherche, comme toujours, à faire comprendre le phénomène. Le tout donne une bonne introduction au phénomène des médias sociaux en entreprise.

S'il y a une chose à retenir, c'est que les médias sociaux ne sont pas un but en soi. C'est un outil, comme un autre, au service de vos objectifs d'affaires. Le livre explique les diverses façons qu'ils peuvent se greffer à vos objectifs. Mais si on y cherche un bouton automatique «Rendez-moi célèbre» ou «Convertir vidéo en viral» ou «Vendez mes produits sans effort», mieux vaut reviser vos attentes.

Là où on doit porter une grande attention, même si on peut penser ne pas vouloir / pas pouvoir s'impliquer à fond dans les médias sociaux, c'est de comprendre que, de toute façon, les médias sociaux risquent, quand même, d'avoir un impact sur votre compagnie, vos employés ou même l'environnement concurrentiel de votre industrie.

Notre livre propose de comprendre «pourquoi écouter» (et en premier lieu, pourquoi, pour certains, écouter peut être une révolution) et les façons de «faire rayonner son expertise» (en abandonnant notamment le «langage marketing»).

On doit voir les médias sociaux comme un endroit peuplé de gens à la recherche de réponses à leurs questions, des gens qu’on pourrait surnommer des « demandeurs de connaissances ». Qui répond à leur demande ? Les compagnies deviennent, si on peut dire, des « fournisseurs de connaissances ».

Alors, vous, votre entreprise, vous êtes la réponse à quelle question?



À propos de la genèse du livre

Nous avons commencé à écrire le livre en juin 2011 et nous l'avons terminé au printemps dernier. Avec la mise en page, la correction, la vérification, nous voilà à l'automne 2012, enfin, sur papier.

Écrire un livre est processus bien différent de bloguer. Quand nous avions commencé, G+ n'était pas sorti. On se demandait comment intégrer la nouvelle plateforme de Google. Puis à la fin, neuf mois plus tard, la plateforme qui avait été promu à avenir radieux n'avait pas tout à fait décollé encore, comme on aurait pu s'attendre. Entre temps, Pinterest, cette nouvelle coqueluche, était sur toutes les lèvres. Le domaine des médias sociaux change si soudainement et toujours sans prévenir.

Quand on blogue sur les nouvelles technologies, on fait une suite d'instantanées. On a beaucoup moins le souci de la continuité. Un livre est plutôt construit dans la longueur. Il doit survivre à son sujet. Nous croyons qu'après une décennie de croissance exponentielle, les médias sociaux sont arrivés à une étape de consolidation et de début de maturité.

Sur la base des formations en médias sociaux que donne Guillaume Brunet, Marie-Claude Ducas a mis en mot sa structure en 6 étapes, structure qui me semble la meilleure façon de se faire introduire au phénomène: les entreprises pourront de se faire ainsi une idée claire du potentiel des médias sociaux.

Mais il serait difficile de voir où s'arrête et où commence la contribution de l'un de l'autre des auteurs de ce livre. En gros, c'est Marie-Claude qui a porté sur ces épaules une grande part de la rédaction. Ma contribution au livre se situe surtout au niveau de trois chapitres (introduction, l'intermède et la conclusion). Il serait dur maintenant de savoir quel contenu vient de qui, tant nos idées se sont mélangées. Mais en gros, la trame vient de Guillaume, les mots de Marie-Claude, et certaines réflexions («plus philosophiques», pour reprendre l'expression des deux autres auteurs) sont de moi (exemple: le «défi de la pertinence», le «rayonnement de l'expertise», le «filtrage social»...).

On a eu maintes discussions sur le degré de précisions et des détails qu'il fallait garder. Nous avons été assez prudents pour ne prendre que des exemples qui vont, on l'espère, traverser le temps.

Ce livre se veut concret sans être un livre de recettes. Il n'est pas un livre d'opinion ou d'humeur du moment, mais bien un tour guidé où on prend par la main le lecteur pour donner une idée du chemin idéal à prendre pour visiter le continent des réseaux sociaux dans une perspective d'affaires.


MISES À JOUR:
Sites qui parlent de notre livre:
Les Affaires, Olivier Schmouker De quelle question êtes-vous la réponse?

«It's full of lasers»

On a appris cette semaine que des scientifiques de l’Université de Cambridge (Angleterre) ont réussi à imprimer des lasers en utilisant des imprimantes à jet d’encre ordinaire.

Les micropoints d’encre sont déposés sur une surface spéciale par l’imprimante à jet d'encre modifié et quand ces micropoints sèchent, ils deviennent de petits lasers.

Entendons-nous. 
Un laser, c’est un faisceau de lumière concentré d'une longueur d’onde précise (une couleur). On trouve des lasers un peu partout: lecteur DVD, scanneurs de supermarché, équipement chirurgical.

Tous les lasers ne sont pas ces machines de guerre qui coupent le métal. Les lasers ici fabriqués ne sont pas de grande puissance.

Plusieurs façons de fabriquer un laser existent. Une d'entre elles est d’utiliser des cristaux liquides, une matière qui combine des propriétés d'un liquide conventionnel et celles d'un solide cristallisé, comme on en trouve dans les écrans de télé ACL (Afficheur à Cristaux Liquides) ou LCD en anglais (Liquid Crystal Display).

Comment ça fonctionne
On prend une imprimante à jet d’encre ordinaire avec une cartouche remplie de ces cristaux liquides et on imprime sur une surface humide faite d'un polymère spécial.

Quand le tout sèche, les molécules du cristal liquide s’alignent parfaitement pour former un point (1/4mm) qui devient un petit laser individuel. 




C'est la réaction chimique du produit (une teinture) sur la surface de polymère qui génère une petite lumière et c'est grâce aux cristaux liquides alignés que les photons peuvent  être canalisés. Comme dans une caisse de résonance, les photons d'empilent et se concentrent pour former un laser, cette lumière concentrée

Avancées possibles
- Production massive de laser à bas coût
- On peut imprimer des lasers sur toute sorte de surface
- On pourrait créer des «surfaces communicantes» («smart material»): pour éclairer ou pour transmettre de l’information. Un scanneur pourrait capter la lumière des lasers sur un papier peint et lire les informations inscrites (à propos de la salle, etc.)

Il me semble que nous avons affaire à une découverte intéressante, mais dont on connait pas encore tous les débouchés. Probablement qu'on verra apparaître une série de lasers jetables ou des papiers peints qui contiennent des messages codés par les lasers.

Que feriez-vous avec une telle invention, vous?

Source
Des imprimantes à jets d’encre pour imprimer des lasers sur la BBC http://bbc.in/Vma7vV 

Avec «Touché», tout, tout devient une interface, même l’eau!

On le sait moins, mais Disney a une équipe de recherche et développement qui s'occupe d'expérimenter de nouvelles interfaces

Cette semaine, l’équipe de Pittsburgh a sorti une vidéo sur YouTube sur un nouvel outil qui devrait modifier notre rapport aux choses...

J'ai présenté cette innovation à l'émission La Sphère aujourd'hui, dans ma chronique techno. Je la trouve tellement vraiment intéressante!



«Touché» est un nouveau senseur pour reconnaître les contacts sur une surface. Mais contrairement aux senseurs conventionnels, il n’est pas basé sur une approche binaire: «contact» / «pas de contact».

Le senseur capture toutes les fréquences et donc offre plus de subtilités dans son décodage. Par exemple une simple pression avec les doigts ou les mains sur un objet crée toujours une micro décharge électrique détecté par le senseur de votre iphone ou ipad. Au lieu de s'en tenir à un simple calcul binaire, le nouveau senseur lit toutes les fréquences, ce qui lui permet d'augmenter le nombre d'interactions avec un objet

Exemples

Une poignée de porte: on peut détecter si c’est 1 doigt, 2 doigts ou la main au complet qui la touche

Une table: on peut détecter si c’est 1 main, 2 mains, les coudes qui la touchent. Même la présence ou non d’une personne est détectable.

De l’eau: on peut détecter si c’est 1, 2 ou 3 doigts ou si la main est complètement immergée. Assez impressionnant, en tout cas.

Notre propre corps: on peut détecter des contacts et des gestes sur notre corps. Croisez les doigts, toucher son poignet, les glisser sur son avant-bras, pourrait permettre de changer de pistes sur son iPod ou de répondre à son téléphone.

Applications

Le sofa intelligent: Le sofa sait quand quelqu’un s’assoit et ouvre la télé Si la personne prend une position confortable pour regarder la TV, alors les lumières baissent en intensité. Si la personne ne bouge plus et s'endort, alors la télévision se ferme. Une application en domotique moins triviale peut aussi être imaginée..

Poignée de porte intelligente: par exemple, par un simple touché, la porte peut indiqué l’état de la pièce pièce de l’autre côté de la porte : réunion en cours, «ne pas déranger je suis au téléphone»,
etc.

Pour le côté liquide, les chercheurs ont imaginé que le senseur peut détecter le type d’objet qui entre en contact avec un liquide (doigts, baguettes, cuiller) et donner une réponse appropriée (dans leur exemple, pour empêcher un enfant de manger avec les mains.

Les exemples dans le vidéos ne sont pas des sommets de créativité, mais il est clair que la possibilité que tout soit une interface un jour n'est plus du domaine de la fiction...

Des robots mous, Google indoors, surveillance massive

Voici en résumé le contenu de ma chronique que j'ai donné aujourd'hui à l'émission La Sphère à la Première Chaîne de la radio de Radio-Canada, animée par Matthieu Dugal, le samedi 3 décembre 2011 (disponible en ballado).


Voici les thèmes abordés:

Des ressources pour la classe destinées à contrer la cyberintimidation
Plusieurs leçons sur la cyberintimidation (5e année de primaire à secondaire) disponibles pour les éducateurs, et elle sont vraiment très pertinentes:
Des robots mous

On connait les robots sous formes humaines, en fer et en OS. Mais on n’avait pas encore essayé de fabriquer un robot mou comme un mollusque, sans aucun morceau dur, qui se tortille pour passer sous les obstacles. (via Ars Technica)

Bâti avec du polymère élastique, sans aucune composante dure à l’intérieur, il se déplace dans un mouvement qui rappelle celui de l’étoile de mer et à la fois celui de la chenille, par air comprimé. Il arrive à passer sous les portes.


La preuve de concept ici consiste à démontrer que les robots mous programmés avec une série d’actions très simples peuvent avoir des types de mouvement très complexe.

Google Map rentre à l’intérieur des bâtiments avec Google Indoors

Le célèbre logiciel de cartographie va bientôt vouloir rentrer chez vous dans votre maison. Google Map cartographie l’intérieur des grands centres d’achat et des aéroports. Un module «faites-le vous même» est disponible pour les entreprises qui veulent cartographier leur intérieur. (Via Ars Technica.)

Le service est offert uniquement sur mobile Android.



Google rattrape ainsi son retard, car Microsoft offre déjà les cartes d’intérieur des grands magasins pour ces cellulaires Windows et des aéroports pour les ordinateurs.

Wikileaks s’attaque aux réseaux de surveillance massive

287 documents rendus publics jeudi par Wikileaks montrent que le marché de surveillance de masse représente 5 milliards de dollars. Une industrie florissante se bâtit depuis 2001 sur le filtrage des flux internet et téléphonique à l’échelle d’une nation entière.

Sources:
http://spyfiles.org/
http://owni.fr/2011/12/01/spy-files-interceptions-ecoutes-wikilleaks-qosmos-amesys-libye-syrie/
http://projects.wsj.com/surveillance-catalog/#/
http://www.rue89.com/2011/12/01/wikileaks-revele-un-marche-mondial-de-lespionnage-et-de-la-surveillance-227131