ZEROSECONDE.COM: Humour (par Martin Lessard)

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Les médias sociaux et le Bye Bye

Au fond, ce n'est plus parce qu'il y a un Bye Bye que les gens sont devant la télévision au passage de l'an, c'est parce qu'il a des gens devant la télévision qu'il y a un Bye Bye. Mais la formule n'est plus adaptée aux années 2000. Voici pourquoi.






Le Bye Bye, émission de fin d'année à la télévision publique (SRC), ne laisse jamais indifférent. On déteste, on adore. SRC a bien tenté, il y a fort longtemps de se sortir du créneau (la controverse ne date pas d'hier, rappelez-vous "Bonne année Roger"), même si n'est pas le créneau qui est le problème.

C'est que les deux fonctions du Bye Bye sont devenues obsolètes.

Les deux fonctions (dysfonctionnelles) du Bye Bye

Cette émission a toujours tenté une revue de l'année sous le mode de l'humour. Les époques se sont succédés et les comédiens aussi. La formule n'a pas changé. C'est la société qui a changé.

Les deux fonctions, faire rire et faire discuter, sont devenus obsolète dans sa formule actuelle, parce qu'inévitablement la société a changé.

On pourrait invoquer des raisons concernant le degré de qualité du contenu du Bye Bye, mais elles me semblent secondaires face à la montée d'Internet, entre autres.

1) La fonction de l'humour



La première fonction du Bye Bye, à l'origine, était de dérider le public face à l'angoisse du monde que la télévision donnait à voir.

Le Québec s'ouvrait au monde par la petite lucarne et l'humour était le liant entre toutes les couches de la société. Une façon souveraine de se reconnaître uni une fois l'an.

Les critiques ont déjà noté que depuis deux décennies, les émissions d'humour et de critiques humoristiques de l'actualité ont suffisamment envahie les ondes télévisuelles pour rendre fade la revue annuelle --qui ressemble à une redite, incapable de répondre aux attentes démesurées de plaire à tous et à son père.

La balkanisation de l'humour au Québec a créé une série de ghettos impénétrables qui divise la société. L'humour trash, le cynisme branché, les farces grasses et méchantes ont leurs fans qui s'excommunient mutuellement.

L'humour de Cloutier et Morissette, concepteurs du Bye Bye de cette année, plaira ou non selon les allégeances. Seuls les critiques avertis, comme Stéphane Baillargeon du Devoir, auront compris que c'est l'humour comme liant qui ne fonctionne plus.

Sur les réseaux sociaux, les LOLcats, les FAILblog et autres, remplissent tous les interstices de notre vie, réduisant l'humour (?) à un nihilisme permanent et la transformant en commodité à portée de clic.

Internet, via les réseaux sociaux, vient remplir notre besoin de se dérider de l'actualité en temps réel --entre deux émissions d'humour à la télé...



2) La fonction d'initiateur de conversation

La deuxième fonction du Bye Bye est de se remémorer les événements annuels pour provoquer une ultime réflexion sur le temps qui passe et les changements intervenus durant l'année.

Je crois que la montée des réseaux sociaux joue ici un autre grand rôle dans la désaffection de cette fonction d'une telle revue de l'année.

Je ne parle pas du gigantesque clavardage à ciel ouvert qu'est devenu Twitter, même si des dérapages, comme l'étrange cas du mystérieux double maléfique de Jorge Contreras, sont devenus un spectacle en soi.

Le Bye Bye était un moment privilégié pour ouvrir la discussion sur l'actualité avec toute la famille, réunie pour l'occasion.

Or, aujourd'hui, cette discussion a lieu sur les réseaux sociaux au moment même où l'événement a lieu. On épuise complètement le sujet au moment où l'événement se passe. On commente, on "like", on partage.

La revue de l'année ne réussit, au mieux, qu'à nous faire sourciller. Tout a été dit et il n'y a plus de discussion possible.

Si la télévision a conservé sa place de rendez-vous collectif, elle n'a plus le monopole d'initier des catharsis collectives à travers le simple fait de remémorer les événements.

Les sujets sont maintenant commentés dans une conversation permanente tout au long de l'année.

Revoir l'année autrement

Qu'est-ce qui reste? Un spectacle artistique, parodique, avec des moyens de music-hall, pour passer le temps avant de se donner le baiser de début d'année. Sans le fard d'un passage initiatique. Ce n'est que de la télévision.

Les réseaux sociaux demandent de revoir complètement la notion de revue de l'année, du moins dans la façon qu'elle est pratiquée dans le Bye Bye annuel.

Il ne s'agit plus de souligner anecdotiquement l'année --ça, les réseaux sociaux le font allègrement et mieux.

Le Bye Bye n'est qu'un symptôme. Les grands médias dans leur ensemble sont touchés.

Les grands médias n'ont d'autre choix que d'aller là où ils ne peuvent être que les meilleurs: approfondir un sujet, donner du contexte, prendre du temps, éviter le superficiel.

C'est-à-dire donner ce recul nécessaire et salutaire. Pour le reste, les réseaux sociaux s'en chargent très bien.

Salut NULL

Ah! Ça commence bien la semaine! On ouvre sa messagerie et on trouve ce message de pourriel. Ou comment rater son envoi massif dès la première ligne!

Salut NULL

Règle numéro 1: ne jamais envoyer ses courriels un vendredi soir, après une semaine éreintante. Une erreur est si vite arrivée ;-)

Règle numéro 2: bien suivre la règle numéro 1 et bien comprendre la règle numéro 3

Règle numéro 3: dans un monde de surabondance, offrir du contenu n'apporte plus aucune valeur en soi -- dans un monde de rareté, peut-être. Ce qui a de la valeur, plus que jamais, est le sens. Offrez du sens qui me permet de me retrouver dans le tsunami de l'info. J'irai chercher la vidéo après.

Didier ze mime

Après une première série de capsules marrantes sur YouTube il y a un an, Didier Lucien (alias Didierzemime) et le producteur Robert Boulos ont lancé leur site de webTV didierzemime.com où on va retrouver de nouveaux sketches.



Je vous en avais glissé un mot cet été (dans ma série sur le viral) et j'espérais bien qu'ils reprennent du collier pour notre plus grand plaisir. Voilà chose faite!

Mise à jour 27 octobre: Didierzemime a ouvert son compte Twitter

La crise financière expliquée aux enfants

L'origine de la crise financière qui secoue en monde en bande-dessinée! Rue89 signale une petite BD qui circule depuis plusieurs mois et qu'ils ont traduit pour nous en français!. Bidonnant!
Et comme ils le disent "(les auteurs) mériteraient le prix Nobel de la vulgarisation, si l'académie suédoise avait la bonne idée de le créer". Mais ils n'auront visiblement jamais la palme du meilleur dessinateur ;-)

Lancer le diaporama

la crise de subprimes en BD

Vous pouvez aussi récupérer la BD en format PDF chez Rue89

Kultur Kanadienne : un interlude dangereux

On commence la semaine en riant (jaune), tout en faisant le pont avec ma série d'interludes de vidéos viraux de la semaine dernière. Voilà un tout nouveau, tout beau, tout chaud, qui vient de sortir.

Il plaira à ceux et celles qui suivent l'actualité politique et culturelle canadienne. Le gouvernement central en place a lâchement profité des vacances pour couper dans des programmes culturels comme l'INIS et la SAT.

Le vidéo reprend la stratégie de Buffalax (sous-titrer une oeuvre pour la détourner) comme pour l' interlude 4 que j'avais cité.

Adolf Harper koupe dans la Kultur Kanadienne (Allemand s/t anglais)

Mis en ligne le 20 août sur Youtube

Le procédé a été repris plusieurs fois pour ce segment de film Der Untergang (pour Vista, un vol de voiture ou un bannissement de World of Wordcraft) avec plus ou moins de succès.

Caricature vidéo
Ici, le thème est plus incisive et à-propos. Cette satire déforme certes les traits, mais l'exagération reste représentative d'un sentiment perçu par le milieu et colle à l'actualité. On voit là les caractéristiques de la caricature. Une caricature vidéo, disons "à la web 2.0", avec mashup généré par un utilisateur.

(Il faut comprendre que M. Harper, premier ministre, soutenu traditionnellement par la droite qui se trouve en Alberta, dans l'Ouest canadien, s'est comporté face à la presse de façon peu démocrate et à l'instar du führer ne laisse pas entendre qu'il aime "l'art dégénéré"...)

Pronostiques
Il avait 3 244 "visionnements" (*) quand j'ai publié ce billet et ce nombre devrait monter substantiellement. Mais il restera, à mon avis, probablement loin sous la barrière d'un véritable viral raz-de-marée. La population visée ne concerne que les Canadiens (33 millions) mais ce nombre doit radicalement être révisé à la baisse si on ne compte que les Canadiens conscients de la gravité de la situation.

La "citation" du film Der Untergang effrayera plusieurs médias officiels, autant par le thème (le nazisme) que par l'accroc au droit d'auteur; et il perdra là un vecteur majeur de propagation.

Le buzz sera couvé au chaud par la blogosphère canadienne (anglaise) et servira probablement de leitmotiv motivateur aux diverses manifestations qui auront lieu dans le pays contre les coupures.

La probabilité d'élection à l'automne coupera la durée du viral car le contenu est très d'actualité -- il faut un certain espace temporel pour permettre l'envol d'un viral et trois mois dans un si petit marché n'est pas chose facile...

(*)Mise à jour
5 septembre 2008: 14 626 visionnements
27 octobre 2008: 34 538 visionnements

Interlude 5 : Jesus Friki

Pour notre dernier regard sur ce monde du viral vidéo populaire, je vous propose cette biographie de Jésus, prophète à Los Angeles.

Jesus Christ - The musical


On pense souvent à tort que ces petits vidéos ont été tournés à la va-vite. Deux "making-of "(1 et 2) du petit sketch que vous venez de voir montrent tout de même un certain sérieux dans la préparation (qui laisse quand même place à l'improvisation).

La baisse des coûts (production/ diffusion) a permis l'éclosion de multiples "produits culturels" qui sortent du circuit commercial (le modèle industriel demande une assurance inévitablement d'un retour d'argent pour enclencher le processus - ce qui n'est pas le cas pour les petites productions virales). Le retour, s'il n'est pas financier, se calcule souvent en retombées médiatiques ou en réputation. Si le viral marche.

Ce que l'on remarque, c'est que ces produits Jesus Friki et Didier ze Mime (que je vous ai montré en début de cette semaine) sont faits par des non-Américains et ne nécessitent pas une compréhension obligatoire de la langue anglaise.

Mais leur succès est très relatif et aucun n'atteint des sommets ahurissants que l'on voit sur des vidéos de moindres qualités (1,8 million pour celui-ci). Est-ce que les produits non américains n'ont pas la cote? Est-ce un aveuglement culturel? ou est-ce par que le phénomène viral ne marche que pour les Américains (vu leur nombre et vu leur type de goût)?.

Comme les têtes à claques ont montré qu'il existe de contenus autres qui peuvent avoir du succès viral hors Amérique (ça ne dément pas -ils ont sorti il y a une semaine la version anglaise) il faut croire alors que Youtube n'est pas le Graal pour la culture francophone et hispanophone. À voir le succès de Youku en Chine, par exemple, il manquerait donc un pôle fort en francophonie pour faire lever, de la base, des contenus autres que ce que les médias traditionnels proposent .

Il y a plein de prétendants, mais aucun n'occupe la place centrale qu'a Youtube chez les anglophones. Ou alors le viral à la Youtube serait peut-être insoluble dans la francophonie (qui préfère peut-être l'ordre "d'en haut" au désordre "d'en bas"...)

Interlude 4 : Girly man

La mondialisation a ça de bon. Bollywood mélangé à Michael Jackson et (pseudo)-traduit en anglais. Ça donne 3,7 millions de visionnements pour ce Thriller indien...



La version originale est ici (sans les sous-titres de Buffalax) avec 11 millions de visionnements.

"Buffalaxer" (buffalexed) devient presque un verbe pour nommer ces "traductions" qui sont en fait des transcriptions approximatives des sons "entendus" par une oreille non exercée.

Là encore, le viral fonctionne sur la base d'un regard sarcastique face à un genre culturel (venu de Bollywood) élevé au rang de kitch accompli aux yeux des Occidentaux.

Il ne nous vient même pas à l'idée que l'on peut regarder nos mêmes travers culturels médiatiques sous un angle anthropologique et trouver ça tout aussi "comique".

Eux, ils ne trouvent pas nos travers comiques. Il faut dire qu'ils reçoivent nos représentations médiatisées par des canaux officiels. Les leurs nous arrivent par la bande, détournées, par des canaux officieux. Le rapport au contenu ne peut donc pas être le même.

Le rapprochement des civilisations passe peut-être nécessairement par ce regard croisé par YouTube interposé. Le viral, via les plateformes vidéo, offre une fenêtre sur le monde (ou plutôt un soupirail) sur ce qui se consomme culturellement ailleurs (et que nos monopoles médiatiques locaux ne souhaitent surtout pas que vous aimiez...)

Nous finirons demain avec un petit dernier, pas piqué des vers, et qui nous donnera un petit aperçu derrière le décor.

Interlude 3 : Logo JO

Il y a de ces images qui restent gravées dans la mémoire comme taches d'encre sur une chemise. Comment détruire un logo en 15 secondes. Vous comprendrez pourquoi chacune des chaînes de télé a préféré en créer une différente.



C'est la "suite" de la première version. Manichéen, mais efficace en chien.

Le viral fonctionne, car il joue sur une valeur sociétale très répandue en Occident (la Chine communiste est méchante - nous sommes les gentils). Le fond du message est tout à fait légitime (et il faut continuer à lutter pour plus de liberté dans ce grand pays) mais les moyens de diffuser le message laissent peu de place aux nuances et forcent l'amalgame simpliste dans les esprits de la caricature de dictature avec le régime actuel.

Parce que nous sommes enclins à croire le message (dans sa simplicité toute claire) il se transmet d'autant plus facilement qu'il semble "aller de soi". Il faut jouer les stéréotypes, comme la pub, pour pénétrer rapidement et profondément le corps social.

Le viral fonctionne, car le terreau était déjà fertile. Comparer le nombre de visionnements avec ce vidéo sur un sujet encore plus mondial, alarmant et urgent: Peak (notez au passage l'étonnant choix visuel, qui est dans le même ton -et sur le même thème- que celui-ci). Certains sujets butent quand l'acte de foi est "trop grand".

Demain nous verrons un vidéo qui atteint des sommets tout en promouvant une idéologie sous-jacente, non explicite, d'interprétation interculturelle.

Interlude 2 : Super Timor remix

C'était un succès sur le web bien avant Youtube (très longtemps avant). Cette publicité qui nous vient de la Côte d'Ivoire saura vous inspirer pour le reste de la journée (ou vous rappeler de bon souvenir pour les plus anciens sur le web).

Ne manquez pas ensuite, la version remix, qui elle vous accompagnera tout le week-end dans vos soirées yéyés.

Version originale



Version remix


Super Timor, le grand-père du viral vidéo, du moins dans la francophonie, est un classique, à plus d'un point, car il a montré comment une réalisation de piètre qualité, avec une réalisation médiocre, presque amateur (selon les sacro-saints critères hollywoodiens en vigueur) pouvait rejoindre une "audience" attirée par, justement, cette "authentique imperfection".

Ce viral, et bien d'autres ensuite, ont tracé la voie d'une consommation alternative - et massive- d'un non-contenu interprété au 13e degré. Ce n'était plus le message (émis par un émetteur dans un certain canal pour un certain récepteur) mais une contemplation caustique et ironique de nos artefacts médiatiques contemporains ou (dans le cas de vidéo familial) de nos travers et misères humaines (accidents, peines, maladresses)...

Demain on verra un vidéo qui était totalement dédié à être propagé, mais cette fois-ci en utilisant un parti-pris politique et non pas nihiliste.

Interlude 1 : Didier ze mime

Avec le mime Didier, c'est Marcel Marceau qui peut aller se rhabiller (ou serait-ce le contraire?!).

Je vais explorer cette semaine, sur un ton plutôt estival, quelques perles vidéo du monde d'en bas, cet endroit hors institution médiatique qui utilise le réseau pour exprimer des messages artistiques ou autre vers le haut. Ou qui sont eux-mêmes des virus artistiques du vivier internet qui ont généré des copies sans queue ni tête dans cet immense cadavre exquis qu'est devenu Youtube...



Il y a 9 épisodes à se rouler par terre.

L'acteur, Didier Lucien, (et Robert Boulos), a lancé ces petites capsules il y a un an. On le retrouve sur quelques plateformes vidéos (youtube, aol, truveo) Ce choix délibéré est aux antipodes des têtes à claques qui détiennent une propriété unique à une adresse unique.

Pour ce qui est de rentabiliser le processus, en ligne , ça ne donne pas un retour sur l'investissement très fort. Comme retour sur la notoriété, c'est par contre un grand pas. (on devrait toujours avoir trouvé un partenaire publicitaire avant le lancement si la rentabilité est le but).

Mais même une grande idée et une bonne réalisation ne font pas nécessairement un succès. Le nombre de visionnements est très respectable, mais mérite franchement plus. Comme quoi c'est comme la loterie. On veut tous gagner le gros lot. Mais pour la majorité d'entre nous, il faut continuer à bosser fort.

Le producteur laisse entendre que les possibilités sont infinies; encore faut-il les réaliser. Malgré le (probable) petit budget, il serait possible qu'il soit encore trop élevé pour maintenir un rythme qu'ils voudraient plus régulier. Mais surtout, je pense que derrière un succès, il n'y a pas que de la chance, il y a toujours beaucoup de travail. On leur souhaite (pour notre égoïste plaisir) qu'ils reprennent du collier.

Demain on verra un exemple de succès viral,qui au contraire, est complètement non voulu...

Les têtes à claques en anglais!

Les célèbres Têtes à claques vont s'ouvrir au marché anglophone.

On peut avoir un aperçu à cette adresse : www.beta.tac.tv

Les productions Salambo, qui font les Têtes à claques, ont refait certains sketches, pour nos friends, comme Sean...

Et comme ils fêtent leur deux ans en grand, ils lancent en même temps un nouveau site relooké avec un outil de recherche, des sous-titres, des catégories et l'option plein écran.

ChezJules.tv en ligne

Bienvenue « Chez Jules » - un lieu où l'écrit et l'image se chevauchent dans un élan débridé de passion totalement hors de contrôle.

La web série la plus attendue de la saison offre enfin la première capsule en ligne. La fin de semaine commence bien!


"Chez Jules est né sur le site de « Chroniques Blondes », un blogue où [Geneviève] a beaucoup parlé de mon métier de scénariste, de l'envers du décors du monde du cinéma et de la télévision mais surtout de la vie [...]" Extrait du blogue de chez Jules

Modalités en petits caractères

Tourisme-Montréal a lancé son nouveau site. Beau, léché, plein de vidéos. Et en flash. On imagine le tollé des experts en indexation. On dit qu'il a coûté 1.5M$. C'est des sous. Patrick et Heri nous donnent leurs avis. Mais le plus intéressant est dans les petits caractères.

La première chose qu'on leur souhaite c'est que plein de gens vont relier le site pour qu'il score haut dans les moteurs de recherche. On aime bien que les touristes découvrent Montréal. C'est un secret bien gardé.

Avis juridique
Mais il risque même de rester trop bien gardé. Selon les "modalités d'utilisations" du site, il est interdit de faire un lien vers le site! (Mise à Jour 17h00: l'avis sera corrigé)
Il vous est interdit de créer dans d'autres sites Web des liens les reliant à ce site Web sans l'autorisation expresse du Propriétaire du site. (Pour obtenir cette autorisation, veuillez communiquer avec notre administrateur Web à info@tourisme-montreal.org .) (extrait des "modalités d'utilisations")
Comment faire connaître le site à des touristes potentiels? Étrange. N'est-ce pas condamner le site?. Ou alors le budget marketing sera faramineux. (via Hugh McGuire)

Ami juridique
Je ne vois pas quel rapport il y a entre "utiliser leur site" et "poster un lien dans mon site". Je n'ai pas à être contraint par des modalités externes dans un espace qui ne leurs appartient pas. D'ailleurs déjà 70 000 liens se retrouvent dans Google et je serais étonné que le pauvre webmestre les ait tous "approuvés".

À vie juridique
Je me demande si je peux moi aussi improviser à faire mon propre avis juridique dans MON espace qui contraint les autres dans LEUR espace.

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3. Il est interdit à tous de lire ce billet.

4. Il est interdit de dire que c'est interdit.

Je crois que je suis protégé à vie.

P.-S.: Je rappelle à tout ceux qui ont oublié: le web n'est pas Internet. Le web est un des protocoles de communication sur Internet. Le "HTTP" signifie Hyper Text Transfert Protocol et que si quelqu'un n'aime pas les hyperliens il existe d'autres protocoles pour "être sur Internet", comme Telnet, FTP et Archi.

"Ouatchez" les Têtes à claques aller

Têtes à claques a fait « ouatcher » la France et gagne le Grand Prix du Marketing relationnel et opérationnel 2008.

SFR-TACAu long, ça donne, "le Grand Prix Stratégies/La Poste du marketing relationnel et opérationnel 2008 a été donné à SFR et son agence Dialog Red pour une campagne multicanal".

En court, le çavaoutcher.fr remporte la palme.

En bref, les Têtes à claques en version mobile hexagonale font encore parler d'eux, malgré que le site publicitaire soit maintenant fermé.

"Outchez"-les aller, ils vont conquérir le monde.

Appelez le Helpdesk!

Les vieux ne comprendront jamais rien aux nouvelles technologies. Mode d'emploi.


Introduction au livre (suédois s-t français) Via UrfistInfo.
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Tetes a claques en France : cavaouatcher !

SFR, l'opérateur de téléphonie mobile, se paye Les Têtes à claques et nous offre le site www.cavaouatcher.fr, une campagne web promotionnelle, viral grâce à l'humour déjanté de Michel Beaudet, pour promouvoir leurs nouveaux forfaits (vidéo Dailymotion, Win SMS, etc).

Trois histoires sont actuellement disponibles, pour les bodyboys et les bodygirls!

Tu veux-tu en ouatcher un? Les films de la ouatch (Mise à jour : le lien ne marche plus)

La campagne utilise les fonctions de base comme copier le url du clip, l'envoi du clip à un ami pour favoriser le buzz. Aucun doute que la campagne rejoindra son public.