ZEROSECONDE.COM: Radio (par Martin Lessard)

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Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

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Balado Triplex: Les technologies rendent-elle dépendantes?

Voici la deuxième balado de Triplex avec Philippe Marcoux, Gina Desjardins, Laurent Lasalle et moi-même.

«Si la technologie nous rend aujourd’hui plus efficaces au travail ou dans nos communications, est-ce qu’elle est pour autant essentielle à notre existence? Sommes-nous dépendants, voire accros, à nos divers appareils intelligents?»

L’émission est divisée en 8 sections :

00:00 – Introduction
01:34 – Sommes-nous dépendants des nouvelles technologies?
05:32 – Nouvelles technologies : les dangers et inconvénients
12:14 – La pression de suivre le rythme
17:04 – À quand les syndicats de l’esprit?
22:56 – Google nous rendrait-il stupide?
32:59 – Questions en rafale
34:14 – Fin

 

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Une nouvelle dépendance?
«Dépendance» est probablement un mot trop fort. C'est un mot valise dans lequel on peut mettre beaucoup de choses, et je crois que nous avons évité de tomber dans une définition «bon versus mauvais»
La médecine décrit la «dépendance» comme un «besoin de continuer à absorber certaines substances toxiques pour chasser le malaise dû au sevrage» (source Antidote), c'est à dire, la consommation de substance (ou l'usage) devenue nécessaire due à une pression physiologique malsaine. Une drogue, quoi.
Par extension, on dit alors que dépendance s'applique à ces trucs dont «on ne peut se passer». Dans le cadre de notre balado, on peut se demander si la techno et les nouveaux gadgets ne sont pas une dépendance. Il aurait été insensé d'y répondre par l'affirmative tout de go. La technologie apporte beaucoup de bienfaits et pas seulement des malaises. D'où la bifurcation à un moment donné dans la balado vers la notion de «risque».
La dépendance aux jeux ne date pas de l'arrivée du web, donc la technologie n'est pas une condition unique pour générer cette dépendance; il faut toutefois reconnaître que la technologie a créé ces jeux en ligne (les MEUPORG) qui peuvent toucher et affecter des gens --vous trouverez toujours un média pour nous le rappeler--. Donc oui, dans ce cas, il y a des risques. Mais la technologie est-elle la cause.
Une dose d'intraveineuses d'info
Moi, la question qui m'intéresse le plus concerne cette addiction à l'information devenue soudainement plus accessible, plus abondante.
Il me semble que cette «dépendance» à l'information touche deux choses:  


(1) le web vient répondre et provoquer à la fois notre soif de savoir, notre curiosité infinie. L'accès à une infinité de documents ne fait qu'empirer notre soif comme l'eau salée que l'on boit en pensant étancher sa soif.
 


(2) une information quand elle est associée à nos réseaux sociaux me semble plus qu'une nouvelle, plus qu'une simple donnée, c'est le liant entre des gens, un liant qui donne sens à l'actualité, à la culture et à la vie. 
Ce deuxième point est particulièrement fascinant. Il est à mon avis vraiment nouveau d'avoir si facilement et si abondamment accès à une information sociale qui vient remplir tous nos interstices de nos vies. 
Le poids des infos, le choc du social 
La raison de la dépendance pourrait être la peur de passer à côté de quelque chose, de ne pas être dans le coup. Les médias sociaux nous mettent au courant d’événements que nous sommes «en train de manquer»! En fait les médias sociaux ne sont que des traces que nous laissons dans nos moments libres (quand on est occupé, on n'est pas en train de tchatter). Les réseaux sociaux nous envoient en pleine face tout le temps libre (et seulement celui-ci) de toute notre communauté. Il y a de quoi être effondré en fait devant ce fait surtout quand on le compare à son propre agenda
Dans nos sociétés hyperproductives, le temps libre, c'est notre vie. Les réseaux sociaux donnent l'illusion que la vie (le temps libre) s'y trouve, comme une bouffée d'air frais, vitale au milieu de l'asphyxie productiviste.
Et comme les réseaux socionumériques reposent plutôt sur la notion plaisante de gratification (notoriété, échange) et nourrissante (apprentissage croisé et mutuel), on a tendance à être en manque quand on n’y a pas accès...
Quand on fini par comprendre que le sens minimal des échanges dans un réseau social comme Facebook c'est l'appartenance, alors on associe le manque d'échange de message à une perte de sens et de lien...
«Social media addiction»
Je vous donne quelques liens pour lire davantage sur le sujet qui intéresse de plus en plus les scientifiques et les académiciens (quoi que peut-être pas assez encore):

Social Network Addiction – A Scientific No Man’s Land? (Brain Blogger) où on s'interroge sur quelques cas où l'addiction à Facebook a fait perdre tout sens rationnel à des quelques personnes et où on se demande si en tant que drogue il n'y aurait pas aussi des effets positifs.

Facebook, Twitter Are Harder to Resist Than Cigarettes, Alcohol (Medical Daily) où une étude récente démontre qu'il serait possiblement plus facile de se priver d'alcool, de cigarette et de sexe que de Facebook. Je ne suis un peu dubitatif --et suspicieux, surtout à la veille du lancement en bourse de Facebook, j'ai tendance à voir de la manipulation médiatique pour rentre attractif les futures actions.


5 Signs of Social Network Addictions (GeekSugar) où on donne une idée des symptômes pour que vous puissiez vous auto-diagnostiquer et 1 ou 2 trucs pour que vous puissiez vous en sortir.
Réseaux sociaux : La maladie des temps modernes, un (trop) court extrait de "L'éloge de la vitesse" de Rafik Smati, qui va, dans ce texte, à mon avis, un peu trop vite pour dire que les réseaux sont addictifs, mais ça permet tout de même de prendre au sérieux la question.


Pour voir les autres balados de la série «Triplex en balado»

Internet remplacera-t-il la télévision en 2012 ?

Comme source d'information? Peut-être. «En seulement douze mois, Internet comme principale source d’information des Québécois a connu une progression fulgurante, passant de 15 % en 2010 à 30 % en 2011.»

La nouvelle étude NETendances du CEFRIO montre que chez certains groupes d’âge Internet a dépassé la télévision, quoique, de façon globale, la télévision constitue toujours la principale source d’information utilisée pour consulter l’actualité et les nouvelles par les adultes québécois (41%).


Plus de détails ici sur le site du CEFRIO: Internet comme source d'information (PDF)

Les médias sociaux et le Bye Bye

Au fond, ce n'est plus parce qu'il y a un Bye Bye que les gens sont devant la télévision au passage de l'an, c'est parce qu'il a des gens devant la télévision qu'il y a un Bye Bye. Mais la formule n'est plus adaptée aux années 2000. Voici pourquoi.






Le Bye Bye, émission de fin d'année à la télévision publique (SRC), ne laisse jamais indifférent. On déteste, on adore. SRC a bien tenté, il y a fort longtemps de se sortir du créneau (la controverse ne date pas d'hier, rappelez-vous "Bonne année Roger"), même si n'est pas le créneau qui est le problème.

C'est que les deux fonctions du Bye Bye sont devenues obsolètes.

Les deux fonctions (dysfonctionnelles) du Bye Bye

Cette émission a toujours tenté une revue de l'année sous le mode de l'humour. Les époques se sont succédés et les comédiens aussi. La formule n'a pas changé. C'est la société qui a changé.

Les deux fonctions, faire rire et faire discuter, sont devenus obsolète dans sa formule actuelle, parce qu'inévitablement la société a changé.

On pourrait invoquer des raisons concernant le degré de qualité du contenu du Bye Bye, mais elles me semblent secondaires face à la montée d'Internet, entre autres.

1) La fonction de l'humour



La première fonction du Bye Bye, à l'origine, était de dérider le public face à l'angoisse du monde que la télévision donnait à voir.

Le Québec s'ouvrait au monde par la petite lucarne et l'humour était le liant entre toutes les couches de la société. Une façon souveraine de se reconnaître uni une fois l'an.

Les critiques ont déjà noté que depuis deux décennies, les émissions d'humour et de critiques humoristiques de l'actualité ont suffisamment envahie les ondes télévisuelles pour rendre fade la revue annuelle --qui ressemble à une redite, incapable de répondre aux attentes démesurées de plaire à tous et à son père.

La balkanisation de l'humour au Québec a créé une série de ghettos impénétrables qui divise la société. L'humour trash, le cynisme branché, les farces grasses et méchantes ont leurs fans qui s'excommunient mutuellement.

L'humour de Cloutier et Morissette, concepteurs du Bye Bye de cette année, plaira ou non selon les allégeances. Seuls les critiques avertis, comme Stéphane Baillargeon du Devoir, auront compris que c'est l'humour comme liant qui ne fonctionne plus.

Sur les réseaux sociaux, les LOLcats, les FAILblog et autres, remplissent tous les interstices de notre vie, réduisant l'humour (?) à un nihilisme permanent et la transformant en commodité à portée de clic.

Internet, via les réseaux sociaux, vient remplir notre besoin de se dérider de l'actualité en temps réel --entre deux émissions d'humour à la télé...



2) La fonction d'initiateur de conversation

La deuxième fonction du Bye Bye est de se remémorer les événements annuels pour provoquer une ultime réflexion sur le temps qui passe et les changements intervenus durant l'année.

Je crois que la montée des réseaux sociaux joue ici un autre grand rôle dans la désaffection de cette fonction d'une telle revue de l'année.

Je ne parle pas du gigantesque clavardage à ciel ouvert qu'est devenu Twitter, même si des dérapages, comme l'étrange cas du mystérieux double maléfique de Jorge Contreras, sont devenus un spectacle en soi.

Le Bye Bye était un moment privilégié pour ouvrir la discussion sur l'actualité avec toute la famille, réunie pour l'occasion.

Or, aujourd'hui, cette discussion a lieu sur les réseaux sociaux au moment même où l'événement a lieu. On épuise complètement le sujet au moment où l'événement se passe. On commente, on "like", on partage.

La revue de l'année ne réussit, au mieux, qu'à nous faire sourciller. Tout a été dit et il n'y a plus de discussion possible.

Si la télévision a conservé sa place de rendez-vous collectif, elle n'a plus le monopole d'initier des catharsis collectives à travers le simple fait de remémorer les événements.

Les sujets sont maintenant commentés dans une conversation permanente tout au long de l'année.

Revoir l'année autrement

Qu'est-ce qui reste? Un spectacle artistique, parodique, avec des moyens de music-hall, pour passer le temps avant de se donner le baiser de début d'année. Sans le fard d'un passage initiatique. Ce n'est que de la télévision.

Les réseaux sociaux demandent de revoir complètement la notion de revue de l'année, du moins dans la façon qu'elle est pratiquée dans le Bye Bye annuel.

Il ne s'agit plus de souligner anecdotiquement l'année --ça, les réseaux sociaux le font allègrement et mieux.

Le Bye Bye n'est qu'un symptôme. Les grands médias dans leur ensemble sont touchés.

Les grands médias n'ont d'autre choix que d'aller là où ils ne peuvent être que les meilleurs: approfondir un sujet, donner du contexte, prendre du temps, éviter le superficiel.

C'est-à-dire donner ce recul nécessaire et salutaire. Pour le reste, les réseaux sociaux s'en chargent très bien.

Le CRTC doit-il inclure internet?

Le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunication du Canada) a lancé vendredi dernier un Avis de consultation sur la radiodifussion et les nouveaux médias. À nous de leur expliquer.

Il y a quelques mois j'avais écrit quelques billets à ce sujet.
Maintenant c'est à votre tour de vous faire entendre auprès du CRTC:
Appel aux observations sur la portée d’une prochaine instance dédiée à la radiodiffusion canadienne par les nouveaux médias

Compte tenu de l’expansion et de la complexité du secteur de la radiodiffusion par les nouveaux médias, le Conseil sollicite des observations sur l’étendue des enjeux ainsi que sur les questions liées à ces enjeux. Toutes ces observations seront débattues lors d’une prochaine instance dédiée à la radiodiffusion par les nouveaux médias, y compris les questions suivantes :

* Quelle est la portée de la radiodiffusion par les nouveaux médias?
* Faudrait-il des mesures incitatives ou réglementaires pour créer et promouvoir le contenu canadien de la radiodiffusion par les nouveaux médias?
* Existe-t-il des barrières à l’accès au contenu canadien de radiodiffusion par les nouveaux médias?
* Quels autres objectifs stratégiques de radiodiffusion devraient être examinés dans le cadre de cette instance?

La date limite du dépôt des observations est le 11 juillet 2008.
En 1999, elle avait exempté les entreprises des nouveaux médias des règles imposées aux secteurs des télécoms et de la radio-diffusion. Aujourd'hui, le Conseil veut savoir si elle doit mettre au pas les nouveaux médias pour atteindre ses objectifs dans sa politique culturelle...

à suivre de très près...

(via Stéphane Waffo)

Metriques-a-claques

Où rire n'empêche pas de sortir sa calculatrice et d'apprendre des choses qui n'ont pas rapport au point de départ.

Dans le sketch un gars de Boston des Têtes-à-claques, un des personnages donne une url à son voisin. Salambo productions, les créateurs derrières ce succès québécois sur le net, ont enregistré le nom de domaine.

Inutile de résister (même si c'est inutile d'y aller), on se prend à visiter l'adresse donnée. Devinez combien y sont aller? Sur un nombre de 1 208 973 visionnements de la capsule vidéo, 110 256 y sont aller! Ça donne un taux de conversion de de 9.12% au moment d'appuyer sur "publier" ce matin.

Application marketing
En publicité, on se demande toujours le pouvoir d'un url ad hoc dans une campagne marketing. Ce que l'on appelle un "drive-to-web". Souvent c'est un spot télé ou une affiche qui porte l’url. Combien de gens vont prendre la peine de retenir l'url et d'aller faire un tour? Peu de chiffres circulent à ce propos. La plupart du temps, en fait, les médias traditionnels réussissent à ne diriger que peu de visiteurs vers un site web.

Ce que l'on remarque, en fait, --est-ce étonnant?-- c'est le web qui "drive-to-web"! Têtes-à-claques nous donnent ici un cas limite. Pas d’url écrite, pas de liens à cliquer. Seulement l'entendre. Le cas de figure le plus difficile, à mon avis (ce à quoi les messages radio sont confrontés constamment).

Limite de conversion
Ici, nous avons le cas le plus limite qui existe: une capsule humoristique, non commerciale, virale, bien fait, populaire et sans aucun objectif marketing. Se rendre sur le lien proposé est complètement gratuit, ludique, sans implication et en lien avec ce que l'on fait au moment même d'y aller (c'est à dire, se divertir, prendre une pause vidéo). On peut donc prétendre que le taux de conversion trouvée se tend à indiquer un repère pour toute autre tentative du genre.

Bien sûr, vous pouvez faire mieux: indiquer l'url en clair, le rendre cliquable, donner un incitatif marketing. Mais pour ceux qui savent que dans ce domaine, la simplicité est de mise -- et le "viral" le Graal --, voici alors une statistique pour vous guider: 10% de conversion c'est la "barre haute" en "web-to-web". Imaginez à partir d'autres médias.

Génération spontanée
Il faut noter aussi qu'ici, pour ceux qui ne font pas de campagnes, mais qui gèrent du contenu, une plateforme ou n'importe quelle propriété intellectuelle sur le web qu'ils ont entre les mains aussi une statistique qui permet de quantifier certaines de leurs actions : vous avez une machine à générer des impressions (la version électronique de la machine à imprimer des billets). Dans un cas similaire, vous pouvez bonifier de 10% votre inventaire d'impression en un claquement de doigts (façon de parler).

Quand vous avez une base de "visiteurs fidèles", vous pouvez les inciter à continuer leur expérience en cliquant sur une propriété ad hoc (et vous générer des impressions supplémentaires).

Voyez-vous d'autres interprétations?

Code de conduite

Tim O’Reill a proposé récemment un « Code de bonne conduite pour les blogueurs». Dans sa forme actuelle, son concept aura moins d'avenir que celui de son célèbre "web 2.0" qu'il a inventé. Voyons de quoi il en retourne.

Selon lui, politesse et civilité doivent être de rigueur : respect de l’autre, responsabilité personnelle de ses propres billets et aussi des commentaires, anonymat interdit et disputes publiques limitées.

Il n'en fallait pas plus pour créer une levée de boucliers dans toute la blogosphère américaine, enfant chérie de l'anarchie et du Premier amendement! En bon descendant des premiers forums libres d'Internet, les détracteurs n'aiment pas se faire imposer un code de conduite... écrit.

Brève mise en contexte
Il faut savoir que ce code de conduite de Tim O'Reilly découle d'un événement traumatisant dans la blogosphère anglo-américaine: le harcèlement de Kathy Sierra, editeure en chef des livres “Head First“ (pour developpeurs Java, OO, Ajax) et ami, incidemment de Tim.

Elle trouve un blogue où un individu très louche écrivait des propos ignobles à propos d'elle, dont des menaces de mort. Elle fait une grève de blogue : elle ne publie plus pendant une semaine. Grand bruit dans la blogosphère. Le silence peut parfois faire son contraire.

Tim, solidaire, répond alors avec son code de conduite.
Les 6 règles de conduite de Tim O'Reilly

1. We take responsibility for our own words and reserve the right to restrict comments on our blog that do not conform to basic civility standards.

Pause : cette règle inclut la censure de commentaires non-appropriés -- on imagine là que c'est cette règle qui fait sourciller tout le monde--. Par civilité, il précise: abuse, harass, stalk, or threaten others; content that is libelous, knowingly false, ad-hominem, or misrepresents another person; infringes upon a copyright or trademark; violates an obligation of confidentiality; violates the privacy of others.

2. We won't say anything online that we wouldn't say in person.

3. If tensions escalate, we will connect privately before we respond publicly.

4. When we believe someone is unfairly attacking another, we will take considered action.

5. We do not allow anonymous comments, but will allow pseudonymous ones.

6. We ignore the trolls.
En bon membre de communauté d'Internet, Tim propose d'ouvrir ses règles sur un Wiki afin d'arriver à un consensus. Ceux qui veulent modifier, peaufiner, améliorer les règles sont bienvenus.

You are entering American sector
Ceux qui veulent suivre ces règles n'ont qu'à apposer le logo sur leur site. Il pousse l'idée plus loin. Ceux qui ne veulent pas suivre les règles peuvent apposer un autre logo en conséquence. Je vous laisse le soin de deviner lequel est lequel.


Le choix des logos laissent à désirer. Entre la badge du shérif ou le bâton de dynamite de l'anarchiste, le choix est mince.

La naïveté qui transpire de ces images en dit long sur les motifs qui ont poussé Tim à pondre son code.

Peut-être qu'un peu de recul lui aurait été utile.

L'approche répressive, présent dans le choix des verbes (censurer, effacer, restreindre), n'est pas l'heur de plaire à la blogosphère. Il paraît évident que c'est sous la colère que les règles ont été écrites.

Alternatives civilisées
J'en tiens pour preuve une série de règles alternatives qui montrent comment on peut exprimer presque la même chose de façon plus civile.

Alternate Code of Conduct
* Be courteous.
* Give accurate information in the spirit of being helpful.
* Respectfully disagree.
* Use the correct venue for your post.
* Admit the possibility of fault and respect different points of views.
* If you screw up, take responsibility for your actions.
Depuis les premiers forums et mailing-list, l'idée de discipliner les participants à suivre un code de conduite existe. La netétiquette, aujourd'hui oubliée depuis l'explosion grand public d'Internet, était la première manifestation. L'histoire se répète.

Ce billet est un adaptation de ma chronique radio à l'émission Citoyen Numérique de jeudi 12 avril 2007

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