Zéro Seconde cité par France Info
France Info ce matin a fait un topo sur mon billet sur les six cultures d'Internet . Le fait que j'ai mis une copie de mon billet sur Agoravox.fr y a été pour quelque chose... Le journaliste a quand même réussi à se tromper sur mon prénom. Mais bon, tant que l'info circule...
Si vous avez le temps, allez voir les commentaires que les lecteurs m'ont laissé là-bas, sur AgoraVox. Ça ne vole pas haut. La zone des commentaires dans la blogosphère est encore une zone non-policée et laissée au trolls quand le blog ou le site devient populaire.
Les signets marketing de Rafidison
Il vient de finir son stage au bureau et je sais qu'une vraie compagnie intelligente va reconnaître toute de suite son talent et l'embaucher.
C'est lui qui m'a guidé dans les liens vers les hits jeunesses sur youtube qui ont inspiré mon billet sur la consommation médiatique des jeunes (Teen teen, boring boring)
Quelques un de ses signets de veille marketing
http://captology.tv/node : le fameux blog de l'université de Stanford, il faut désormais s'inscrire pour pouvoir y participer mais ça reste ouvert.
http://aziz.typepad.com/economy_blogbuster/2006/05/advertising_blo.html Liste des blogs sur le marketing. Une vrai mine.
http://www.strategies.fr/blogs/index.php Liste des sites hots de l'heure.
www.marketingsherpa.com
Le monde du jeu vidéo : http://www.vedrashko.com
La musique : www.pandora.com
Vous connaissez Youtube et Dailymotion? essayez un peu : web2zero.tv
Johary utilise Netvibes comme agrégateur.
La toile du 9/11
Who killed John O'Neil, c'est le titre de la dernière vidéo disponible sur la conspiration du 11 septembre 2001.Site originale whokilledjohnoneill.com
Version originale anglaise 100 minutes : multiples formats
Version originale sous-titrée en français
Source Reopen 911
(L'image est tirée de The 'Conspiracy' Art of Mark Lombardi)
Un cran plus loin dans la théorie de la conspiration. Le cercle se resserre. Les explications se raffinent. La forme s'adapte.
Cette fois-ci, c'est sous la forme d'une docu-fiction ou plutôt d'un huis-clos théâtral, un format plus percutant avec des révélations encore plus troublantes (et plus "gigantesque" car il inclut l'attentat de 1993 au WTC et par ricochet celui d'Oklahoma mais surtout les narcotrafiquants!). Troublant surtout par son auto-référence aux théories de la conspiration. Le document se joue en abyme et se pose la question que peut-on faire quand on a un doute?
Avec Internet, un tel discours peut atteindre et convaincre des niches plus sceptiques face aux théories de la conspiration du 11 septembre 2001. Ce vidéo est complémentaire aux Loose Change et au Press the thruth, il ne les remplace pas. Il est construit différemment pour convaincre différemment. Fascinantes, les métamorphoses de cette théorie. Si l'ensemble ne vous convainc pas, il y a toujours un détail qui soulève la suspicion.
La fiction pour débusquer le réel
Ce film possède une approche formelle assez créative, hors de l'ordinaire et assez provocatrice : c'est la mise en scène schizophrénique d'un sceptique qui traque les liens derrière les attentats du WTC et qui rencontre ses multiples personnalités (7!!) qui chacun possède un point de vue différent et contradictoire.
Le jeu sur la folie des révélations (le personnage se dédouble plus il avance dans ses révélations) refuse l'approche réaliste et nous force à nous concentrer sur le discours, le contenu, le fil du drame qui se construit littéralement devant nos yeux et prends tout son sens à mesure que l'histoire avance.
Ceux qui sont habitués à se faire tout pré-digérer l'information vont avoir ici une indigestion. Sa forme va rebuter certains mais plaire à d'autres. Pour les sensationnalistes, Loose Change est plutôt pour eux. Ici, la forme est dense, cérébrale, mais non exempt de tension dramatique, avec un jeu entièrement axé sur le dialogue.
La mémétique du 9/11
Et c'est là le génie de la théorie de la conspiration vue sous l'angle de la mémétique. Un mème c'est une "unité d'information culturelle transmissible (idée, technique, comportement, habitude, tradition, mode) qui se copie d'un cerveau vers d'autres cerveaux, selon des processus évolutionnistes" (source).
Le mème de la conspiration du 9/11 est très prolifique et possède de multiples formes (parfois incompatibles). Grâce au web des réseaux sociaux et aux plateformes de diffusion de vidéos apparues dans les dernières années, la théorie prend divers formes, de plus en plus sophistiquées.
Le fond reste le même : les attentats ont été produits (ou financés ou récupérés) par le gouvernement américain (ou le complexe militaro-industriel / services-secrets) pour justifier une guerre (ou un resserrement des droits civils ou l'accès au pétrole, ou pour faire redémarrer l'industrie militaire). Ici, je vous laisse la surprise de trouver qui est derrière tout ça.
Le vidéo est une mise en scène d'informations qui existaient déjà (Michael Moore avait déjà élaboré certaines pistes dans son film) : un tissu serré de gens qui ont tramé ou profité des attentats pour leur profit personnel.
Le vidéo mitraille une série de nom et liens entre eux (et vous avez intérêt à prendre des notes!). Il faut avoir une véritable culture de la conspiration pour suivre. Les liens mènent encore plus loin que les autres car il révèlent un cancer encore plus gros qui contrôle le monde.
Faites vos devoirs
Car vous allez ensuite faire vos devoirs et tenter de corréler toutes ces informations et vous faire une idée, vous aussi, par vous même. Enquêtez sur John O'Neil, il est la clef du 9/11, disent-ils.
Et ainsi ce mème aura réussi à se propager dans une tête de plus. Le problème n'est pas de se faire "infecté" par ce mème, mais bien que vous aurez à décider si l'autre mème, celle de la version officielle des attentats du 11 septembre, n'est pas lui-aussi un virus qu'on vous a inculqué... Troublant, n'est-ce pas?
Post scriptum du 7 octobre : il y a un interview aujourd'hui de Noam Chomsky sur la théorie de la conspiration. Il reste très sceptique, pour ne pas dire opposé, en soulignant que les théories, comme l'utilisation du 911 par Bush, détournent l'attention des vrais problèmes. Il écorche au passage les naïfs qui croient que l'on peut faire sa propre commision d'enquête derrière un clavier...
[Webcom2006] Sébastien Paquet et le web social
Sébastien Paquet est un précurseur dans le domaine du web social. Son doctorat (dont la soutenance a été 'blogué en direct' par Karl Dubost) portait sur comment améliorer la circulation des informations entre les différentes communautés de pratique. Il parlait de blogues, de folksonomy et de wiki bien avant tout le monde. Ses carnets anglais (surtout) et français (de plus en plus) en sont des témoins et font de lui une des personnes les plus importantes à réfléchir dans le domaine de l'impact des nouvelles technologies sur le partage des connaissances et les réseaux sociaux. Il travail pour SocialText, firme américaine spécialisée en Wiki
Étant un blogueur officiel de la conférence, j'ai eu la chance de lui poser 2 questions avant la conférence.
1. Récemment l'apanage des "geek" et des "adopteurs précoces", le web social semble maintenant s'adresser au grand public via des initiatives qui ressemblent à la course aux portails web il y a 10 ans. Peut-on imaginer un web social qui serait autrement que montante (bottom up)? N'y a-t-il pas une détournement de sens quand les grandes corporations (top down) tentent de participer à la course?
Séb : Je crois qu'il existe différentes façons pour les grandes corporations de participer à la course. Le résultat dépend vraiment de la culture de l'entreprise. À un extrême on a celles qui reprennent certains formats apparus avec le Web 2.0, mais passent complètement à coté de l'esprit du web à deux sens. On aura par exemple la campagne de marketing via un blogue d'entreprise fermé aux commentaires avec une voix tout-à-fait corporative, ou le wiki interne lisible par tous les employés mais ou l'édition est la chasse gardée d'une caste de scribes.
Certaines entreprises fonctionnent dans l'esprit du Web à deux sens. Google est un bon exemple, carburant aux wikis ouverts à tous depuis longtemps. L'usage des nouveaux outils n'est pas incompatible avec les structures hiérarchiques, mais vient dans les meilleurs cas modifier la dynamique de communication en injectant de la transparence: il devient davantage possible pour les gestionnaires de "tâter le pouls" des employés, par exemple pour identifier des moyens d'améliorer les processus et les façons de faire de l'organisation.
2. Quel serait la distinction entre "web social" et "communautés virtuels" (c'est à dire newsgroup, bbs, etc sur le web ou même avant le web,)?
Séb: Le Web social n'est pas si distant de ces médias. Il est plus virulent parce que les liens - et en particulier les liens intersites - y prennent une place prépondérante. La synergie avec les engins de recherche (généraux ou spécialisés) est quelque chose de féroce qu'on ne voit pas dans les médias qui ne sont pas "web-natifs". On a réellement un réseau plutôt qu'un ensemble d'espaces insulaires avec un attachement assez fort de leurs membres. Ce que ça implique c'est
que chaque personne peut "créer sa propre communauté" sur mesure par rapport à ses intérêts.
[Webcom2006] Rabais pour la blogosphère (à 1/3 du prix!)
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Pour le tiers du prix, venez rencontrer des penseurs et des acteurs du web québécois et canadiens faire le point sur l'état du web 2.0 : quels sont les changements que nous devons apprivoiser ou anticiper?
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Allez, fidèles lecteurs, profitez-en! À mercredi prochain !
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Webcom-montreal, montreal, web2
J'aide
Mathieu Bernatchez, coordonnateur du projet, explique le fonctionnement du site : « Pour atteindre notre objectif mensuel de 2000$, la page Jaide.ca doit être téléchargée environ 6000 fois par jour. Il n’est pas nécessaire que les internautes cliquent sur les publicités, le simple affichage de la page suffit à amasser quelques sous ». (source leur communiqué)(Le projet est une initiative de ReussiteWeb.ca, un projet de HEC Montréal qui embauche des étudiants de deuxième cycle pour animer des conférences en affaires électroniques auprès des gens d’affaires.)
AJAXez votre acceuil
L'initiative est intéressante : une page en Ajax pour financer une bonne cause. Est-ce que cela va marcher? La page d'accueil est une page très importante et très convoitée.
Si vous ne vous en servez pas, c'est à dire que vous tombez sur celle de votre fournisseur d'accès, de votre navigateur ou de Google, vous n'aurez pas de mal à changer et vous en faites profiter la communauté.
En même temps si votre intérêt pour cette page d'accueil vous laisse de glace, les annonceurs ne vont pas se bouculer aux portes.
Le don de sa page d'accueil
D'un autre côté, ce qui peut se profiler à l'horizon ce sont ces pages d'accueil d'intérêt permanent ou temporaire. J'imagine une profilation où une famille touchée par la perte d'un être cher face au cancer incite leur entourage non plus à donner, mais à se brancher sur une page pour que les profits aillent au bon endroit.
Une page pour la déficience mentale, les maladies du rein, l'alzeiheimer? Famine au Darfour, tsunami en Asie, fusillade dans une école? Pourquoi pas. Notre page d'accueil changerait en fonction de nos intérêts et de nos passions.
En quelque sorte une flash mob qui dirait "advertize me".
Peupler le monde virtuel
J'écrivais en mai que Google cherchait à créer un marché virtuel sur Google Earth et hier que Second Life devenait le premier territoire d'exploration du marketing virtuel. (je ne retiens pas ici les jeux en ligne où le marketing se limite à de la publicité)Ce qui se dessine ici c'est un enjeu où le but n'est pas de construire ou non des éléments 3D, ou de charger ou non pour la construction d'éléments 3D, mais bien de peupler le monde virtuel. Créer un achalandage, du traffic, des usagers. Ensuite on pourra faire des affaires. Meubler le monde pour le peupler.
Que Google se fasse détourner son outil pour enrichir un autre monde, n'est qu'un retour des choses. Mais si ce n'est pas déjà fait, cela attira l'attention du géant à voir que "toutes les informations du monde" (comme le dit sa mission) inclut sûrement les mondes virtuels à la Second life...
[Webcom2006] Surveiller les médias IP
On y retrouve les plumes de Jon Husband et René Barsalo qui sont tous les deux conférenciers au Webcom-Montréal
Dernier article en ligne : Youtube... a forecast
---Tag Technorati ---
Webcom-montreal, Web 2.0, Media IP
Marketing virtuel pour monde virtuel
(Résumé de ce qu'est Second Life).
"Selling to Avatars: How brands catch on in a nonexistant world", dans le New York Times magazine de dimanche. On y parle de la marque virtuelle de rollers virtuels qui se vendent dans ce monde virtuel: et c'est très concret, même si Skoopf Ultra Roller Skates est une marque 100% SL (Second Life pour les intimes).À signaler aussi, un article plus long, dans The Economist, qui décrit comment SL encourage la communication et la créativité, ce qui a fait le succès de ce monde. (via Mitch Joel). Économiquement parlant, c'est aussi un monde différent car contrairement au "vrai" monde oú il y a peu d'objet vendu en grande quantité, SL offre beaucoup d'objets en petite quantité. Un monde de la longue queue autrement dit...
Fait à noter, Léo Burnett, la célèbre boîte pub ouvre une présence sur SL. Elle devient la première agence virtuelle pour le monde virtuelle.
Et encore plus tôt la semaine dernière, CNET était la première boîte de média à s'implanter dans SL.
La célèbre Harvard Law School, offre aussi son cours Law in the court of public opinion, dans Second Life. (via Michel Leblanc).
On peut quand même se poser la question: Should Business in Second Life Mirror the Real World?... Cet article s'interroge sur les soi-disant avantages de recréer le monde réel dans le monde virtuel : pourquoi créer un avatar à cravate, construire une salle de conférence, recréer des projections vidéo? C'est se rajouter une couche supplémentaire inutile et complexe.
Les marques du "vrai" monde commencent à s'y intéresser.
Mais si ces marques ne font que se promener dans le monde sans y apporter quoi que ce soit, il n'y aura pas beaucoup de retombés, sauf s'ils sont les premier dans leur domaine (pour ce qui est du buzz).
Mais la nouveauté va bientôt s'estomper et seules les fonctionnalités nouvelles seront décisives. Les caractéristiques et les bénéfices d'une marque ne se transposent pas toujours bien en programmation dans le monde SL.
Pour bien marcher dans ce nouveau monde, il faut créer une autre forme d'interaction avec le consommateur...
Quelles opportunités?
Je ne saurais dire encore. Actuellement, je connais bien une compagnie, si elle est à l'écoute, qui pourrait être un merveilleux passeur : Mon Mannequin Virtuel - My Virtual Model. C'est une firme québécoise qui se spécialise en création 3D de vêtements pour de grands magasins. Un débouché secondaire quasi naturel... Ce sont ces types de firmes qui gagnent à profiter du phénomène Second Life...
Voir aussi:
Explorez Weblo, un monde virtuel avec de l'argent ,sonnant et tribuchant, pour acheter des bouts de la Terre virtuel. (via Mitch Joel). Le concept "virtual capitalist" poussé à l'extrème. Abasourdissant.
MAJ: voir aussi mes autres billets:
Second Life, la métaphore du bar "in"
MetaUnivers : Second life en pole position
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Expérience interactive du réel
La SAT organise une conférence-démo du génie numérique et du monde des affaires axée sur les environnements immersifs qui offrent des outils permettant d’améliorer la connaissance et l’expérience du réel (de l’aéronautique au cinéma-domestique, en passant par le jeu et les simulateurs) via le réalité virtuelle.Immersion et virtualité
(Au-delà du réel) expérience interactive du réel
Mardi 3 octobre 17h30-21h30 1195, boulevard Saint-Laurent (20$cdn)
Cette conférence fait partie d'un ensemble de huit appelés Interface[s] Montréal.
«Le but d’Interface[s] Montréal est de faire circuler de façon inédite entre les secteurs des TIC le savoir et l’expérience en interfaces numériques, afin de les faire fructifier auprès des chercheurs, entrepreneurs, artistes concernés. » (source)
La liste des conférenciers invités de cette première conférence ne me laisse pas de glace : ils représentent des compagnies installées ici. Montréal est vraiment un secret bien gardé.Avec un telle liste, j'y serai!
Hervé Fischer – Philosophe, artiste chercheur au CIAM et à l’Hexagram, expliquera comment l’interactivité a évolué en 20 ans et contribue maintenant à créer un « nouveau réalisme numérique, qui renforce l’utopie algorithmique de notre époque »
Ronald V. Kruk - Scientifique Principal, CAE Inc – passera (1) en revue les capacités et les limitations du système de traitements perceptuels humains, (2) les conséquences de négliger ces limitations dans les systèmes réels, et (3) les approches pour améliorer la stabilité du monde interactif virtuel. Le tout appliqué au monde des simulateurs de vol.
Paul Kruszewski - Directeur des technologies, Engenuity Technologies – portera la discussion sur la contribution des innovateurs de la région montréalaise aux marchés du jeu, de l’animation 3D et des simulations militaires.
Guillaume Langlois - Ingénieur junior (SAT), gradué de l’école Polytechnique de Montréal – parlera de l’expérience Catch & Run présenté en première à New York dans le cadre du Wired Nextfest, et développé dans le but d’expérimenter les nouvelles manières d’interagir avec des mondes virtuels avec le Panoscope 360, où l’usager est libéré des contraintes imposées par les dispositifs de visualisation immersive traditionnels (casques, HMDs, etc)
Bruno Paillard - Directeur R-D, D-Box Technologies- parlera d’un système de mouvement à haute performance pour les applications d'amusement domestique qui couvre un spectre complet, allant « de mouvements très doux, tels que le tangage d’une barque sur un lac, jusqu’à des vibrations très sèches telles que l’impression de glace se fissurant,(…) dont la réponse fréquentielle, la précision et la plage dynamique requise a posé de nombreux défis
[Webcom2006] René Barsalo et la génération émergente
La vision de René, c’est que la société de demain est déjà là aujourd’hui. Les jeunes y ont déjà accès. Il faut reconnaître que l’évolution de la technologie et des médias depuis 100 ans n’a pas été sans conséquence. Contrairement à tout le reste de nos ancêtres, depuis 100 ans, chaque génération avait son nouveau média qui l’amenait plus loin (on pourrait ajouter « "to boldly go where no parent has gone before"»). Télégraphe, téléphone, radio, télé, transistor, ordinateur, Internet. Et à chaque fois, une incompréhension entre les générations.
Ce qu’il faut comprendre, précise René, c’est que de tout temps, les jeunes ont été les têtes chercheuses. Ils explorent de nouvelles avenues. Mais cela crée de l’inconfort : les plus vieux ont connu en leur jeunesse d’autres média par lesquels ils ont construit leur vision du monde. Je le vois bien, de mon côté, les agences de publicité et leurs clients ont été longtemps réticents à entrer sur le territoire d’Internet. Pourquoi? Parce que les décisions étaient prises par une génération qui n’utilisait pas Internet comme les jeunes l’utilisent. La télévision est leur monde. Était leur monde, car les jeunes vieillissent et prennent maintenant lentement leur place.
Ce qui est nouveau, précise René, c’est que la convergence tant recherché par les vieux de la télévision, les jeunes la font déjà. Il s’agit ici d’une différence d’attitude entre les générations. Le plus vieux, en particulier ceux qui ont été exposés à la technologie, aux ordinateurs ou qui sont experts dans les vieux médias, ont appris à être polyvalent et à tout faire, à tout savoir avant d’agir. Leur vieux réflexe, c’est de maîtriser le savoir avant d’agir. Les jeunes aujourd’hui agissebt en premier, quitte à demander de l’aide ensuite. Ils comptent sur leur entourage pour palier à leur méconnaissance : « quand je voudrais ouvrir mon serveur, je vais appeler untel ». Ça me rappelle un de mes billets sur sujet : Post before, process later.
René signale que McLuhan disait quelque part que dans un premier temps, l’Homme façonnait les nouveaux outils. Puis ensuite les nouveaux outils façonnaient l’Homme.
René veut démontrer comment comprendre cette génération émergente en comprenant comment les plus vieux agissent ou devrait agir. Il est clair que le rôle des vieux n’est pas de laisser leur place aux jeunes, mais plutôt de les accompagner dans cette démarche.
Les jeunes sont les « digital natives » de ce nouveau monde, les vieux sont des « immigrants numériques ». Leur connaissance du vieux monde est essentielle pour guider les jeunes et leur faire voir les beautés et les dangers de ce qui s’en vient. Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas de logiciel, d’API, de snippets, de code AJAX pour simuler l’expérience et le sage recul des vieux…
René Barsalo au WebCom-Montréal, 11 octobre 2006, 09h15 : Comment s'entendre et travailler avec l'autre génération qui émerge ?
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Webcom-montreal, Web 2.0
Stabilisation wikitoriale
Wikipedia et le griot
(raconté à la première personne par un participant lors du colloque DocSoc, a propos de la "stabilisation éditoriale" du contenu de wikipedia)
"J'ai rencontré un jour un griot, un homme âgé, circulant de village en village, racontant depuis toujours des histoires interminables, notamment sur les épopées des familles nobles de son pays, des histoires fourmillant de détails. Et je lui demandai comment il faisait pour se souvenir de cet ensemble de détails, pour n'en oublier aucun. Il me dit alors qu'il y avait toujours dans l'assistance, quelqu'un qui lui-même avait été bercé avec ces mêmes histoires, les avait entendues depuis son enfance, et le corrigeait dès qu'il faisait une erreur ou oubliait quelque chose." Stabilisation éditoriale donc. Par la communauté. Pour la communauté.- Olivier Ertzscheid
Tiré de Affordance.info
BarCampMontreal: la non-conférence
BarCamp? C'est le nom donné à ces "non-conférences". La devise? "Pas de spectateurs, seulement des participants".
Fred s'explique : "On s'attend à ce que tout le monde qui assiste au BarCamp fasse une contribution d'une manière ou d'une autre: soit en donnant une présentation, en aidant avec une présentation, en aidant avec l'organisation, en contribuant avec du bénévolat ou toute autre activité qui ferait de vous un participant actif."
La Fing, pour le MiniBarCampParis du 10 juin 2006, l'explique ainsi: "Un BarCamp est une réunion ad hoc d'individus désireux de partager et d'apprendre les uns des autres dans un environnement ouvert. C'est un événement dense qui associe discussions, démos et toutes sortes d'interactions entre les participants."
Et rajoute :"Vous n'êtes pas obligés d'être un geek pour parler, vous pouvez présenter une idée, un projet, quelque chose de sympa..."
Le barcamp est une tradition qui nous vient de la Silicon Valley...
Le chaos
C'est l'antithèse de la conférence préparé à l'avance. On se branche, on partage et on s'émule. Vous êtes entouré des gens les plus influents du nouvel Internet montant à Montréal et pourrez entendre les idées qui seront les buzz words que les gens de marketing vont récupérer dans un an.
Il y a à Montréal un groupe de gens qui sont inspirants, créatifs et pleins de talent. Peut-être des gens différents dans leur approche des choses; peut-être opposé dans leurs vue de ce qu'il y a à faire. Mais nous devons nous rassembler pour rester actif et compétitif à Montréal face au reste du monde.
Si on maîtrise ce mode ad hoc de se rassembler, tout le monde y gagnera. Rien n'empêche ensuite de subdiviser en sujet niche ensuite, si la masse critique y est...
WorldMapper : déformer le monde pour mieux le voir
Ici, il aimerait peut-être voir World Mapper, un site qui propose de voir la carte des pays du monde modifiés visuellement pour représenter des statistiques : la forme du pays est représentative d'une certaine valeur statistique. La pollution, l'importation, les naissances, le travail, les ressources naturelles, etc.
Le résultat donne une mappemonde toute déformée, mais finalement n'est-ce pas des fois la meilleure image de la réalité? Ce jeu de déformation sur les images du monde n'est pas anodin et me semble caractéristique d'une époque qui possède un accès à l'information et à des techniques pour s'affranchir d'une lecture historique et classique de l'image du monde bourgeoise. J'aurai l'occasion d'en reparler.
Cette carte grossit les pays ayant le plus d'enfants. Un tiers de la population mondiale, celle qui prendra notre relais demain, est âgé de moins de 15 ans.En 2004 ils étaient 1826 millions. L'Afrique arrive en tête (l'Ouganda et le Niger ont plus de la moitié de leur population sous la barre des 15 ans). En comparaison, l'Italie et le Japon n'ont que 14% de leur population de moins de 15 ans...
(via Brainsfeed)
[Webcom2006] Tables rondes prometteuses
16h15:: Table ronde "Ce que nous pensons que sera l'Internet de demain?" avec les participants Frédérick Giasson ,Frédéric Lazure, Marie-Chantale Turgeon. Modérateur Denis Boudreau (W3C-Québec)À mon grand plaisir, pour la dernière table ronde, je vois que Jean Lanoix, Sébastien Paquet et Martine Gingras, entre autres, seront présents.
17h15:: Table ronde "Quels sont les changements que vous devrez apprivoiser?" avec les experts Martine Gingras, Réal Jacob (HEC/Céfrio), Derrick de Kerckhove (McLuhan Program in Culture & Technology), Michel Cartier (Université du Québec à Montréal), Jean Lanoix (Net 2 Évolution), Sébastien Paquet (Socialtext). Modérateur François-Pierre LeScouarnec (PodiumTech)
Jean Lanoix est un spécialiste de l'Internet et de la communication interactive. Il s'intéresse entre autre à l'impact d'Internet au cours des prochaines années. Il a présenté à Webcom2006-Paris au printemps dernier une conférence sur le sujet et on peut trouve sur son site quelques notes et références à ce propos. Sur son site on trouve de bon liens pour approfondir ses connaissances. Il a aussi écrit un livre, Internet 2025 L'importance d'imaginer le futur, en 2003.
Sébastien Paquet est une des figures importantes du logiciel social et du partage des connaissances en réseau et sûrement le premier Québécois à avoir réfléchi sur l'impact des blogs dans le monde académique (lire La cognitique personnelle en ligne et son utilisation en recherche) Il s'intéresse actuellement au wiki comme outil de travail en entreprise.
Martine Gingras a étudié à la maîtrise les communautés virtuelles. Elle a notamment participé à l'élaboration de agentsolo.com, une place d'affaires facilitant l'échange et la négociation entre les professionnels indépendants, travailleurs autonomes, petites entreprises et des clients. Elle maintient le très populaire banlieusardises.com. Voir interview vidéo.
À la première table ronde, je connais Marie-Chantal Turgeon, véritable fille du web 2.0. Cette artiste met littéralement sa vie sur le réseau comme une oeuvre d'art contemporaine. Emblématique héraut d'un usage hautement personnel d'internet via son carnet Vue d'ici, ses fans sont de partout à travers le monde, ce qui en fait la blogueuse la plus connues du Québec.
Si vous avez des questions à leur poser avant le débat, laissez-moi un commentaire ici, je leur en ferai part, question d'alimenter la conversation avant le colloque.
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Webcom-montreal
Tout connecter
Source de la citation: Daniel Kaplan , c'est un texte présenté à l’occasion de la 10e Université des CCI (Vichy, 7-8 septembre 2006) et qui est une fascinante réflexion sur nos manières de considérer le présent et l’avenir de l’internet.
La convergence nano-bio-info-cogno
Il avait écrit en mai que "l’innovation technologique des années à venir se concentrera autour de la “méta-convergence” entre nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives - ce que les Américains désignent par l’acronyme NBIC (nano-bio-info-cogno)". (source)Il affirme que concrètement que dans 10 ans :
- L’internet aura fédéré presque tous les réseaux fixes et mobiles, de communication et de diffusion, et couvrira de multiples manières tous les territoires, et toutes les situations;
- Des puces capables de s’identifier elles-mêmes, de se localiser, de capter des informations sur ce qui les entoure (une image, une mesure de température, une identité…), de traiter et/ou stocker cette information, de se mettre en réseau entre elles ou avec des centres de décision;
- Ces puces seront partie intégrante de architecture des objets courant de notre vie.
L’existence d'une dimension réseau pour chaque objet physique sera la prochaine vraie révolution. Actuellement Internet, outre pour les geeks, n'est qu'un monde parallèle. On y entre et on y sort à volonté. Il n'est pas plus réel que le monde de la télévision. C'est un média que l'on ouvre ou ferme. Fermé, il n'a plus d'existence. Vous n'avez qu'à parler du dernier buzz sur la blogosphère à votre mère pour savoir que la réalité occupe encore la majeure place dans la tête des gens.
Le prochain protocole d'internet, le IPv6, que l'on attend depuis 10 ans, permettera de donner une adresse IP à tous les objets manifacturés créé et à créer. L'intelligence collective que l'on s'attribue sur le web ne sera plus l'unique apannage des Hommes. Les objets, d'une certaine façon, en communiquant entre eux, seront plus "intelligents". Nous, nous serons les chef d'orchestre d'une armée d'objets qui pourront nous écouter, nous répondre ou que l'on pourra suivre à la trace...
Imaginez Internet ne plus être limité à votre ordinateur...
Breathing earth
Breathing Earth utilise les données du World Factbook, (de la CIA) et permet de simuler en temps réel les morts et les naissances dans le monde, ainsi que la production de CO2 par pays. Une impression de voir les humains vivre, respirer et mourir. (via Jean-Sébastien)
[Webcom2006] Le Next Net?
Question: D'où vient le nom "Next Net" et que recoupe-t-il exactement?Le champ d'intérêt de Claude porte sur la communication interactive et les technologies.
Claude Malaison : Le terme vient de Michel Cartier. Je le traduis par Web 2.0 et Web 3D. Bon, le Web 2.0 est le terme inventé par Tim O’Reilly pour définir la nouvelle génération de sites qui d’une part, «mashuppent» les technologies et créent des plates-formes et permettent aux utilisateurs/abonnés de créer leurs propres contenus et ainsi de faire évoluer le site. C’est aussi le principe de la création de profils et leur partage par mise en relation. On applique donc le principe du six degrés de relation. Le Web 2.0 permet à l’usager des sites de mise en relation, de partage de photos ou vidéos, de problem solving, d’échange ou achat de musique de faire trembler les géants de l’industrie de la convergence.
Ses billets récents portent sur le «Crowdsourcing» ("un nouveau phénomène social en plein essor, particulièrement aux USA, où la vague des médias sociaux est la plus forte"), sur le consommateur en tant que créateur ("les collectifs d’individus ont dorénavant davantage de pouvoir que les entreprises traditionnelles") et le «Digital Game Based Learning» (la pédagogie par le jeu). "Le phénomène est encore jeune mais déjà, on peut dire qu’il aura une influence énorme sur les entreprises traditionnelles."
---Tag Technorati ---
Webcom-montreal, Web 2.0
Invitations au YulBiz 6ieme édition
Venez faire un tour pour discuter de vos projets, parler de vos points de vue ou pour seulement rencontrer du monde intéressant. Vous êtes invité même si vous n'avez pas de blog.
Mardi prochain, 17 :30 à 19 :30 (ou plus) au café Mélies de l’Excentris (3540, boulevard Saint-Laurent Montréal).
Si vous voulez savoir la différence entre YulBlog (la rencontre mensuel des blogueurs de Montréal) et YulBiz, disons que pour le premier, ce sont des blogueurs qui se rencontrent pour parler d'autres choses que des blogues mais qui finissent par en parler quand même. Alors que pour le dernier, ce sont des blogueurs qui viennent pour parler des blogues mais qui finissent par parler d'autres choses.
YUL sont les trois lettres associés à l'aéroport de Montréal.
Plus d'info sur http://www.michelleblanc.com/category/yulbiz/
La confiance comme prochain eldorado
"Si je me projette dans 20 ans, je dirais qu’il n’existera plus d’institution bancaire telle que l’on en connaît actuellement. La plupart de leurs fonctions seront alors prises en charge par des systèmes de courtage en ligne ou électroniques. " Stephen Prentice, vice-président et analyste au cabinet d'études Gartner, sur Vnunet.com

"Des systèmes ouverts du type eBay, où chaque individu bâtit son propre niveau de confiance, ont tout lieu de remplacer le système existant".
"(...) des centaines de millions d’internautes effectuent des transactions sur eBay avec des individus qu’ils ne connaissent pas. Cette confiance est basée sur la transparence même du système. Il suffit de consulter les évaluations des autres visiteurs pour s’en faire sa propre opinion."
Monnayer la réputation
"La sécurité est là pour maintenir la confiance et la réputation de l’organisation. EBay est un agent de confiance. Ils sont parvenus à construire un environnement qui me permet en tant qu’individu d’effectuer des transactions et de bâtir mon propre niveau de confiance vis-à-vis des autres individus", continue d'analyser Stephen Prentice.
La sécurité technologique mais aussi algorithmique. Voir mon billet sur l'astroturfing, l'ursurpation de la représentativité.
"Nous assistons d’ores et déjà à l’émergence de systèmes similaires à eBay qui mettent en relation des microprêteurs avec des microemprunteurs (...) Des services comme eBay ou dérivés d’eBay pourraient tuer l’industrie financière. Car en effet, pourquoi utiliser les services d’un intermédiaire tel qu’une banque ou une bourse quand on a la possibilité de traiter en direct ?" , s'interroge Stephen Prentice.
Pourquoi? mais parce l'intermédiaire ne disparaîtra pas! Le système est un tiers! Comme la banque. Mais le jour où le correspondant du système avec ses milliers d'étoiles disparaîtra dans la brume, vous seul tomberez. Et si le système offre des garanties de protection, il deviendra de facto une institution financière.C'est sur cet équilibre de risque que l'émergence d'un marché de la confiance émergera pour prendre sa place dans le marché financier à côté des banques...





