ZEROSECONDE.COM (par Martin Lessard)

ZEROSECONDE.COM

Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

Interlude 2 : Super Timor remix

C'était un succès sur le web bien avant Youtube (très longtemps avant). Cette publicité qui nous vient de la Côte d'Ivoire saura vous inspirer pour le reste de la journée (ou vous rappeler de bon souvenir pour les plus anciens sur le web).

Ne manquez pas ensuite, la version remix, qui elle vous accompagnera tout le week-end dans vos soirées yéyés.

Version originale



Version remix


Super Timor, le grand-père du viral vidéo, du moins dans la francophonie, est un classique, à plus d'un point, car il a montré comment une réalisation de piètre qualité, avec une réalisation médiocre, presque amateur (selon les sacro-saints critères hollywoodiens en vigueur) pouvait rejoindre une "audience" attirée par, justement, cette "authentique imperfection".

Ce viral, et bien d'autres ensuite, ont tracé la voie d'une consommation alternative - et massive- d'un non-contenu interprété au 13e degré. Ce n'était plus le message (émis par un émetteur dans un certain canal pour un certain récepteur) mais une contemplation caustique et ironique de nos artefacts médiatiques contemporains ou (dans le cas de vidéo familial) de nos travers et misères humaines (accidents, peines, maladresses)...

Demain on verra un vidéo qui était totalement dédié à être propagé, mais cette fois-ci en utilisant un parti-pris politique et non pas nihiliste.

Interlude 1 : Didier ze mime

Avec le mime Didier, c'est Marcel Marceau qui peut aller se rhabiller (ou serait-ce le contraire?!).

Je vais explorer cette semaine, sur un ton plutôt estival, quelques perles vidéo du monde d'en bas, cet endroit hors institution médiatique qui utilise le réseau pour exprimer des messages artistiques ou autre vers le haut. Ou qui sont eux-mêmes des virus artistiques du vivier internet qui ont généré des copies sans queue ni tête dans cet immense cadavre exquis qu'est devenu Youtube...



Il y a 9 épisodes à se rouler par terre.

L'acteur, Didier Lucien, (et Robert Boulos), a lancé ces petites capsules il y a un an. On le retrouve sur quelques plateformes vidéos (youtube, aol, truveo) Ce choix délibéré est aux antipodes des têtes à claques qui détiennent une propriété unique à une adresse unique.

Pour ce qui est de rentabiliser le processus, en ligne , ça ne donne pas un retour sur l'investissement très fort. Comme retour sur la notoriété, c'est par contre un grand pas. (on devrait toujours avoir trouvé un partenaire publicitaire avant le lancement si la rentabilité est le but).

Mais même une grande idée et une bonne réalisation ne font pas nécessairement un succès. Le nombre de visionnements est très respectable, mais mérite franchement plus. Comme quoi c'est comme la loterie. On veut tous gagner le gros lot. Mais pour la majorité d'entre nous, il faut continuer à bosser fort.

Le producteur laisse entendre que les possibilités sont infinies; encore faut-il les réaliser. Malgré le (probable) petit budget, il serait possible qu'il soit encore trop élevé pour maintenir un rythme qu'ils voudraient plus régulier. Mais surtout, je pense que derrière un succès, il n'y a pas que de la chance, il y a toujours beaucoup de travail. On leur souhaite (pour notre égoïste plaisir) qu'ils reprennent du collier.

Demain on verra un exemple de succès viral,qui au contraire, est complètement non voulu...

RSS 101

On me pose, aujourd'hui encore, des questions sur ce qu'est le RSS (fil web) et ce que cela peut apporter à l'utilisateur moyen.

Malgré ma prédiction faite il y a plus de 4 ans, même si les conditions sont réunies pour que le RSS se répande dans le grand public, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

J'ai retrouvé l'excellente synthèse graphique de Elliance.com: the power of RSS. Ça ne fait pas de tort de le publier de nouveau encore aujourd'hui au bénéfice de tous.

The power of RSS  (elliance.com)

(Schéma Elliance.com)

RSS 101
Il semble que le RSS soit très peu utilisé par le grand public même s'il est techniquement très facile de se l'approprier. Peut-être existe-t-il seulement une raison simple: le grand public n'a pas besoin de faire l'agrégation de ces fils.

Pour ceux qui souhaitent commencer, voici quelques agrégateurs web (relativement) simples d'utilisation (et gratuit)

www.bloglines.com
www.google.fr/reader
www.google.fr/ig
www.netvibes.com

Ensuite abonnez-vous à ce fil web : http://feeds.feedburner.com/zeroseconde
Environ 1000 personnes utilisent en ce moment mon fil web (RSS), et reçoivent directement chez eux le contenu de ce site sans devoir venir à mon adresse.

RSS 202?
Je ne connais pas le degré d'aisance de mon lectorat hors RSS avec cette notion de fil web, mais si vous désirez que je vous guide davantage sur ce sujet au courant du prochain mois, sur ce blogue, n'hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires ci-dessous et je me ferai un plaisir de vous faire découvrir les avantages de cette simple technologie

Les têtes à claques en anglais!

Les célèbres Têtes à claques vont s'ouvrir au marché anglophone.

On peut avoir un aperçu à cette adresse : www.beta.tac.tv

Les productions Salambo, qui font les Têtes à claques, ont refait certains sketches, pour nos friends, comme Sean...

Et comme ils fêtent leur deux ans en grand, ils lancent en même temps un nouveau site relooké avec un outil de recherche, des sous-titres, des catégories et l'option plein écran.

L'INIS et la SAT amputés!

"La vague de compressions fédérales en culture se poursuit. C'est maintenant au tour de deux institutions québécoises, l'Institut national de l'image et du son (INIS) et la Société des arts technologiques (SAT) d'écoper lourdement." (Paul Journet, La Presse)

Le gouvernement en place à Ottawa coupe deux autres programmes et pénalise l'industrie montréalaise.

Et il applique la règle numéro 1 en relation publique: toujours lâcher une mauvaise nouvelle l'été.

La poutre dans la caméra des médias

Si on suit l'actualité médiatique entourant les Jeux olympiques, on ne peut qu'être étonné par les médias occidentaux qui ne cessent de rapporter les faits divers du pays hôte. Pollution atmosphérique similaire au bercail, manifestation isolée pour le Tibet, menaces terroristes lointaines. Les médias ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de filmer ce qu'ils ont provoqué.

La ChineLe 8 août 2008 n'a pas marqué le début des Jeux olympiques de Pékin, mais bien la célébration de l'arrivée de la Chine dans le concert des nations.

Notez que je dis bien célébration. Car la Chine n'a pas attendu cette date pour entrer dans le concert des nations. Remarquez aussi qu'elle aurait pu aussi bien ne pas nous inviter.

"Ce n'est pas sans raison que la Chine ancienne était qualifiée d'empire du Milieu" nous rappelle Gil Courtemanche, "Politiquement, la Chine fut et est parfaitement imperméable. La Chine se fout du monde entier, elle ne cherche ni l'approbation ni la compréhension. La Chine est l'empire du Milieu, elle est souveraine et supérieure, immuable et éternelle."

Médias, microscopes sur le monde
Il est parfaitement risible, indécent ou mal poli de la part de tous ceux qui espèrent manifester (ou rapporter une manifestation) sur les droits de l'Homme, le Tibet ou la censure en Chine durant les Jeux olympiques.

Les Chinois ne sont pas des Biafrais de l'information. Ils sont parfaitement au courant de ce qui se passe dans le monde et ont accès aux mêmes informations que nous. (Ou presque... Le gouvernement central et autoritaire ayant encore la fâcheuse manie d'empêcher les gens de penser par eux-mêmes; mais ce n'est en rien un frein pour les Chinois).

L'info est-elle l'omega 3 de l'esprit?
Comprenez. L'accès à l'information en Occident n'empêche pas les populations occidentales de penser que Saddam Hussein avait des "armes des destructions massives" (pour les Américains), que la guerre d'Algérie n'était pas une guerre coloniale avec des crimes ignobles (pour les Français) ou que le gouvernement central a les intérêts du Québec à coeur (pour le Québécois - on a les défis que l'on mérite).

Quand je vois que les médias montent en épingle la manifestation de deux-trois étudiants portant un drapeau tibétain à Pékin, on frôle la désinformation. Ces manifestations d'Occidentaux en pays chinois ne sont que des artefacts de la présence des médias occidentaux.

En Chine, ils sont 1,3 milliard. C'est comme filmer un bouchon de liège dans l'océan et dire que cet "événement" est significatif pour boucher le fond de l'eau.

L'ère de l'interprétation
Les médias, pour bien faire leur travail, ne devraient pas transmettre les faits divers inéluctables dans ce genre de situation. Oui les droits de l'Homme sont bafoués, oui le Tibet est occupé, oui la pollution est alarmante. Mais nous ne sommes plus à l'ère où l'information ne se rend pas à destination. Nous sommes à l'ère de l'interprétation.

Tant qu'à être en Chine, que les médias cessent de parler du smog ou de chercher la prochaine micro-manifestation de long-nez pour dénigrer le pays hôte. Qu'ils interviewent les vrais habitants chinois pour qu'ils nous parlent de leur "réalité":

"J'ai vu à la télé des chômeurs chinois qui remerciaient le gouvernement d'avoir abaissé le taux de pollution à Beijing. Ils sont chômeurs parce que leur usine a été fermée pour que la pollution baisse. Cent mille ou deux cent mille personnes ont été déplacées pour que soient érigés le stade et la piscine olympiques. Les déplacés disent que leur éviction va contribuer à la grandeur de la Chine." (G. Courtemanche)

Que les Chinois nous partagent leur vision du monde, aussi déformée soit-elle, et on pourra enfin comprendre ce qui se passe dans leur tête.

On verra que le fossé qui nous sépare ne sera pas comblé à coup d'accès aux vrais Google Images de la place Tian An Men.

Internet des têtes
On verra qu'ils ne sont pas sur le même Internet que nous, non pas parce qu'il y a des pare-feux censureurs de Cisco, un Google tronqué ou un Yahoo Email qui dénoncent ses membres, mais bien parce que leur algorithme culturel et mental, après des siècles de dictatures impériales célestes et des décennies de celle maoïste ne trient pas de la même façon que nous les informations.

Il faut avoir vu le spectacle de l'ouverture des Jeux pour comprendre que la grandeur de la Chine passe par la coordination incommensurable de chaque individu pour un but supérieur, qui dépasse les simples "détails" comme la pollution, le Tibet ou le droit de l'Homme. Elle cherche à retrouver la face.

Et nos médias ne nous montrent que les petits boutons que leur présence a provoqués.

Un monde, un rêve.
Je reprends une conclusion de Marie-Cristine Beuth et la fais mienne:

1. Les Chinois prennent la parole plus souvent que certains portraits d'un monde manichéen laisseraient croire.

2. Ils cultivent un vrai goût pour la manière chinoise de faire.

À nous de comprendre, d'échanger, de convaincre. Sinon, de toute façon, la Chine éternelle n'a pas besoin de nous...
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Pour un regard non standardisé sur la Chine, lisez ces blogues:
Everybody say hi Brice ! (Fr) Découvrez la Chine autrement
China Web2.0 Review (En) Next Generation Web in China
Un oeil sur la Chine (Fr) Gille Sabré, photographe
SexyBeijing,tv (En / Ch) Vidéo et blog, en direct de la Chine
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Mutualisation du temps

Trouvé sur Twitter. C'est plus court que mon billet sur le même sujet...

Comprendre les blogues en phrases de moins de 140 caractères:
@cgiorgi : Comment font ceux qui disent bosser à fond et qui trouvent le temps de bloguer perso ? Je n'ai jamais compris cette logique...

@bduperrin : c'est impossible sauf si ton blog est sur le même sujet que ton boulot car tu mutualises le temps.
Ça a le mérite d'être court et direct. Je la garde pour un jour dans l'ascenceur...

Plus de détails sur l'hyperconnectivité et les outils twitter , sur mon carnet...

Mon canal Twitter.

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Chine, censure, internet et Jeux olympiques : solution

Voici un communiqué de presse que j'ai reçu : une solution qui pourrait vous séduire si vous souhaitez couvrir les Jeux olympiques et contrer la censure Internet chinoise.
Pour passer les murailles - Special JO

Internet Sans Frontières, Street Reporters et PSIPHON s’associent pour
mettre à la disposition des journalistes et blogueurs français qui couvrent
les Jeux olympiques de Pékin une solution gratuite et efficace de transfert
anonyme et sécurisé des données.

Street Reporters est un site d’information généraliste et un média
participatif. www.streetreporters.net où vous pourrez retrouver tous les
détails de l’action “Pour passer les murailles” .

Psiphon est un projet logiciel mis au point dans le laboratoire du Munk
Centre for International Studies de l’université de Toronto. Il permet
notamment aux serveurs et aux ordinateurs personnels situés sur le
territoire des pays où internet n’est pas censuré d’être mis à la
disposition des personnes vivants dans les pays où la navigation sur le
réseau est restreinte. http://psiphon.civisec.org

Pour bénéficier de la mise à disposition de cette solution sur votre
ordinateur portable avant de partir couvrir les Jeux Olympiques contactez :
pekin@streetreporters.net


Liens :
Communiqué de presse
Illustrations et tutoriels de la solution
Je crois effectivement que le problème de la censure est bien préoccupant, même si ça évolue lentement. Avec Internet Sans Frontière, on règle le problème de notre côté.

Mais les Chinois resteront quand même dans l'ombre. Et de plus, je crois que l'enjeu de l'accès à l'info devient moins préoccupant depuis que le nationalisme des Chinois semble devenir le meilleur filtre que le Parti semble vouloir mettre en place.

Les Chinois sont en première place mondiale quant au nombre d’internautes... Et si nous on n'apprend pas à lire le chinois, ou eux l'anglais... on va rester chacun dans notre coin chacun sur nos îles Internet.
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PS: En lisant An Innocent Abroad de Virginia Heffernan, du respectable New York Time, on voit qu'il faudrait retirer la poutre de l'oeil des anglophones en premie...

KUDOS : éléments de campagnes sur les médias sociaux

KUDOS, c'est un acronyme pour retenir les 5 éléments incontournables d’une campagne d'influence dans les médias sociaux.


Ripples Effect de David ArmanoC'est l'excellent Blogsourcing experience qui a débusqué hier le rapport "Social media / methods and metrics" de la revue Contagious (extrait disponible ici).

Avec les 10 commandements du marketing de réseaux social (en anglais) de Nick O'Neill, ça vous donne un bon aperçu des questions à vous poser avant de demander à vos fournisseurs : "Hop! un site web et deux communautés, deux!".

L'influence dans les réseaux sociaux ne ressemble en rien au push marketing. Il faut composer avec des cascades d'influence.
K.U.D.O.S

Knowledgeable

* La campagne illustre-t-elle un terrain d’expertise de la marque ?
* Cette expertise est-elle distinctive ?
* La campagne apporte-t-elle quelque chose de nouveau au public ?

Utile

* La campagne est-elle utile pour l’entreprise _et_ pour le public de la marque ?

Désirable

* Ce que l’on propose (info, message, divertissement…) est-il désiré ?

Open (honnête + transparent)

* Ce que dit la marque est-il honnête et transparent… dans son intégralité (versus un message positif mis en exergue) ?

Partageable

* La campagne est-elle partageable facilement ?
* Est-il facile de le diffuser/relayer/"buzzer" ?

(tiré de [Blogsourcing experience] )
Images : Ripples Effect de David Armano

YouTube Annotation

YouTube offre depuis peu "l'annotation vidéo", c'est-à-dire la possibilité de mettre du texte et des liens sur une vidéo.

Youtube AnnotationIl n'en fallait pas moins pour relancer le phénix de la vidéo interactive.

Interactive card trick
Interactive shell game
Interactive Godfather
(liens via Web Video Promoters tm)

La pub aussi s'y met :
Follow your instinct de Cossette Toronto (Via Greame)

Pas trop compris pour quelle marque c'était (mais je ne suis pas la cible), mais c'est quand même bien fait. D'ailleurs, un truc, je n'ai pas suivi mon instinct et c'était plus drôle.

Évidemment, c'est du "flash pour les pauvres" mais le côté viral qu'apporte Youtube n'est pas négligeable: pour les petites marques (mais même pour les grandes) c'est une façon simple de capter l'attention.

Je recommande l'usage de l'annotation pour vos prochaines campagnes web vidéo pour profiter de l'effet de nouveauté. Mais faites vite.

Annotation de bas de page
Et je m'attends à voir apparaître éventuellement, si ce n'est pas déjà fait, une chaîne "généré par les utilisateurs", comme un énorme cadavre exquis vidéo...

Youtube (Google) réussi là un bon coup. Je ne crois pas que les annotations marchent en "embed", alors il faut visiter le site. Encore une façon de capter l'attention...

Image: Habi
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Avec Knol, Google devient un diffuseur de contenu

Knol se veut un concurrent de Wikipedia. Et si c'était plutôt un concurrent à tous les diffuseurs de contenu?

Knol est une plate-forme encyclopédique ouverte au public par Google récemment. Comme Wikipedia, l'encyclopédie est libre d'accès et ouverte au "contenu généré par les utilisateurs". Mais ici, au contraire, les auteurs signeront leurs articles et seront les seuls à modifier leur contenu..

Il ne faut pas se leurrer, ces auteurs qui "génèrent du contenu" sont "payés" par Google via un "système de partage de revenu" des Google Ads.
Google entre-t-il sur le territoire de la création de contenu?

Jason Calacanis de Mahalo offre une façon claire de répondre affirmatif à la question. (via Vlad)

Let's run a test: what is the role of a content publisher?

1. Secure talent
2. Distribute their work
3. Monetize that work
4. Pay the content creator for their work
5. Build a library of that work for future monetization

So, if you're the New York Times or Wall Street Journal you:

1. Hire John Markoff and Walt Mossberg (on staff)
2. Distribute their technology reportage
3. Sell advertising against that reportage
4. Pay Markoff and Mossberg
5. Create an archive on NYTIMES.com and WSJ.com of their work.

Let's run Google's Knol through this same process:

1. Hire writers (on contingency) -- check
2. Distribute these pages in Google's search results -- check
3. Sell advertising against it in the form of AdSense -- check
4. Pay the writers via AdSense split -- check
5. Create an archive on Knol for future monetization -- check

Source: Is Google A Content Company? Of Course It Is. So What Should Publishers Do?
Est-ce que Google est une compagnie diffuseur de contenu?
La question n'est pas banale. Les conséquences peuvent être dramatiques. Google contrôle le ranking des résultats de recherche. Tous diffuseurs de contenu, qui vivent des visites, donc de la publicité, devront se battre contre un joueur de plus dans l'arène serrée de la première page de résultat de... Google.

Peut-on faire confiance à Google?
Les premiers tests semblent montrer que Google n'a pas changé son algorithme (ou peut-être si?). Mais pour combien de temps, après combien de pression des financiers? "Don't be evil". La tentation deviendra de plus en plus forte, pourtant.

Quand nous consultons une page d'un moteur de recherche, nous ne disposons pas seulement d'une page de résultats provenant d'un savant ranking algorithmique, mais d'une représentation du monde dont la neutralité reste encore à démontrer.

Derrière la liste se cachent des principes implicites de classification du savoir et d'organisation de la connaissance. Quand il est mêlé d'impératif économique, on se demande ce que ça va donner...

Certains de mes vieux écrits restent d'actualité.
Ceux qui pensent que c'est l'algorithme que décide, devront se raviser. Dès que l'on fait du tri, il y a de gagnants et des perdants. Pensez à la déclassification du caillou Pluton. Si rechercher n'est pas un acte technique sans conséquence, il devient drôlement payant pour certains qui contrôlent tous les aspects du contenu sur Internet.

Les "web publishers" devront maintenant se poser la question: continuer la lutte dans leur coin ou embarquer dans Knol pour profiter de la place disponible. Choisissez une réponse seulement...

PS 23h00: Et ceux qui pensent que Knol vise à détrôner Wikipedia peuvent encore lire ceci, s'ils ne sont pas convaincu: Google Knol/Wikipedia Comparison Faulty

Monopoly, version Word of Mouth

Sean nous offre un beau jeu pour les vacances. Le Monopoly, version Word of Mouth. De quoi vous occuper sur les plages durant les longs moments sans wifi.

Collectez 200 conversations quand vous passez Buzz.


Via IsaTruc

Parutions récentes

Blogging de Jill Walker Rettberg
Blogging de Jill Walker RettbergVenant de la célèbre blogueuse de Jill/txt, voilà de la nourriture pour l'esprit. Le sommaire laisse voir qu'elle aborde académiquement le sujet: orality & literacy; du print au social network; médias citoyens ; Blog comme narration, comme marque; son futur.
Polity Press, 2008, 184 pages, ISBN 978-0745641348



Créer, trouver et exploiter les blogs de Olivier Ertzscheid
Créer, trouver et exploiter les blogs d'Olivier ErtzscheidVenant du bouillonnant maître de conférences en sciences de l'information à Nantes, et bloggueur indépendant sur Affordance, on peut s'attendre à un bon débroussaille et un survol méthodique des lieux. Le sommaire indique que le livre aborde des éléments contextuels et les réponses à ces questions: comment ça marche? Où en trouver et comment ça marche? Quel typologie pour quels contenus? "Les moteurs de recherche ont fait de cette blogosphère une source d'information à part entière"
ADBS 2008, 64 pages, ISBN 978-2-84365-102-1


Le management de l'intelligence collective : Vers une nouvelle gouvernance d'Olivier Zara
Le management de l'intelligence collective d'Olivier ZaraDeuxième édition du livre publié en 2005. Les enjeux du management de l’intelligence collective en entreprise et les apports de participation et la mesure de la performance collective dans une économie du savoir. Écrit à partir des inputs d'une communauté sur la gestion des connaissances.
M21 Editions, 236 pages, ISBN 978-2916260266

Revue de blogues

Parfait voilà de quoi vous inspirer dans vos discussions autour d'un bon café, sur la plage ou dans des 5 à 7 ennuyeux.

2008 : l'information se cherche un contre-pouvoir
Jean-Marie Le Ray tire les leçons d'un scoop 100% Web qui n'a été relayé ni par la presse traditionnelle ni sur Internet et réfléchit à l'établissement et la crédibilité d'un contre-pouvoir de l'information en ligne.

YouTube évolue pour maintenir la concurrence à distance
Fred Cavazza fait le tour des récentes modifications à Youtube. Tout en soulignant la difficulté de Google de rentabiliser l'entreprise.

Facebook et Flickr
Éric Delcroix prend un moment pour faire le point sur les liens entre les deux sites et offre pour notre plus grand bonheur une liste d'applications.

La nouvelle économie des rédactions du futur
Benoït Raphaël commente les propos de Jeff Jarvis qui propose à la presse de tout donner à Googleà ( et qu'elle se concentre sur le contenu).

Et un p'tit dernier, en anglais
Why Abundance is Good: A Reply to Nick Carr
Clay Shirky répond à Nicholas Carr à propos de l'article qui a fait beaucoup de bruit le mois dernier, Is Google making Us Stoopid?.

"I think, is the real anxiety behind the essay: having lost its actual centrality some time ago, the literary world is now losing its normative hold on culture as well. The threat isn’t that people will stop reading War and Peace. That day is long since past. The threat is that people will stop genuflecting to the idea of reading War and Peace." (source)

Il dit que le respect même envers la culture d'élite suit son cours : il tend à disparaître. Il abonde dans la logique que la surabondance de l'information donnée par Internet modifie la culture, et le rapport à la culture.

Cette dynamique qui dit que la "culture populaire" tue la culture ne date pas d'hier et il ne faut pas s'attrister de cette évolution (mais il faut rester critique) : l'évolution culturelle s'est accélérée dans le dernier demi-millénaire. Il n'y a que les "luddites" qui croient qu'hier était mieux.

MàJ: Il a écrit un addendum pour préciser sa pensée ensuite: Why Abundance Should Breed Optimism: A Second Reply to Nick Carr

Mathématique

Un peu de mathématique pour finir la semaine.

Powerpoint + livre = Read at Work
Dominique Willieme a déniché un joli concept sur les serveurs néo-zélandais: "traduire" en powerpoint des classiques de la littérature. "Le chef assis 3 rangs derrière persuadé qu’on est absorbé dans la fascinante prose du dernier rapport trimestriel de la semaine". ça commence par un écran windows.

Amazon + étagères = Zoomii.com
Amazon a dématérialisé les étagères de livres. Zoomii nous les redonne. Zoom, drague et clic en plus. On peut aussi le voir comme un skin pour Amazon. Fonctionne pour les deux pays qui autorisent la torture. (via Jill/Txt)

Facebook + politique française = FailBook
Sous un vrai-faux look Facebook se cache un bidonnant condensé de l'actu politique hexagonal. (via Advergame).

Face + commentaire = FaceStat
Voulez-vous connaître la première impression que vous donnez aux autres? Téléchargez votre photo et recevez des commentaires à partir de questions fermée ("How old do you think I am?" or "Do I seem trustworthy?"). Un casting express? un micro-trottoir iconique express? En quelques heures vous aurez vos réponses... subjectives. (Via SebPaquet sur Delicious)

Yahoo! + McAfee = SearchScan
Recherche sécuritaire. Les pages envoyant automatiquement des maliciels seront retirées sans autre forme de procès des résultats de recherche. (Explications chez Marc Duval)

PALC à la BNQ

Hum! La Bibliothèque national du Québec (BNQ) a installé un "filtre WebSense" sur leur accès internet Wifi pour "bloquer" des sites "selon une ligne de conduite".

Filtre WebSenseBien! "Utiliser des jeux interactifs sur Internet" ne fait pas parti des pratiques de la BNQ! Bonne nouvelle, laissons la bande passante à ceux qui veulent accéder à la connaissance! Théoriquement...

En fait, l'autre jour, j'ai été victime d'une définition trop laxiste du sens websensien de "jeu": on m'a bloqué 'accès à un billet de... La feuille.

S'il y a bien un seul site qui doit être autorisé à entrer à la bibliothèque, c'est bien celui-là ("Observer l'innovation pour comprendre les enjeux de l'édition électronique").

Ce billet parlait du premier contact d'un natif numérique avec un livre-papier ("Aucun son, aucune image même animée ne vient accompagner ou interrompre la lecture. Je lève la tête. Ca devait être ennuyeux avant, de lire.").

On voit bien que le billet était un "jeu...d'esprit".

WebSense a un bon... WebSense de l'humour....

Serait-ce un cas de "proxy à la con" ( PALC ;-)
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Une façon de court-cirtuiter Websense est d'utiliser
https://crabcakebatter.com/cgi-bin/index.cgi
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L'exception culturelle à l'épreuve du net

On apprend cette semaine que 17 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 251 millions de dollars sur Internet durant le mois de mai. Ça donne environ plus d'un million québécois qui ont dépensé en moyenne de 240 dollars ce mois -là.(Source VDL2-CEFRIO)

De ce total 58 % des achats ont été réalisés sur des sites situés à l'extérieur du Canada, c'est à dire 146 millions de dollars sont sorti du pays.

Pour les produits expédiés, les gloutons buraucratiques des États s'y retrouvent en taxant allègrement aux douanes. Mais pour les services, les logiciels ou la culture, c'est autre chose. Ça ne circulent pas aux douanes.

Culture d'exception
Comme la culture se dématérialise de plus en plus, il est cynique de voir ce triste retour de l'histoire: retirée du commerce globale (OMC) dans une clause d'exception (dite culturelle), la culture est traitée, en ligne, comme un pur produit. Mais cette fois-ci les États n'ont aucun plan...

"Ces dispositions [de la clause d'exception] ont pour but de spécifier que les États sont souverains et fondés à limiter le libre échange de la culture sur le marché pour soutenir et promouvoir leurs propres artistes, véhicules et porte-parole de leur culture". (source)

Je ne sais pas comment on peut "limiter le libre-échange" sans toucher à la neutralité du net... Une aide direct aux producteurs et moins de sous aux intermédiaires, peut-être?...

Finalement, on dirait que la culture est un produit comme les autres...

Comment peut-on être Canadien?

Cyberpresse a mis en ligne le premier enregistrement vidéo de l'interrogatoire d'un détenu à Guantanamo, Omar Khadr, un ado de 16 ans.

Celui-ci a éclaté en sanglots et à répété «Aidez-moi! Aidez-moi!». L'agent canadien lui a demandé «Je veux rester à Cuba avec toi. Peux-tu m'aider?» en référence aux "conditions météorologiques favorables dans l'île des Antilles qui contraste avec le rude hiver canadien".

Répugnant.


Visionner la vidéo et déchirez votre passeport canadien. J'ai retiré toute mention dans mes profils en ligne à ce pays qui accepte que la torture d'adolescent (et de qui que ce soit) soit autorisé sur ses ressortissants.

Je suis Québécois. Pas Canadien.

MàJ: 11h30: À la Une du Monde. Encore une fois, c'est de l'extérieur que vient l'appui aux citoyens canadiens. Mais que fait ce gouvernement?
MàJ: 14:30: À la Une du Figaro. Première vidéo d'un interrogatoire à Guantanamo. Et maintenant ça discute de partout sur Twittosphère.
MàJ: 14:45: «Honnêtement, je regarde ce vidéo et ça me répugne», annonce Denis Coderre, député libéral de Bourassa.
MàJ: 15:00: Vidéo "Guantanamo's Child: The Untold Story of Omar Khadr", pour une mise ne contexte (anglais)
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Le tourisme 2.0 passe par le 3D

Google Earth possède depuis un mois une version 3D du parc d'attractions Walt Disney World. Le site contient également 20 hôtels reconstitués et 1 500 modèles 3D. (via Actu Abondance).

Disney 3D

On se rappelle qu'il y a deux ans Google offrait SketchUp, un outil servant a créer une variété de modèles 3D de façon simple. J'avais flairé à l'époque cette ébauche de Google Earth comme plateforme.

Soudain, la planète comme interface
C'est l'émergence de Google Earth comme une plateforme de support d'information visuelle, de paysage d'information, qui tend à connecter les gens et les endroits se concrétise de jour en jour (voir mon billet)

Avec Disney World 3D, c'est une étape intéressante. Ceux qui ont visité Disney World en Floride pourront garder en mémoire plus longtemps la magie de leur séjour et, surtout, ils pourront la passer à d'autres qui ne connaissent pas les lieux. La (re)visite permet de voir en "flythrough" les magnifiques bâtiments. Même la végétation et le mobilier urbain n'a pas été oublié!

C'est ma foi une très belle initiative promotionnelle touristique. Justement, les associations touristiques se posent de sérieuses questions existentielles ces temps-ci à en croire Michelle Blanc dans son billet de ce matin.

Il serait bien possible que ce type d'initiative à la Disney se répande davantage. Du moins pour certaines villes ayant une architectures ou une configuration urbaine intéressante. Et à ce jeu, les premiers à s'y risquer s'offrent davantage de visibilité... avant que tout ça devienne banal...

Allons ! zInfluents de la Patrie !

Pour saluer la France et, en passant, la polémique autour des BlogueurZinfluents, une petite chansonnette pour l'occasion:

Allons ! zInfluents de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de l'imprimerie,
L'établishment pensant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les journaux
Mugir ces féroces jaloux ?
Ils viennent jusque dans vos blogs
Égorger vos posts, vos conversations
[refrain]
Aux larmes, citoyens ! Etc
Cette polémique dite des BlogueurZinfluents a commencé comme la plupart des polémiques sur la blogosphère: un simple billet. Attaque directe, réponses immédiates, escalades et avalanches de commentaires destructifs.

La guerre de la toile
On se rappelle, début juillet, Guy Birenbaum (journaliste, et sur son blogue, faut-il le préciser) s'en prend à un blogueur de longue date (Embruns, qui n'est pas zournaliste, lui et qui depuis demande l'asile politique au Canada ;-).

Birenbaum, du coup en profite pour dénoncer avec virulence tous les «Blogueurs Zinfluents», ces «caïds» de la blogosphère. (voir le compte rendu de 20minutes.fr). (MàJ : et aussi la chronologie de François Guillot).

Tempête qui aurait été bien classique si ce n'avait été de la fermeture volontaire d'un de ses blogueurZinfluents, celui de Versac, épuisé par une telle polémique ...

«Avant il y avait deux sphères distinctes: une sphère sociale, celle des blogs, où tout le monde était égal; et de l'autre côté, la sphère médiatique. Ces deux sphères sont en train de se mélanger: les médias se mettent aux blogs alors que certains blogueurs se professionnalisent.» déclare Nicolas Vanbremeersch, de Versac. (source20minutes.fr).

Sa déclaration tombe sous le sens, mais, j'insiste, il faut préciser comment elle fait sens: dans la blogosphère, tous sont égaux, car il n'y a aucune limite de place. Chacun peut bloguer et si vous n'aimez pas, poursuivez votre chemin.

Dans les médias, c'est une autre histoire, la limite économique impose un contingent limité, hiérarchique, compétitif, ou, en quelque sorte, c'est un jeu à somme nulle, c'est-à-dire que s'il y a un gagnant, il y a nécessairement un perdant.

Le retour du Je dis
Certains y voient un mouvement de plaques tectoniques (Fred Cavazza : "le passage de l’âge de pierre à l’âge de fer") ou un simple guerre de blogueurs contre journalistes (Régis Soubrouillard, Marianne2). Le premier a un bon flair, le second n'a pas tort. L'un regarde vers l'avant, l'autre vers l'arrière. L'un y voit une mutation, l'autre un éternel recommencement.

N'en déplaise aux bonnes âmes, la blogosphère évolue indépendamment des volontés de tous. Que "l'autorité d'influence" se partage avec les blogueurs n'est que l'ordre des choses: pour "influencer" il faut communiquer. Et communiquer n'est plus l'apanage d'une aristocratie "légitime".

J'écrivais dans le livre "Pourquoi Bloguer" que influencer, c’est un rayonnement moral et intellectuel, une conséquence du leadership, mais donnée comme attribut par ceux qui le décident. L’influence, à ne pas mélanger avec la manipulation, est un art qui se cultive et un pouvoir qui se mérite.

Dans la blogosphère, ce que les aristocrates n'aiment pas, c'est que la notoriété se bâti à la force des poignets: personne n'est désigné. Chacun doit faire sa place. La culture populaire (la culture du grand nombre, horreur) a fait percoler certains au sommet.

L'embruns contre attaque
Il faut comprendre ici que la vision culturelle de l'élite, de tout temps, se restreint à ce qu'ils ont décidé de désigner comme culture. Il est tout à fait normal que la montée des blogueurs soit un engouement populaire, du bas vers le haut, puisqu'il est le fait d'individus issus de la culture populaire.

Et ces changements changent la donne, rééquilibrent les pouvoirs et redistribuent les cartes. Que Laurent Gloaguen, du blog Embruns, soit un BlogueuZinfluent n'est que le résultat statistique de préférences populaires. (Et encore, il faut relativiser à l'aune du nombre absolu. On est loin du Monde.)

Mais il y a quelque chose qui existe maintenant qui ne pouvait pas exister avant: chacun peut monter son média. Ou pour le prendre négativement, vous pouvez ignorer qui vous voulez, car aucun blogueur ne prend la place d'un autre. Contrairement aux journalistes.

Les journalistes sont des vendeurs de tulipes
Que les blogueurs soient des journalistes, c'est un débat déjà ancien et enterré. Ce sont certes des chroniqueurs, une société de chroniqueurs, comme je l'écrivais il y a déjà quelques années, mais ils empruntent une caractéristique qui n'appartenait qu'aux journalistes avant: la possibilité de créer du buzz.

Ce que le philosophe Peter Sloterdijk nomme joliment : "les journalistes sont des vendeurs de tulipes".

L'excellent blogue "Crise dans les médias" a repéré quelques aphorismes qu'il a dit à propos de ça; délicieux:

"Ceux qui ont passé leur jeunesse en grands consommateurs de la publicité sont capables de s’immuniser contre cette invasion permanente"

"c’est la raison pourquoi cette subculture, la subculture de l’attitude cool appartient aujourd’hui au courant des Lumières"

"Le journaliste est le prototype de l’homme porteur d’un message zéro..."

"Le journaliste est précisément celui qui se déclare prêt à transporter une information, mais ce n’est pas la sienne..."

"Ce sont des fonctionnaires de l’information ou des câbles vivants... La démocratie c’est sous un certain angle de vue le retour du tribalisme à l’échelle de l’État nation..."

"Le gossip c’est une sorte de totalitarisme communicatif qui submerge tout l’espace public par ce qu’on a entendu dire..."

À méditer
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