J'ai fait une petite présentation. Voici les diapos.
28 octobre 2011
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Le contenu n'a plus de valeur (diapos)
J'ai donné un petite conférence à la rencontre du Community Camp / YulContenu mercredi soir. Suite à mon billet sur Le Contenu n'a plus de valeur, on ma demandé d'expliquer mon point de vue.
J'ai fait une petite présentation. Voici les diapos.
J'ai fait une petite présentation. Voici les diapos.
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27 octobre 2011
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Sommes-nous tous (devenus) des experts ?
Ce soir je vais aller voir une conférence co-organisée par Radio-Canada et de l'Université de Montréal. J'aime bien la prémisse et voilà pourquoi je vous la partage.
Ma question est simple:
Dans le contexte décrit dans l'introduction où les membres proches dans notre réseau deviennent les experts, que devons-nous penser des notions de popularité et d'autorité? Comment les distinguer maintenant? Les institutions d'autorités doivent-elles jouer le jeu de la popularité? Ne devons-nous pas alors redéfinir ce que veut dire l'expertise?
PS: le réel titre de la conférence est Voyeurisme 2.0 : Sommes-nous tous (devenus) des experts ?. Étant donné l'incongruité d'un tel titre (sauf la partie après les deux points) vous comprendrez que je préfère m'abstenir de donner mon opinion sur ceux qui l'on trouvé.
Mise à jour: Laurent Lasalle propose un résumé des discussions durant la soirée.
Sommes-nous tous (devenus) des experts ?On m'a demandé de poser une question il y a quelques semaines afin de que les conférencier puisse se préparer;
Les réseaux sociaux ont modifié les rapports entre le public et les institutions qu'elles soient des organisations ou des individus. Jadis quasiment intouchables, il est aujourd'hui facile et courant d'entrer en contact avec un professeur de Harvard, une star de cinéma, un journaliste vedette ou un chef d'entreprise pour l'invectiver où lui demander des conseils.
Les barrières tombent et ce sont petit à petit les gens faisant partie de notre réseau qui deviennent les experts que nous reconnaissons. Nous avons confiance en eux car ils sont proches et nous dévoilent en tout temps leur vie quotidienne, leurs pratiques ou leurs opinions.
Ma question est simple:
Dans le contexte décrit dans l'introduction où les membres proches dans notre réseau deviennent les experts, que devons-nous penser des notions de popularité et d'autorité? Comment les distinguer maintenant? Les institutions d'autorités doivent-elles jouer le jeu de la popularité? Ne devons-nous pas alors redéfinir ce que veut dire l'expertise?
PS: le réel titre de la conférence est Voyeurisme 2.0 : Sommes-nous tous (devenus) des experts ?. Étant donné l'incongruité d'un tel titre (sauf la partie après les deux points) vous comprendrez que je préfère m'abstenir de donner mon opinion sur ceux qui l'on trouvé.
Mise à jour: Laurent Lasalle propose un résumé des discussions durant la soirée.
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24 octobre 2011
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Web-in 2011 à Montréal
L'Alliance numérique, le réseau d’affaires de l’industrie des nouveaux médias et des contenus numériques interactifs du Québec, organise le cadre de MTL DGTL un web-in d'une journée complète pour «réinventer le web de demain, aujourd'hui».

«Web-In veut stimuler les artisans de l’industrie à innover et à réinventer le Web de demain».
C'est lundi prochain, 31 octobre 2011 au Hilton Bonaventure de Montréal. La programmation du Web-In comprend deux ou trois conférences et surtout des présentations éclair (5 à 10 minutes chacunes) qui «vont au-devant des constats et qui proposent de changer les paramètres qui redéfiniront le Web».
Je suis sur le panel du matin
Je suis fier d'avoir participé à l'élaboration du Web-In en début d'année avec Josée Plamondon, présidente d'Alliance Internet, Sylvain Carle, ex-président d'Alliance Internet, Stéphane Bousquet, Directeur, Entreprises numériques, ONF, et plusieurs autres.
Avec les trois premiers, j'ouvrirai le panel de 9h00 sur le thème de «Entre web social et web des données, comment naviguer le futur du web?», un remue-ménige live sur la façon d'interpréter ces enjeux.
Conférences express
Les conférenciers "brefs" sont tout simplement incontournable. Vous verrez entre autres:
À suivre sur Twitter ou sur place ($).
«Web-In veut stimuler les artisans de l’industrie à innover et à réinventer le Web de demain».
C'est lundi prochain, 31 octobre 2011 au Hilton Bonaventure de Montréal. La programmation du Web-In comprend deux ou trois conférences et surtout des présentations éclair (5 à 10 minutes chacunes) qui «vont au-devant des constats et qui proposent de changer les paramètres qui redéfiniront le Web».
Je suis sur le panel du matin
Je suis fier d'avoir participé à l'élaboration du Web-In en début d'année avec Josée Plamondon, présidente d'Alliance Internet, Sylvain Carle, ex-président d'Alliance Internet, Stéphane Bousquet, Directeur, Entreprises numériques, ONF, et plusieurs autres.
Avec les trois premiers, j'ouvrirai le panel de 9h00 sur le thème de «Entre web social et web des données, comment naviguer le futur du web?», un remue-ménige live sur la façon d'interpréter ces enjeux.
Conférences express
Les conférenciers "brefs" sont tout simplement incontournable. Vous verrez entre autres:
- Jean-François Poulin: L'évolution d'internet et l'échelle des civilisations de Kardashev
- Jonathan Bélisle : Ux, Drugs & Rock N’ Roll: From Divergence to Exploration to Convergence
- Olivier Bruel : La viralité gratuite
- Alexandre Enkerli : Le Web comme rituel
- Geoffroi Garon : Le phénomène du Selftracking et le concept de Quantified Self
- Alex Lauzon : L’obsolescence (non planifiée) des logiciels de courriel
- Laurent Maisonnave : Comment le buzz des médias sociaux rendra enfin sexy votre TV connectée
- Véronique Marino : Création transmédia: la compréhension de l’autisme est-elle la clef de la réussite?
- Sébastien Paquet : Le futur est collaboratif et ouvert
- Patrick Tanguay: Post-numérique et les marges
- Hugues Sweeney: Le web comme matière première pour raconter des histoires
À suivre sur Twitter ou sur place ($).
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Perso
23 octobre 2011
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Les opérateurs du prochain Grand Jeu
Vincent Olivier m'a refait parvenir le lien vers un de ses grands textes qu'il a écrit et que j'ai relu avec plaisir (et avec plus de disponibilité et de recul que la dernière fois -- certaines lectures de Nietzsche que j'ai fait depuis aidant, même si elles ne sont pas nécessaires à son interprétation).
Je vous en livre un extrait, parce que c'est à petite dose qu'il faut savourer les grandes idées.
Comme j'ai toujours de la misère à retrouver les sources de mes lectures, Zéro Seconde est un endroit finalement pratique pour m'y retrouver et bâtir un corpus intéressant des idées qui viennent. Je me permets donc de citer cet extrait pour mémoire. Et ce travail me permet d'intégrer ses concepts.
Les opérateurs du prochain Grand Jeu
La question profonde qui traverse son texte rejoint celle du sens à donner à la "révolution" en cours, celle d'internet qui prend d'assaut toutes les sphères et reconduit en fait un sempiternel combat entre une élite oppressive (mais changeante, dans le sang parfois) dominant les masses (toujours aussi soumises) alors que se met en place, en fait, une mutation par une autre élite (les Programmeurs) qui proposera un nouvel environnement (et on ne parle pas ici d'une mise à jour de Facebook) qui devrait déloger définitivement les humains de leur anthropocentrisme.
Les multiples questions qu'il se pose ne peuvent pas être répondues tout de suite -- on a encore le temps et l'espace pour le faire.
Mais il est clair que le Grand Jeu qui se met en place dépasse les simples enjeux de ce qu'on nomme pour des raisons baptismales de facilité «Web 2.0», même s'ils le précèdent, le préparent et en tracent des contours. Qu'est-ce qui sortira de ces changements en cours, quel humain et quelle dignité peut-on espérer?
e-pluribus unum
Comme sa théologie spéculative est une «invitation à se libérer à se dépasser et à se réfléchir meilleur» -- d'où mon besoin d'aller chercher des réponses auprès de Nietzsche-- il n'y a pas nécessité de se presser à jouer le jeu du temps réel, mais, comme pour paraphraser Sloterdijk, les billets sont de petites lettres lettres adressées aux amis, une télécommunication dans le temps à des esprits qui cherchent des réponses à des questions similaires: le temps viendra à ceux qui savent attendre --tout de même une définition tautologique qui n'est pas dénuée de sens.
J'ai effectivement mes petites questions à répondre aussi. Justement celles que Vincent-Olivier m'avait adressées cet été. Une partie des réponses se trouvent dans le vidéo plus bas, mais je les laisse in extensio ci-dessous pour mémoire.
La plupart des réponses seront données au cours des prochains mois sur le fil de Zéro Seconde, pour tenter d'amorcer la nouvelle décennie avec la réflexion appropriée. On ne peut pas s'en tenir à voir l'avenir le nez collé sur sa roue de tricycle.
Réflexions
Vidéo à écouter sur l'édifice.tv. Un interview que j'ai donné cet été, et remixé par Vincent Olivier
Je vous en livre un extrait, parce que c'est à petite dose qu'il faut savourer les grandes idées.
«Sois parfait! (haweî shelîm, Génèse 17,1 והוי שלים dans l'araméen original) telles furent les paroles de Dieu invitant l'homme à devenir surhomme, qui, depuis une tradition orale née en Mésopotamie, le berceau de la civilisation humaine, environ en 6000 avant notre ère, fondèrent l'occident sémite. Faisant du personnage de Yaveh le fondateur d'un humanisme qui est pratiquement resté inchangé depuis. Ce sois parfait semble d'ailleurs être de loin la parole la plus étymologiquement importante de toute notre histoire, car de shelîm, le mot araméen pour entier/entièreté, parfait/perfection, paix/paisible, intègre/intégrité, complet/complétude, par lequel nous sont parvenus les mots shalom, salem, Jerusalem (ville parfaite), saalam, Islam (exercice de la perfection) muslim (pratiquant de la perfection), et aussi le latin salus, le français salut, et par une savante alchimie mélangeant les langues dérivées du nostratique que j'ai confirmé auprès du célèbre protolinguiste George Starostin, il est maintenant apparent que nous devions à shelîm (ou à tout le moins à ses racines antérieures) le grec helos, et les salutations hello, allo, etc. Force est de constater qu'à même l'ADN occidental, à travers chaque salutation, chaque poignée de main, se reconduit cette invitation au dépassement de soi.»C'est sûr qu'après #tlmep ou #oc8, ça peut faire mal à la tête. Mais c'est bon pour l'esprit. L'extrait ne fait que mettre l'eau à la bouche et le reste est encore plus dense. Ce qui me confirme que c'est par à-coup qu'il faut y revenir, le temps de digérer.
Extraits de La Maison Laide, Vincent Olivier
Comme j'ai toujours de la misère à retrouver les sources de mes lectures, Zéro Seconde est un endroit finalement pratique pour m'y retrouver et bâtir un corpus intéressant des idées qui viennent. Je me permets donc de citer cet extrait pour mémoire. Et ce travail me permet d'intégrer ses concepts.
Les opérateurs du prochain Grand Jeu
La question profonde qui traverse son texte rejoint celle du sens à donner à la "révolution" en cours, celle d'internet qui prend d'assaut toutes les sphères et reconduit en fait un sempiternel combat entre une élite oppressive (mais changeante, dans le sang parfois) dominant les masses (toujours aussi soumises) alors que se met en place, en fait, une mutation par une autre élite (les Programmeurs) qui proposera un nouvel environnement (et on ne parle pas ici d'une mise à jour de Facebook) qui devrait déloger définitivement les humains de leur anthropocentrisme.
Les multiples questions qu'il se pose ne peuvent pas être répondues tout de suite -- on a encore le temps et l'espace pour le faire.
Mais il est clair que le Grand Jeu qui se met en place dépasse les simples enjeux de ce qu'on nomme pour des raisons baptismales de facilité «Web 2.0», même s'ils le précèdent, le préparent et en tracent des contours. Qu'est-ce qui sortira de ces changements en cours, quel humain et quelle dignité peut-on espérer?
e-pluribus unum
Comme sa théologie spéculative est une «invitation à se libérer à se dépasser et à se réfléchir meilleur» -- d'où mon besoin d'aller chercher des réponses auprès de Nietzsche-- il n'y a pas nécessité de se presser à jouer le jeu du temps réel, mais, comme pour paraphraser Sloterdijk, les billets sont de petites lettres lettres adressées aux amis, une télécommunication dans le temps à des esprits qui cherchent des réponses à des questions similaires: le temps viendra à ceux qui savent attendre --tout de même une définition tautologique qui n'est pas dénuée de sens.
J'ai effectivement mes petites questions à répondre aussi. Justement celles que Vincent-Olivier m'avait adressées cet été. Une partie des réponses se trouvent dans le vidéo plus bas, mais je les laisse in extensio ci-dessous pour mémoire.
La plupart des réponses seront données au cours des prochains mois sur le fil de Zéro Seconde, pour tenter d'amorcer la nouvelle décennie avec la réflexion appropriée. On ne peut pas s'en tenir à voir l'avenir le nez collé sur sa roue de tricycle.
Réflexions
Vidéo à écouter sur l'édifice.tv. Un interview que j'ai donné cet été, et remixé par Vincent Olivier
Questions de Vincent Olivier qu'il me pose après l'interview, suscitées par les réponses données durant l'entrevue, elles-mêmes soulevées par ses questions d'intervieweur. Vous suivez toujours?
- Est-ce qu'il est possible de s'adresser à l'intelligence des gens et être populaire? Est-ce que l'incapacité à le faire signifie que la majorité des consommateurs de contenus sont stupides? Est-ce que les auteurs en sont réduits à une littérature confortable ou comique, parce que la lucidité, c'est out? On dit vouloir des intellectuels au Québec, mais est-ce vrai? Serions-nous réellement capables de leur faire une place dans la sphère médiatique? (des pistes @ 1:12)Je répondrai à certaines de ses questions. Il m'a surnommé le Marshall McLuhan québécois. On devrait être capable d'être à la hauteur.
- Qu'est-ce qu'IBM cherche à prouver avec d'abord Deep Blue et aujourd'hui, avec Watson? Comment interpréter les slogans d'IBM qui ont toujours tourné autour de l'intelligence (le THINK! original, au "bâtissons une planète plus intelligente" en ce moment)? Que se passe-t-il si l'intelligence de la presque totalité des humains est obsolète (en rappelant ici le concept du "tittytainment")? Que reste-t-il de l'humain, sans l'avantage compétitif de l'intelligence? La fin de l'intelligence humaine est-elle la fin du propre humain, justement, l'intelligence étant ce qui nous distinguait jusqu'ici des animaux et de la technologie? Quel sera l'impact sur la culture, si nous avons majoritairement abdiqué l'intelligence? Restera-t-il même une culture? (des pistes @ 2:47)
- Est-ce que la jouissance est la finalité de l'existence et la complétude de l'humain? Que faut-il en penser, si Lacan et d'autres philosophes majeurs ont d'ailleurs spécifiquement opposé jouissance (et quête de) à intelligence (et quête d'). Sommes-nous programmés et manipulés par le bout de notre jouissance, ainsi que Crighton l'a suggéré dans L'homme terminal? N'est-ce pas là le propre du marketing? Est-ce que la jouissance est le langage de programmation de l'humain comme le pensent les informaticiens (par la ludification) et les psychanalystes (le neveu de Freud, Edward Bernays ayant inventé le marketing moderne)? (des pistes @ 4:12)
- Existe-t-il une séparation réelle entre les bergers "lettrés" (de cette nouvelle "littérature" numérique) et le bétail domestiqué (contrôlé par son rapport à la jouissance et au confort, rappelant le "du pain et des jeux" antique)? Qui sont les nouveaux bergers? Peut-on voir dans les pilules bleue (Viagra, quelqu'un!!!??!) et rouge dans la Matrice une parfaite illustration de la violence de la séparation entre la lucidité et l'enchantement domestique? Deux espèces différentes, d'un point de vue de la mémétique? (des pistes @ 6:13)
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20 octobre 2011
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Le retour à la brutalité en temps réel
La mort de Kaddafi sur les réseaux sociaux. Al Jazeera semble avoir été le premier à avoir confirmer la nouvelle de sa capture, puis de sa mort. Et ensuite les médias sociaux s'en sont emparés.
Les téléphones mobiles permettent de documenter l'histoire qui se fait en temps réel. Et les images, les vidéos circulent à grande vitesse sur les réseaux. Principalement, encore une fois pour ce qui est de ce coin du monde, YouTube a été la télé du peuple en colère.
Je vous laisse retrouver les images par vous même (à vos risques et périls). Voici à la place une analyse de la situation, à chaud, mais qui donne de véritables repères:
L'attrait du réel
Ce qui trouble à la vue de ces images finales du tyran, outre l'horreur d'une fin atroce, c'est qu'elle met en contraction notre besoin de justice vengeresse ("il a ce qu'il mérite") et de justice des doits humains.
Tuer un prisonnier de guerre reste tout de même un crime.
Mais s'il fallait encore une fois montrer que ce n'est pas sur les réseaux sociaux qu'on trouve seulement des insanités, mais aussi dans les médias supposément grands, regardez les journaux britanniques qui ont abandonné toute retenue dans leur titre à la une (source):
La twittosphere arabe s'est embrasée et la mort de Kaddafi a été montrée comme un exemple de ce qui attend les autres dictateurs... Entre vengeance et besoin de justice.
Les téléphones mobiles permettent de documenter l'histoire qui se fait en temps réel. Et les images, les vidéos circulent à grande vitesse sur les réseaux. Principalement, encore une fois pour ce qui est de ce coin du monde, YouTube a été la télé du peuple en colère.
Je vous laisse retrouver les images par vous même (à vos risques et périls). Voici à la place une analyse de la situation, à chaud, mais qui donne de véritables repères:
L'attrait du réel
Ce qui trouble à la vue de ces images finales du tyran, outre l'horreur d'une fin atroce, c'est qu'elle met en contraction notre besoin de justice vengeresse ("il a ce qu'il mérite") et de justice des doits humains.
Tuer un prisonnier de guerre reste tout de même un crime.
Mais s'il fallait encore une fois montrer que ce n'est pas sur les réseaux sociaux qu'on trouve seulement des insanités, mais aussi dans les médias supposément grands, regardez les journaux britanniques qui ont abandonné toute retenue dans leur titre à la une (source):
Quand Cyberpress se permet même de titrer « L'Occident se réjouit de la mort de Kadhafi », on voit bien ce qu'une décennie de Bushisme a fait pour faire reculer la justice internationale. L'Occident ne se réjouit pas de sa mort, mais bien de la fin du régime du tyran. On finit par trouver normal que l'on tue maintenant plutôt que juger. Ben Laden et Anwar al-Awlaki (tué récemment au Yémen, et surnommé le Ben Laden du web) ont été assassinés. Ah c'est vrai, nous sommes «en guerre contre le terrorisme», ils sont morts au combat.
:: The Sun: «Et voilà, pour Lockerbie»
:: The Times: «Un tyran rencontre sa mort»
:: The Daily Telegraph : «Pas de pitié pour un tyran sans pitié»
La twittosphere arabe s'est embrasée et la mort de Kaddafi a été montrée comme un exemple de ce qui attend les autres dictateurs... Entre vengeance et besoin de justice.
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19 octobre 2011
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Lancement du Galaxy Nexus, avec Android 4.0
Comme j'ai des problèmes de connexion pour publier mon billet sur Triplex ce matin, j'en fais profiter mes lecteurs de Zéro Seconde le temps que le problème se règle.
Bon matin. Pendant que vous dormiez cette nuit, la Coréenne Samsung a lancé à Hong Kong, sur la planète techno qui ne dort jamais, le nouveau portable Galaxy Nexus, roulant le tout nouveau système d'exploitation Android 4.0 de Google, concurrent héréditaire du iOS d'Apple.
C'est le premier téléphone dit intelligent à rouler la toute dernière version d'Android, appelé Ice Cream Sandwich ("Sandwich à la glace").
La course effrénée continue côté mobile et mes colocs de ce Triplex n'ont pas encore fini de saliver sur le dernier iPhone 4S dont je vous parlais récemment que le voilà déjà relique du passé. Suivre les deux plates-formes donne le vertige tant ils semblent jouer l'un l'autre à celui qui aura les meilleures fonctionnalités.
Le matériel
- Muni d'un écran Super AMOLED de 4,65" en 1280×720 pixels HD (contre 3,5"m avec 960x640 sur l'iPhone 4s, avec une résolution de 326 ppi ) il pèsera 135 g (140 g chez Apple).
- Il me semble que le Galaxy Nexus possède ce profil que tous les commentateurs technos attendaient pour le nouvel iPhone 4S, un design "fin et incurvé" de 8,8 mm du côté mince et 11,5 mm au point le plus épais (contre 9,3 mm uniforme pour le iPhone 4S)
- Camera arrière de 5MP, moins que le iPhone 4S qui en a 8, mais de 1,3 MP pour la caméra frontale (0,9 MP pour le iPhone). Cela lui assure une capture vidéo de 1080p
- Une dimension de 136x68 mm contre 115,2x58,6 mm pour le iPhone, donc un téléphone sensiblement plus gros, mais pourtant moins lourd, 135 g (contre 140 g)
Le danger avec ces chiffres, c'est qu'ils peuvent paraître significatifs sur papier, mais dans la vraie vie, je ne suis pas sûr que quelqu'un sente la différence (par exemple, la différence de poids de 5 g correspond en fait au poids de deux sous noirs dans vos poches).
Ce qu'on va sentir tout de suite, et il était à peu près temps, c'est la disparition complète des boutons physiques, comme pour signifier une fin d'adolescence, pour les remplacer par des boutons sensitifs. Bizarrement le bouton "recherche" (loupe) a été retiré par la même occasion. Probablement le bouton le plus utilisé d'un cellulaire.
Nouvelles fonctionnalités
Là où il y a une différence, c'est bien dans les nouvelles fonctionnalités offertes par le système d'exploitation Android 4.0
- Face unlock: déverrouillez votre cellulaire avec un sourire grâce à la reconnaissance faciale
- Beam: partagez vos contacts, sites web, applications, cartes et vidéos avec tous les téléphones Android à proximité équipés d'une puce NFC
- Saisie vocale: ce n'est pas Siri du Apple 4S, véritable interface vocale, mais vous avez ici une dactylo vocale très utile pour envoyer SMS et courriel (et attendez-vous à voir un site sortir sur les bourdes que cela va engendrer inévitablement -- dans le style Shit that Siri says dont parlait Laurent lundi)
- G+ embarqué: Faites des vidéo-bulles jusqu'à 9 personnes.
- Panoramique Single-Motion: avec un déclencheur sans retard (zero shutter-lag) vous pouvez faire une photo panoramique en un seul mouvement
- Édition photo: Android 4.0 vient avec un éditeur de photo, pour le cropping et retirer les yeux rouges notamment.
La puce NFC embarquée est un pas de plus pour l'imposition du Google Wallet comme standard de portefeuille virtuel et de paiement sans contact. Apple n'a pas encore de telle puce de communication en champ proche dans ces produits.
Disponibilité
Attendu sous le nom de Nexus Prime, et rebaptisé Galaxy Nexus pour le lancement, il sera en vente en novembre prochain aux États-Unis, dans certains pays européens et en Asie. Pas de nouvelles pour le Canada. Si c'est comme les autres fois, armez-vous de patience.
Notez bien que la sortie d'un "Nexus" est toujours vue par Google comme une vitrine des possibilités qu'offre Android. Certaines fonctionnalités (comme le Beam) ne sont pas utiles tant que vos petits copains ne sont pas eux aussi passés sous Android 4 avec une puce NFC.
Oui, la performance est au rendez-vous, même si rien ne peu plus porter le nom de révolution. Le fossé se creuse entre le jardin clôturé du iOS et le carpahaneum du monde Android. L'un et l'autre ont leurs avantages et défauts. Si votre téléphone commence à se faire vieux et que vous vous sentez d'attaque pour bidouiller le "root" de votre cellulaire, le Galaxy Nexus est probablement votre prochain téléphone.
Tenez-vous le pour dit, la bête fait une mutation toutes les années à pareille date. Et comme elle arrive toujours avec plusieurs mois de retard au Canada, vous êtes assuré d'avoir un vieux modèle entre les mains au bout de 6 mois quand le nouveau sortira, avec encore 2 ans et demi de paiement. Une course où êtes assuré d'être épuisé le premier.
05 octobre 2011
0
01 octobre 2011
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L'effet rendez-vous
Le titre vient de Stéphane Baillargeon, du Devoir, qui m'a interviewé cette semaine sur la rencontre des médias sociaux et de la télévision. (voir son article Médias - TV 2.0 «On ne veut plus juste le voir, on veut aussi participer au savoir» d'aujourd'hui. Extraits.
Billets similaires
Si vous êtes intéressé par ce sujet, voici quelques billets que j'ai écrit (et où finalement je vois que contrairement à ce que j'ai dit dans l'interview, je voyais ça venir depuis un peu plus longtemps que je croyais)
TV 2.0 : Sous les RT, la plage horaire? (mai 2010) où j'aborde l'idée du filtre social comme le nouveau syntonisateur de contenu.
TV en direct + FaceBook = TV Sociale (janvier 2009) où on constate qu'on ne veut plus être tout seul devant l'écran.
Television sur internet (février 2009) "Peut-elle être assujettie aux mêmes règles que la télévision traditionnelle?"
Pré-diffusion TV (septembre 2008) où une assiste à une bonne tentative des télé à jouer avec le web (même s'il n'y a pas eu de suite)
«Les médias sociaux ont permis de retrouver le rendez-vous que proposait traditionnellement la télévision», dit l'analyste, qui tient un blogue sur les stratégies Web et les médias sociaux. «Franchement, il y a deux ou trois ans, je n'aurais pas été capable de prédire cet effet. Quand il s'est produit, on a eu la réaction qu'on a en découvrant un beau jardin après avoir semé des graines au hasard. En fait, oui, maintenant on peut le dire: c'est tout à fait logique de retrouver cet effet rendez-vous.»
[...]
«Les échanges sont de moins en moins artificiels, de moins en moins forcés, commente Martin Lessard. Aujourd'hui, c'est clair, ce qui intéresse les gens: ils le disent et on voit tout de suite ce qui marche ou ce qui ne marche pas. D'ailleurs, Mirador aurait probablement été retirée des ondes si on s'était fiés aux premiers commentaires négatifs ou aux critiques. La clientèle qui appréciait le côté kitsch de l'émission s'est manifestée et sa diffusion pour une deuxième saison continue en partie grâce aux réseaux sociaux.»
Source Le Devoir
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29 septembre 2011
3
Les commentaires ont de la valeur
Bon. Quand j'écris «Le contenu n'a plus de valeur quand les internautes sont dans les réseaux sociaux (c'est la référence qui en a)», il ne faut pas s'attendre à un encéphalogramme plat de la part de mon réseau. Si vous cherchiez une preuve que les réseaux sociaux ont capturé la conversation de la blogosphère, la voilà!. Et c'est passionnant!
Mon article original est ici: Le contenu n'a plus de valeur, et les commentaires se sont retrouvés sur plusieurs plateformes:
SUR TWITTER
Simon, directeur développement des nouveaux médias à @voir, est le premier à sauter sur le morceau et à déclencher une conversation
@SimonJodoin : "le contenu n'a plus de valeur... c'est la référence qui en a" - ça mériterait une réflexion plus profonde que cette phrase.
@martinlessard : Ça mériterait plus, oui. C'est ce que mon banquier me dit.
@SimonJodoin : LOL. Les banquiers, tous les mêmes... Il m'a dit la même chose. Mais sérieusement, mériterait approfondissement.
@martinlessard : C'est qqchose qui me trotte depuis longtemps mais que je n'ai pas développé encore, c'est vrai. Variante de "Context is king"
@SimonJodoin : Je lirai avec intérêt. Réflexion intéressante, aux ramifications terrifiantes.
Sophie, animatrice de communauté à @Generation_INC, est aussi dubitative devant ma déclaration:
@SophieGiroux : Pas certaine d'être d'accord! Il ne prend pas de la valeur au contraire?
@martinlessard : La valeur est donnée par l'élément déclencheur (ex: packaging d'une commodité). Tout contenu peut être remplacé. Pas un ami.
@SophieGiroux : désolé mais je continue de croire que plus le contenu est véhiculé dans les réseaux sociaux, plus il prend de valeur
@martinlessard : Quand le contenu entre dans les réseaux, il est "référé". Le contenu référé survit ("a de la valeur")
@SophieGiroux : et que dire du nombre de partages?
@martinlessard : Le # de partage est la "mesure de succès" d'un contenu dans les réseaux. cqfd?
Ianik, économiste complète:
@IanikMarcil : Mais n'est-ce pas déjà le cas (i.e. qualité de la référence); par ex. NYT vs. le Weekly World News? contexte=notoriété
@martinlessard : oui la qualité de la référence, NYT vs. WWN, existait, mais jamais avec une telle intensité. All the news that fits your mind
SUR FACEBOOK
Luc Jodoin : Le contenu n'a plus de valeur. Mon pote Martin Lessard pousse un peu fort l'oxymore, c'est certainement vrai dans une économie de l'attention et du marketing du chou et du navet, mais y'a pas que l'économie dans le vie, ciel! :). Le contenu n'a plus de valeur économique, hum c'est une tendance, en effet. :). Et à quoi bon la référence, si c'est le vide sidéral au bout...
Lionel Dujol : C'est vrai. Néanmoins, la valeur d'un contenu peut être "bonifiée" parce que partagée, propulsée par des référents influents. Dans ce cas, le contenu à moins de valeur que la référence. Mais on a pas attendu le web social pour mesure le poids des influenceurs.
Luc Jodoin : J'aime l'idée d'un contenu bonifié parce que «indexé», on fait ça depuis des lustres nous les bibliothécaires. Ce que montre le graphique de Martin , c'est qu'il y maintenant 800 000 millions de bibliothécaires potentiels sur Facebook. On a parlé de sursaturation de l'info, on verse lentement dans la sursaturation de la référence ... bon, les plus futés peuvent toujours compter sur des super médiateurs numériques ou des «autorités» cognitives (une expression qui me fait sourire). :)
Lionel Dujol : La sursaturation de l'info devient problématique. Même les veilleurs sensés faire le tri ont tendance à faire ce qu'appelle Marie D. Martel de la veille-spam. Perso, je m’interroge beaucoup là-dessus. Je lève le pied sur ce que je partage sur FB. je me demande si je dois continuer à partager ma veille sur Twitter qui est un format bien trop court pour "bonifier" l'info. Pour te dire je m'interroge même sur la suite à donner à ma présence numérique !
Luc Jodoin : Je suis plutôt d'accord avec toi, mais pour ta présence numérique, je la souhaite permanente. Elle est riche, bien dosée et sympathique :)
Claude Champagne : Si on avait plus de temps, nous aurions un blogue riche et détaillé. Car, ce sont les sites d'infos qui donnent de la matière aux réseaux sociaux. Les FB, Twitter et cie sont des relais minute. J'ai lu ça, j'espère un échange. Parfois, ça arrive, quand c'est dans l'air du temps, quand l'info est publiée en même temps qu'il y a des gens que cela intéresse.
Luc Jodoin : Claude, de la graine de thécaire :)
SUR GOOGLE PLUS
Yves Ouellette -
Donc si je comprends bien la valeur ajoutée est très faible...
Fabián Rodríguez -
Heuh, la référence c'est du contenu.
Martin Lessard -
C'est une image. La valeur (finale) est donnée par l'élément déclencheur (par ex: le packaging d'une commodité lui donne la valeur d'être acheté). Tout contenu peut être remplacé. Pas un ami. Si mon ami me refile un lien, j'ai 1000 x plus de chance de le visiter que le Nième site sur le Xième sujet de mes Zième thèmes que j'aime...
Philippe Beaudoin -
Heu? Et les amis refilent les liens en fonction de quoi alors? Au contraire, avec les médias sociaux, le contenant n'a plus de valeur. Seul le contenu en a.
Martin Lessard -
En fonction de la valeur perçue dans l'échange; le contenu est interchangeable. Les derniers billets de Techcrunch, RRW ou GigaOM se ressemblent, mais celui qui sera retransmis par un ami aura plus de valeur de lecture...
Yves Ouellette -
Si les médias, qui sont le contenant, n'ont pas de valeur. Donc il faut vite développer un média qui rassemble tous les types de post. Nous n'aurons plus à passer de l'un à l'autre pour suivre l'information.. / Je me trompe...
Philippe Beaudoin -
Tout à fait en désaccord, Martin. Le contenu ce n'est pas "l'article de Techcrunch" ou "l'article de RRW", c'est ce dont l'article parle. On se fiche de qui couvre la conférence de presse de Apple, ce qu'on relaie c'est l'information qu'on y apprend. Comme le contenu est le nouveau roi, il sera de plus en plus difficile d'être le leader si on diffuse du contenu facilement accessible à nos compétiteurs, sans l'améliorer significativement.
À mon avis, les médias sociaux vont recentrer le journalisme sur les articles de fond car c'est l'effort que le journaliste fait pour comprendre le sujet et éclairer ses lecteurs qui sera le différentiateur, non plus la force avec laquelle il fait la promotion de son message.
Christiane-Sophie Romano -
Philippe me semble valider la thèse de Martin malgré son approche contradictoire. Ma compréhension du texte de Martin est que le contenu existe, évidemment, mais que le média qui profitera de l'achalandage produit par ce contenu, sera déterminée par l'influence des R-S.
Ex.: si, dans mes activités de veille et de revue de presse, je ne fréquente jamais le site de New York Times, ce site va quand même recevoir des "hits" de ma part si un de mes contacts me suggère un contenu sur ce site.
Ceci me fait toutefois conclure que la variété de mes "contacts" recommandant des liens aura aussi un effet sur la qualité de l'information qui me parviendra. Comme les contacts sont souvent des "silos" (selon les allégeances, affinités, etc.), les R-S appliquent un filtre qui agit différemment sur l'individu. Je me demande si la courbe "macroscopique" est représentative de ce qui se passe au niveau individuel.
Martin Lessard -
Intéressants commentaires!
Philippe Beaudoin -
C'est l'avantage d'un titre sensationnel... :)
(Ceci dit, je crois que Christiane-Sophie résume bien nos différences d'opinion apparente.)
Mon article original est ici: Le contenu n'a plus de valeur, et les commentaires se sont retrouvés sur plusieurs plateformes:
SUR TWITTER
Simon, directeur développement des nouveaux médias à @voir, est le premier à sauter sur le morceau et à déclencher une conversation
@SimonJodoin : "le contenu n'a plus de valeur... c'est la référence qui en a" - ça mériterait une réflexion plus profonde que cette phrase.
@martinlessard : Ça mériterait plus, oui. C'est ce que mon banquier me dit.
@SimonJodoin : LOL. Les banquiers, tous les mêmes... Il m'a dit la même chose. Mais sérieusement, mériterait approfondissement.
@martinlessard : C'est qqchose qui me trotte depuis longtemps mais que je n'ai pas développé encore, c'est vrai. Variante de "Context is king"
@SimonJodoin : Je lirai avec intérêt. Réflexion intéressante, aux ramifications terrifiantes.
Sophie, animatrice de communauté à @Generation_INC, est aussi dubitative devant ma déclaration:
@SophieGiroux : Pas certaine d'être d'accord! Il ne prend pas de la valeur au contraire?
@martinlessard : La valeur est donnée par l'élément déclencheur (ex: packaging d'une commodité). Tout contenu peut être remplacé. Pas un ami.
@SophieGiroux : désolé mais je continue de croire que plus le contenu est véhiculé dans les réseaux sociaux, plus il prend de valeur
@martinlessard : Quand le contenu entre dans les réseaux, il est "référé". Le contenu référé survit ("a de la valeur")
@SophieGiroux : et que dire du nombre de partages?
@martinlessard : Le # de partage est la "mesure de succès" d'un contenu dans les réseaux. cqfd?
Ianik, économiste complète:
@IanikMarcil : Mais n'est-ce pas déjà le cas (i.e. qualité de la référence); par ex. NYT vs. le Weekly World News? contexte=notoriété
@martinlessard : oui la qualité de la référence, NYT vs. WWN, existait, mais jamais avec une telle intensité. All the news that fits your mind
SUR FACEBOOK
Luc Jodoin : Le contenu n'a plus de valeur. Mon pote Martin Lessard pousse un peu fort l'oxymore, c'est certainement vrai dans une économie de l'attention et du marketing du chou et du navet, mais y'a pas que l'économie dans le vie, ciel! :). Le contenu n'a plus de valeur économique, hum c'est une tendance, en effet. :). Et à quoi bon la référence, si c'est le vide sidéral au bout...
Lionel Dujol : C'est vrai. Néanmoins, la valeur d'un contenu peut être "bonifiée" parce que partagée, propulsée par des référents influents. Dans ce cas, le contenu à moins de valeur que la référence. Mais on a pas attendu le web social pour mesure le poids des influenceurs.
Luc Jodoin : J'aime l'idée d'un contenu bonifié parce que «indexé», on fait ça depuis des lustres nous les bibliothécaires. Ce que montre le graphique de Martin , c'est qu'il y maintenant 800 000 millions de bibliothécaires potentiels sur Facebook. On a parlé de sursaturation de l'info, on verse lentement dans la sursaturation de la référence ... bon, les plus futés peuvent toujours compter sur des super médiateurs numériques ou des «autorités» cognitives (une expression qui me fait sourire). :)
Lionel Dujol : La sursaturation de l'info devient problématique. Même les veilleurs sensés faire le tri ont tendance à faire ce qu'appelle Marie D. Martel de la veille-spam. Perso, je m’interroge beaucoup là-dessus. Je lève le pied sur ce que je partage sur FB. je me demande si je dois continuer à partager ma veille sur Twitter qui est un format bien trop court pour "bonifier" l'info. Pour te dire je m'interroge même sur la suite à donner à ma présence numérique !
Luc Jodoin : Je suis plutôt d'accord avec toi, mais pour ta présence numérique, je la souhaite permanente. Elle est riche, bien dosée et sympathique :)
Claude Champagne : Si on avait plus de temps, nous aurions un blogue riche et détaillé. Car, ce sont les sites d'infos qui donnent de la matière aux réseaux sociaux. Les FB, Twitter et cie sont des relais minute. J'ai lu ça, j'espère un échange. Parfois, ça arrive, quand c'est dans l'air du temps, quand l'info est publiée en même temps qu'il y a des gens que cela intéresse.
Luc Jodoin : Claude, de la graine de thécaire :)
SUR GOOGLE PLUS
Yves Ouellette -
Donc si je comprends bien la valeur ajoutée est très faible...
Fabián Rodríguez -
Heuh, la référence c'est du contenu.
Martin Lessard -
C'est une image. La valeur (finale) est donnée par l'élément déclencheur (par ex: le packaging d'une commodité lui donne la valeur d'être acheté). Tout contenu peut être remplacé. Pas un ami. Si mon ami me refile un lien, j'ai 1000 x plus de chance de le visiter que le Nième site sur le Xième sujet de mes Zième thèmes que j'aime...
Philippe Beaudoin -
Heu? Et les amis refilent les liens en fonction de quoi alors? Au contraire, avec les médias sociaux, le contenant n'a plus de valeur. Seul le contenu en a.
Martin Lessard -
En fonction de la valeur perçue dans l'échange; le contenu est interchangeable. Les derniers billets de Techcrunch, RRW ou GigaOM se ressemblent, mais celui qui sera retransmis par un ami aura plus de valeur de lecture...
Yves Ouellette -
Si les médias, qui sont le contenant, n'ont pas de valeur. Donc il faut vite développer un média qui rassemble tous les types de post. Nous n'aurons plus à passer de l'un à l'autre pour suivre l'information.. / Je me trompe...
Philippe Beaudoin -
Tout à fait en désaccord, Martin. Le contenu ce n'est pas "l'article de Techcrunch" ou "l'article de RRW", c'est ce dont l'article parle. On se fiche de qui couvre la conférence de presse de Apple, ce qu'on relaie c'est l'information qu'on y apprend. Comme le contenu est le nouveau roi, il sera de plus en plus difficile d'être le leader si on diffuse du contenu facilement accessible à nos compétiteurs, sans l'améliorer significativement.
À mon avis, les médias sociaux vont recentrer le journalisme sur les articles de fond car c'est l'effort que le journaliste fait pour comprendre le sujet et éclairer ses lecteurs qui sera le différentiateur, non plus la force avec laquelle il fait la promotion de son message.
Christiane-Sophie Romano -
Philippe me semble valider la thèse de Martin malgré son approche contradictoire. Ma compréhension du texte de Martin est que le contenu existe, évidemment, mais que le média qui profitera de l'achalandage produit par ce contenu, sera déterminée par l'influence des R-S.
Ex.: si, dans mes activités de veille et de revue de presse, je ne fréquente jamais le site de New York Times, ce site va quand même recevoir des "hits" de ma part si un de mes contacts me suggère un contenu sur ce site.
Ceci me fait toutefois conclure que la variété de mes "contacts" recommandant des liens aura aussi un effet sur la qualité de l'information qui me parviendra. Comme les contacts sont souvent des "silos" (selon les allégeances, affinités, etc.), les R-S appliquent un filtre qui agit différemment sur l'individu. Je me demande si la courbe "macroscopique" est représentative de ce qui se passe au niveau individuel.
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Philippe Beaudoin -
C'est l'avantage d'un titre sensationnel... :)
(Ceci dit, je crois que Christiane-Sophie résume bien nos différences d'opinion apparente.)
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26 septembre 2011
9
Le contenu n'a plus de valeur
En discutant cet après-midi avec la tête de l'équipe numérique de Protégez-vous, dont je suis membre du conseil d'administration, je leur faisais remarquer comment les médias devaient prendre note de la montée du social dans le partage de contenu.
[PS du 29 septembre 2011: les critiques ne se sont pas fait attendre: les voici]
[PS du 28 octobre 2011: J'ai donné une (petite) conférence sur le sujet lors du CommunityCamp du 26 octobre 2011 à Montréal. Vous y trouverez mes diapositives]
Graphique via AllThingsD
Il me semble que l'attrait du contenu, dans un monde de surabondance, n'est plus le même : à part quelques sites à la tête de la longue traîne, tout site qui n'aura pas une composante sociale qui propulse le contenu dans les interstices des réseaux sociaux tombera dans les franges de la marginalité.
Pour un média, ce n'est pas rassurant.
Et comme par hasard, je tombe sur ce graphique qui illustre la percée faramineuse de Facebook. Les données ne concernent que les Américains, mais l'onde de choc se rendra partout ailleurs par la suite.
Quand le temps de présence en ligne passe par un réseau social, il faut compter sur les citations, et uniquement les citations, pour espérer avoir de la visibilité.
J'écrivais il y a un an et demi que nous venions vivre une décennie de progression exponentielle des médias sociaux en ligne et que nous commencions maintenant à entrer dans une autre de consolidation. Ce graphique illustre tout à fait le type de danger pour toute compagnie média de ne pas prendre acte que le contenu n'a plus de valeur, mais que c'est la référence qui en a.
[PS du 29 septembre 2011: les critiques ne se sont pas fait attendre: les voici]
[PS du 28 octobre 2011: J'ai donné une (petite) conférence sur le sujet lors du CommunityCamp du 26 octobre 2011 à Montréal. Vous y trouverez mes diapositives]
Graphique via AllThingsD
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Le Digital Launch Pad 2011
Le Digital Launch Pad est maintenant ouvert pour inscriptions. Ils recherchent «les meilleures innovations dans la sphère numérique québécoise».
« L’attention du consommateur est maintenant dirigée vers les plateformes émergentes telles la vidéo en ligne, les réseaux sociaux, les tablettes mobiles et les applications dont les marques recherchent pour trouver de nouvelles manières de rejoindre leurs publics », dixit Mark Greenspan, producteur exécutif de nextMEDIA, dans un communiqué de presse que j'ai reçu il y a quelques instants.
Comme le communiqué était long, je vais vous le faire court: « Le Digital Launch Pad vous offre la chance de connecter avec des agences à la recherche de nouvelles avenues et outils pour coller leurs marques à des consommateurs passionnés du numérique. Le Québec est un foyer d’innovations dans ce secteur et nous sommes impatients de présenter les membres de la communauté québécoise à de nouveaux partenaires potentiels. » Rien de moins.
Je crois que certains lecteurs de Zéro Seconde seront intéressés, particulièrement les étudiants de mon cours à l'UQAM. Ça reste foncièrement quelque chose qui relève de la sphère marketing et publicitaire, mais en l'absence d'aide étatique à la relève numérique, c'est peut-être un bon tremplin pour des talents d'ici pour être vu ailleurs - en autant que vous n'y perdiez pas votre âme.
Le Digital Launch Pad est présenté dans le cadre de nextMEDIA les 5 et 6 décembre prochain à Toronto. Ils attirent les gros noms torontois du secteur tels « MediaCom, Starcom MediaVest, Ogilvy Entertainment, Rethink Toronto, Initiative, Quizative, Proximity, JWT, Tribal DDB et henderson bas kohn ». La récompense consiste en des commentaires des professionnels et leaders de l’industrie, et les six finalistes se verront offrir des entrées gratuites à nextMEDIA Toronto et aux Digi Awards.
Les catégories 2011 sont «Hot web sites »(Sites web d’avant-gardes populaires) et « Hot Webseries» (Séries Web d’avant-gardes originales). La date limite est le 21 octobre 2011 et vous trouverez plus d'infos ici: www.nextmediaevents.com/toronto/digital-launch-pad
C'est mon petit coup de pouce à la relève.
« L’attention du consommateur est maintenant dirigée vers les plateformes émergentes telles la vidéo en ligne, les réseaux sociaux, les tablettes mobiles et les applications dont les marques recherchent pour trouver de nouvelles manières de rejoindre leurs publics », dixit Mark Greenspan, producteur exécutif de nextMEDIA, dans un communiqué de presse que j'ai reçu il y a quelques instants.
Comme le communiqué était long, je vais vous le faire court: « Le Digital Launch Pad vous offre la chance de connecter avec des agences à la recherche de nouvelles avenues et outils pour coller leurs marques à des consommateurs passionnés du numérique. Le Québec est un foyer d’innovations dans ce secteur et nous sommes impatients de présenter les membres de la communauté québécoise à de nouveaux partenaires potentiels. » Rien de moins.
Je crois que certains lecteurs de Zéro Seconde seront intéressés, particulièrement les étudiants de mon cours à l'UQAM. Ça reste foncièrement quelque chose qui relève de la sphère marketing et publicitaire, mais en l'absence d'aide étatique à la relève numérique, c'est peut-être un bon tremplin pour des talents d'ici pour être vu ailleurs - en autant que vous n'y perdiez pas votre âme.
Le Digital Launch Pad est présenté dans le cadre de nextMEDIA les 5 et 6 décembre prochain à Toronto. Ils attirent les gros noms torontois du secteur tels « MediaCom, Starcom MediaVest, Ogilvy Entertainment, Rethink Toronto, Initiative, Quizative, Proximity, JWT, Tribal DDB et henderson bas kohn ». La récompense consiste en des commentaires des professionnels et leaders de l’industrie, et les six finalistes se verront offrir des entrées gratuites à nextMEDIA Toronto et aux Digi Awards.
Les catégories 2011 sont «Hot web sites »(Sites web d’avant-gardes populaires) et « Hot Webseries» (Séries Web d’avant-gardes originales). La date limite est le 21 octobre 2011 et vous trouverez plus d'infos ici: www.nextmediaevents.com/toronto/digital-launch-pad
C'est mon petit coup de pouce à la relève.
Libellés :
Marketing
23 septembre 2011
0
Le Wall Street Journal lit Zéro Seconde
On reçoit des courriels des matins qui se situent dans les zones floues du pourriel ou de la bonne nouvelle. En lisant le message, ci-dessous, de Monica Sanford, dont le courriel ne me dit rien, j'apprends que le WSJ lit mon blogue, accent inclus (le gras est de moi):
Voici la vidéo:
Ma recherche
Le courriel ne vient pas d'une adresse du Wall Street Journal, mais comme le courriel et les liens pointent vers des éléments du WSJ, je ne vois pas qui d'autres auraient pu envoyer le message (sauf probablement une équipe mandatée par le WSJ, comme semble le suggérer l'usage d'un outil de mass mailing, Jangomail, pour envoyer le courriel).
Je ne sais pas si Monica est autorisée à dire que WSJ est un lecteur de mon blogue, mais je lui donne bien sûr le bénéfice du doute 8-) Je ne vais pas m'enfler la tête, tout de même. Je comprend le jeu des envois massifs. Je souhaite juste que mon blogue a été choisie sincèrement par cette Monica Sanford.
Si c'est la même Monica qui travaille au Daily Nebraskan (et si elle lit vraiment le français) alors je suis flatté, car j'aime bien son point de vue sur un sujet chaud (c'est le cas de le dire, car c'est sur le réchauffement planétaire) et sur le cap 'n trade dans cette discussion (quoi qu'avec qu'avec quelques réserves):
[Mise à jour 29 septembre 2011: je ne crois pas finalement que ce soit la même, mais ça n'enlève rien que la vidéo de l'interview est intéressante)
Je publie ce billet parce que je crois que le vidéo est bien mignon et montre le changement dans la société à propos des relations humaines, des échanges d'information horizontaux entre individus et l'avancement des technologies de communication. Je n'ai pas essayé l'application.
Hi Martin,
The Wall Street Journal just released a new film to help promote the launch of their Facebook app “WSJ Social”. We’ve been readers of Zéro Seconde for a while now and think it’s one of the better sources of information on the social media space. We were wondering what you and maybe some of your other readers think of the video and the new Facebook app.
Thanks much,
Monica
Video: http://youtu.be/5gai1OmYRX8
App: http://social.wsj.com
Voici la vidéo:
Ma recherche
Le courriel ne vient pas d'une adresse du Wall Street Journal, mais comme le courriel et les liens pointent vers des éléments du WSJ, je ne vois pas qui d'autres auraient pu envoyer le message (sauf probablement une équipe mandatée par le WSJ, comme semble le suggérer l'usage d'un outil de mass mailing, Jangomail, pour envoyer le courriel).
Je ne sais pas si Monica est autorisée à dire que WSJ est un lecteur de mon blogue, mais je lui donne bien sûr le bénéfice du doute 8-) Je ne vais pas m'enfler la tête, tout de même. Je comprend le jeu des envois massifs. Je souhaite juste que mon blogue a été choisie sincèrement par cette Monica Sanford.
Si c'est la même Monica qui travaille au Daily Nebraskan (et si elle lit vraiment le français) alors je suis flatté, car j'aime bien son point de vue sur un sujet chaud (c'est le cas de le dire, car c'est sur le réchauffement planétaire) et sur le cap 'n trade dans cette discussion (quoi qu'avec qu'avec quelques réserves):
[Mise à jour 29 septembre 2011: je ne crois pas finalement que ce soit la même, mais ça n'enlève rien que la vidéo de l'interview est intéressante)
Libellés :
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Perso
20 septembre 2011
0
G+ trois mois après
Google Plus (G+), malgré les 25 millions d’adeptes qui se sont joints au réseau depuis son lancement au début de l'été semble subir un ralentissement. Je posais la question hier sur le blogue Triplex si cela signifiait un déclin pour la plateforme sociale de Google, pour faire écho à un buzz la semaine dernière. Mais qu'en est-il vraiment?
J'écrivais qu'un étude, qu'il faut tout de même prendre avec des pincettes, remarquait une baisse 41 % des commentaires publiés publiquement sur G+. L'étude de la firme ne prend pas en compte les commentaires privés. Mais je me posait tout de même la question : où est allé tout ce monde qui avait quelque chose à raconter?
Certains signes s'accumulent: Gizmodo.fr spéculait sur le fait que Larry Page, CEO de Google, n’ait plus posté sur G+ depuis le 15 août dernier. Huffington Post comparait les termes des recherches Google+ (et Google Plus) avec ceux d’un autre produit, Google Maps. On y voit un sursaut au lancement pour G+ suivi d’un lent déclin. Les recherches de Google Maps restent, elles, constantes. Et en comparant avec les recherches du terme Facebook au cours de l’été, on remarque aussi que G+ apparaît à peine sur le radar, alors que Facebook garde le cap allègrement.
Stats Google Analytics sur les termes Google Plus versus Google Maps:

Avec le recul, on voit effectivement que G+, malgré sa bonne base d’abonnés et ses fonctionnalités intéressantes, n’a pas encore trouvé son souffle. G+ est encore jeune. Twitter et Facebook ont mis longtemps avant de percer, eux aussi! De plus, il faut aussi comprendre que la plateforme sociale de Google est encore en mode Beta fermée. Ce qui n'aide pas: on a beau être 25 millions, on s’y sent à l’étroit quand on ne peut pas inviter ses amis.
Voir article complet
J'ai recueillis (sur G+ !) des commentaires sur mon billet que je vous partage ici:
(source ici et ici)
Claude Champagne - Le problème, avec les "amis", est toujours le même, selon moi. Ils ont reçu une invitation, se sont abonnés, viennent faire un tour sur Google+ et "attendent" qu'il se passe quelque chose... Leurs "amis" font plus ou moins pareil, ils ne participent pas, et se disent qu'il ne se passe rien sur Google+, puis retournent sur Facebook.
Richard Sigouin - Le problème avec G+ et aussi avec les autres réseaux sociaux. Très peu de gens publie du nouveau contenu original. On se lasse à la longue de revoir et revoir les mêmes liens publiés. Soyons original dans nos publications, ça intéressera probablement plus de gens à venir y faire un tour un peu plus souvent...
Nicole Fodale - Je crois que les usagers apprivoisent la bête et que par conséquent au lieu de publier continuellement publiquement, ce que je faisais au début ne comprenant pas tout à fait la porté, maintenant les gens publient davantage à leurs cercles. L'autre chose aussi Facebook s'adapte plutôt bien en s'inspirant de G+ et pour cela je crois que G+ est perdant aussi par le fait qu'il n'est toujours pas public. Les gens sur Facebook voient arriver de belles modifications rien qui puissent les inciter à aller voir ailleurs.
Francis Robert - Je crois qu'il faut être patient. Ce qui fait la force de G+ selon moi c'est tous les outils Google qui viennent avec. Pour une personne qui utilise déjà Gmail (et Calendar, Documents, Photos, etc), c'est facile et même naturel d'utiliser G+. Mais pour bien du monde, il s'agit d'un compte de plus à créer et gérer et c'est là que c'est moins tentant.
Yves Ouellette - Oui... jeune et vieux. entre la naissance et la mort des outils sur internet est souvent rapide. Les post en mode cercle fermé est difficile à estimer mais surement un impact. J'aime bien ce produit, je suis déjà un adepte de Google qui développe des outils que me sont utiles et gratuits.
Seb Paquet - Il semble que G+ ne soit pas suffisamment différent de FB/Twitter pour justifier la migration de M. Tout le Monde.
Sophie Giroux - Parce que cela est supposé s'adresser à M. Tout le Monde? On a vu Fb ajouter des fonctionalités (Subscribe, Groups, etc.) pour tenter de ressembler à G+. Qu'est-ce qui manque ici pour qu'on ait enfin l'impression que d'y passer du temps vaut la peine?
Seb Paquet - Plus de dames!
Yves Williams - Peut-on vraiment parler de problème ?
1) Quelle est la définition de "Publics Posts"? Est-ce seulement les message en "mode public" ? Si c'est le cas, même ce "post", envoyé pour "cercles étendus", ne serait pas comptabilisé. Cette statistique est peut-être trompeuse. Elle peut aussi simplement cachée une modification dans les usages.
2) Il ne faut tout de même pas oublier que tout nouveau joujou voit son usage prendre des proportions plus raisonnables après l'effervescence de la nouveauté.
3) Quoiqu'il en soit, la version de G+ n'est, selon moi, qu'embryonnaire. Google+ est en excellente position pour développer un pôle dominante de la gestion de son identité en ligne. Son développement futur renforcera sans doute encore plus cet aspect. Pendant que Facebook fait beaucoup actuellement pour ressembler à G+, ce dernier tirera probablement son réseau dans des zones que les autres ne pourront pas le suivre.
Et un commentaire sur Triplex:
Claude Lessard - De ton analyse G+, ce que j'en comprends est que finalement l'utilisation qu'en font la plupart est de créer des contacts, du même genre que ceux de LinkedIn, et ensuite de converser avec elles en privées. Si ma compréhension est exacte, il va falloir que Google se repositionne avant d'ouvrir les portes. Car c'est loin d'être certain que les utilisateurs de LinkedIn vont migrer vers G+. J'ai toujours cru que Google voulait à la fois prendre la clientèle Facebook et LinkedIn, en offrant les fonctionnalités des deux réseaux en un seul. À mon avis, c'est ce dont on a besoin, un réseau qui couvre tous les aspects de la vie, privée ou publique, mais qui permet quand même, par son interface, de partitionner les deux aspects.
J'écrivais qu'un étude, qu'il faut tout de même prendre avec des pincettes, remarquait une baisse 41 % des commentaires publiés publiquement sur G+. L'étude de la firme ne prend pas en compte les commentaires privés. Mais je me posait tout de même la question : où est allé tout ce monde qui avait quelque chose à raconter?
Certains signes s'accumulent: Gizmodo.fr spéculait sur le fait que Larry Page, CEO de Google, n’ait plus posté sur G+ depuis le 15 août dernier. Huffington Post comparait les termes des recherches Google+ (et Google Plus) avec ceux d’un autre produit, Google Maps. On y voit un sursaut au lancement pour G+ suivi d’un lent déclin. Les recherches de Google Maps restent, elles, constantes. Et en comparant avec les recherches du terme Facebook au cours de l’été, on remarque aussi que G+ apparaît à peine sur le radar, alors que Facebook garde le cap allègrement.
Stats Google Analytics sur les termes Google Plus versus Google Maps:
Avec le recul, on voit effectivement que G+, malgré sa bonne base d’abonnés et ses fonctionnalités intéressantes, n’a pas encore trouvé son souffle. G+ est encore jeune. Twitter et Facebook ont mis longtemps avant de percer, eux aussi! De plus, il faut aussi comprendre que la plateforme sociale de Google est encore en mode Beta fermée. Ce qui n'aide pas: on a beau être 25 millions, on s’y sent à l’étroit quand on ne peut pas inviter ses amis.
Voir article complet
J'ai recueillis (sur G+ !) des commentaires sur mon billet que je vous partage ici:
(source ici et ici)
Claude Champagne - Le problème, avec les "amis", est toujours le même, selon moi. Ils ont reçu une invitation, se sont abonnés, viennent faire un tour sur Google+ et "attendent" qu'il se passe quelque chose... Leurs "amis" font plus ou moins pareil, ils ne participent pas, et se disent qu'il ne se passe rien sur Google+, puis retournent sur Facebook.
Richard Sigouin - Le problème avec G+ et aussi avec les autres réseaux sociaux. Très peu de gens publie du nouveau contenu original. On se lasse à la longue de revoir et revoir les mêmes liens publiés. Soyons original dans nos publications, ça intéressera probablement plus de gens à venir y faire un tour un peu plus souvent...
Nicole Fodale - Je crois que les usagers apprivoisent la bête et que par conséquent au lieu de publier continuellement publiquement, ce que je faisais au début ne comprenant pas tout à fait la porté, maintenant les gens publient davantage à leurs cercles. L'autre chose aussi Facebook s'adapte plutôt bien en s'inspirant de G+ et pour cela je crois que G+ est perdant aussi par le fait qu'il n'est toujours pas public. Les gens sur Facebook voient arriver de belles modifications rien qui puissent les inciter à aller voir ailleurs.
Francis Robert - Je crois qu'il faut être patient. Ce qui fait la force de G+ selon moi c'est tous les outils Google qui viennent avec. Pour une personne qui utilise déjà Gmail (et Calendar, Documents, Photos, etc), c'est facile et même naturel d'utiliser G+. Mais pour bien du monde, il s'agit d'un compte de plus à créer et gérer et c'est là que c'est moins tentant.
Yves Ouellette - Oui... jeune et vieux. entre la naissance et la mort des outils sur internet est souvent rapide. Les post en mode cercle fermé est difficile à estimer mais surement un impact. J'aime bien ce produit, je suis déjà un adepte de Google qui développe des outils que me sont utiles et gratuits.
Seb Paquet - Il semble que G+ ne soit pas suffisamment différent de FB/Twitter pour justifier la migration de M. Tout le Monde.
Sophie Giroux - Parce que cela est supposé s'adresser à M. Tout le Monde? On a vu Fb ajouter des fonctionalités (Subscribe, Groups, etc.) pour tenter de ressembler à G+. Qu'est-ce qui manque ici pour qu'on ait enfin l'impression que d'y passer du temps vaut la peine?
Seb Paquet - Plus de dames!
Yves Williams - Peut-on vraiment parler de problème ?
1) Quelle est la définition de "Publics Posts"? Est-ce seulement les message en "mode public" ? Si c'est le cas, même ce "post", envoyé pour "cercles étendus", ne serait pas comptabilisé. Cette statistique est peut-être trompeuse. Elle peut aussi simplement cachée une modification dans les usages.
2) Il ne faut tout de même pas oublier que tout nouveau joujou voit son usage prendre des proportions plus raisonnables après l'effervescence de la nouveauté.
3) Quoiqu'il en soit, la version de G+ n'est, selon moi, qu'embryonnaire. Google+ est en excellente position pour développer un pôle dominante de la gestion de son identité en ligne. Son développement futur renforcera sans doute encore plus cet aspect. Pendant que Facebook fait beaucoup actuellement pour ressembler à G+, ce dernier tirera probablement son réseau dans des zones que les autres ne pourront pas le suivre.
Et un commentaire sur Triplex:
Claude Lessard - De ton analyse G+, ce que j'en comprends est que finalement l'utilisation qu'en font la plupart est de créer des contacts, du même genre que ceux de LinkedIn, et ensuite de converser avec elles en privées. Si ma compréhension est exacte, il va falloir que Google se repositionne avant d'ouvrir les portes. Car c'est loin d'être certain que les utilisateurs de LinkedIn vont migrer vers G+. J'ai toujours cru que Google voulait à la fois prendre la clientèle Facebook et LinkedIn, en offrant les fonctionnalités des deux réseaux en un seul. À mon avis, c'est ce dont on a besoin, un réseau qui couvre tous les aspects de la vie, privée ou publique, mais qui permet quand même, par son interface, de partitionner les deux aspects.
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19 septembre 2011
0
Les nouveaux supports améliorent-elle la qualité et la richesse des informations?
Quatre présentateurs télé américains reviennent sur la journée du 11 septembre et donnent leur sentiment sur l’évolution des médias. Extraits.

Je vous partage les réponses à une des questions posées, pour mémoire. Les réponses, pour succinctes qu'elles soient, n'en donnent pas moins les mots clés pour toute bonne réflexion: news broker, honnêteté, sélection, tri, confiance expérience, temps...
La totalité de la rencontre se trouve ici:
La transcription complète est ici (PDF)
Autres billets sur Zéro Seconde sur le même sujet
- Tweets de crédibilité: le cas de Ben Laden (mai 2011)
- Les médias sociaux augmentent-ils la "morbide obésité des points de vue" ?(mars 2011)
- L'enfer est pavé de bonnes nouvelles (février 2011)
- Le ban de Wikileaks (décembre 2010)
- Le mur payant du Times confirme la "commodité" de l'information (novembre 2010)
- Le numérique est au coeur de l'avenir du journalisme (mars 2010)
- Le journaliste-réseau (mars 2011)
Je vous partage les réponses à une des questions posées, pour mémoire. Les réponses, pour succinctes qu'elles soient, n'en donnent pas moins les mots clés pour toute bonne réflexion: news broker, honnêteté, sélection, tri, confiance expérience, temps...
[Source: extraits du compte rendu sur L'observatoire des médias du dernier Kalb Report, par Benjamin Polle]Autres questions sur L'OdM: Le 11 septembre à la télévision, 10 ans après
Marvin Kalb (animateur du Kalb Report) : « Est-ce que les nouveaux supports améliorent la qualité et la richesse des informations qui sont diffusées ? »
Dan Rather (CBS, « Evening news »): « je suis très sceptique au sujet de ce que Twitter par exemple peut apporter. On ne remplacera jamais l’atout d’une personne expérimentée, qui joue son rôle de courroie d’informations (« broker of news ») avec honnêteté. L’avenir passera par internet, mais impliquera d’être très sélectif dans ce que l’on retient de l’information si on veut en conserver la bonne qualité ».
Charles Gibson (ABC, « Good Morning America ») : « L’avenir des médias traditionnel passe par le commerce d’une des choses que nous avons encore à vendre : la confiance ».
Frank Sesno (CNN alors, aujourd’hui directeur de programme à la Georges Washington University) : « C’est comme lorsque l’on est malade, on commence par aller voir sur internet ce que l’on peut trouver sur le sujet, et après on finit toujours par aller voir son médecin habituel. Le bon reportage continuera de demander de l’expérience et du temps. »
Brit Hume (Fox News): « Le format ne se substituera pas à l’expérience. »
Frank Sesno : « Et si le risque de sources tronquées existait avant les réseaux sociaux, il ne fera que continuer avec eux ».
La totalité de la rencontre se trouve ici:
La transcription complète est ici (PDF)
Autres billets sur Zéro Seconde sur le même sujet
- Tweets de crédibilité: le cas de Ben Laden (mai 2011)
- Les médias sociaux augmentent-ils la "morbide obésité des points de vue" ?(mars 2011)
- L'enfer est pavé de bonnes nouvelles (février 2011)
- Le ban de Wikileaks (décembre 2010)
- Le mur payant du Times confirme la "commodité" de l'information (novembre 2010)
- Le numérique est au coeur de l'avenir du journalisme (mars 2010)
- Le journaliste-réseau (mars 2011)
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16 septembre 2011
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La sphère
Demain à 16 h, heure de Montréal, 22 h à Paris, une toute nouvelle émission à la radio de SRC (95,1 FM à Montréal): La Sphère animée par Matthieu Dugal, sur les «nouveaux médias et les réseaux sociaux». Probablement quelque chose qui va vous intéresser. Matthieu me confirme que ce sera aussi disponible en balado.

Deux parties
Pour la première partie de l'émission, les invités seront André Mondoux, sociologue des médias et professeur à l’UQAM, et Michel Dumais, journaliste en nouvelles technologies. Vous pouvez être sûr d'entendre un autre son de cloche sur les médias sociaux et probablement quelques remontages de bretelles: ils ne sont pas reconnus pour dire des évidences et répéter les communiqués de presse.
Michel animait une émission hebdomadaire à CIBL il y a quelques années sur les technologies qui était le rendez-vous radiophonique de la communauté internet. J'y ai été invité à plusieurs reprises et les sujets étaient de hauts niveaux. Ça promet donc.
Dans la deuxième partie: Lucien Francoeur, professeur au cégep de Rosemont, et Mario Asselin, d'Opossum, sur les nouveaux outils à l'école comme aides pédagogiques. Mario est probablement le spécialiste de la question. Quand je le rencontre régulièrement, c'est immédiatement intéressant et profond. Rien ne lui échappe sur la techno dans le monde de l'enseignement.
Deux craintes
On va se croiser les doigts: espérons qu'on ne leur pas dit de faire simple pour madame Panet de la rue Panet. On est en 2011, tout de même. il ne s'agit pas de faire du Média Social 101, mais de rattraper le retard et de tirer vers le haut à deux mains.
Malheureusement, format oblige, ces deux parties sont desdemi-heures quart d'heures, alors que chaque paire d'invités aurait méritée l'heure au complet à eux seuls. Un changement de format aurait été très approprié pour un tel sujet, mais on dirait que quelqu'un a peur que les auditeurs s'ennuient. Alors on en mets 4, bien cordés. Il y en aura pour tous les goûts. Erreur.
Un grand vin se déguste en prenant son temps. Coincé dans de petits verres de dégustation, ça goutte le plastique.
À relire sur Zéro Seconde
Sur les mêmes sujets que la prochaine émission de La Sphère, voici quelques billets que j'ai écris ici:
Éducation
Éduquer au 21e siècle: tout reste à inventer (mars 2011)
Un vibrant plaidoyer qui prend acte de la rupture dans l'éducation au XXIe siècle
Internet et enseignement (octobre 2007)
Alors qu'en France on dit “La seule solution : débrancher l’école, la déconnecter. Internet, ça ne sert à rien", au US on dit commencez à vous poser la question de l'inadéquation de l'école d'aujourd'hui avec les nouveaux outils (vidéos)
Evolution de l'acquisition du savoir (août 2007)
Pistes de solutions selon L'UNESCO pour traverser des changements radicaux dû aux TIC.
Mythologies de la connaissance (Novembre 2006)
Idées reçus sur la connaissance en réseau et à distance (5 billets)
Futur des médias sociaux
G+ changera-t-il nos usages des médias sociaux? (juillet 2011)
Premiers constats sur la nouvelle plateforme
2009-l'année des médias sociaux (décembre 2009)
2009 clôt une décennie de progression exponentielle des médias sociaux en ligne.
Pour en finir avec les natifs versus les immigrants digitaux (janvier 2009)
Sur Marc Prensky, l'Internet comme auberge espagnole et les bas-fonds du RSS
L'écosystème de l'information (décembre 2008)
Une série de trois billets sur cette nouvelle écologie des médias qui commence à se mettre en place
Les 6 cultures d'internet (septembre 2006)
Impossible de comprendre le futur d'internet sans comprend sa culture en pelure d'oignon
Tiens un petit bonus pour la route: voyez le chemin parcouru par les grands médias par rapport aux réseaux sociaux
Ma série de billets sur #huisclos
1- IVI: Interruption Volontaire d'Information : Décryptage. Où on repose les questions du projet (et y réponds).
2- Huis Clos J-1: Où peut-être on sent un petit flottement dans la préparation ou du moins l'annonce du projet.
3- Huis clos J+2: Où on effleure la difficile tâche de synchroniser les hiérarchies de l'actualité.
4- Huis clos : fin de parcours: Où un #boom permet de voir le travail de filtrage à l'oeuvre.
5- « Ce qu’on a découvert grâce à Huis Clos sur le Net » : Où on ne cache pas notre perplexité face à certaines "conclusions".
Deux parties
Pour la première partie de l'émission, les invités seront André Mondoux, sociologue des médias et professeur à l’UQAM, et Michel Dumais, journaliste en nouvelles technologies. Vous pouvez être sûr d'entendre un autre son de cloche sur les médias sociaux et probablement quelques remontages de bretelles: ils ne sont pas reconnus pour dire des évidences et répéter les communiqués de presse.
Michel animait une émission hebdomadaire à CIBL il y a quelques années sur les technologies qui était le rendez-vous radiophonique de la communauté internet. J'y ai été invité à plusieurs reprises et les sujets étaient de hauts niveaux. Ça promet donc.
Dans la deuxième partie: Lucien Francoeur, professeur au cégep de Rosemont, et Mario Asselin, d'Opossum, sur les nouveaux outils à l'école comme aides pédagogiques. Mario est probablement le spécialiste de la question. Quand je le rencontre régulièrement, c'est immédiatement intéressant et profond. Rien ne lui échappe sur la techno dans le monde de l'enseignement.
Deux craintes
On va se croiser les doigts: espérons qu'on ne leur pas dit de faire simple pour madame Panet de la rue Panet. On est en 2011, tout de même. il ne s'agit pas de faire du Média Social 101, mais de rattraper le retard et de tirer vers le haut à deux mains.
Malheureusement, format oblige, ces deux parties sont des
Un grand vin se déguste en prenant son temps. Coincé dans de petits verres de dégustation, ça goutte le plastique.
À relire sur Zéro Seconde
Sur les mêmes sujets que la prochaine émission de La Sphère, voici quelques billets que j'ai écris ici:
Éducation
Éduquer au 21e siècle: tout reste à inventer (mars 2011)
Un vibrant plaidoyer qui prend acte de la rupture dans l'éducation au XXIe siècle
Internet et enseignement (octobre 2007)
Alors qu'en France on dit “La seule solution : débrancher l’école, la déconnecter. Internet, ça ne sert à rien", au US on dit commencez à vous poser la question de l'inadéquation de l'école d'aujourd'hui avec les nouveaux outils (vidéos)
Evolution de l'acquisition du savoir (août 2007)
Pistes de solutions selon L'UNESCO pour traverser des changements radicaux dû aux TIC.
Mythologies de la connaissance (Novembre 2006)
Idées reçus sur la connaissance en réseau et à distance (5 billets)
Futur des médias sociaux
G+ changera-t-il nos usages des médias sociaux? (juillet 2011)
Premiers constats sur la nouvelle plateforme
2009-l'année des médias sociaux (décembre 2009)
2009 clôt une décennie de progression exponentielle des médias sociaux en ligne.
Pour en finir avec les natifs versus les immigrants digitaux (janvier 2009)
Sur Marc Prensky, l'Internet comme auberge espagnole et les bas-fonds du RSS
L'écosystème de l'information (décembre 2008)
Une série de trois billets sur cette nouvelle écologie des médias qui commence à se mettre en place
Les 6 cultures d'internet (septembre 2006)
Impossible de comprendre le futur d'internet sans comprend sa culture en pelure d'oignon
Tiens un petit bonus pour la route: voyez le chemin parcouru par les grands médias par rapport aux réseaux sociaux
Ma série de billets sur #huisclos
1- IVI: Interruption Volontaire d'Information : Décryptage. Où on repose les questions du projet (et y réponds).
2- Huis Clos J-1: Où peut-être on sent un petit flottement dans la préparation ou du moins l'annonce du projet.
3- Huis clos J+2: Où on effleure la difficile tâche de synchroniser les hiérarchies de l'actualité.
4- Huis clos : fin de parcours: Où un #boom permet de voir le travail de filtrage à l'oeuvre.
5- « Ce qu’on a découvert grâce à Huis Clos sur le Net » : Où on ne cache pas notre perplexité face à certaines "conclusions".
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15 septembre 2011
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Loin des yeux, loin du choeur (de plaintes)
On prend un café et on lit dans le journal ce matin : «Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune [du Québec] a fermé hier les pages Web de son site internet qu'ils avaient consacrées à la "radioactivité au naturel" dans les dernières semaines» (Le Devoir)
On lit un peu plus bas que des voix s'étaient élevées pour publiquement dénoncer ce site qui, selon eux, banalisait le phénomène de la radioactivité («elle est partout, elle est naturelle»)
Je n'ai pas eu la chance d'aller le voir avant qu'il ferme. Destiné aux enfants, le site expliquait le phénomène pour «les intéresser à la géologie».
Sachant que le gouvernement en place trouve que les pets des vaches sont plus polluants que le forage de gaz de schiste, on se demande si le site était du même acabit en faveur de l'industrie minière.
Comme il est aussi vrai que la radioactivité (naturelle) n'est pas dangereuse et on peut se demander si les détracteurs ne criaient pas au loup.
Mais pas de site, pas de moyens de se faire une idée
Mine de rien
Mon premier problème dans cette histoire est que mes taxes ont servi à payer un site que je peux plus voir.
Le second est de me faire une tête. Soit que les fonctionnaires se sont «rendu compte que c'était une gaffe» (comme le dit Ugo Lapointe de la coalition Pour que le Québec ait bonne mine dans l'article), soit qu'ils ont l'interrupteur sensible et tirent la prise de courant dès que le ton monte.
Dans le deuxième cas, ma foi, ce n'est pas très démocratique: une minorité peut empêcher la diffusion de l'information. Dès qu'un nombre critique de voix se fait entendre (et que des médias s'en emparent), quelqu'un dans l'hiérarchie craint pour sa carrière. Si l'info était solide, il n'y avait pas à la retirer. Ils prêtent ainsi flan à la critique.
Mais dans le premier cas, en retirant le site, il n'y a plus de référence possible. Plus de contestation possible. Plus de point de comparaison. Plus moyen de juger par soi-même.
Le point aveugle du réseau: Pas de données? Pas de buzz!
Alerte aux bananes!
Si un citoyen veut faire "son enquête" (derrière son écran , dans son salon), il est bien mal pris. Il faudra bien qu'il se tourne vers les journalistes, qui sont payés pour ce type de recherche, les seuls qui vont au-delà des données accessibles...
Ou on se tourne vers Google et ses caches. [cache 1, cache 2]
Et ce qu'on y trouve est tout de même inoffensif : «Savais-tu que la radioactivité est d’abord un phénomène purement naturel? Même ta banane du matin en contient !» S'en suit un questionnaire benêt du genre : 2 + 2 = ? (a) 4; (b) 8; (c) ma petite vache a mal aux pattes.
Mais ça fait un peu mesquin de ne pas aborder nulle part les dangers. Par exemple, quand on creuse dans le sol pour faire de jolies mines et qu'on remonte en trop grosse concentration de gentils éléments qui déséquilibrent la radioactivité au naturel.
Mais bon. On est assez grand pour juger par nous même. Inutile de retirer le site dès que quelques personnes lèvent le ton...
On lit un peu plus bas que des voix s'étaient élevées pour publiquement dénoncer ce site qui, selon eux, banalisait le phénomène de la radioactivité («elle est partout, elle est naturelle»)
Je n'ai pas eu la chance d'aller le voir avant qu'il ferme. Destiné aux enfants, le site expliquait le phénomène pour «les intéresser à la géologie».
Sachant que le gouvernement en place trouve que les pets des vaches sont plus polluants que le forage de gaz de schiste, on se demande si le site était du même acabit en faveur de l'industrie minière.
Comme il est aussi vrai que la radioactivité (naturelle) n'est pas dangereuse et on peut se demander si les détracteurs ne criaient pas au loup.
Mais pas de site, pas de moyens de se faire une idée
Mine de rien
Mon premier problème dans cette histoire est que mes taxes ont servi à payer un site que je peux plus voir.
Le second est de me faire une tête. Soit que les fonctionnaires se sont «rendu compte que c'était une gaffe» (comme le dit Ugo Lapointe de la coalition Pour que le Québec ait bonne mine dans l'article), soit qu'ils ont l'interrupteur sensible et tirent la prise de courant dès que le ton monte.
Dans le deuxième cas, ma foi, ce n'est pas très démocratique: une minorité peut empêcher la diffusion de l'information. Dès qu'un nombre critique de voix se fait entendre (et que des médias s'en emparent), quelqu'un dans l'hiérarchie craint pour sa carrière. Si l'info était solide, il n'y avait pas à la retirer. Ils prêtent ainsi flan à la critique.
Mais dans le premier cas, en retirant le site, il n'y a plus de référence possible. Plus de contestation possible. Plus de point de comparaison. Plus moyen de juger par soi-même.
Le point aveugle du réseau: Pas de données? Pas de buzz!
Alerte aux bananes!
Si un citoyen veut faire "son enquête" (derrière son écran , dans son salon), il est bien mal pris. Il faudra bien qu'il se tourne vers les journalistes, qui sont payés pour ce type de recherche, les seuls qui vont au-delà des données accessibles...
Ou on se tourne vers Google et ses caches. [cache 1, cache 2]
Et ce qu'on y trouve est tout de même inoffensif : «Savais-tu que la radioactivité est d’abord un phénomène purement naturel? Même ta banane du matin en contient !» S'en suit un questionnaire benêt du genre : 2 + 2 = ? (a) 4; (b) 8; (c) ma petite vache a mal aux pattes.
«Au Québec, les éléments radioactifs contenus dans le sol sont surtout:Ça ne ressemble pas à de la désinformation (au sens fort).
a) l’uranium, le thorium et le potassium. b) le planétarium, l’insectarium et l’aquarium. c) le strontium, le plutonium et le silicium.
«Cette année, le thème abordé est : la radioactivité au naturel! Découvrez où et comment se manifeste la radioactivité dans notre environnement, comment on la mesure, quels sont ses effets et comment on l’utilise. Voyez ce qu’on vous propose pour mieux connaître et explorer le sujet.»Si le thème est «radioactivité au naturel», il ne faut pas s'attendre à ce qu'on parle de Tchernobyl ou de la vitesse où on perd ses cheveux (et la vie) quand on est exposé à 6 sieverts et plus.
Mais ça fait un peu mesquin de ne pas aborder nulle part les dangers. Par exemple, quand on creuse dans le sol pour faire de jolies mines et qu'on remonte en trop grosse concentration de gentils éléments qui déséquilibrent la radioactivité au naturel.
Mais bon. On est assez grand pour juger par nous même. Inutile de retirer le site dès que quelques personnes lèvent le ton...
14 septembre 2011
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Le spectacle
«Si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes contre nous». Après une dose intense de souvenirs préformatés, dix ans après les événements du 11-septembre, où de façon compréhensible on commémore les victimes, il faut un remède de cheval pour se remettre à repenser les vrais enjeux:
Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. [1]
Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. [4]
Le spectacle se présente comme une énorme positivité indiscutable et inaccessible. [12]
Dans le spectacle, une partie du monde se représente devant le monde, et lui est supérieure. [29]
Le spectacle est la carte de ce nouveau monde, carte qui recouvre exactement son territoire. [31]
Le spectacle dans la société correspond à une fabrication concrète de l'aliénation. [32]
Le spectacle est le capital à un tel degré d'accumulation qu'il devient image. [34]
Le spectacle est absolument dogmatique et en même temps ne peut aboutir réellement à aucun dogme solide [71]
Le spectacle, comme organisation sociale présente de la paralysie de l'histoire et de la mémoire, de l'abandon de l'histoire qui s'érige sur la base du temps historique, est la fausse conscience du temps. [158]
La consommation spectaculaire qui conserve l'ancienne culture congelée, y compris la répétition récupérée de ses manifestations négatives, devient ouvertement dans son secteur culturel ce qu'elle est implicitement dans sa totalité : la communication de l'incommunicable. [192]
Le spectacle est l'idéologie par excellence, parce qu'il expose et manifeste dans sa plénitude l'essence de tout système idéologique : l'appauvrissement, l'asservissement et la négation de la vie réelle. [215]
La désinsertion de la praxis, et la fausse conscience anti-dialectique qui l'accompagne, voilà ce qui est imposé à toute heure de la vie quotidienne soumise au spectacle ; qu'il faut comprendre comme une organisation systématique de la «défaillance de la faculté de rencontre», et comme son remplacement par un fait hallucinatoire social : la fausse conscience de la rencontre , l'«illusion de la rencontre». [217]
Si la logique de la fausse conscience ne peut se connaître elle-même véridiquement, la recherche de la vérité critique sur le spectacle doit aussi être une critique vraie. Il lui faut lutter pratiquement parmi les ennemis irréconciliables du spectacle, et admettre d'être absente là où ils sont absents. Ce sont les lois de la pensée dominante, le point de vue exclusif de l'actualité, que reconnaît la volonté abstraite de l'efficacité immédiate, quand elle se jette vers les compromissions du réformisme ou de l'action commune de débris pseudo-révolutionnaires. Par là le délire s'est reconstitué dans la position même qui prétend le combattre. Au contraire, la critique qui va au-delà du spectacle doit savoir attendre. [220]
in La société du spectacle, Guy Debord
19 août 2011
0
BookCamp Montréal 2011
Bookcamp Montréal est de retour le 30 septembre prochain, de nouveau au Salon b / Salon Memoria, 4231 Boul. St-Laurent, (le café de la mort) pour discuter de l’avenir du livre dans le contexte de la culture numérique.
Détails et inscription ici.
Passer le mot dans votre réseau et d'ici là rendez-vous sur L’Édifice.tv pour écouter des entrevues (une nouvelle capsule tous les lundis) qui donne le ton.
Capsule de lancement de ledifice.tv pour le BookCamp Montréal.
Détails et inscription ici.
Passer le mot dans votre réseau et d'ici là rendez-vous sur L’Édifice.tv pour écouter des entrevues (une nouvelle capsule tous les lundis) qui donne le ton.
Capsule de lancement de ledifice.tv pour le BookCamp Montréal.
16 août 2011
1
«On ne peut pas balayer aussi vite la question»
Plusieurs commentaires de qualité à propos de mon (mes) billet(s) sur la soi-disant disparition des (grandes) idées, critique de «The elusive big idea», publié dimanche dans le NYTimes.
Comme j'ai écrit ma critique sur Triplex, Zéro Seconde et sur G+, les commentaires sont un peu dispersés. J'ai tenté de répondre quand je pouvais.
«Ta démonstration serait plus convaincante si»
Un commentaire a retenu mon attention, pour sa critique, sa pertinence (et l'autorité du commentateur). Et je la reposte ici pour mémoire (en donnant des fragments de réponses, tout en sachant qu'ils ne closent pas la question)
Sur Triplex, Jean-Michel Salaün, la première partie de son commentaire se lit comme suit:
J'avais cité Olivier Ertzcheid, Hubert Guillaud, Mario Asselin, Sébastien Paquet et Marie D. Martel. J'aurais pu citer aussi Vincent Olivier, Rémi Sussan ou Enkerli ou Lemire Ou, pourquoi pas, Jean-Michel lui-même.
Mais son point reste toute fois encore valide. Ils sont tous très proches de ma sphère d'intérêt personnel (impact d'internet sur la société, avec un faible pour la science de l'information).
Par contre, je suis moins convaincu qu'ils ne produisent pas de grandes idées.
Mais si je me mets sur son terrain d'argumentation, je ne devrais pas enligner Asselin et Einstein sur le même niveau (si le premier a révolutionné une école primaire dans la ville de Québec, le second a redéfini le temps et l'espace pour toujours). Soit.
Par contre, si j'avais cité des auteurs anglophones, disons Shirky, Anderson ou Tapscott, je serais déjà au niveau de McLuhan. Et je ne conforterais pas nécessairement involontairement l'argumentaire que je critiquais.
Shirky, Anderson et Tapscott ont les caractéristiques requises, je crois, pour être de ces intellectuels qui pondent des grandes idées. Mais principalement parce qu'ils sont anglophones et qu'ils intéressent déjà les grands médias -- ils ont donc une plus grande portée que ceux de ma liste.
Dans l'argumentation initiale, la notion de «grande idée» découlait de sa popularité -- donc de sa grande diffusion. Et ceux qui ont accès aux grands médias ont de grandes idées? Ou ne serait-ce pas un effet autoréalisateur?
Les idées qui ne plaisent pas au centre restent en périphérie et n'acquièrent pas le statut de grande idée...
«on ne peut pas balayer aussi vite la question»
La deuxième partie de son commentaire sera pour moi matière à réflexion future --probablement des billets à venir sur Zéro Seconde.
Bon, je vois qu'on ne me laissera pas m'en sortir aussi facilement ;-0
Pour amorcer la réflexion, je me mets quelques notes, qui sont des pistes de départs (et non des conclusions). J'essayerai d'y répondre plus formellement une autre fois...
Rapidité de lecture
Lire et écrire Internet : définition, enjeux et évaluation des littératies numériques, Emmanuel Duplaa
Déplacement de l'autorité
Autorité et pertinence vs popularité et influence : réseaux sociaux sur Internet et mutations institutionnelles, Olivier Le Deuff, 2006
Rôle de l'intellectuel sur Internet
Rencontre débat : Les intellectuels s’engagent-ils sur Internet ? Avec Jean-Marie Colombani et des sociologues des médias réunis le 16 novembre 2010.
D'autres pistes?
Comme j'ai écrit ma critique sur Triplex, Zéro Seconde et sur G+, les commentaires sont un peu dispersés. J'ai tenté de répondre quand je pouvais.
«Ta démonstration serait plus convaincante si»
Un commentaire a retenu mon attention, pour sa critique, sa pertinence (et l'autorité du commentateur). Et je la reposte ici pour mémoire (en donnant des fragments de réponses, tout en sachant qu'ils ne closent pas la question)
Sur Triplex, Jean-Michel Salaün, la première partie de son commentaire se lit comme suit:
«Ta démonstration serait plus convaincante si les exemples que tu donnes ne tournaient pas tous autour de la même question du rôle social d'internet. Et malgré leur intérêt - ce sont des blogues que je lis aussi régulièrement - ils sont difficilement comparables aux auteurs cités. Dès lors, il me semble que tu confortes plutôt involontairement l'argumentaire que tu critiques.»
J'avais cité Olivier Ertzcheid, Hubert Guillaud, Mario Asselin, Sébastien Paquet et Marie D. Martel. J'aurais pu citer aussi Vincent Olivier, Rémi Sussan ou Enkerli ou Lemire Ou, pourquoi pas, Jean-Michel lui-même.
Mais son point reste toute fois encore valide. Ils sont tous très proches de ma sphère d'intérêt personnel (impact d'internet sur la société, avec un faible pour la science de l'information).
Par contre, je suis moins convaincu qu'ils ne produisent pas de grandes idées.
Mais si je me mets sur son terrain d'argumentation, je ne devrais pas enligner Asselin et Einstein sur le même niveau (si le premier a révolutionné une école primaire dans la ville de Québec, le second a redéfini le temps et l'espace pour toujours). Soit.
Par contre, si j'avais cité des auteurs anglophones, disons Shirky, Anderson ou Tapscott, je serais déjà au niveau de McLuhan. Et je ne conforterais pas nécessairement involontairement l'argumentaire que je critiquais.
Shirky, Anderson et Tapscott ont les caractéristiques requises, je crois, pour être de ces intellectuels qui pondent des grandes idées. Mais principalement parce qu'ils sont anglophones et qu'ils intéressent déjà les grands médias -- ils ont donc une plus grande portée que ceux de ma liste.
Dans l'argumentation initiale, la notion de «grande idée» découlait de sa popularité -- donc de sa grande diffusion. Et ceux qui ont accès aux grands médias ont de grandes idées? Ou ne serait-ce pas un effet autoréalisateur?
Les idées qui ne plaisent pas au centre restent en périphérie et n'acquièrent pas le statut de grande idée...
«on ne peut pas balayer aussi vite la question»
La deuxième partie de son commentaire sera pour moi matière à réflexion future --probablement des billets à venir sur Zéro Seconde.
«Même si la nostalgie d'une génération pour la grandeur passée de ses idées est un classique de toutes les époques. Il me semble que l'on ne peut pas balayer aussi vite la question de la rapidité de lecture, du déplacement de l'autorité et du rôle de l'intellectuel sur l'internet.»
Bon, je vois qu'on ne me laissera pas m'en sortir aussi facilement ;-0
Pour amorcer la réflexion, je me mets quelques notes, qui sont des pistes de départs (et non des conclusions). J'essayerai d'y répondre plus formellement une autre fois...
Rapidité de lecture
Lire et écrire Internet : définition, enjeux et évaluation des littératies numériques, Emmanuel Duplaa
Déplacement de l'autorité
Autorité et pertinence vs popularité et influence : réseaux sociaux sur Internet et mutations institutionnelles, Olivier Le Deuff, 2006
Rôle de l'intellectuel sur Internet
Rencontre débat : Les intellectuels s’engagent-ils sur Internet ? Avec Jean-Marie Colombani et des sociologues des médias réunis le 16 novembre 2010.
D'autres pistes?
La longue traîne des idées
C'est un constat du déclin des «grandes idées» dans la société en général : les idées qui circulent aujourd’hui seraient plus ténues que par le passé.
Une «grande idée», c'est ce qui déclenche de passionnants débats, stimule l’esprit, engendre révolution et changement de perception dans la façon de voir et penser le monde.
Par exemple Einstein et sa théorie de la relativité, ou McLuhan et son «le médium est le message».
Évidemment, et c'est la faute à la surabondance de l'information, Internet, le web et les réseaux sociaux étouffent les grandes idées et polluent celles des penseurs.
On ne se contenterait plus que de se regarder tweeter à propos de sandwich que l'on mange ou d'émissions de télé que l'on écoute.
«Où se trouvent les grandes idées aujourd'hui?» J'ai écrit un billet sur Radio-Canada/triplex pour y répondre et remettre les pendules à l'heure.
L'Ancien Monde est mort
La logique de l'auteur est fallacieuse. Ce qu'il déplore, en fait, ce n'est pas la disparition des idées, mais bien que les idées ne soient plus propagées sur une grande échelle par les médias de masse.
Ou plutôt que les grands médias n'ont plus la même influence qu'avant pour imposer leurs idées. Ce qui revient au même.
Les idées n'ont plus besoin des grands médias pour se propager. Elles se propagent par les petits médias, les médias sociaux.
Les «curateurs» trient et filtrent, bien comme mal, les informations jugées pertinentes par eux et pour leur réseau.
Ce n'est plus les grands médias qui décident de ce qui va changer le monde -- et donc de désigner les «grandes idées». Une idée n'a pas besoin d'être brandé «big idea» par les «big medias» pour stimuler l'esprit, engendrer des révolutions et changer notre perception du monde.
Continuer la réflexion ici:
The (actual) future of the Big Idea Nieman Jourmalism Lab
If Big Ideas Are Elusive, Blame The New York Times, The Faster Times
The Big Idea is Alive and Well, Rickliebling
PS: j'ai publié une précision ici suite au commentaire de JM Salaün sur Triplex
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