ZEROSECONDE.COM (par Martin Lessard)

ZEROSECONDE.COM

Impacts du numérique sur la communication, notre société, nos vies.

Liens du lundi matin

Entre le croissant et le café, il y a bien quelques clics à faire avant de démarrer la semaine ;-)

Seth Godin et la tribu montréalaise

Seth et moi - Le blogue de Marie-Claude Ducas
Retour sur le passage de Seth Godin à Montréal et sa fameuse phrase assassine. Lire les commentaire pour plus de contexte et de piquant.

Seth Godin Lost his Montreal Tribe - Le blog d'Isabelle Chrun
Où Seth répond, dans les commentaires des autres.

Le monde de l'information
Fausse citation sur Wikipedia, journaux piégés - Le Monde (via Samia)
La demi-vie de twitter - Zéro Seconde
Les nouvelles sont éternelles - Zéro Seconde
Murdoch’s War on Free Web Content - Current_NEWS

À consulter
10 Web Sites That Will Matter in 2009 - IT world Canada
Academic Earth - Thousands of video lectures from the world's top scholars.
95 things I have learnt in 9 years of community building - Community Spark

La demi-vie de twitter

Nicolas Carr dans un billet avant-hier, The Fickle Twitterer, suggère que la montée fulgurante de Twitter (14 millions d'usagers) n'a d'égale que le nombre de gens qui abandonnent l'outil (60%). Avec un taux de rétention de 30 à 40%, Twitter montre ses limites avec une demi-vie plus courte encore que celle des blogues.

Essayer n'est donc pas l'adopter. On pourrait trouver intéressant dans d'autre domaine de retenir 30 % de sa cible, mais ici, après avoir fait le tour du monde, comme pour un feu de brousse, il n'y aura plus rien à brûler...

Carr cite les chiffres de Nielsen montrant que MySpace et Facebook avaient des taux de rétention deux fois plus élevés à la même période (étape d'expansion accélérée) et qu'il se stabilise aujourd'hui à 70%. (source)

Il termine en disant que si les chiffres de Nielsen sont justes et ne changent pas, Twitter deviendra la radio amateur du web 2.0 (c'est-à-dire un univers clos et réduit de gens qui soliloquent...)

Un peu abrupt comme déclaration. Je crois plutôt que les chiffres montrent que dans un univers (relativement) libre et (à peu près) sans contrainte, où tous peuvent devenir des producteurs de contenu, ce pouvoir n'est pas à la portée de tous.

Que ce soit pour des questions de temps ou d'intérêt, nous ne voulons pas tous être des médias...

La WebTV comme un cabaret d'antan

La semaine dernière, en donnant une formation à des producteurs télé sur les façons d'aborder la webTV, l'un d'entre eux, Barclay Fortin proposa une excellente métaphore pour expliquer la webTV aujourd'hui:
"(...) j’ai réalisé une chose: Internet est en train de ramener l’industrie du divertissement à l’époque d’avant les médias de masse. Lancer un site de webtélé comme Chez Jules, c’est un peu comme ouvrir un cabaret ou un théâtre burlesque à l’époque de Jacques Normand et d’Olivier Guimond. Le point commun, c’est le fractionnement de l’auditoire. À la télé, des millions de personnes voit le même «spectacle» au même moment. Sur Internet, par contre, il y a des centaines de «spectacles» à l’affiche et on va voir celui qu’on veut au moment où on veut."
(source Barclay Fortin C'est pas juste de la Télé)
Il ajoute que les "cabarets et les théâtres des années 30 et 40 étaient des entreprises modestes animés par des artisans passionnés qui essayaient tout simplement de gagner leur vie".

Il a décrit la meilleure impression que l'on peut avoir à vouloir faire de la webTV aujourd'hui...

Les mass-media ont été un certain temps une exception à l'échelle de l'histoire de l'humanité: une information pouvait être transmise à des millions de gens à la fois (relisons Wired juillet 2006 The Rise and Fall of the Hit ). Par les réseaux sociaux, l'information possède généralement une moins grande portée (exception faite des rumeurs et autres transmissions virales). On voit un certain retour à une ère du bouche à oreille (aussi rebaptisé buzz marketing pour être plus vendeur) où l'influence et la transmission se fait sur une petite échelle.

L'offre est exponentielle, mais notre attention est linéaire
Dans un court billet hier, Steve Rubel propose ni plus ni moins que The End of the Destination Web Era, la fin des "destinations web", ces lieux virtuels exponentiellement de plus en plus nombreux et qui compétitionnent avec notre attention limitée et fragmentée.

Il expose des chiffres hallucinants (source Nielsen Online), en mars dernier, un américain moyen:
  • n'a visité que 111 domaines différents
  • consulté qu'environ 2500 pages ,
  • avec un temps moyen de 56 secondes par pages.
  • les portails et les moteurs de recherche occupent 12 des 75 heures en ligne
  • les médias sociaux (Wikipedia, Facebook, YouTube) 4,5 heures par mois...
En bon stratégiste de relations publiques, il est convaincu qu'une mention dans un article est plus porteuse qu'une publicité. Une autre façon de dire que la référence par autorité cognitive sera la façon de trier l'information "crédible" du futur.

Une autorité cognitive est cet intermédiaire a qui l'on donne la crédibilité nécessaire de trier l'information pour nous (voir mon billet qui définit le sujet de l'autorité cognitive). Le filtrage par réseaux sociaux est une des stratégies émergentes pour survivre à la surabondance de l'information. L'ensemble de nos connexions trie les informations qui se rendent à nous.

Que ce soit un journaliste, un blogueur, un ami ou la famille, ils trient pour nous et nous font suivre l'information qu'ils pensent qui nous intéressera. C'est eux qui nous diront à quel cabaret se trouve le meilleur spectacle en ville...

Bye Bye Encarta, victime du tout en ligne

Le mois dernier, Microsoft a décidé de retirer Encarta, son encyclopédie numérique, des tablettes et en ligne (Annonce officielle; point de vue de ReadWriteWeb et du New York Times) dès la fin de cette année (via La feuille). Sommes-nous étonnés? On le devrait.

EncartaPlusieurs ont signalé la fin d'Encarta en pointant un coupable, Wikipedia (lire The Gardian). Encarta a été conçu à une époque où les projets encyclopédiques pouvaient se vendre plus de 1000$; le CD est aujourd'hui vendu moins de 25$US. Il est normal de penser qu'il est une autre victime de l'écroulement des prix dans l'économie de l'information.

En fait, ce qui est véritablement le plus étonnant, c'est qu'il n'ait pas déposé son bilan plus tôt: le véritable ennemi était le Web et Google, menaces présentes depuis 20 et 10 ans respectivement. Bien avant la montée fulgurante de Wikipedia.

Internet couplé avec le puissant moteur de recherche a créée la plus gigantesque source d'information multimédia relativement fiable avec une mise à jour dynamiquement imbattable sur la plupart des sujets d'intérêt commun. Le coup aurait dû être fatal bien plus tôt.

Alors, pourquoi fermer juste cette année?

Encarta vivait en fait dans les strates marginales de la planète non branchées. Certains marchés internationaux permettaient à Encarta de survivre (source New York Times). Des milliers d'ordinateurs "non en réseau" voulaient s'offrir une encyclopédie multimédia somme toute assez complète. Il aura fallu 15 ans pour saturer toutes ces poches de résistance au tout en ligne...

Le retrait d'Encarta par Microsoft sonne le glas d'un univers où il resterait des zones non connectées, "hors ligne"... Dernières brèches avant connexion complète...

Entrevue avec Seth Godin

J'ai rencontré Seth Godin il y a deux semaines lors de son passage à Montréal. Il était venu à Infopresse 360 pour parler des opportunités en temps de crise [présentation ici]. Voici (enfin) l'interview transcrit.

Seth GodinSon discours tournait autour de la puissance des "tribus": quand un changement majeur se fait sentir dans une industrie, il s'accompagne souvent de changement de règles, donc de transfert de pouvoir. Dans une économie d'interruption (publicitaires) en déclin, les marques entourées de "tribus" sauront s'en sortir.

J'ai eu la chance d'avoir un entretien d'un quart d'heure avec lui, voici le condensé de notre courte discussion.

Martin Lessard:
Où peuvent se trouver les tribus? Comment une telle communauté peut se mettre en place?

Seth Godin:
Robin Dunbar, un sociologiste, calcula un jour que nous sommes conçus pour ne pas pouvoir connecter plus de 150 relations. En anthropologie, on remarque les tribus ancestrales, au-delà de 150 membres se scindaient en sous-groupe pour former une nouvelle tribu. 150 semble être cette limite neurologique que nous nous pouvons supporter à entretenir des relations avec des gens à qui l'on fait confiance et que l'on aime.

Ce qu’Internet a fait c'est de prendre ce nombre et de permettre de le pousser à 1000 [le web offrant une extension à nos connecteurs cérébraux en quelque sorte]. Et du coup, il autorise de voir de nouvelles façons de penser et d'agir. En ayant personnellement un ami à Mumbai, lors des récents attentats terroristes, ma vision de l'événement change totalement. De la même façon quand le réchauffement planétaire menacera les côtes du monde entier, un ami de votre réseau sera éventuellement affecté. Cette expansion de notre réseau jouera un rôle sur notre côté tribal pour nous mettre en action.

Notes sur la question 1
[une intro sur le nombre de Dunbar [en] sur Wikipedia et l'article fondateur [en] ; ce nombre a été popularisé auprès du grand public par Galdwell dans son Tipping point ; la limite du réseau centré sur l'intimité semble par contre beaucoup plus basse (7); pour avoir un exemple du réseau en action autour de l'attentat de Bombay, voyez mon analyse du phénomène du microBlogage dans l'écosystème de l'information) ]

Martin Lessard:
Vous insistez pour dire qu'une tribu doit posséder un leader, pourquoi?

Seth Godin:
Si le nombre de connexions permises a augmenté, il faut aussi voir que le nombre d'opportunités pour les leaders augmente. L'expansion des connexions entrantes dans la communauté intéressera un leader qui pourra s'y consacrer, la nourrir, la faire grandir, et en faire lui donner encore plus d'opportunité d'investir en elle.

On peut se reconnaître partout dans le monde comme faisant partie d'une tribu. Une tribu peut se faire autour d'une idée et la question n'est pas comment la faire exister, mais pourquoi: par passion, ou par bénéfice personnel, ou parce que c'est notre description de tâche d'employé. Toutes les raisons sont bonnes. Il s'agit de savoir laquelle.

ML:
Mark Cubain [ le projet de financement Open Source Funding de Cubain ] and Richard Branson [le projet Pitch.tv] propose de rassembler des idéateurs pour pondre des idées sur lesquelles ils offrent d'investir. Sont-ils vraiment des leaders de tribus ou est-ce une simple foule? [une "crowd" ne se rentre pas dans la catégorie "tribe" selon Godin, notamment à cause de l'absence d'appartenance commune.]

SG:
Mark Cubain ne cherche pas à bâtir une tribu. Car il ne cherche pas les faire collaborer ensemble. Ce n'est qu'un moyen pour arriver à ses fins [plus d'info sur le blogue de Godin]. Richard Branson, lui, différemment, ne fabrique pas plus une tribu, mais plutôt une histoire. Il cherche plutôt à raconter une histoire à une audience plus large. Une tribu a ses "insiders" et ses "outsiders", ses membres se reconnaissent entre eux. Ici aucun des projets ne permet d'offrir de tels signes de reconnaissance. Ce qui n'enlève rien à ces brillantes initiatives, mais ce ne sont pas des tribus...

ML:
L'économie va mal. Côté social, on entend tous ces craquements. L'environnement montre des signes troublants. C'est le Jour de la Terre aujourd'hui [l'interview a été faite le 21 avril 2009] toute future idée ne devrait-il pas exclusivement être en fonction de bâtir des projets durables qui prennent en compte...le futur?

SG:
Le problème du jour de la Terre, d'une certaine façon, est que nous n'avons pas d'ennemi. Pour bouger, il faut un ennemi. Gandhi avait un ennemi, les forces colonisatrices. On doit se poser la question: que cherchons-nous à arrêter? Recycler quelques bouteilles aujourd'hui n'est pas la réponse. Dans quoi allons-nous investir pour que la chose fonctionne?

Un jour de réflexion n'est pas assez, il faut agir. Une idée brillante: Obama a proposé que chacun doit contribuer à rendre un service communautaire pour une heure, quelque part. Ce type d'engagement change les gens. Et ce n'est pas difficile.
J'ai ajouté un petit graphique dessiné à la volée sur les étapes qui définit un mouvement de tribu.

Tribe cycle
- Premièrement , il s'agit de créer une histoire (storytelling),
- De connecter la tribu (notamment en offrant une "place" pour se rencontrer),
- Puis de leader le mouvement (la tribu demande de se faire diriger),
- Pour ensuite accéder au changement.

Pour en savoir plus sur Godin et sa pensée
- Mon billet où je pointe vers plein de liens pertinents

Voici quelques vidéos
"All Marketers are Liars" - Seth Godin speaks at Google (48 minutes) 28 févr. 2006
Seth Godin at Gel 2006 (20:26) - 9 août 2006
TEDTalks Seth Godin: Sliced bread and other marketing delights (17 minutes) février 2003
Seth Godin at eBay Live 2008 (5 minutes) Juin 2008
(mise à jour 11 mai 2009) :
Seth Godin TEDTalks Tribes are what matters now Février 2009

Voici quelques liens
Site officiel : sethgodin.com
Son blogue : sethgodin.typepad.com

Voici quelques réactions à sa conférence et à la journée InfoPresse.
Fil twitter lors de la conférence
Adviso: Retour sur la journée Infopresse 360 : «Saisir les nouvelles opportunités d’affaires »
Patricia Tessier: Conférence Seth Godin
Normand Miron: Le Seth Godin Tribes Tour: un Mégashow God(in) Rock mémorable
(2 ajouts du 10 mai)
Isabelle Chrun Seth Godin Lost his Montreal Tribe
Marie-Claude Ducas Seth et moi

Voici d'autres entrevues que j'ai faites
Fred Cavazza (2007) : commentateur et spécialiste Internet. FredCavazza.net
Michael Geist (2007) : professeur en droit d’Internet et du e-commerce. MichaelGeist.ca
Daniel Kaplan (2008): délégué général de la Fing

Presse en ligne : comment présenter l'information

Une comparaison (non exhaustive) de la façon dont la presse en ligne (essentiellement américaine) structure ses nouvelles sur une page, élaborée par Drouillat, et débusquée par Martin Jacques, se trouve sur Slideshare. Elle intéressera les compagnies qui ont beaucoup de contenu et qui doivent refaire leur page d'accueil ou celle d'une presse en ligne. Elle fait 94 diapos. Une vraie mine pour s'inspirer.

AVRIL 2009 : sommaire

Ce mois-ci, en coup de vent, deux trucs viraux sont passés, la grippe porcine et Seth Godin. Et deux textes importants que j'ai écrit, un sur les sources multiples des déboires des journaux (et leur bouc émissaires les blogues) et l'autre sur la place qu'occupe les outils de micro-télé-communication dans nos vies...et dans la mort. Et deux petites brèves, un hologramme numérique et la sortie de la Bibliothèque numérique mondiale.
À lire ce mois-ci sur Zéro Seconde (en gras les plus populaires ou les meilleurs)

H1N1 - la carte des infections
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est sur le pied de guerre. La grippe porcine se répand en Amérique du Nord. On peut "suivre" le déplacement des foyers d'infection sur Google Map.

Préparation pour l'interview avec Seth Godin
J'ai repéré beaucoup de contenus que je trouve pertinent à partager avec vous sur ce monsieur fort prolifique. (le compte rendu de l'entrevue a été fait, par après, en début mai).

Linkedin 101
Ceux qui désirent s'initier à ce type de réseau appréciont cette série de 8 podcasts de Simon Hénault et Farid Mheir. Voilà une introduction simple et en français.

Comment mesurer la société de l’information ?
Repéré dans le bulletin de l'UNESCO cet article "Measuring the Information Society" qui pose la question : "à quelles conditions une société est-elle une société de l’information ?".

Les nouvelles sont éternelles
Le modèle d'affaires des journaux va mal, on cherche des boucs-émissaires. Il n'est pas mis à mal par la blogosphère, sauf en croire quelques nostalgiques, mais par de puissants acteurs (hors de tout soupçon, comme Google, qui n'est pas si innocent) qui réussissent à valoriser à leur profit le contenu en ligne. Pourtant, des journalistes relancent encore le débat contre la blogosphère. L'abcès n'est pas crevé. Jouons donc avec le bobo.

Liens du dimanche
Quelques liens glanés ici et là. En éducation, en marketing, en identité numérique, en journalisme.

L'hologramme numérique : un échantillon de la réalité augmentée
Je suis tombé sur un excellent petit exemple visuel de la réalité augmentée : un "hologramme numérique". À tester dans le confort de votre maison...

Bibliothèque numérique mondiale : 21 avril
"L'UNESCO lancera le 21 avril prochain, soit deux jours avant la Journée internationale du livre, la bibliothèque numérique mondiale, qui proposera gratuitement, sur le Web, des documents provenant de bibliothèques et d'archives de partout dans le monde."

Il n’y a pas de blackberry au paradis
Catherine Mavrikakis, sur son blogue, titre ainsi un billet émouvant sur la disparition de son ami Matthew Hilton-Watson. Elle illustre bien ces relations tissées par l'usage de ces nouveaux outils, "véritables prothèses à nos corps", agrémentés de ces petits messages courts, via le Blackberry, ou tout autre outil...
(mise à jour 10 mai 2009)

H1N1 - la carte des infections

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est sur le pied de guerre. La grippe porcine se répand en Amérique du Nord dans le monde. On peut "suivre" le déplacement des foyers d'infection sur Google Map. (ce texte à été complètement remis à jour 31 août 2009]

La carte est ici.

carte google

Ce n'est pas comme Google Flu qui suit en (quasi) direct le déplacement de la grippe via les recherches sur le moteur. Ici, on répertorie les vrais cas.

On semble suivre maintenant la même chose pour la pandémie.

«This map and the data behind it were compiled by Dr. Henry Niman, a biomedical researcher in Pittsburgh, Pennsylvania, using technology provided by Rhiza Labs and Google.»

L'adresse exacte est : http://flutracker.rhizalabs.com

On se demande si l'OMS va prendre le relais. C'est là que l'on peut voir que les institutions se font concurrencer par les individus dans le "web 2.0"

On peut suivre les statistiques des mots-clés ici.

Un peu d'information sur le virus ici.

Le NYTims offre une tableau multimédia plus crédible- Tracking Swine Flu Cases Worldwide

Ajout du 31 août 2009 : un jeu sérieux ("serious game") sur le sujet: http://www.thegreatflu.com/
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Préparation pour l'interview avec Seth Godin

Je rencontre Seth Godin, l'auteur américain prolifique et orateur célèbre par son côté motivateur et innovateur dans son approche marketing en réseau. En préparant l'interview que je ferai avec lui demain, j'ai repéré quelques contenus que je trouve pertinent à partager avec vous.

L'entrevue aura lieu grâce à la gentillesse d'Infopresse qui organise une conférence demain (journée Infopresse 360) sur les opportunités d'affaires en période de crise. Je vais publier l'entrevue demain sur zéro seconde ou dès que j'aurais du temps ici.

Son dernier livre
Tribes: We Need You to Lead Us.
Le premier chapitre sur Amazon.
La version complète audio gratuite en ligne.
Version powerpoint qui présente de livre, par Seth Godin lui-même.
Un document d'accompagnement : CurrentTribesCasebook 240 pages, écrit par et autour des tribes.
Review of Seth Godin's Tribes (SEObook)

Vidéos
Seth Godin On How To Build And Lead Your Tribe: une conférence d'une heure, filmé tout croche, mais le contenu est là. Ne vous inquiétez pas, Seth apparaît après la première minute et demi.
Interview entre Andrew Warner de Mixergy.com et Seth Godin (version complète des 5 interview plus bas: 45 min)
Série de 5 interviews avec Seth Godin (extraits de la précédente vidéo)
1- Why You Need To Lead A Tribe (la version courte du précédent vidéo)
2- What Happens When No One Cares About What You Launched?
3- Should You Use “Bribes” To Get New Community Members?
4- How Hard Should You Pursue Money In Business?
5- We’re In An “Ask Economy.” So How Do You Ask?
Loic Lemeur interview Seth : Seth Godin Explains Why You Need a Tribe (et vous saurez aussi pouquoi il porte le nom de Godin).

Interviews
TED Interview: Tribes Author Says People, Not Ads, Build Social Networks
"The people who are successful at it, what they have in common is they take action for the tribe and with the tribe as opposed to doing things to the tribe"
Seth Godin on Tribes (Bigg Success podcast) en 3 parties (avec transcription)
1- What is a tribe? "A tribe is very different than a crowd. A crowd is just a bunch of people (...)A tribe is a group of people that are connected by a common goal, a common language, and common rituals."
2- The Power of One "One person is able to now leverage the work and enthusiasm and passion of hundreds or thousands of people"
3- Change and chaos creates opportunity "There’s no doubt in my mind that we’re going to see newly minted millionaires all over the world because of this chaos."
The Seth Godin Interview:How to Become a Leader by Brian Clark (copyblogger). Vous y trouverez des principes universaux pour bâtir une commuauté:

* People want to belong, they want to be missed when they don’t show up.
* Charisma doesn’t make you a leader, leading gives you charisma.
* Most of all, people care about themselves.
* Faith is belief in the future and it is critical. Religion is a set of rules designed to amplify faith at the same time it guarantees the status quo. As you can guess, heretics have a lot of faith, but not so much patience with religion. And heretics are the ones who make change.
* When in doubt, work with small groups. If you can’t find 5 followers, how will you find 1000?
* Talk to people with respect, don’t advertise at them.
* Transparency is your only option, because the tribe will smell artifice.

Linkedin 101

Fondé il y a 6 ans, Linkedin est un important réseau social d’affaires au monde (30 millions de membres; 1 million de plus chaque mois). Ceux qui désirent s'initier à ce type de réseau appréciont cette série de 8 podcasts de Simon Hénault et Farid Mheir. Voilà une introduction simple et en français.

LinkedinQuand Facebook est apparu, on l'expliquait en disant que c'était un Linkedin pour nos amis. Aujourd'hui on dit, pour expliquer Linkedin, que c'est Facebook pour les affaires. ;-)

Les auteurs du balado nomment Linkedin un "outil pour contrer la récession", excellent pour "se présenter, trouver du travail, apprendre, vendre et bien sûr, être vu." En Amérique, c'est sûrement vrai. En France, j'opterais pour Viadéo, qui possède, grosso modo, les mêmes fonctionnalités fondamentales de réseautage d'affaires. La plupart des conseils du podcast s'appliquent aussi pour ce réseau.

Réseautage en ligne 101
PODmedia, une firme montréalaise qui accompagne les entreprises dans la réalisation, l'intégration et la diffusion de contenus internet a mis en ligne aujourd'hui la série au complet. Bien découpée (chaque segment a son accès) les 8 balados de la série donne un très bon coup de pouce pour démarrer rapidement son réseau.

Liste complète pour la série LinkedIn

  1. Pourquoi utiliser LinkedIn ?
  2. Comment remplir votre profil LinkedIn ?
  3. Comment créer votre réseau LinkedIn ?
  4. Comment optimiser votre présence dans LinkedIn ?
  5. Comment effectuer une recherche dans LinkedIn ?
  6. Comment gérer la confidentialité de vos informations ?
  7. Comment trouver un emploi par le biais de LinkedIn ?
  8. Comment trouver des clients par le biais de LinkedIn ?
En plus, sur certaines des pages, un inventaire de quelques liens ou des vidéos supplémentaires de linkedin (en anglais) sont offerts pour approfondir sa connaissance.
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Comment mesurer la société de l’information ?

Bibliomancienne a repéré dans le bulletin de l'UNESCO cet article "Measuring the Information Society" qui pose la question : "à quelles conditions une société est-elle une société de l’information ?"

Le concept repose sur 3 critères:

  1. La disponibilité et l'accès de l’infrastructure des TICs.
  2. L’usage et l’intensité de l’usage qui sont associés aux TICs.
  3. Les compétences et les capacités à utiliser de façon efficace les TICs.
Ce qui lui fait dire : "Ce sont la Suède, la Corée, le Danemark, la Hollande et l’Islande qui apparaissent dans le top 5 des pays qui définissent le standard de la société de l’information. Si on cherche la société de l'information, on sait dans quelle région du monde la trouver."

Le UK se trouve en 10e, les US en 17e, le CA en 19e (tombant de 10 points depuis 5 ans) et FR 23e

Article de Biblomancienne ici
Télécharger Measuring the Information Society ici.

Les nouvelles sont éternelles

Le modèle d'affaires des journaux va mal, on cherche des boucs-émissaires. Il n'est pas mis à mal par la blogosphère, sauf en croire quelques nostalgiques, mais par de puissants acteurs (hors de tout soupçon, comme Google, qui n'est pas si innocent) qui réussissent à valoriser à leur profit le contenu en ligne. Pourtant, des journalistes relancent encore le débat contre la blogosphère. L'abcès n'est pas crevé. Jouons donc avec le bobo.

http://www.flickr.com/photos/freeparking/1279927021/Ce qui me donne l'occasion de préciser ces quelques notions ce soir, c'est le coup de gueule la semaine dernière d'un journaliste --cri du coeur sympathique, mais trop épidermique pour être d'une quelconque utilité dans la conversation sur le sujet qui est plutôt dernière nous depuis plusieurs années ("blogosphère versus journalisme").

Ce journaliste s'en est pris la semaine dernière à "tous ces nouveaux gourous patentés du web" qui "dansent déjà sur la tombe des quotidiens".

On peut évidemment s'attendre à une montée des boucliers...

Confrontation
Steve Proulx, chroniqueur dans un hebdo, commence par lui faire remarquer son périlleux lien qu'il fait entre "journalisme de qualité" et "journaliste qui travaille dans un journal". (source)

Mettons-nous d'accord: les journaux, pris globalement, n'offrent qu'un faible niveau de qualité journalistique... en moyenne. Oui, oui. J'inclus, moi, les journaux jaunes, de quartier ou commerciaux, comme on inclut skyblogue et myspace dans tout décompte du "web"... en moyenne.

Dénigrement
Michelle Sullivan, relationniste publique, dénonce la facilité de prôner le rôle primordial du journaliste professionnel en dénigrant le travail des blogueurs. Elle rappelle que des blogueurs peuvent "éplucher des demandes d’accès à l’information, entretenir des réseaux de contacts (…), assister à des réunions de citoyens, questionner les élus sur leurs agissements". (source)

La blogosphère est une entreprise collective de 20 millions de rédacteurs, de reporters, de chroniqueurs, de critiques et d’éditorialistes, qui travaillent bénévolement. Une certaine concurrence s'installe. Même si tous les aspects ne se recoupent pas. (Lire La blogosphère et les médias où je souligne l'interdépendance des sphères).

r/évolution
Que la fin pour la plupart des journaux soit proche, peut-être. Que certains journaux tels qu'on les connaît vont disparaître, sûrement. Lire À qui profite l'industrie des journaux où je résume le propos, plutôt radical, de Clay Shirky, qui se résume par le sous-titre du blogue Axon Post: "Notre société n’a pas besoin de journaux, elle a besoin de journalisme". Pisani l'a aussi abordé avant-hier.

Dans un billet de l'éditeur en chef du Axon Pos (Les blogs sont la forme parfaite de la démocratie, mais ils sont aussi le paroxysme du populisme), Pierre Fraser , propose de remettre dans une perspective historique le coup de gueule de notre journaliste nostalgique et conclut que le "journalisme se cherche de nouveaux contenants". Le journalisme pratiqué "par une certaine élite" arrive à son terme...

Source du mal
Internet a engendré la crise des médias: c’est faux, c’est un mythe urbain, a déjà écrit Fraser ( via Mario Asselin). Quel est la source des problèmes causé à cette industrie? Ça, ça demande un peu plus qu'un coup de gueule, effectivement.
Jeff Mignon, stratège média, écrivait récemment sur mon blog:

1- La cause des problèmes? Baisse de la diffusion, baisse des revenus pub. Ces tendances qui ont quarante ans. Internet n'a qu'accéléré le phénomène.

2- Bien des journaux sont en bonne santé. Une minorité souffre. Mais une majorité reste encore très rentable.

3- Le métier des journaux n'est pas seulement de diffuser de l'information, mais aussi de la pub. En particulier en Amérique du Nord, des journaux ont d'abord été créés pour diffuser de la pub.

4- Si le modèle d'affaires pub en prend un coup, ce n'est pas parce que le modèle (faire payer les annonceurs) est mauvais, c'est parce que la rareté de l'espace publicitaire vol en éclat avec le numérique.

5- Ils n'ont plus, non plus, le monopole de l'audience locale.

Jeff propose le meilleur suivi professionnel et financier de la situation en ce moment sur son site (en anglais).

Source multiple
Cette perte d'un momentum se retrouve aussi en filigrane dans le livre "De la démocratie numérique":

"De source unique, le journaliste, en ligne, se retrouve en concurrence permanente. Son contenu est apposé, mis à disposition des internautes à côté de milliers d’autres. On n’y accède pas uniquement à travers la Une de son média, mais par les liens de blogs, de sites multiples, par des moteurs de recherche et des e-mails envoyés." (source Nicolas Vanbremeersch, Extrait de De la Démocratie Numérique, Le Seuil, 2009)

Vanbremeersch (connu surtout sous Versac) affirme que le web offre une confrontation entre une logique sociale et d’une logique de l’information.

Le présent épisode local rappelle la polémique autour des BlogueurZinfluents qui a sévi l'an passé dans l'Hexagone et qui mettait justement Nicolas sur la trajectoire de la tornade (voir mon compte rendu)

Origine d'une mésentente
Je crois que les journalistes possèdent une mauvaise opinion du web participatif pour la simple et bonne raison que toute tentative de "conversation" (quand il y en an une) tourne souvent au drame : leur blogue se trouve souvent assaillis par un essaim de commentateurs qui jactent de la façon la moins pertinente qui soit au point de ressembler à un forum de trolls et de brûlots...

Par leur popularité et le pouvoir qui leur est conféré par leur notoriété, les journalistes attirent certains frustrés/jaloux de leur audience, et certains débiles qui pensent que réfléchir consiste à aligner deux trois phrases à chaud...

Ils ne connaîtront jamais le démarrage dans les réseaux sociaux sous le couvert de l'anonymat et la joie de rejoindre sainement une audience que grâce à la qualité de leur contenu.

Réchauffement des esprits
Une nouvelle écologie des médias continue de se mettre en place (voir mes trois billets à ce sujet). Et la mise en place ne se fait pas sans douleur.

"If General Motors goes under, there will still be cars. And if the New York Times disappears, there will still be news" écrivait Michael Kinsley dans le Washington Post aujourd'hui (Life After Newspaper) (via Dumais, via Asselin)

Les nouvelles sont éternelles. Elles ne sont juste plus écrites dans le ciel...

POST-SCRIPTUM : Aujourd'hui, mardi 7 avril 2009. Écoutez Eric Schmidt, CEO, Google, en live à 13h00 (NewYork) / 19h00 (Paris) qui parlera à la presse US sur le rôle de Google dans le future de l'industrie !

PS2: 8 avril: La leçon de Google aux journaux américains (Libe.fr) Compte rendu du livecast d'hier

Liens du dimanche

Bon dimanche. Quelques liens glanés ici et là. En partage.

Éducation


Clair 2010 : (début 2010) Non-conférence pour réfléchir sur l'école en transformation via les outils du «Web 2.0».

François Guité : Les réseaux sociaux en éducation
Les universités devraient chercher à mieux saisir les réseaux sociaux afin de les institutionnaliser (mais il est difficile d’institutionnaliser le chaos, tout comme la liberté d’apprentissage).

Marketing

Sylvain Carle: Hypercube, une campagne à côté de la “track”
Décortication d'un message d'une campagne "virale" / eDirect Marketing d'un concours

Mitch Joel : Six Ways To Leave A Better Comment
Read the full post, Read all of the comments., Add a new perspective, Continue the thought, Do not linkbait, Come back

BrandWeek : Do You Need a Social Media Marketer?
“Most companies just aren’t ready,”

Cefrio: Colloque C : 20-21 octobre 2009
Les 12-24 ans - Moteur de transformation des organisations

Miguel Membrado : La population de Facebook glisse des jeunes vers les seniors
Ce ne sont donc plus seulement les GenY qui vont faire changer les choses.

Le Blog De Lilian Mahoukou

Identité numérique


Jean-Michel Salaün : Formation à la gestion de l'identité numérique

Xavier Aucompte : e-reputation, entreprise, salarié, ...
Prise de note au vol au barcamp de la Cantine

Geemic: « Identification, identifiant, identité… individu »
Sensibiliser les étudiants à la gestion de leur identité numérique

You and the web : Un guide vidéo pour “Cultiver son Identité numérique

Le blog d'Olivier Zara et son livre Réussir sa carrière grâce au personal branding

Yann Leroux : La politesse des foules
La netiquette ou la politesse est d’abord une façon d’entrer en contact avec l’autre en minimisant les risques fantasmatiques liés à toute rencontre.

Daniel Kaplan : Le nouveau paysage des données personnelles: quelles conséquences sur les droits des individus ?


Journalisme

Tiens, encore un autre débat. Il faut croire que l'abcès n'est pas encore crevé (via Mario Tout de Go)

1- Hugo Dumas, journaliste : Le plus beau métier du monde. Où il défend les «vieilles gazettes» contre la montée de nouveaux gourous patentés du web
2- Patrick Dion : De l'avenir du journalisme. Où il répond à Dumas et précise que les journalistes ne jouent pas le jeu de la blogosphère, car ils ne sont pas en conversation.

Le lecteur soucieux de dépasser ce débat peut se référer à mes précédents billets sur le sujet.

Divers

RiP: A remix manifesto
An open source documentary about copyright and remix culture.
Lire.fr Les mots de la guerre
Le spectaculaire, exprimé en langue ou en images, peut-il être considéré comme fasciste?

Les travailleurs du web : Produire un podcast Vidéo: pourquoi, comment, combien?

L'hologramme numérique : un échantillon de la réalité augmentée

Je suis tombé sur un excellent petit exemple visuel de la réalité augmentée : un "hologramme numérique" (repéré par Valou). À tester dans le confort de votre maison...

GE Smart Grid Augmented Reality
Hologramme numérique
Repère graphiqueEn imprimant ce code-repère particulier, que votre webcam filme, un flash 3D s'anime devant votre écran...

Cliquez ici pour tester. Vous devez avoir une webcam et une version récente de Flash. (PS: Nicole Fodale fait une bonne description détaillée en français)

C'est basé sur le FLARToolkit qui détecte le repère à l'image et calcule la position de la feuille par rapport à la caméra en trois dimensions.

Signe des temps, mon jeune fils a regardé ça et a dit: "oui, pis? juste ça?"

Mise à jour: si le lien ne marche pas, voici une vidéo qui le montre:

Bibliothèque numérique mondiale : 21 avril

"L'UNESCO lancera le 21 avril prochain, soit deux jours avant la Journée internationale du livre, la bibliothèque numérique mondiale, qui proposera gratuitement, sur le Web, des documents provenant de bibliothèques et d'archives de partout dans le monde." (source Le Devoir)

On y apprend que le site devrait "présenter des manuscrits, des cartes, des livres rares, des films, des enregistrements sonores, des illustrations et des photographies". Et ce, en sept langues: l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le français, le portugais et le russe.

Dit comme ça, évidemment, ça ne fait pas très excitant... Le web offre déjà des "manuscrits, des cartes, des livres rares, des films, des enregistrements sonores, des illustrations et des photographies " ;-) Mais c'est dans le détails que ça pourrait devenir intéressant. Espérons qu'ils n'ont pas bâti un site 1.0...

Il n’y a pas de blackberry au paradis

"Longtemps, j’ai su énormément de choses sur la vie de Matthew parce que j’ai partagé ses réflexions journalières grâce aux messages qu’il m’envoyait et qui étaient pourtant souvent bien courts. (...) lorsque nous nous rencontrâmes pour la première fois, nous ne fûmes étonnés de rien, puisque nous étions, il nous semblait, depuis toujours, des compagnons" (source: Catherine Mavrikakis)

Catherine Mavrikakis, sur son blogue, titre ainsi un billet émouvant sur la disparition de son ami Matthew Hilton-Watson: "il n'y a pas de blackberry au paradis". Catherine illustre bien ces relations tissées par l'usage de ces nouveaux outils, "véritables prothèses à nos corps", agrémentés de ces petits messages courts, via le Blackberry, ou tout autre outil...

La correspondance, l'échange épistolaire, prend une forme inusitée...

Pourtant, il y a toujours cette impression que des outils comme Twitter, emblème de la conversation "moderne" réduite à quelques borborygmes de140 caractères, tiens du simulacre de relations humaines plus qu'à leur entretien. Le clavardage, le texto, les "gazouillis", ne seraient qu'une dégénérescence... (PS: voir aussi la vidéo humoristique Twouble with Twitters)

Évolution de la communication
Le New York Time reproduisait en fin de semaine une caricature de Mike Keefe "The evolution of communication" qui montrait la décadence de l'homme depuis l'invention de l'écriture jusqu'au sommet de la communication de masse puis sa déchéance avec Twitter qu'un jeune sauvage nous annonce comme une victoire sur le passé : "140 caractères, qu'y a-t-il de plus à dire?"

Il n'y a que l'élite qui s'offusque de la désacralisation de l'écriture. Que l'écrit puisse aujourd'hui servir autrement qu'à pondre des oeuvres littéraires ne doit pas provoquer l'ire : le texte que nous offre Catherine vient directement de cette amitié à coup de courtes lignes. Ce sont des humains qui communiquent après tout...

"Matt avait le génie du quotidien : il savait vivre le présent en lui donnant une ampleur et un écho que la narration rapide, concise des petits faits et gestes exacerbait. Sur son blackberry, Matt égrenait pour les autres les « détails » dans lesquels gît le divin, souvent taquin, du moment. La vie s’implantait ainsi en nous."

Je présume sincèrement que ces outils nous permettent en fait d'échanger des stratégies de vie. Il n'y a pas de manuel d'instruction, ici bas. On doit pouvoir être capable de s'aider à passer à travers. Même si c'est 140 caractères à la fois...

Rest in Peace, Dr. Matthew Hilton-Watson

MARS 2009 : sommaire

Ce mois-ci, on parle bibliothèque et webTV, identité numérique et journaux en ligne. Et on souligne le passage d'Hubert Guillaud d'internet Actu à Montréal.

À lire ce mois-ci sur Zéro Seconde (en gras les meilleurs selon moi)

Montréal Web Video 2009
Annonce. Une conférence-réflexion sur "la présence et l’impact croissants de la vidéo sur Internet".

La crise du crédit expliquée en image
Vidéo. L'origine de la crise du crédit qui sévit est obscure pour tout le monde (en général les innocents) sauf pour quelques-uns (les coupables). Voici le meilleur récapitulatif. Et c'est esthétiquement très bien fait!

Soirée Discussion : Internet et... cinéma, télévision, vidéo
Annonce. Organisé par l'Alliance interne, un panel d'experts invités qui partagent leurs questions et réflexions sur la transformation qu'apporte internet à leur industrie, à leur pratique...

Web social et web vidéo
Annonce. J'anime une conférence sur l'intersection entre le web social et la vidéo sur le web: comprendre et bâtir votre audience en ligne.

Ressources pour une bibliothèques 2.0
Ressource. Deux journées vraiment passionnantes que j'ai animées au Forum des Bibliothèques de Montréal : Bibliothèques de Montréal 2.0. la semaine dernière. Pour ceux qui découvrent ce blogue suite au colloque, voici des ressources incontournables autour du sujet (blogues, livres, vidéos) !

Last.FM radio veut devenir payant
Réflexion. Last.FM vient d'annoncer qu'il souhaite rendre payant l'accès à son service Radio partout où la base d'utilisateurs n'est pas suffisante pour permettre l'introduction de la publicité. Le "quasi-gratuit" serait-il rentable?

Qu’est-ce qu’un livre à l’heure du numérique ?
Compte-rendu. "Développer des liens entre, non pas les auteurs ou les oeuvres, mais les concepts les idées, les raisonnements. (,,,) Faire le lien entre tel auteur et tel autre. Entre telle étude et telle autre. Dresser le fil des connaissances, leur histoire, le parcours de la pensée qui nous amène d’une idée l’autre au niveau de connaissance où nous sommes (et pouvoir regarder derrière, pour mieux comprendre)." Tiré d'un texte de Hubert Guillaud.

Hubert Guillaud est à Montréal
Annonce. Le rédacteur en chef d'InternetActu.net et responsable de la veille à la FING, est de passage à Montréal.

À qui profite l'industrie des journaux ?
Réflexion. Ces temps-ci on lit beaucoup que la fin des journaux est proche. Que la fin pour la plupart des journaux est proche. Les journaux tels qu'on les connaît. Et on sait qui est le coupable. Mais la société n'a pas besoin de journaux. Elle a besoin de journalistes...

L'empreinte des réseaux sociaux s'élargit
Ressources. La blogosphère et les réseaux sociaux accaparent encore davantage d'attention sur ce nouveau média. Attention très précieuse qui n'est pas dédiée à d'autres sites... et d'autres médias.

Votre nom ne vous appartient pas
Réflexion. Vie professionnelle, vie relationnelle et vie personnelle devraient-elles faire partie de tout réseau social en ligne?

Disparition d'internet
Mémo. Les journalistes me demandent souvent quel sera le next big grand truc sur Internet dans 10 ans. Je réponds alors que ce ne sera pas le "web 3.0" (le web sémantique) ni un autre GoogAmazTweeterBook qui fera les manchettes. Mais plutôt, et là je vois leur face déconfite, de l'internet ambiant ou des objets communiquants. Ah ça , ils n'aiment pas, ça ne fait pas un bon scoop.

Vidéo viraux: les 7 R
Mémo. La valorisation de contenu sur le réseau, c'est-à-dire l'ajout d'une plus-value à une information --pas nécessairement financière--, dans le cadre de certaines vidéos virales, prend la forme d'un cycle qui se segmente selon les 7 "R" : Regard, Relay, Reposting, Reacting, Remixing, Re-enacting and Reinventing.

Valorisation de l'information et réseaux sociaux
Reflexion. Il est intéressant de voir que les réseaux sociaux sont aussi un canal de valorisation de contenu. Valeurs pas toujours monétaires : ils permettent de donner une importance relative à une information au détriment d'une autre. Exemple.
(dernière mise à jour 10 mai 2009)

Montréal Web Video 2009

Montréal Web Video 2009 http://webvideo2009.tv/ est une conférence-réflexion sur "la présence et l’impact croissants de la vidéo sur Internet". C'est jeudi prochain.
"L’utilisation de la vidéo est en croissance sur les principaux sites web et démontre le taux de croissance le plus fort sur Internet actuellement."

Quelques sujets me semblent intéressants:

"Le Canada dans la guerre du numérique : chronique d’une défaite annoncée et plan de relève."

"Doit-on être plus créatif sur le web? Quels sont les éléments et obstacles les plus importants : droits, financement, rayonnement-visibilité, ou créativité."

"De quelle façon les innovations technologiques influencent les modèles d’affaires"

En fin de journée, Sylvain Carle animera un VideoCamp en fin de journée.

2 billets à donner
On m'a offert des billets pour y aller. Je choisirai deux (2) personnes parmi ceux et celles qui me laisseront un commentaire qui "permettront d'améliorer les prochaines éditions de la conférence, pour mieux répondre aux préoccupations des acteurs du secteur" . L'idée est d'avoir un feedback de personnes qui souhaiterait y aller et de connaître leurs intérêts...

(laissez votre courriel dans le champ prévu à cet effet ou pointer vers votre site web pour que je puisse retrouver votre courriel)

Ceux qui participent au colloque de Téléfilm où j'ai donné un atelier hier matin sont fortement encouragés à commenter.

La crise du crédit expliquée en image

L'origine de la crise du crédit qui sévit est obscure pour tout le monde (en général les innocents) sauf pour quelques-uns (les coupables). Voici le meilleur récapitulatif. Et c'est esthétiquement très bien fait!

(c'est encore plus clair que la bande dessinée qui circule depuis plusieurs mois et dont j'avais déjà parlé ici)


The Crisis of Credit Visualized from Jonathan Jarvis on Vimeo.

Crisisofcredit.com

"The goal of giving form to a complex situation like the credit crisis is to quickly supply the essence of the situation to those unfamiliar and uninitiated. This project was completed as part of my thesis work in the Media Design Program, a graduate studio at the Art Center College of Design in Pasadena, California."

Soirée Discussion : Internet et... cinéma, télévision, vidéo

Annonce. Vous voulez voir un panel d'experts invités qui partagent leurs questions et réflexions sur la transformation qu'apporte internet à leur industrie, à leur pratique?

Le panel sera composé de :

* Yannick B. Gélinas, réalisatrice indépendante et artiste en nouveaux médias, pionnière de la vidéo sur le web
* Catalina Briceño, productrice et directrice des opérations de Salambo Productions (tetesaclaques.tv) et récipiendaire du prix 2008 de la Relève de l'association Femmes du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias
* François Jacob, co-directeur Artistique de Kino
* Claire Dion, Fonds indépendant de production, Fonds Cogeco de développement d'émissions et Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias de Bell

Les échanges seront animés par Sylvain Carle, Praized Média.

Date : Mercredi 1er avril, à partir de 18 h
Lieu : O Patro Vys - 356, avenue Mont-Royal Est (au-dessus du Bily Kun) - Métro Mont-Royal (Montréal)
Entrée : gratuite (une consommation offerte)

Organisé par Alliance Internet